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Mórrígan

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Tout ce qui a été posté par Mórrígan

  1. Vieux sujet en réalité : l’idée d’une Europe fédérale ou d’une Union pan européenne plus précisément, nous vient de Richard Coudenhove Kalergi (début du XIX ème siècle). Tout le monde profite quotidiennement des droits et libertés que confère l’Europe, cependant il n’y a pas d’identité européenne fièrement assumée par un seul et même peuple. L’Europe fédérale va sûrement continuer à faire couler beaucoup d’encre.
  2. La question s'est déjà posée. JLM y est favorable, à partir de 16 ans toutefois : https://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/video-droit-de-vote-a-16-ans-ce-que-dit-jean-luc-melenchon_4977258.html Les plus jeunes auraient voté majoritairement pour lui lors des dernière élections présidentielles. https://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/presidentielle-2022-les-plus-jeunes-ont-vote-jean-luc-melenchon-les-plus-vieux-emmanuel-macron_5075344.html Un abaissement du droit de vote forcerait sans doute les politiciens à être plus innovants, engagés pour l'avenir, pour l'environnement in fine.
  3. Bonjour, Je vous confirme qu’il faut un certain courage. Vous avez encore à perdre malheureusement. Tous les internautes ne sont pas bienveillants confer les affaires Mila, Hugo, Benjamin Ledig ou plus généralement les articles traitant du cyberharcèlement. YT, FB, X anciennement Twitter et consorts ont la modération molle voire dilatoire. Au lycée, une prof nous a dit que nous exercerons inévitablement plusieurs professions dans notre vie professionnelle, que c’était dans l’air du temps désormais. Nous l’avions regardé avec des yeux ronds. Elle avait raison. Vous faites bien : autant garder quelque chose de positif de la profession que vous avez exercé et si elle vous a conféré en sus une certaine aisance financière, c’est heureux ! Sauf erreur de ma part, vous indiquez vers le début du sujet, être artiste et ne pas vouloir vivre des fruits de votre art. C’est peu commun. Il y a une espèce de leitmotiv qui veut que vivre de sa passion soit la meilleure réalisation professionnelle possible… vous, vous ne voudriez pas : pourquoi ? Au sujet de votre vie amoureuse, il me semble que vous perdez du temps justement à trop considérer le passé. Chaque personne est singulière, a une vie amoureuse singulière. Qu’un lycéen puisse avoir plus d’expérience (ou pas) que vous, importe peu. Vous rencontrerez sûrement une femme qui n’en aura cure : lorsque l’on aime, en principe, on se fiche pas mal du « tableau de chasse » du sujet de notre affection. Nous ne sommes pas drôles de créatures, puisque femmes : en réalité nous nous ressemblons sur bien des aspects. Vous ressemblez sûrement davantage à certaines femmes ingénieures et/ou artistes qu’à de nombreux hommes ! Les contenus sur internet sont illimités, il y a ce risque de surenchère continue, cette addiction finit par vous vider psychiquement en sus de physiquement. Elle vous démotive. La pornaddiction ne vous fait pas du bien. À l’instar de nombreuses addictions, il est possible de s’en sortir, avec de l’écoute oui, de la volonté. Nous avons tous nos propres « démons ». C’est contre ces démons-là (la porndépendance) à mon sens, qu’il est nécessaire de combattre afin d’aller mieux, de trouver un certain équilibre à mon sens. Ceux-ci vous privent d’une vie sexuelle épanouie, en sus d’une vie amoureuse. Une addiction au porno peut faire fuir bien des femmes, et d’autant si l’on s’attarde sur la condition (déplorable) des femmes qui tournent ces films. Leur dignité est