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Tout ce qui a été posté par Doïna
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D'accord pour le droit à la propriété : on a le droit d'avoir sa maison, d'avoir son jardin, d'avoir sa voiture, etc. pour soi tout seul, mais quand avec la propriété, on a le destin de plusieurs personnes -les employés- en main, cela change tout : délocaliser, cela revient à jeter toutes ces vies qui dépendent de votre entreprise comme des mouchoirs en papier. C'est cela qui devrait être interdit.
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Affaire d'honneur pourquoi ? Parce que Thérèse, la mère de Laroche, avait pécho avec Albert, le père de JMV ? Et que Laroche ça lui restait en travers de la gorge d'être un fils de cocu ? Si une femme ne peut plus disposer de ses miches sans que ça génère une vendetta monstre, alors !
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Mais la vie était quand même moins chère que maintenant, ne serait-ce que le prix de l'essence. En plus, à l'époque, il n'y avait pas de tva je crois ? Enfin, moi j'ai gardé le souvenir d'un couple dans les années 70 : lui ouvrier, elle couturière. Ils ne manquaient de rien, avaient la voiture, partaient en vacances. Je connais un couple aujourd'hui : les deux travaillent, lui manutentionnaire à la sncf, elle femme de ménage. Ils ont la voiture aussi mais rognent sur tout et ne peuvent partir en vacances. De nos jours, les moyens de communication courante : mobile, internet, génèrent des factures en plus, cela dit. On n'avait pas ce problème-là dans les années 70.
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Il est vrai que mes aînés vivaient dans une zone à forte concentration industrielle, avec de nombreuses fabriques (auto, électro-ménager, raffinerie de pétrole, etc.) donc du travail, ils pouvaient en trouver sans tomber sur des patrons trop regardants. Cela dit, c'est indéniable qu'il y avait plus de travail avant les années 70.
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La bourse on pourrait difficilement passer à côté, mais quand des grands patrons exigent trop, qu'ils menacent de délocaliser une boîte juste pour faire plaisir à des actionnaires alors qu'elle se porte bien, il faudrait que l'Etat s'autorise à la nationaliser. Aussi, ne pas remettre en cause l'isf : après tout, quand on gagne quinze millions ou plus par an et qu'on possède des milliards en placements, ce n'est pas cet impôt qui va vous mettre sur la paille. Et puis continuer à lutter contre les placements off-shore de type Panama papers. Exemple : un type comme Bernard Arnault qui fout à la porte ses employés du site Ecce de Poix-du-Nord pour délocaliser dans un pays de l'Est, ce serait normal que l'Etat intervienne et lui dise "Non, non, tu délocalises rien du tout ou alors c'est l'appropriation".
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Personnellement, j'ai toujours entendu mes aînés dire qu'en leur temps, quand ils en avaient marre de leur patron, ils pouvaient lui dire d'aller se faire cuire un œuf et trouver un autre boulot ailleurs avant la fin de la journée. Ils n'avaient même pas besoin d'agence comme pôle emploi puisque pouvant trouver assez vite en faisant du porte-à-porte ou par le bouche à oreille. Jusqu'au choc pétrolier des 70's ils n'avaient pas cette pression de craindre leur emploi à tout moment et cette crainte du chômage. Maintenant cela a bien changé : on ne se fait plus vraiment d'amis sur son lieu de travail, chacun étant prêt à bouffer l'autre pour conserver sa place.
