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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Quelque chose me dit que tu es lectrice de poésie.
  2. Jedino

    Le défi sceptique...

    Pourquoi de l'ordre de la régression? Sauf qu'une hypothèse non vérifiée n'a aucune valeur argumentative et ne justifie pas l'invalidation de toute connaissance. Si je fais l'hypothèse de Dieu, je suis en droit de la faire, mais celle-ci n'a aucune valeur démonstrative, quand bien même elle permet de décliner un raisonnement cohérent. En effet, le départ de tout raisonnement commence par la validation des hypothèses, axiomes ou postulats, non?
  3. En effet. Mais là le problème devient plus complexe. (Autant pour moi, alors.) Bien sûr, je ne cherchais pas à simplifier le problème. Cela dit, je doute assez fortement de la culture du non effort dans la mesure où personne ne pousse véritablement son enfant à ne rien faire. En revanche, tu as les parents qui sont véritablement derrière et ceux qui laissent l'enfant gérer tout (trop ?) seul. Et comment l'expliques-tu? Sur ce point, nous sommes d'accord, mais réduire la motivation à la volonté me semble insatisfaisant. Et, l'expression "quand on veut, on peut" peut fonctionner mais n'est pas vrai en tous les cas, comme le suggère ta parenthèse. Le problème, finalement, est toujours le même : où se situent les limites? Que ce soit chez une personne, pour ce qu'il faut lui demander, dans ce qu'il faut exiger, etc.
  4. En effet, tout comme un bon élève doit en théorie amener les plus faibles vers le haut en les tirant. Quand il existe une entraide, la disparité du niveau n'est pas un souci. Au contraire, l'un pourra être amené à aider l'autre, par exemple. Et nous avons encore des résultats aujourd'hui, même si cela passe quelque part par une facilité plus grande d'obtention. Non, le véritable problème, à l'échelle globale, me semble être la mésestime créée autour des parcours plus professionnels. Du coup, nous poussons tout le monde vers une voie, et nous faisons quasiment culpabiliser ceux qui préfèrent "aller bosser". Mais ça a évolué aussi, il faut le dire : il est aujourd'hui possible de poursuivre après un BEP. Là où tu as raison, c'est qu'il faut effectivement une base réelle chez chacun. Le problème, encore une fois, n'est ni la disparité, ni la notation, ou que sais-je encore. Le problème réside dans les représentations (qui ne sont plus les mêmes). Le niveau d'étude était globalement plus bas dans ces années-là puisque le niveau d'étude supérieur était moins accessible, même si progressivement plus ouvert. Maintenant, j'ignore si le niveau global est véritablement moins bon qu'à ce moment-là, je l'admets. Donc, je ne spéculerai pas là-dessus.
  5. Ce qui ressort de ce sujet, surtout, c'est le fait de croire que tout le monde est strictement semblable. Il suffit de vous lire pour comprendre que dans une situation, l'un réagira positivement, l'autre négativement. Tout comme certains ont besoin de se sentir premier, ou dans les premiers, quand d'autres n'en ont que faire. Sachant cela, la solution est plus que visible : s'adapter davantage à chacun. Un enfant aura besoin d'une "claque" pour se mettre sur les rails, un autre aura besoin d'être poussé sans cesse, et d'autant plus qu'il risquera de ne jamais obtenir autant qu'il aimerait malgré les efforts. Comme le soulignait quelqu'un déjà, chacun a des facilités pour quelque chose et des difficultés pour d'autres. D'ailleurs, ces facilités peuvent être un boulet quand la difficulté peut être un moteur, ou inversement. Mais le véritable problème, je crois, n'est pas la note. Cela dépendra de la personne, tout comme la remarque. Mais une remarque qui confond un travail avec la personne pour arriver à un "t'es bon à rien" ou "tu es nul" est juste intolérable et, pire, hors de propos. Cela dit, le problème est plus général : quand nous mettons au centre du monde et de tout une voie, pour ne pas dire un type de filière, en sous-entendant, à côté, que le reste est d'une bassesse, presque synonyme de rater sa vie, comment s'étonner d'un malaise? Les voies professionnelles, même les plus "basiques", n'ont rien de dévalorisant. Comme le disait quelqu'un d'autre ici déjà, certaines voies sont peut-être même trop "théoriques", trop éloignées de la réalité. L'idée des stages au collège ne me semble pas mauvaise. Elle mériterait, je pense, d'être prolongée au lycée aussi. Enfin bref. Pour me centrer plus sur le sujet, je dirais que le problème n'est pas la note en soi. Comme toujours, ce n'est pas forcément l'outil qui est mauvais, mais la façon dont nous l'utilisons. Nous pouvons en faire l'instrument d'un classement des gens, histoire de les trier comme des lettres à la poste, ou nous pouvons en faire un instrument d'un réel apprentissage. Enlever le sens "péjoratif" de la mauvaise note, mais sans aller dire que ce n'est rien. Autrement dit, en faire plus qu'un chiffre sur un papier. Cela nécessite évidemment de l'investissement, et je crois que l'aspect "monétaire" est ici. Et je ne parle pas de l'investissement des professeurs nécessairement. Ils ne sont pas seuls, même si leur travail est centré sur cela. Enfin! Je délire probablement en imaginant un inconnu venant voir un enfant qu'il ne connait pas pour lui consacrer un peu de son temps, et sans être nécessairement payé. Parfois, il en faut peu pour donner confiance en quelqu'un. Et, pour finir, accumuler des diplômes, c'est très bien. Il faut des personnes ultra compétentes dans des choses particulières. Mais il faut aussi les autres. Quand on passera à une pensée autre que hiérarchique, qu'un ordre d'importance et de valeur, peut-être que les choses évolueront. Un peu. Jusque là, ceux en haut feront rêver, les autres seront méprisés. Je divague, cela dit. Excusez-moi !
  6. En effet, il y en a. Je ne citerai aucun nom, mais cela existe.
  7. Jedino