souvent bafouée. Le porno éthique est encore peu développé. Ce qui se trouve dans ces films, ce n’est pas la réalité d’une relation sexuelle homme-femme saine et viable. Votre vie sexuelle s’apparenterait actuellement à une calèche, alors qu’elle pourrait fonctionner comme une Lamborghini avec une femme. Lorsque je vous écris prendre soin de votre âme je pense d’abord à cela, à lutter contre la pornaddiction au travers une psychothérapie (en effet) et puis peut-être à apprendre à aimer les choses (simples de la vie ?) qui vous font du bien, apprendre à les reconsidérer. Le soleil, un café en terrasse, un parfum floral… ce qui vous fait du bien à vous. Votre entourage est-il au courant ? Êtes-vous soutenu par vos proches ? Si votre psychothérapeute évoquait des médicaments qu’il pourrait vous prescrire alors oui, il est sûrement psychiatre. S’il évoquait des médicaments sans préciser que lui pouvait vous les prescrire, il est possible qu’il envisageait aussi de vous orienter vers un confrère. Certaines personnes souffrant de pathologies diverses ont davantage besoin de médicaments. Lui n’a fait « que vous écouter ». C’est son travail d’écouter, vous donner les clés en quelque sorte pour vous en sortir également, au fil de la thérapie. Nombreux sont ceux qui ont besoin de parler, ils ne sont pas écoutés au quotidien… Avant que ces professions dédiées à « l’étude de l’âme » n’existent, le curé du village et encore les prostituées fournissaient exclusivement cette écoute.
  4. Selon certaines personnes, il suffit de se déconnecter, d’éteindre son ordinateur afin de ne plus être affecté(e) par ce qu’à écrit un internaute, ou plusieurs, avec récurrence. Sauf que dans les faits, ce n’est pas aussi simple que cela. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton afin qu’il n’y ait pas de répercussions psychologiques au cyberharcèlement. Baisse ou perte d’estime de soi, introversion, anxiété, insomnie, dépression…sont autant de répercussions psychologiques qui affectent le quotidien de victimes de cyberharcèlement, ainsi que leurs proches. Certain(e)s victimes finissent par se suicider (et non seulement des enfants).Vous avez raison d’employer le terme harcèlement, aussi cyber, soit-il. C’est grave. Le cyberharcèlement est sanctionné par le Code pénal suivant les dispositions de la loi n°2014-873 datant du 4 août 2014. Cela reste relativement récent et hélas il faut toujours un certain temps de conscientisation… et de nombreuses victimes. Je n’ai pas toujours relevé le cyber harcèlement et je le regrette. Aujourd’hui dès que je le vois, je le souligne immédiatement et j’avertis en sus publiquement la modération (au moyen d’une arobase). Ce cyberharcèlement nous a couté ici notamment -mais non seulement- la présence d’une intervenante pourtant appréciée par la majorité d’entre nous. Son harceleuse a été bannie. Je suspecte néanmoins que ladite harceleuse traîne encore ses guêtres parmi nous sous un autre pseudonyme : mêmes obsessions, mêmes outrances, mêmes habitudes syntaxiques…
  5. Je n’ai pas vu le film susmentionné, cependant j’écoute depuis le début de l’été le podcast « Esprit de justice » sur France Culture qui aborde plutôt bien le sujet et permet de répondre à certaines interrogations. Justement, ce que j’en retiens, c’est que cette justice restaurative permet aux victimes de poser les questions qu’elles n’auraient pu poser au cours d’une procédure classique dans le cadre de la justice pénale. Certain(e)s victimes ont sans doute besoin de réponse pour pouvoir avancer. Il s’agirait aussi de conscientiser les auteurs d’infractions. Voici le lien : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/esprit-de-justice/que-faut-il-attendre-de-la-justice-restaurative-9144102