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Prochaine marche mondiale contre Monsanto et consorts
Doïna a répondu à un(e) sujet de Doïna dans Environnement
Vade retro Monsanto ! Le refus de Monsanto de venir répondre aux questions des eurodéputés lui a coûté son droit d’entrée au Parlement européen. Les lobbyistes de Monsanto vont trouver porte close au Parlement européen jusqu’à nouvel ordre. La conférence des présidents – qui rassemble les chefs de file des différents groupes politiques de l’institution – a décidé de retirer à l’entreprise américaine son droit d’accès à l’enceinte parlementaire. « Nous venons de refuser officiellement l’accès au Parlement aux lobbyistes MONSANTO. Cette décision a été prise en conférence des Présidents le 28 septembre » a expliqué Marc Tarabella, chef de délégation PS au Parlement dans un communiqué. La décision du Parlement fait suite au refus du géant des pesticides de se rendre à une audition organisée par les commissions parlementaires à l’agriculture et à l’environnement le 11 octobre sur les Monsantopapers et le glysophate. Les eurodéputés comptaient demander des explications à la firme sur les révélations des Monsanto Papers, ces 250 pages de documents confidentiels déclassifiés par la justice fédérale américaine en mars derniers, révélant les inquiétudes exprimées par Monsanto au sujet du potentiel mutagène du glyphosate dès 1999. Article entier -
Au départ, c'était les grands-parents Villemin qui étaient visés, puis cela s'est dirigé vers le fils préféré du grand-père Villemin, Jean-Marie : l'un visé, puis la personne qui lui semble la plus chère, et ainsi de suite puisqu'à la fin c'est l'enfant de JMV qui a été assassiné. En somme, le corbeau accable l'un, puis voyant que cela ne suffit pas à le faire ployer il s'en prend à la personne qui compte le plus pour lui. Il avait d'ailleurs testé JMV au téléphone, disant qu'il s'en prendrait à sa femme Christine d'abord, puis constatant que JMV ne perdait pas son aplomb avait dit ensuite que c'est à son fils qu'il s'en prendrait. Concernant le "cadavre dans le placard", JMV l'a dit lui-même que le corbeau était au courant de secrets de famille que lui-même ignorait. Des secrets que les grands-parents Villemin connaissaient, eux, et avaient tus jusqu'à ce que le corbeau balance. Pour finir, pourquoi un deuxième "bâtard" a été évoqué ? On sait que Jacky était le demi-frère de JMV. Le corbeau a-t-il voulu faire peur aux autres de la fratrie en leur faisant se poser des questions, ou bien y a-t-il eu réellement un autre fils qui n'était pas d'Albert Villemin ? Cela ne pourrait être Jean-Marie, qui ressemble beaucoup physiquement à son père. Alors Michel ? Ou alors, par "bâtard" le corbeau sous-entendait quelqu'un qu'il ne respectait pas, ou quelqu'un d'assez vil pour rapporter tout ce qu'il savait à Laroche (encore Michel). Les Jacob ont toujours été de simples ouvriers, et de savoir que JMV avait été promu contremaître bien que très jeune, ça n'en finissait plus de leur faire pisser du vinaigre, tout comme Laroche d'ailleurs, jaloux de son emploi, jaloux de sa jolie femme, jaloux de son fils en excellente santé.
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Je me suis intéressée à la biographie de Marcel Dassault, grand patron et milliardaire : élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'honneur -plus haute distinction française- en 1956, il n'a cessé de créer de l'emploi, a aidé des artistes qu'il admirait (Chantal Goya, Le Luron), a distribué ses bienfaits au pays. Des rues, des lycées, un parc, une promotion portent son nom... Sans commun avec les grands patrons actuels, qui ne pensent qu'à leur gueule, sont grossiers, ingrats, ne font rien pour leur pays, pire : se fichent de leur pays où ils sont prêts à foutre des employés à la rue pour délocaliser dans un seul et vil but de profit, eux qui profitent déjà tellement. Aucun apport à la culture avec cela, fini les mécènes bienveillants. Le sport peut-être, surtout le foot qui rend plus bête. J'imagine mal un lycée ou un parc portant le nom de Pierre Gattaz ou un autre du même acabit.
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On peut prendre le problème autrement. On peut reconnaître que les élus en place ont tout intérêt à ce qu'un parent isolé ne bosse pas parce que ça obligerait à débloquer des fonds supplémentaires pour ouvrir des crèches, garderies, centres aérés, plus le personnel à embaucher, les charges à payer, etc. Ce qui fait qu'au bout du compte, le parent isolé qui ne travaille pas coûte moins cher à la société que celui qui veut à tout prix le faire, à moins que ça se passe comme dans certains pays : pendant que le parent isolé bosse, le gamin traine dans la rue sans surveillance, à ses risques et périls.
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Non parce qu'il faudrait néanmoins prouver le besoin avant d'avoir droit à l'aide concernée. Il y aurait toujours des méthodes antifraudes. En outre, si on commence à s'inquiéter des fraudes potentielles on n'avance plus, parce que des fraudeurs, voleurs, malhonnêtes, il y en aura toujours et partout, tant que l'humanité sera. Les pires fraudeurs demeurant ceux du haut de l'échelle qui s'approprient de grosses sommes au réel détriment de la société, c'est sans comparaison avec le petit fraudeur qui resquille quelques miettes par-ci, par-là.