    Le défi sceptique...

    Je sais bien. Et pourtant, l'esprit est plus facile à mettre en doute que le corps dans la mesure où l'esprit n'est même pas sensible, donc inexistant. Mais en tous les cas, ce doute absolu n'a rien d'absolu s'il ne doute pas de l'objet le plus fragile de tous qui lui permet de douter, à savoir le fameux esprit. Autrement dit, le scepticisme absolu n'est déjà pas absolu vu qu'il s'ancre déjà sur une croyance. Ce qui est clair et distinct peut sembler évident, c'est-à-dire compréhensible, oui. J'entends l'évidence comme quelque chose de compréhensible et de juste. A tort, peut-être. Tu cherches donc une discussion purement abstraite ici? Ou, disons, logique? En effet. Et ta remarque me contredit si tu pars du principe que les affirmations infinies existent indépendamment de nous (bref, les idées chez Platon). Mais en ce cas, nous ne sommes plus des sceptiques à proprement parler. Si tu supposes au contraire que l'affirmation apparaît avec celui qui l'affirme, tout débute avec celui qui formule, quand bien même le potentiel des affirmations est infini. En y réfléchissant hier soir à nouveau, il me semblait bien ne pas être forcément clair dans la mesure où l'idée que j'avais/ai en tête est la plus abstraite parmi celles que j'ai tenté d'exposer ici. Mais en fait, à la relecture de ta remarque, je me rends compte que je n'étais pas vraiment dans tes attentes pour le coup. Autant pour moi. Ou plutôt, je crois que, par un autre chemin, je défends la même idée, donc il n'y a pas vraiment de critique (sauf si je saisis mal, ce qui m'arrive aussi). En pure logique, tu as raison : tu ne peux pas déduire un B de A si ce A n'est pas certain. Mais le monde n'étant pas fait de pure logique, l'hypothèse du malin génie n'a de sens que dans la réflexion abstraite. Ce qui est incertain en hypothèse est nécessairement certain dans les faits dans la mesure où ne nous doutons pas en fait de ce que nous rencontrons en réalité (même si, par le raisonnement, nous pouvons arriver à douter que nous le sachions vraiment). La connaissance n'est caduque que si l'hypothèse est confirmée. Ce que nous savons ne pouvant être ni faux ni vrai par ignorance, elle n'est pas caduque, elle possède juste le risque de l'être. Son aspect caduque ne peut être que si nous savons que cela l'est. Son raisonnement ne peut qu'être juste puisque le rêve n'est pas en lien avec la réalité. Je veux dire par là que l'un ne découle pas de l'autre, c'est-à-dire que ce qui se passe dans l'un est la pure conception de ce qui se passe dans l'autre (même si des liens peuvent se faire). L'implication ne va que dans un sens, jusqu'à preuve du contraire. Penser que ce qui se passe à un niveau du monde est strictement semblable à un autre reviendrait à dire que toutes les choses sont des manifestations différentes des mêmes choses, au sens fort du terme. Quand tu sais qu'il existe un atome, tu ne sais pas ce qui constitue l'atome. Notre cas du rêve est similaire : ce que le rêve crée ne permet pas d'informer sur le reste.
  8. Bien bonne soirée par ici ! :)