  6. @bouddean Alors que nous faisons société, il existe tout un panel de profils psychologiques différents. Il existe des pervers narcissiques correspondant à un profil bien particulier. D’autres ont parfois certains comportements pervers ou narcissiques sans pour autant être des pervers narcissiques. Il est probable de croiser aussi sur Internet, des pervers narcissiques, sur un forum, sur ce forum évidemment… Pourquoi ferait-il exception ? Les pervers narcissiques ne sont pas asociaux : autrui leur permet d’exister, de combler leurs indigences. Il s’agit pour eux d’une matière, d’un instrument. Certain(e)s les surnomment « vampires psychiques ». Mauvaise nouvelle, ils existent, vraiment. Je vous conseille la lecture de M-F Hirigoyen, qui fait la lumière sur ce sujet toujours décrié, peut-être puisqu’au originaire de la psychanalyse (elle-même de nos jours décriée) ou bien peut-être encore est-ce la faute aux magazines féminins ? « La perversion narcissique est un trouble de la personnalité narcissique, extrême et dangereux puisque teinté de perversion morale. Les Américains parlent à leur sujet de narcissisme « malfaisant », car ces individus prennent plaisir à détruire l’autre. Mais ils sont difficiles à repérer, car ils masquent leur destructivité sous un abord charmeur et socialement conforme. » https://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Interviews/Marie-France-Hirigoyen-Les-Narcisse-sont-partout-et-il-faut-s-en-proteger Je vois dans cette définition une ressemblance certaine avec ce que nous appelons communément des trolls : indigents et malfaisants. Il y a eu une ère des trolls ici. Certain(e)s les regrettent, c’est étrange… C’est plutôt ceux-ci qui m’interrogent. Pourquoi cette fascination envers ce qui est vil ?
  7. Bonjour @Hysteresis Il faut un certain courage et beaucoup d’honnêteté pour se livrer à propos de son histoire personnelle, sur un forum, d’entrée de jeu, sans camoufler ses affres et ses faux pas. Ce que je trouve inquiétant à la lecture de votre récit, c’est ce burn-out (ou ce bore-out ?), ce sentiment d’être passé à côté de votre vie (professionnelle et amoureuse) à seulement 28 ans et en sus cette consommation de pornographie qui brouille peut-être votre rapport aux femmes (est-ce que vous parvenez à vous désaccoutumer ?). Si vous ne vous sentez pas bien psychologiquement, si vous êtes malheureux, il serait peut-être plus raisonnable de prendre soin de votre âme, avant d’en rencontrer une autre. En outre, les possibilités sont immenses lorsque nous sommes « solaires », les rencontres tellement plus faciles. À mon sens, il faudrait plutôt travailler là-dessus en premier, ou bien ce serait prendre le problème à l’envers. Un psychothérapeute ne délivre des médicaments que s’il est psychiatre (c’est le seul véritable médecin en ce qui concerne la science de l’âme). Celui que vous avez consulté est-il diplômé ? .
  8. Thomas More apporte une réponse à la fin de son oeuvre (L'Utopie). Selon lui, si l'intérêt général est sacrifié au profit de l'intérêt personnel, il s'agit surtout d'orgueil, dynamisé par l'argent, la possession. Ceux qui ne possèdent rien en bien propre, seraient plus prompts à s'intéresser à la "chose publique", seraient plus respectueux et égalitaires. Il y a, me semble t-il, un rapport au pouvoir, sans vilipender les plus riches, puisque tout le monde peut en avoir, sur différents plans. Plus on a, plus on en veut, quitte à mordiller voire à bafouer tellement quellement les libertés d'autrui. Le pouvoir agirait ainsi sur l'être humain comme un alcool fort, une addiction.