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Ce ne sont pas tous les entrepreneurs qui sont dans le viseur. Les patrons de petites ou moyennes entreprises ne sont pas concernés, ce sont les grands patrons du cac40 qui sont visés parce qu'ils mangent trop mais en réclament toujours plus. Quand Hollande a été élu ils ont réclamé -c'est la période où Gattaz s'affichait avec le badge 1 millions d'emplois- mais il n'y a pas eu de contrepartie, promesses non tenues donc. Ce sont encore ces grands patrons du cac40 qui délocalisent des entreprises non pas parce qu'elles ne rapportent pas, mais pour faire plaisir à leurs actionnaires ou tout simplement pour aller se gaver un peu plus ailleurs. C'est le grand patronat qui enfume, au départ. Et ce sont surtout des politiques de droite qui se rangent de leur côté, question d'intérêts, d'où des discours présentant les "assistés" comme responsables d'une crise dont ils sont les premières victimes en réalité. Les autres -salariés et patrons de petites ou moyennes entreprises- subissent aussi le poids de l'avidité du grand patronat. Pas la peine, donc, d'accabler les "assistés" : ils n'y sont pour rien, ce n'est pas de leur faute si le système dépend trop du grand patronat et de l'actionnariat qui va de pair. Ou alors, si on veut à tout prix ignorer la faute du grand patronat tout en trouvant des boucs émissaires, eh bien pendant qu'on y est on a qu'à pointer du doigt le secteur tertiaire tout entier, qui ne produit rien hormis des services. On a qu'à dire "ils produisent du vent alors ils sont responsables". On n'a qu'à pointer du doigt aussi les retraités en décidant qu'ils vivent trop longtemps, et puis les fonctionnaires, et ainsi de suite. C'est facile de trouver des coupables !
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Hier l'avocate des De Araujo a parlé de dédoublement de la personnalité du suspect, qui joue un rôle : brave gars avec ses proches directs (frère, mère), il est connu comme odieux et instable, capable de devenir violent (ainsi l'ont décrit ses anciennes petites amies, ses anciens employeurs...). Le syndrome du docteur Jekyll/mister Hyde. Reste à espérer que si sa propre mère s'adresse à lui, elle saura trouver les mots pour rassembler les deux. En fait, c'est un gros malade.
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Tu ajoutes dans le lot des personnes non salariées mais qui rendent bien service à la société malgré tout (sans vouloir accabler les bénéficiaires du rsa dont le maigre revenu est immédiatement réinjecté dans l'économie, alleluia !). Déjà, la femme seule (ou le père seul) élève son enfant à plein temps, et s'il est important pour l'avenir de la société qu'il y ait des enfants, c'est encore mieux dans le cas où il est élevé par un seul parent que ce dernier ait tout son temps à consacrer à son éducation. Ensuite tu parles des retraités, qui ne travaillent pas mais l'ont fait, et ont par conséquent cotisé. Les enfants à l'école, c'est l'avenir de notre société. Les étudiants boursiers apporteront beaucoup à la société quand ils auront fini leurs études, déjà ils paieront la retraite de ceux qui ne bossent plus et n'auront pas forcément suivi d'études. En fait, à moins que je ne me trompe, je te sens carrément aigri, assez pour que cela t'amène à penser que ceux qui travaillent sont des "pov'cons" qui engraissent les autres. Quand je te lis, je constate l'impact de certains discours politiques sur des gens qui devraient regarder ailleurs que du côté des rsa, des api, des écoliers, des étudiants, etc. Ils feraient mieux de regarder du côté de cette caste de ploutocrates qui ferment des boîtes pour mieux se gaver, qui se plaignent des impôts à payer comme si ça les réduisait à la mendicité, qui réclament toujours plus sans contrepartie, sans oublier les satellites politiques qui gravitent autour de ces requins comme des rémoras et se font parfois prendre la main dans le pot de confiture. Je suis par contre d'accord avec Hybridex sur un revenu universel. Il serait temps d'y venir mais c'est un concept nouveau et nos dirigeants ne font rien pour nous y habituer parce que cela dérangerait le grand patronat, qui préfère ce système de "mise en cases" (voir ces propos à ce sujet) que nous subissons et qui lui donne tellement de pouvoir.
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C'est plus fort que nous : on cherche à expliquer un silence qui n'a pas lieu d'être selon nous, parce que trop inhumain. Pourtant, il existe bien des humains inhumains, mais c'est toujours difficile de se faire à cette idée.
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L'idée d'un revenu alloué au parent qui choisit de rester à la maison pour s'occuper des enfants pendant que l'autre travaille n'est pas mauvaise non plus : cela libérerait des places. Il faudrait cependant prévoir une petite part de cotisation pour la retraite de ce parent. Le revenu alloué au parent isolé qui préfère autant s'occuper de ses enfants pleinement plutôt que de travailler me paraît bien aussi, mais à la condition encore, de prévoir sa retraite, ce qui fait qu'une petite cotisation serait nécessaire.