  9. Jedino

    Le défi sceptique...

    L'affirmation P ne se fait pas "au hasard" : elle entend approcher quelque chose qu'elle entend décrire ou expliquer. En cela, la justification est le degré de justesse avec la réalité qu'elle vise. Par exemple, nous pouvons diverger sur ce qu'est un corps, mais nous ne pouvons diverger sur l'existence d'un corps. Sauf à tomber dans un scepticisme radical qui nie toute connaissance par la négation d'une réalité qui nous est accessible parce que nous y évoluons. Bref, les propositions ne me semblent pas parfaites, dû moins pour toute proposition. Admettons cependant qu'ils soient vrais, nous aurions alors : 1) Elle est possible si nous supposons que l'évidence a un sens en logique. Or, elle n'en a que si nous y incluons un aspect "absurde" lié à quelque chose de moins subjectif que serait la réalité. D'où la justesse d'un syllogisme en logique, mais pas nécessairement en fait. L'évidence ne me semble pas compréhensible en dehors de ce lien, sauf effectivement à avoir fait un consensus. Mais si consensus il y a, et si les évidences s'enchainent, la proposition de départ n'a aucun sens. Le problème ne se pose donc pas. 2) Les justifications ne sont jamais infinies. Les réponses le sont, les façons de l'exprimer, mais dans le fond, il n'y a jamais que quelques positions. Maintenant, en admettant que l'infini soit, il pourrait être rétorqué que la finitude de chacun n'est pas une barrière car le monde n'est pas compris que par un homme mais par une globalité travaillant ensemble, et cela, depuis des millénaires. Autrement dit, le potentiel de connaissance est infini aussi dans la mesure où un homme qui naît aujourd'hui n'a pas à découvrir ce que les hommes passés ont découvert, il a "simplement" à le comprendre et à déposer sa propre pierre. En outre, cette connaissance permet d'écarter des affirmations pour d'autres, ce qui réduit le nombre de l'infinité. 3) La conclusion de mon 2) empêche de tourner en rond. Le 3) est valide qu'à la condition qu'il y ait un point mort dans la connaissance, c'est-à-dire dans la création de nouvelles affirmations et l'annulation d'autres affirmations. Autrement dit, les propositions de départ seraient une accumulation sans négation du précédent. J'y vois deux problèmes : cela est circulaire si la connaissance est en arrêt et qu'un nombre limité d'affirmations est en jeu. Ainsi, le cercle possible. Mais nous sommes dans un cas où les affirmations sont infinies. Le cercle n'a donc pas de sens, sauf à supposer que nous tournions autour des mêmes affirmations à chaque fois, ce qui empêche l'infinité ici. Autrement dit, si les affirmations et justifications sont infinies, le cercle est un non sens. Le mouvement peut être en effet circulaire, mais il est déviant dans sa trajectoire, et n'est jamais semblable à des affirmations passées (sauf à supposer l'oubli). Le 3) ne me semble donc pas possible, sauf dans un nombre fini de possibilités ou par un désir de vouloir cesser la recherche. Avant toute chose, la conclusion 2) est erronée : je ne sais pas "rien", je sais uniquement ce que le "malin génie" me montre, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. L'illusion n'est pas un non savoir, c'est un mal savoir. Sachant cela, la 3) ne peut pas être vraie : je ne sais pas rien, je me trompe seulement sur ce qu'il est. Mais à considérer que le "malin génie" se moque de nous, dans la mesure où nous l'ignorons, ce que nous savons revient au même car nous ne savons pas savoir autre chose, sauf à ne rien savoir, effectivement, c'est-à-dire à prendre une position qui serait à l'encontre de ce que voudrait le génie. En fait, le passage du 1) au 2) ne me paraît pas évident : l'ignorance du 1) n'implique pas l'ignorance du 2) car, en effet, nous ne savons dès lors que ce que nous pouvons savoir. Mais ceci n'est pas rien.
  10. Jedino

