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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Que savais-tu donc?!

    Merci, de même x)

  2. Jedino

    un jour = une histoire

    Merci le merle :) Les lecteurs se font plus rares encore que les auteurs par ici! Mais, apparemment, cela change un peu des deux côtés.
  3. Elements de philosophie d'Alain. (Je ne mets que mes lectures personnelles, parce que sinon...)
  4. Jedino

    je m'ennuie grave dans la vie

    Oui, si on a vécu depuis toujours en ville, la campagne peut paraître, euh, vide. Je crois d'ailleurs que l'inverse est plus facile (quoi que le bon vieux paysan et la ville, c'est pas forcément une grande histoire d'amour non plus). Et, comme je l'ai dit plus haut, l'ennui ne dépend pas, selon moi, de l'endroit où on est. Les occupations sont différentes, plus ou moins liées au fait d'être avec les autres, etc... Sans pour autant que les occupations soient moindre à la campagne. Bref, je crois vraiment que cela dépend de nous, et surtout, de nous. Mais, je peux très bien comprendre qu'on préfère la ville. C'est le cas pour pas mal de monde à travers le monde. Dans le fond, il me semble que nous sommes plus ou moins d'accords. L'endroit où l'écart se creuse, c'est plutôt le besoin d'une agitation autour de toi pour toi, et mon besoin de calme et de silence. D'où l'importance de l'individu. Le lieu de vie finit par être un choix (certes, pas à la naissance, pas toujours non plus, mais là n'est pas là question). Et de ça, on ne peut pas discuter, parce que rien n'est mieux ou moins bien qu'autre chose. D'où le choix que tu dois faire, Renard79. Ou plutôt, la réflexion sur toi-même. L'ennui ne peut se vaincre que si notre situation le permet (l'exemple de l'élève dans un cours à l'école qu'il n'apprécie pas peut très bien illustrer cette idée-là : il est dans une situation, mais celle-ci ne lui correspond pas, donc il ne l'apprécie pas, et donc, il s'ennuie, et le fait comprendre, à sa manière). Faut vraiment m'excuser, je suis dans mes devoirs, là, et ça me retourne un peu la tête :D Ca c'est vrai. Et, ça c'est con. Mais bon, moi, je le veux, donc c'est très différent
  5. Jedino

    je m'ennuie grave dans la vie

    Renard79, d'accord. Donc, si j'ai bien saisi, ça pourrait jouer, mais pas de trop, vu qu'apparemment, on s'y fait. Quoi qu'on pourrait se demander si on s'y fait vraiment ou non, et qu'on pourrait se dire largement qu'à la trentaine, tout n'est pas forcément fini! Et, sinon, la campagne n'est pas la cause de l'ennui total et infini. J'y suis, et je ne m'ennuie pas. Pas plus ou moins qu'en ville. Cela dépend de nos attentes, et de nos centres d'intérêts (Si Kant a réussi à avoir une vie on ne peut plus semblable d'un jour à l'autre en vivant dans un village, sans pour autant changer ça par ennui, c'est que ni la campagne, ni l'absence, qui n'en est pas une, d'occupation, n'est cause de l'ennui qu'on peut y ressentir). Il n'y a pas que la pêche, la chasse et le bistrot. Tu peux très te promener, aller voir tes voisins, nager dans le ruisseau (ou pas, hein), cultiver ton jardin (non non, je ne pense pas à Candide là, voyons), etc... A mon avis, il faut différencier ce que tu veux faire de ce que tu peux faire, tout en sachant que les possibilités sont toujours plus nombreuses que les possibilités qui nous plaisent à l'idée.
  6. Jedino

    je m'ennuie grave dans la vie

    C'est sûr qu'il peut essayer de ne pas le faire, mais rien ne dit qu'il y arrivera (ou si ou non, mais j'ai pas le temps de développer comme hier :D). Désolé, c'était pas tout à fait voulu! Mais, si cela peut être utile, tant mieux. (Et non, je ne comprends pas vraiment l'anglais, mais je devrais) Et renard33, pas de soucis
  7. Jedino