  9. La police n'est pas une entité désincarnée. Elle est constituée d'hommes et de femmes, armés, peu formés, à cran, faillibles donc dangereux. Des citoyens, des êtres humains ont été grièvement blessés, l'un est décédé, alors qu'ils passaient simplement par là, alors qu'ils se trouvaient seulement sur le chemin de ces individus armés, peu formés, à cran, faillibles, dangereux. Cela craint. Nous sommes toutes et tous de potentiel(le)s Hedi, Nathaniel, Jalil...Cela aurait pu arriver à l'un(e) de nos proches alors qu'il ou elle se rendait en soirée. On peut reprocher à Médiapart d'être partisan, d'avoir une sensibilité politique -comme la quasi-totalité des journaux ceci dit- cependant, il est à noter que ce journal étaye ses articles, indique ses références, mène ses enquêtes méticuleusement. Je l'ai (via ma BU). Pour synthétiser, il s'agit de faire un bilan provisoire -comme le titre du sujet l'indique- à propos de la semaine de violences du 27 juin au 5 juillet, à la suite du décès de Nahel. Chaque cas énuméré dans l'introduction (Mehdi, Abdelkarim, Jalil, Virgil, Nathaniel, Hedi...) fait l'objet d'un paragraphe détaillant les circonstances et les conséquences des violences policières subies par des citoyens. Plusieurs d'entre eux ont perdu l'usage d'un oeil, l'un est toujours dans le coma (au moment de la rédaction de l'article), un autre est décédé. Heidi a été roué de coups puis laissé pour mort. Ces citoyens se rendaient à un anniversaire, dans un parc, chez un ami, l'un était à scooter avant de décéder après un commatio cordis (choc sur le coeur) suivant l'autoposie qui a été réalisée. Aucun n'était émeutier. L'un est fils d'une cadre administrative de la police nationale, qui lui a vivement conseillé de porter plainte. L'un est un ancien militaire, qui n'a rien compris à ce qui lui arrivait. Plusieurs enquêtes préliminaires ont été confiées à IGPN ou IGGN (28 selon les dires d'E.Macron, et au moment de la rédaction de l'article). Deux informations judiciaires sont en cours.
  10. Gisèle Halimi nous quittait il y a trois ans le 28 juillet. Elle a déclaré pour exemple : « Je dis aux femmes trois choses : - Votre indépendance économique est la clé de votre libération, - Ne laissez rien passer dans les gestes, le langage, les situations qui attentent à votre dignité, - Ne vous résignez jamais. » Il souffle un vent de liberté en France depuis l’engagement pour les femmes de Mme Halimi. C’est sans doute une de ses plus belles victoires, sinon la plus belle.
  11. Avant de répondre à nouveau sur ce sujet, je voulais relire Primo Levi, qui est un survivant des camps de concentration. Néanmoins, je n'ai pas retrouvé son livre- Si c'est un homme- dans la bibliothèque, dans les cartons. Introuvable. Primo Levi donne un sens à ce que l'on appelle de nos jours "le devoir de mémoire". Selon lui, il n'existe aucune langue au monde afin de décrire la réalité de la shoah. Pourtant il a été remarquable. Il s'est senti investi de la nécessité de faire ce témoignage, pour ses compagnons d'infortune aussi, décédés. A la fin de sa vie, Primo Levi a fait une dépression -il est sous antidépresseurs- si bien que lorsqu'il décède à la suite d'une chute dans les escaliers, d'aucuns pensent à un suicide. Il écrit avec une incroyable justesse, avec beaucoup de clarté et de sobriété. C'est dans ses poèmes - à peu près 80- que l'on sent davantage sa tristesse et sa rancoeur. Ses commentateurs disent qu'il y "hurle" sa peine. Comment rester un homme dans une telle société de déhumanisation ? Il y a eu les camps, la shoah, il y survit avec toute la "culpabilité du survivant" (pourquoi moi et pas les autres ? Certaines personnes ont eu ce même sentiment après les attentats du Bataclan, ou de Charlie Hebdo). Il y a également la société d'après-guerre qui prête une attention relative aux témoignages des survivants. Ils n'étaient pas vraiment écoutés. Il fallait être