    La routine

    1) Bien entendu, sinon pourquoi ferais-je la remarque? 2) Ah, je ne l'avais pas lu. 3) Mais je t'en prie. Edition : Et même de droite à gauche ! 4) J'sais pas encore, mais ça l'est.
  11. Jedino

    La routine

    1) Je ne te permets pas l'utilisation de mon prénom. 2) Depuis quand tu fais des trucs si longs? C'est de la triche. 3) T'as oublié un mot dans ta dernière phrase. 4) C'est chelou.
  12. Jedino

    Une chose importante à vous dire

    A la prochaine, alors !
  13. Toutes les vagues d'immigration ont réussi avant eux? Tu veux rire? Et le juif? Celui-là même qui était vu comme le "méchant" depuis des siècles, et qui l'était encore il y a un siècle? Et pourtant, ils sont là depuis très longtemps. Non, le problème n'est pas unilatéral, il est dans les deux sens : tu trouveras des exemples, c'est inévitable, de personnes ne parvenant pas à se faire accueillir dans un pays (pour x raisons), mais l'attitude de celui qui y est déjà joue pour beaucoup. Maintenant, je ne suis pas à leur place, mais me faire dire que "je vole le boulot et le pognon, que "je suis un casseur et un voleur", bon voilà. Avec ça, tu as tout de suite envie de t'entendre avec les autres, ici. Mais enfin, ça n'a rien de nouveau : les immigrés, qu'ils soient d'Europe ou d'ailleurs, étaient déjà vus comme les "méchants" après la Première Guerre mondiale. Quand on rejette les autres, il ne faut pas s'étonner que l'autre nous rejette aussi. Et le "c'est lui qui vient, c'est lui qui doit faire en sorte que" est ridicule parce que, jusqu'à preuve du contraire, l'humain est interaction, et non pas action de l'un vers l'autre. Nous n'avons pas les mêmes relations avec le monde africain et le monde asiatique. L'histoire n'y est pas la même, la mentalité n'ont plus. Et, surtout, la Chine a été davantage du côté de l'autre bloc pendant la Guerre Froide. Ils n'allaient certainement pas venir en France. Le problème n'est pas la religion mais la politisation de celle-ci, en effet. Et, plus encore, de l'extremisme de sa pensée (mais l'extremisme n'est pas propre à la religion). Prends le Ku Klux Klan, et tu as déjà ta cellule d'extremiste protestante chez les américains. Maintenant, effectivement, chez "nous", le problème est moindre dans la mesure où le religieux a perdu de son importance et son rôle politique. Mais n'oublions pas que les guerres de religion ne sont pas le fait des islamistes. Que l'expansion religieuse n'est pas propre à l'islam (le christianisme n'est pas arrivé tout seul en Afrique). Nous aurions tort de confondre les choses. Parce que la bêtise n'est pas que française? Et, je n'ai pas nié que l'immigration pose des problèmes. Ce que je tente de te dire, c'est que l'immigration n'est pas synonyme de problèmes. Et, en outre, que ces problèmes ne sont pas uniquement liés aux personnes entrantes. Mais pour parler de la Norvège ou de la Suède, le cas est très différent du nôtre : déjà, l'immigration y est moindre, et depuis toujours, parce que le climat est moins accueillant. D'autre part, ils en sont au même stade de pensée que nous. Le problème qu'ils ont, eux, tient dans la demande que ces immigrés peuvent formuler (comme chez