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C'est vrai qu'un type comme Laroche aurait bien pu abuser de la jeune Murielle Bolle. Si ça se trouve, il la pelotait en douce, il lui faisait faire des choses et elle, naïve, n'y voyait pas de mal parce qu'elle n'y connaissait rien et que c'était son beau-frère. Par contre, par la suite, il a pu lui dire "Si tu fais pas ce que je te dis, comme je te dis je répète tout ce qu'on a fait à ton père" le jour de l'enlèvement du petit garçon. D'où son silence depuis : elle bloque sur ce qui lui rappelle les gestes de Laroche, elle préfère encore que personne ne sache jamais le fin fond de la vérité. Mais ce n'est qu'une supposition. Par contre, tous ceux qui ont participé à l'enlèvement et au meurtre de Grégory, sont effectivement non seulement des sadiques, mais des lâches et des abrutis. Cela correspondrait bien au portrait des Jacob, connus comme des gens bizarres, des tordus, des fouteurs de merde, des provocateurs. Leur fille elle-même l'a dit.
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Actuellement, on est trop invité par certains politiques à faire une fixette sur les bénéficiaires du rsa. À côté de ça, des politiques véreux, un grand patronat qui réclame toujours plus alors qu'il a déjà tout, qui prend des millions en promettant beaucoup mais ne tient pas ses engagements, jamais las de se gaver. Plusieurs tentatives ont été faites pour obliger les individus au rsa à travailler pour avoir le rsa, un comble, l'idée venant des hautes sphères, c'est-à-dire de gens qui n'ont aucune idée de ce que traverse un chômeur et s'en contrefichent de toute façon parce qu'ils considèrent que ce n'est pas encore assez dur, que la peur du chômage n'est toujours pas assez vive pour que la soumission au patronat soit totale, ce qui est leur objectif. En attendant, on ne peut pas continuer à autoriser tous ces gros du médef à gagner toujours plus en argent, en pouvoir. Il y a bien un moment où il va falloir que ça s'arrête. Qu'ils soient riches, d'accord, qu'ils prennent tout, non !
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Ce n'est pas dans l'intérêt de la société que tout le monde soit patron. En plus, pour ouvrir sa propre entreprise, il faut avoir déjà de l'argent (ou s'en faire prêter par la banque mais si on n'a pas déjà des comptes bien fournis la banque ne prête rien). La société d'autrefois laissait du boulot pour chacun, et même ceux qui ne savaient pas lire et écrire pouvaient toujours se trouver une place. Le chômage est une création du grand patronat : la peur du chômage rend les salariés dociles.
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C'est bien ce que je disais : pour citer un exemple, ci-dessus le planning du PDG Dehaze, d'Adecco France. Une demi-heure de blabla à la radio avant le p'tit déj avec un client, puis matinée de blabla depuis son bureau puisqu'il s'agit d'une visioconférence. Après, envol en avion pour Marseille où il y a une agence à visiter. Retour en avion pour dîner avec le Cercle de l'Excellence. Ah ouai, en effet, que c'est dur, sans compter les risques et puis les conditions de travail, 'tain, mais c'est le bagne ! * Faudrait comparer avec le planning d'une femme qui bosse dans un hospice, une infirmière, un pompier, un ouvrier, un agent de nettoyage, une caissière...
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Faut savoir que les grands patrons -je parle de ceux du cac 40, pas des patrons de PME ou de petites entreprises- faut savoir que les grands patrons donc, ne font pas grand chose. Hormis des réunions où ils discutent de calculs et de comptes rendus qu'ils n'ont même pas fait eux-mêmes, des déplacements qu'ils font en avion ou en voiture conduite par un chauffeur, et des repas d'affaires qui ne les fatiguent pas beaucoup, sinon en digestion... Bref, une vie de rois fainéants. Ils gagneraient moitié moins de ce qu'ils gagnent actuellement que ce serait encore trop par rapport à ce qu'ils font, alors le coup de leur en prendre un peu pour épargner la misère ultime à cette frange de la société qu'ils traitent d'assistés, ce ne serait pas très grave pour eux. Que personne ne s'inquiète pour leur train quotidien : ils auraient encore les moyens de se payer des châteaux, des piscines, des rolls royce et des prostituées de luxe.