    un jour = une histoire

    La vie Tout jeune, on apprend, presque malgré nous, que vivre, c'est vivre avec les autres. Partager, écouter, comprendre, s'entre-aider... Les qualificatifs sont nombreux. Forcément, on trouve ça beau. Les idéaux le sont toujours. Puis vient le temps des incertitudes, des coups faisant mal. On remet en doute. On nous assure doublement de l'exactitude de ces idées, de cette vérité. Une vie sans les autres est inimaginable. Humainement parlant. Parce que oui, la société, qu'est-ce, sinon un ensemble cohérent, ou plutôt, interdépendant, où chacun joue un rôle afin de s'entretenir, d'entretenir ses semblables, et, surtout, de faciliter notre existence par partage des tâches? C'est le principe même de l'entreprise. La société serait-elle alors l'entreprise du monde? Au fond, on y découvre les bons travailleurs, qu'ils soient sincères, ou non, qu'ils le fassent par générosité, ou par avidité. Il y a aussi la masse, tantôt fainéante, tantôt travailleuse, mais jamais de trop, sauf s'il le faut, sous la pression, la nécessité. Puis, il y a les emmerdeurs, ceux qui ne font rien, ou pas grand chose, sous prétexte d'être révolté, d'absurdité. Bref, on y reconnaît bien tous les échantillons d'une bonne et grande entreprise, c'est-à-dire toute l'hétérogénéité des êtres face à une même condition, et de ce fait, les sentiments très différents qui en découlent. Il n'empêche, un système, qu'il soit hiérarchique, circuit, marché, ou que sais-je, ne peut fonctionner que si les éléments le composant ont une capacité optimale à chaque instant. Autrement dit, une entreprise, une société, donc la sociabilité, n'est possible qu'à condition d'être sincère et égale dans la répartition des tâches et dans les reçus du profit tiré. Seulement, force est de constater que cette optimisation n'existe pas dans la réalité, parce que ce n'est rien de plus qu'un schéma. La réalité n'est en soi pas complexe. Nous la traduisons juste mal. En effet, nous ne voulons pas être sociables. Si nous allons vers les autres, ce n'est pas par envie, mais par besoin. Bref, nous ne souhaitons pas être sociables, mais la sociabilité veut que nous le soyons, ce qui est profondément différent. Quelque chose d'imposé se distingue très largement de quelque chose qu'on décide. Le sens du rejet de l'autorité, qu'elle soit politique, intérieure, ou peu importe, se situe là. La sociabilité découle donc non pas de notre intérêt de l'autre. Il n'est que le fruit de notre besoin de croire que nous choisissons notre vie, et ainsi, nos amis, nos occupations, notre situation. Quoi de plus rassurant que le pouvoir? Qui a le pouvoir a tout. La division de l'autorité paraît ainsi tenir de l'absurdité. Pas sûr que ce soit si faux que ça. Dans tous les cas, nos relations se fondent sur une couche de nécessité. Une couche à la fois terriblement bien ancrée en nous, et horriblement glissante. Tenter de quitter ce besoin, c'est s'assurer une souffrance mentale monumentale. Le mot n'a rien d'une exagération ici. Et cela, malgré notre connaissance de l'hypocrisie de ces relations, de ces faussetés qui nous dérangent, et que l'on accepte tout de même. C'est le principe du révolté "normal" : dénoncer un fait qui semble le déranger, sans pour autant assumer au point d'appliquer ou de réagir selon ce ressenti. Le confort est le moyen le plus efficace de taire une population qui s'indigne. Par confort, j'entends autant l'ordre que la propriété sécurisée ou le canapé. Révoltons-nous, mais pas de trop : il faudrait se lever, sinon. Voilà quelques raisons qui expliquent la difficulté immense que j'éprouve à saisir parfaitement pourquoi nous préférons souffrir que réagir. Je crois d'ailleurs que l'égoïsme découle essentiellement de là, à savoir qu'il est à la fois la crainte de perdre un confort quelconque, et de perdre cette illusion d'être aimé, voir adulé. Cela implique la pensée suivante : nous n'existons qu'à travers les autres. Ce qui paraît vrai. Ce qui est idiot. Sinon, à quoi bon discuter avec un "Je"? A quoi bon donner son opinion? Si nous n'étions que des êtres dont les morceaux trainent chez les autres, à quoi bon réfléchir sur ce que nous sommes, justement? Il y a là une contradiction que je ne m'explique que d'une façon : nous n'aimons pas la vie. Bien entendu, chacun se persuade du contraire. Mais, pour parvenir à s'imaginer n'être quelqu'un qu'à partir du moment où nous sommes un quelqu'un dans un groupe, il y a un manque de confiance évident en un quelque chose. Je ne dis pas qu'il ne faut pas être sociable. Au contraire, et c'est là où je fais, pour ma part, fausse route. Je dis seulement que nous ne devons pas être sociables sans raison, sans avoir décortiqué cette évidence qui n'en est pas tellement une. Rien ne force deux êtres à s'entendre, et rien ne les force à s'allier. Rien, mis à part un intérêt. Qu'il soit danger, peur de la solitude, besoin de parler, amour. Sa nature n'a aucune importance. L'essentiel consiste à dépasser cet intérêt. Une communion doit devenir une union. On peut penser en connaître une, et on peut concevoir cela comme extrêmement difficile. Les deux propositions sont inexactes. La première, parce que nous ne sommes que des hommes. La seconde, parce que la difficulté n'est qu'un prétexte à l'inaction. C'est là une recherche faite dans l'amitié et l'amour que d'effacer les intérêts pour ne garder que la réunion des âmes. Bien entendu, ma position ne représente qu'une position, ma foi, pessimiste, réductrice, et erronée, de ce qu'est être sociable. Parce que je suis moi-même, il paraît, un asocial. Parce que ma conception du monde, de la société, n'a pas forcément les couleurs belles et élégantes de celles que les autres peuvent avoir. Il n'empêche, n'oublions pas à quel point nous pouvons souffrir au court d'une seule vie pour des questions de duperies, de lâcheté ou de tout autre comportement méprisable et issu des conséquences amplement considérées comme des possibles inséparables de ce que sont les relations. Bref, rencontrer un enfoiré, en quelque sorte. En plus de renier le fait que nous ne sommes pas toujours nous-mêmes très respectables, nous consentons à la soumission. Je ne dis pas qu'il faut rester seul. La solitude n'est un monde appréciable que si nous savons l'apprécier. Ce que je veux dire ici, par un raisonnement délirant, inconsistant, et infondé, c'est qu'il y a un véritable travail à faire pour sortir de nos certitudes profondes. Etre sociable, ce n'est pas discuter futilement de banalités et se dandiner bêtement en troupeau. Ce n'est pas non plus cracher sur celui qui semble ne pas l'être, parce qu'il ne l'est pas moins que nous, et parce qu'il le mérite autant que nous. A vrai dire, je crois qu'une amitié ou un amour vrais ne sont possibles qu'à la condition d'être indifférent. Indifférent, dans le sens où ce n'est pas notre désir d'intérêt qui nous guide, mais notre désir de ne pas s'unir avec cette personne. Bref, si vous comptez aimer réellement, si vous tenez à goûter à ce qui ressemblerait à une vraie amitié, entendez-vous avec le type le plus moche ou le plus chiant que vous connaissiez. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut ce que ce soit n'importe qui : une relation ne fonctionne-t-elle pas que si les deux individus sont sur une même longueur d'onde? Il faut que ce désir d'indifférence soit réel chez les deux partis. Vous seriez étonnés de voir tout ce qu'on peut se raconter avec quelqu'un qui ne cherche pas à vous exploiter. Parce que oui, être sociable, actuellement, tient plus de l'esclavage que de l'amitié. Vous m'en voyez désolé.
  8. Jedino