nous, d'ailleurs), à savoir pouvoir continuer à pratiquer une religion et ses exigences (comme le halal). Rappelons quand même que Anders Behring Breivik n'est pas islamique pour un sous. Rappelons aussi que chez nous, en France (car je connais très mal la Norvège et la Suède, en fait), les exceptions et particularités, y compris religieuses, ne manquent pas. Le problème n'est pas la différence, mais le rejet de celle-ci. Parce que religieusement, j'appartiens à une minorité. Et si les protestants et les catholiques se sont massacrés, ce n'est que par incapacité à accepter l'autre. Faut vraiment cesser cette croyance qui voudrait que quelque chose est le "mal incarné", le "trouble-fête". Il faut, encore une fois, voir le fossé qui existe entre l'entité (religieuse, politique, etc) et les personnes. Tu peux être musulman et être assez critique pour ne pas être naïf, tout comme il a existé et existe des catholiques qui sont ainsi. Bref, j'ai encore été trop long, mais j'essaie d'avoir le souci d'être clair et un minimum juste. Il y a des difficultés, c'est indéniable, mais ces difficultés sont évitables et impliquent la responsabilité d'absolument tout le monde. Au fond, c'est un peu la même idée que celle où un adolescent, plutôt seul, plutôt mis à l'écart et moqué par les autres, finit par venir dans sa classe pour tirer sur tout ce qui bouge. A force de vouloir un ennemi, nous en créons un. Pour la simple raison que personne ne se laissera réellement faire dans un cas pareil. Certains réagiront "positivement", et tenteront de se dépasser. D'autres le seront un peu moins, et s'écraseront, parfois jusqu'à la mort. Et quelques rares, finalement, explosent. Si nous voulons vraiment que les choses se passent au mieux, il serait temps de se bouger. Mais vu les soucis que nous avons entre européens déjà, j'y crois assez moyennement.
  14. 1) Admettons. Penses-tu que tu vivrais bien le fait d'être vu comme "l'étranger", voire le "méchant", toi, dans un pays qui est tout autant le tien que le leur? Crois-tu que l'intégration est favorisée en disant "dégage, tu voles notre pognon et notre boulot"? Crois-tu, franchement, que tu intègres qui que ce soit en le montrant incessamment du doigt, comme le bouc-émissaire d'une classe qui n'a rien demandé aux autres et est traité comme une merde? Oui, ils ne sont pas tous parfaits. Oui, il y a des problèmes, et pas des moindres. Mais non, ils ne sont pas les seuls fautifs, et oui, il serait temps de l'admettre. 2) La France que tu connais aujourd'hui n'a pas tellement à voir avec la France d'il y a des millénaires. La différence, c'est que nous avons une Histoire quand la leur rejoint une Histoire venue d'ailleurs à un moment donné. Mais n'oublions pas qu'ils ont été avant nous dans une démocratie, quand bien même nous avons eu des rois auparavant. Et encore, quand eux le sont restés, nous avons pas cessés de changer de régime. A mon avis, ton constat n'est pas si simple et si évident que cela, en fait. Hormis le fait que ce soit effectivement un pays construit par une immigration et prenant place sur des terres indiennes en partie. 