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Le type est un drogué notoire. Il n'a peut-être pas tué la fillette ? Peut-être qu'il l'a échangée contre de l'argent ou de la coke ? Peut-être qu'à l'heure qu'il est elle vit encore, mais enfermée dans une cave ? Cela expliquerait le silence du suspect : il a dealé avec des individus dangereux, un réseau de traite d'enfants, et s'il passe à table non seulement il prend le risque de se faire tuer pour avoir parlé, mais fait courir des risques aussi à sa mère, son père et son frère.
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Comment tu décrirais ce que tu appelles les "bons à rien" ? Qui est bon à rien ?
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Je suppose que l'entraide doit régner à fond dans cette famille, et c'est tout à leur honneur, mais tout le monde n'est pas dans leur cas. Bon nombre de gens qui se retrouvent au rsa n'ont pas le soutien de leur famille, je pense. Prenons le cas des mères isolées : une femme qui peut compter sur quelqu'un de sa famille, quelqu'un de confiance, pour garder ses enfants si jamais elle retrouve un travail, ou si elle en retrouve un et qu'un jour une grève des écoles éclate, s'en sortira plus facilement que celle qui ne peut compter sur personne pour s'occuper de ses enfants à sa place. Elle pourra toujours aller trouver une assistante sociale, oui, pour entendre qu'il n'y a pas d'assistante maternelle de libre, que les crèches affichent complet. La solution des retraités du voisinage ? Peu de retraités sont enclins à garder l'enfant d'une femme qui n'est pas de leur famille, beaucoup rétorqueront qu'ils ont élevé les leurs et veulent maintenant profiter de leur temps libre. La solution du baby sitting ? Les jeunes filles le font pour payer leurs études et exigent des heures payées au smic, ce qu'une femme au rsa ne pourra pas payer. Un parent isolé a donc mille bonnes raisons de renoncer à travailler. Quant à ceux qui baissent vraiment les bras et se résignent au rsa, est-ce qu'on peut les juger ? Est-ce qu'on sait ce qu'ils ont traversé avant d'en arriver là ? Les petits boulots de trois mois, alternant avec des périodes de chômage, les entretiens d'embauche dont on ressort humiliés parce que la concurrence est trop rude, parce que le patron recherche le mouton à cinq pattes, les inepties qu'on peut entendre à pôle emploi... Oui c'est usant ! Oui ça peut mettre un être humain par terre !
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Le fait que des emplois ne trouvent pas preneurs, est-ce dû au fait que des gens préfèrent glander avec le rsa, ou bien au fait qu'il y a un décalage entre les formations et le marché du travail à Vitré ? Ou encore parce que beaucoup de jeunes s'en vont vivre ailleurs une fois leur diplôme en poche ? Ton garagiste, est-ce qu'il serait prêt à former quelqu'un qui n'est pas mécanicien à le devenir ou est-ce qu'il attend qu'un vrai mécanicien avec des années d'expérience lui tombe du ciel ? Je pose la question car c'est souvent comme ça. Tu sais, des entretiens d'embauche, j'en ai passés. Je tombais sur des employeurs qui voulaient quelqu'un de pas trop diplômé pour ne pas avoir à le payer trop cher, mais sachant tout faire comme un super-diplômé malgré tout. Qui voulaient le mouton à cinq pattes en somme. Vitré est une petite ville de 17.000 habitants environ, dans une région rurale et touristique. On peut supposer que bon nombre de ses habitants sont des retraités, et que beaucoup de jeunes choisissent d'aller s'installer dans des villes plus grandes. Est-ce que les entreprises qui recherchent se sont au moins concertées avec leur mairie en prévision de logements en faveur des personnes qui seraient d'accord pour venir travailler à Vitré si les postes vacants ne sont pas pourvus par des autochtones ? Je vois aussi que beaucoup de postes intérimaires sont proposés, ce qui peut laisser à désirer. Des autochtones préfèreront peut-être une place à long terme dans une autre ville, quitte à déménager, et ceux des autres villes ne vont pas se pointer dans un bled pour faire du remplacement, ce qui ne remboursera même pas l'essence dépensée pour venir. C'est par conséquent facile de dire : du boulot y en a, des postes ne sont pas pourvus parce que les gens préfèrent se contenter du rsa, mais il y a de grandes chances que le problème soit intrinsèque à la ville. Il n'aurait pas eu lieu d'être du temps de mon grand-père, parce qu'à l'époque les embauchés étaient sûrs d'un emploi durable, qu'ils pourraient apprendre sur place le métier, qu'ils seraient logés si on les faisait venir de loin. De nos jours les employeurs ne font pas seulement les difficiles, ils proposent des boulots jetables et s'il faut se déplacer d'une autre ville pour aller bosser chez eux, on n'est même pas sûr de trouver un appartement.