    je m'ennuie grave dans la vie

    Tu prends ça comme un défaut, alors que ce n'est qu'un appel à l'aide de sa part
  9. Jedino

    je m'ennuie grave dans la vie

    J'connais un mec qui s'appelle Schopenhauer et qui vivait seul avec son chien et son bouddha. Un chic type, comme tu peux le voir : Il paraît que vivre seul ou parler seul est un signe de pathologie mentale, ou en tout cas, d'un problème. Donc, au final, je te conseille les soirées et la boite de nuit. Ou le bar, ou je ne sais pas. On s'y sent moins seul, paraît-il, et puis, il y a l'alcool, dans le pire des cas. Ou la musique, mais bon. Là aussi, t'es seul. D'ailleurs, le même homme a réfléchi sur ledit ennui. Peu importe. Si tu ne trouves pas de monde assez intéressant pour te désennuyer ailleurs, il suffit de se créer le sien. Par l'art, par la réflexion, par un moyen quelconque qui nous nourrit l'esprit. Les autres ne sont rien de plus qu'une de ses possibilités. Mais oui, un homme seul est un homme fou. Pour les idiots gens. Et non, ta vie n'a ni sens, ni utilité, ni nécessité. On est là parce qu'on doit être là. Jamais on n'a décidé de devoir se faire chier à assumer une vie entière, vie qu'on s'amuse à allonger alors qu'elle nous emmerde tant. Paradoxe? Peut-être. Tout dépend si on le fait par crainte ou par amour. La vie n'est pas la même pour celui qui aime ce qu'il fait par rapport à celui qui doit le faire. Cela me fait penser à l'absurde de l'existence que développe Camus (c'est une de mes lectures du moment, donc). Autrement dit, tu nous demandes des moyens de régler un problème qui n'est pas le nôtre. Pas tout à fait, en tout cas. On peut te conseiller, tenter de t'y guider, mais le seul ayant la lanterne, c'est toi. Puis, j'aurais une question anodine après relecture de ton message initial : n'aurais-tu pas eu des attentes et/ou souhaits trop importants à côté de ce que tu crois avoir reçu? Un rêve brisé par la force des choses peut entrainer une lassitude. D'où ma question, quoi. Et, histoire de finir naïvement sur ce message naïf, je te dirais que l'ennui, ce n'est pas plus mal, quand on l'apprécie. C'est comme pour tout. Une simple question d'adaptation, de compréhension. Oublier les idées "normales", les idées qu'on veut nous calquer. Oublier. Là est la clef. Pourquoi penser que l'ennui est un mal, alors qu'elle n'est là que pour nous rappeler que de nombreuses possibilités s'offrent à nous pour parvenir à l'oublier un temps? Vraiment, je crois que l'ennui, c'est un peu la sensation de douleur de l'esprit. Et, comme toutes les douleurs, elle a une cause, et elle est possible à dépasser.
  10. Jedino