3) Et nous ne t'avons pas demandé si tu voulais être libre, si tu voulais vivre, etc. Ca sonne vraiment comme "j'ai rien fait, m'sieur, j'vois pas pourquoi je ferais quelque chose". Reste qu'aussi anti-immigration puisses-tu être, nous les avons appelés plusieurs fois dans notre Histoire, ces fameux immigrés, et nous étions bien heureux qu'ils existent à ce moment-là. Mais bon. Il ne faudrait surtout pas qu'ils veuillent en plus rester vivre "chez nous", n'est-ce pas? Ils risqueraient d'être acceptés et français, comme le bon catholique. Les mentalités ne sont sans doute pas les mêmes, c'est tout à fait possible. De là à dire que le Maghreb est primitif et que l'asiatique est un bosseur... Je n'irai pas tomber dans la caricature. Parce que c'est bien le maghrébin, en partie, qui venait être ouvrier, notamment, après la deuxième guerre mondiale en France. Le fait est que nos liens sont beaucoup plus éloignés avec l'Asie, colonialement parlant. L'Indochine n'a pas été l'Algérie. En outre, il ne faut pas oublier que le Maghreb est "en face", quand l'Asie est géographiquement plus lointaine. Et, franchement, je trouve très méprisant la caractérisation de "primitif". Parce que les "modernes" que nous sommes n'ont pas manqué le coup de la boucherie par deux fois en un siècle et n'ont pas hésité à massacrer des gens ailleurs (cf : la France à Madagascar, en Algérie). Faut vraiment qu'on se mette en tête que nous ne sommes pas en mesure d'être les donneurs de leçon que nous aimerions être. D'ailleurs, nous le serions davantage en étant moins "primitifs", c'est-à-dire dans le rejet. Allez, je vai citer Jung, histoire de voir ce qu'il en pense, le boche du coin : "On le sait, chez le primitif : étranger, est synonyme d'ennemi et de mauvais."
  15. C'est vrai que la religion du coin a été tellement plus sympathique. C'est curieux, non? Nous avons passés x siècles de massacres plus ou moins en lien avec la religion et, aujourd'hui, nous ne sommes pas génétiquement tournés au massacre de l'autre? Il doit me manquer une étape, sans aucun doute. Soit dit en passant, nous n'avons pas eu besoin de la religion pour massacrer des gens au vingtième siècle. Faut-il faire un rappel de notre si belle dignité et sainte bonté?
  16. Jedino

    Oui

    En effet !
  17. Jedino

    Oui

    Surimuchan : c'est mal ! Tequila Moor : ça dépend ! Tu crois que je suis ordonné?
  18. C'est bien gentil!

    Tu m'as l'air productif, nul doute que tu offriras de quoi en créer une aussi.

  19. Jedino

    Oui

    Rah lala! Ma pauvre amie, tu apprendras vite que je mets les titres avant les textes, et que je ne prévois aucunement ce que je compte écrire ensuite avant de l'avoir écrit. Mais, si tu cherches un lien, tu en trouveras sans doute, en effet. Pourquoi la quiche? Parce qu'un lorrain est davantage une quiche qu'une tourte. Il appartient à l'imaginaire alsacien comme la chose qui rebute. Et ton silence sera respecté.
  20. Jedino

    Introduction.

    Arrête de draguer Michael! Mais sinon, bienvenue.
  21. Jedino

    Non

    Nous sommes deux
  22. Jedino

    Non

    Les titres ne le sont pas plus ou moins, bâclés. Seulement, là ça saute davantage aux yeux.
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