pugnaces. Il faut être soutenu pour se (re)construire. Il faut être écouté, pas simplement entendu. La société a indéniablement un rôle à jouer. En ce qui concerne l'écoute, la bienveillance, elle est largement perfectible. C'est aussi ce que nous dit en filigrane Boris Cyrulnik qui est à la fois le popularisateur de la résilience et son incarnation, tant il a survécu également à la guerre en tant qu'enfant juif. Il y a choc traumatique puis un stress post traumatique, il y a une mémoire traumatique. Il y a des rechutes. Nous ne sommes pas tous égaux quant aux traumas à surmonter. Des traumas plus ou moins graves, même si une gradation n'est pas toujours bienvenue. Nous pouvons rester prisonniers du passé, un moment, longtemps et puis nous remettre... ou jamais. On peut l'être -résilient- à certains moments et pas à d'autres. La résilience, psychologie populaire, a du succès puisqu'elle promet, puisqu'elle vend de l'espoir aux gens. Il y a des événènements de vie dont on ne se relève pas. Ni maintenant, ni demain, ni jamais. Boris Cyrulnik est plutôt bienveillant dans ses dires, il est aussi très espiègle. Ce n'est pas le cas de tout le monde, et d'autant certains coachs du "self help" qui font un business des traumas d'autrui. On parle aujourd'hui de psychologie positive et même de positivité toxique. Boris Cyrulnik commence à travailler sur la résilience à un moment où se profile un discours qui fait un distinguo entre les personnes qui ont cette "capacité" -je préfère le terme lorqu'elle s'applique à un végétal ceci dit- à dépasser leur(s) traumatisme(s) et ceux qui n'y parviennent pas. Il évoque une conception, une pensée raciste. Pour lui, la résilience a quelque chose de clair et l'immense majorité de ses vulgarisateurs l'ont pleinement saisi. A l'instar d'Eva Illouz, je suis moins optimiste à ce propos. Ce phénomène psychologique n'est pas aussi simple que certain(e)s le pensent et il y a toujours une hiérarchisation des individus, à l'appui dudit phénomène justement. La sociologue révèle aussi que la résilience est utilisée auprès de soldats, comme d'un moyen de les endurcir face à la mort, qu'ils côtoient au quotidien, celle d'autres soldats. Elle s'interroge : "Quel genre d'êtres humains cela va t-il produire ? Est-ce que l'on veut des être humains endurcis, insensibles pour faire société ?". J'ai détesté l'usage du terme "résilience" au moment de l'état d'urgence terroriste, puis sanitaire. Mais comment a t-on pu instrumentaliser ce terme, d'abord littéraire puis scientifique, pour faire de la politique ? Des personnes ont été profondément traumatisées, ont perdu des proches, et il leur a été imposé un seul modèle, une seule issue : la résilience, coûte que coûte. Des individus sont profondément marqués, plus que d'autres, moins ou pas résilients, et pour cause ! Il y a une "agonie traumatique" selon les termes de Boris Cyrulnik. Il n'est pas toujours si facile de "remonter la pente". La contingence amène à certaines rencontres déterminantes. Lui, a croisé le chemin d'Emile, le compagnon de sa tante Dora. Tout de suite, le petit Boris a su qu'il voulait être, à son instar, scientifique et rugbyman. Très vite, il s'est identifié à son oncle du moment, tout en trouvant sa propre voie : il est scientifique mais plutôt neuropshychiatre, il joue à un poste différent de cet oncle de passage. Il y a également eu son oncle Jacques, qui a réhabilité une dignité familiale alors qu'il s'est engagé dans l'armée. Puis sa tante Dora, à la fin de sa vie, plus authentique, sans son masque joyeux. Des tuteurs de résilience, c'est comme cela qu'ils sont nommés. Boris Cyrulnik est juif, il a compris très tôt, pendant la guerre, qu'être juif, le dire -et sans savoir vraiment ce que c'était- signait son arrêt de mort. Il a dit qu'il a pu endurer les coups et les humiliations d'adultes tortionnaires dans des pensionnats (en l'attente d'être en définitive