    Tant pis pour ma plume

    Brassens, bien évidemment!
  11. Le mythe de Sisyphe de Camus.
  12. Jedino

    un jour = une histoire

    Qu'est-ce que la logique? Qu'est-ce que comprendre? Qu'est-ce que raisonner? Généralement, on consent à penser que raisonner consiste à comprendre à la fois le problème posé, et à pouvoir le résoudre de façon logique et juste. Bref, d'effectuer un raisonnement mesuré et précis pour sortir la solution inhérente au problème. Autrement dit, non pas de "trouver" une solution, mais d'être capable d'ordonner des idées, d'y ajouter celles qui peuvent y manquer, et de les ajuster correctement pour en faire une démonstration. D'où la recherche active et importante pour appréhender des questions à la fois existentielles, nécessaires, et/ou utiles. D'où aussi les difficultés qui en résultent. En effet, tout le monde n'est pas capable de solutionner les mêmes choses, ce qui induit des termes comme "matheux" qui ne signifient rien de plus qu'une personne apte à résoudre facilement (par rapport à une moyenne imaginaire) un problème mathématique. On peut imaginer cela dans n'importe lequel des domaines. De ce fait, la raison ne serait que la faculté permettant de résoudre un problème très divers. Elle serait la conséquence directe de la conscience, c'est-à-dire de la capacité à choisir, puisqu'elle permettrait ainsi de faire un choix se voulant objectif face à des questions d'ordre intellectuelles ou spirituelles. Autrement dit, la distinction entre conscience et raison tiendrait de la nature "vitale" ou subjective des questionnements de la conscience, là où la raison serait un questionnement indirectement lié à la nécessité vitale d'un être. Par exemple, choisir d'affronter un prédateur ou de prendre la fuite tient de la conscience. Sonder son âme pour savoir si nous croyons en Dieu ou non tient de la raison. Nos croyances sont un pilier important de notre équilibre psychique, mais enfin, elles n'impliquent pas directement notre corps. Ainsi, réfléchir sur une séparation amoureuse consiste à raisonner, et non pas à user de notre conscience. De même, on peut mourir par mauvaise conscience, c'est-à-dire par un choix qui implique le coût de notre intégrité physique, mais on ne peut que se suicider par raison. Je ne dis pas par là que la raison et la conscience n'ont aucun lien, loin de là. Je dis simplement que l'origine de nos actions n'est pas la même. Maintenant, il faut que j'éclaircisse un dernier point. J'ai affirmé plus haut que la raison est une conséquence directe de la conscience. Ceci, je le fais par constat : de nombreux êtres vivants ont une conscience. Peut-être même tous. Il n'empêche, la raison est une faculté plus rare. Elle implique de transformer la conscience en raison. Partiellement. Comment? Difficile à dire. Mais j'imagine que cela se fait de la même manière que toutes les autres évolutions : soit par le "hasard" d'une mutation, soit par la nécessité évolutive qu'implique l'environnement. Ce raisonnement est similaire dans le domaine des technologies humaines : n'a-t-on pas inventé la jachère par souci d'alimentation, la voiture par souci de vitesse de déplacement, les fusées par souci d'être puissant?
  13. (Officieusement, je t'en fais un pour 10 euros)
  14. Bah, légalement parlant, tu n'as que les médecins, hein.
  15. Jedino

    Puzzle

    On retrouve ton style si particulier!
  16. Jedino

    Damien Saez en tournée

    T'as bien raison! Un jour peut-être, un jour! Faut pas perdre espoir camarade!
  17. Oh bah si, ça me change.

    Allez, bonne soirée!

  18. Ce qui est drôle, c'est qu'il n'y a rien de drôle?

  19. Très bien! Heureusement, le match France/Biélorussie est là pour m'inspirer en Philo'!

    Ah oui, ça a l'air cool xD

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