adopté par sa tante). Il n'a jamais accepté qu'on lui refuse la parole, qu'on le méprise. Il faut être soutenu pour se (re)construire, un soutien affectif et verbal sont nécessaires. Tout le monde ne croise pas sur son chemin un ou des -lorsqu'on est vraiment chanceux et chanceuse- tuteurs de résilience. Boris Cyrulnik insiste sur ce point. Il faut également pouvoir se raccrocher à des événements passés joyeux, nourrissants. Certaines personnes n'ont connu que l'horreur. Il y a un problème dès lors que pouvoir de (re)construction se mue en devoir de (re)construction. Il y a une pression de la société, sourde aux blessés de la vie, évidemment et cela les survivant(e)s (les victimes) le saisissent très rapidement. On est chiant lorsque l'on est un blessé de la vie. On dérange. Dans l'idéal tout le monde va bien. Personne ne se complait dans cette agonie traumatique. Parfois certaines personnes s'adaptent de façon bien maladroite, voire dangereuses pour soi et autrui, parce qu'elles se sentent le devoir se reconstruire, vite. Parce qu'elles ressentent cette pression. Cette urgence. Je pense qu'il faudrait davantage les écouter, les sécuriser, les protéger, comme le dit très justement Cyrulnik. Ce que l'on ne fait pas ou pas assez. Être simplement bienveillants envers elles. C'est à dire ?
  12. Bon courage ! Pour tenir une lance à incendie, il faut être âgé(e) a minima de 11 ans, suivant les départements. Bonne soirée papy
  13. Je ne me formalise pas du tout pour l’emploi du vous. Drucker n’a pas un public de jeunes, le défilé militaire du 14 juillet n’est pas une activité de jeunes… du coup, il ne s’agit pas de clichés. La dernière phrase était adressée à @Alaindoullins.
  14. Si l’âge que vous avez renseigné est le bon, je pourrais en effet être votre fille voire votre petite fille. Pour le reste, je me propose d’éteindre le feu que vous avez aux fesses, à grands coups de lance à incendie.
  15. Elle. Mais si je les aime bien les petits vieux (ce pataquès !), je leur laisse toujours ma place dans les transports en commun. Je n’adore pas les chats, je vous ai rappelé à la loi alors que vous appeliez à les exterminer.
  16. Ce long panégyrique pour justifier que vous pratiquez des activités de personne âgée... Regarder le défilé militaire du 14 juillet est indéniablement une activité de petits vieux. Il faut se rendre à l’évidence, aucun(e) jeune, ni aucun(e) personne moderne ne le regarde… à moins d’y être obligé(e), lors de visites à papy et mamie notamment. Cette activité finira par disparaître, avec toute une génération de boomers. En informatique, il existe des moyens de vous faciliter la vie. Vous le prenez mal, néanmoins ma question était tout à fait bienveillante. J’aurais apprécié qu’un(e) internaute donne un coup de pouce à ma grand-mère, si moi-même je ne m’étais aperçue qu’elle ne maîtrisait pas tout à fait. Pas assez subversif. Peut mieux faire.
  17. La question posée par @Jim69est intéressante, cependant elle s’inscrit dans le futur. Il est bien trop tôt pour la poser. Il reste une ancienne génération, nombreuse, très attachée à toutes ces traditions de naguère.
  18. Puisque vous avez l’air au courant, pourquoi ne pas lui être venu en aide ? @ouest35 vous pouvez régler la taille de votre écran ici : https://support.google.com/pixelslate/answer/9137247?hl=fr-CA#:~:text=Pour augmenter la taille des,. Vous devriez aussi avoir dans votre barre d’outil une fonction zoom, en appuyant sur + vous augmentez considérablement la taille des polices notamment. L’avantage est que vous n’avez pas besoin de faire des renouvelez constamment l’opération. Ah ceci explique cela… En même temps, vous pourriez vous ressaisir au lieu de vous infliger cela « comme tous les ans » : il fait beau, vous pourriez en profiter pour sortir, manger une glace peut-être. Les vieux, il parait que cela aime le sucre.
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