Aller au contenu

)o(

Vipérine. (2)


Criterium

103 vues

Partie 1

10 heures. C'est encore fermé. Bizarre ; le cuisinier doit bien arriver le matin, s'il faut préparer de la pâte à pizza... Il y a forcément un accès à l'arrière. Alors je contourne la place, j'essaie de voir où se situe une arrière-cour, mais je ne trouve pas. On doit y accéder par une porte d'immeuble. Je ne sais pas laquelle. Les autres ont peut-être le code et le numéro de rue. Si ça se trouve, il ne se donne qu'en fin de période d'essai... qui sait. Or travailler au black est un essai sans fin ; donc... Alors je patiente, je fais des allées et venues devant la porte en attendant un signe de vie à l'intérieur. Au-dehors, les promeneurs et les touristes sont déjà là, et flânent dans les rues pavées, s'arrêtant devant des vitrines à bibelots de la région.

— "Tiens, tu es déjà là ?"

Le patron salue comme s'il s'était attendu à ce que j'aie comme lui vingt minutes de retard. Peut-être que c'est comme ça que ça fonctionne... Un cliquetis de clés, et le restaurant ouvre.

— "Aide-moi à installer les tables en terrasse."

Les tables sont assez lourdes. À me voir me démener avec la première il comprend qu'il vaut mieux s'y prendre à deux. C'est certainement le plus efficace ; et au moins il a la délicatesse une fois l'installation finie, au lieu de me chambrer à ce sujet, de m'offrir simplement un café pour démarrer la journée. Cette seule tasse sera sans doute encore à la fois mon petit déjeuner et mon déjeuner pour toute la journée... Je sirote le breuvage pendant que lui s'occupe de documents sur le comptoir, puis va rejoindre la cuisine. Effectivement, il y a quelqu'un là-dedans ; donc il existe bien un autre accès. C'est noté... je vérifierai peut-être tout à l'heure... — Mais pour le moment, tout ce qui me revient en tête, c'est l'étrange matinée.

— Je m'étais réveillée sur le sac de couchage, dans le squat du punk — Cris —, là où il s'abritait avec ses amis. Jo, Véga, Thomas. Au début, pas sûre si l'offre de Cris pour m'héberger comptait pour juste une seule nuit, ou quelques-unes de plus. Je ne pourrai visiter l'appartement étudiant intéressant que demain, donc ça m'aurait arrangée d'avoir une nuit de plus avec eux. Mais autant la soirée avait été agréable — le relaxant bain chaud — autant la matinée s'était avérée plus tendue. Déjà, je m'étais réveillée et il y avait quelqu'un qui me dévisageait. L'autre punk: Jo. — Lui, qui avait dû à moitié décuver de ce qu'il avait consommé la veille. Être fixée en silence alors que l'on vient d'ouvrir l'œil, il y a plus agréable... Et puis sa copine Véga était venue dans le salon, m'avait découverte là, et aussitôt elle avait eu la mine déconfite et irritée à la fois ; d'abord en silence, puis commençant à jurer entre ses dents : "Je ne veux pas d'une autre fille ici" — plusieurs fois, se le disant à elle-même, le disant à Jo, le répétant et le marmonnant juste assez fort pour que je puisse bien l'entendre. Elle allait finir par le hurler aux autres encore endormis. Je m'étais ruée vers le coin-cuisine pour m'abriter et me changer en vitesse, pour être prête à déguerpir. Entre-temps, sa voix avait pris du volume, ce qui avait réveillé Thomas — l'homme baraqué et au crâne rasé — qui, lui, était venu d'un coup, bruyamment, encore torse nu, dans la pièce pour hurler des insultes à l'égard de Véga. Le copain, Jo, ne pipait mot, encore à moitié dans un autre monde, et sachant très bien que son corps frêle faisait le tiers du poids de l'autre : alors il écoutait, immobile, dans un coin, les deux autres commencer à se hurler dessus. — Le détail qui tue ? Rapidement habillée, j'avais jeté un coup d'œil à la cuisine, y compris dans le frigo pour voir si je pouvais y chiper quelque chose pour survivre un jour de plus. Vide. Ou presque: une bouteille de lait caillé, qui puait et empestait l'atmosphère dès la porte ouverte. Mais surtout: quelques gros cafards qui filaient, dérangés par la lumière...

J'avais décampé tout de suite et sans dire un mot de plus. Même pas sûre qu'ils m'aient vue le faire : ils se criaient encore dessus quand je descendais l'escalier.

Donc en attendant la visite de l'appart demain, ce soir je serai à la rue. Ça va, c'est juste une nuit... C'est ce que j'essaie de me dire. Il faudra retourner voir les hôtels de la gare... Combien de jours vais-je devoir passer comme cela ? D'un côté, je n'ai pas envie d'aller dans un foyer où l'on est presque plus en danger que dehors, et de l'autre, je ne me vois pas dormir à la belle étoile dans un parc ou sur un banc. Surtout pour une jeune fille seule, ce qui rend toujours tout moins facile. À la limite... si je trouve une porte d'immeuble laissée ouverte... il y aurait peut-être moyen de se cacher dans une cour intérieure. J'espère vraiment que l'appartement sera convenable ; je n'ai pas prévu de plan B, si ce n'est de hanter le tableau des petites annonces dans chaque université... Mais voilà que le café est fini et que les clients vont commencer à arriver. Je suis assez contente d'enfiler à nouveau le tablier et de me ré-emparer du bloc-note. Cela me changera les idées en empêchant de trop penser, ni à la scène du matin, ni à l'incertitude de la nuit. Et puis, c'est mon deuxième jour de travail... — en plus, je vais encore gagner à peu près quinze euros. À ce rythme-là, je vais avoir 100€ à la fin de la semaine, du jamais-vu...

*

À la fin du service, j'avais suivi Jean vers une cour intérieure, qui donnait dans la cuisine. Le patron préférait que l'on ne fume pas devant l'établissement, pour ne pas embêter les touristes; alors Jean venait ici, encore en tablier, nourrir un vice qui ne devait pas avoir commencé il y a si longtemps, vu son âge. Il me proposa une cigarette avec un geste du paquet.

— "Non merci, je ne fume pas."

Pour la première fois, on parla un peu plus, et lions finalement connaissance. Jean était un peu plus âgé que moi, comme je le pensais ; il venait d'avoir le bac à 19 ans et travaillait ici pendant l'été. Il hésitait sur la suite ; il pensait à passer un CAP restaurant en un an et rentrer directement dans la vie active. Comme il me demandait ce que je faisais et voulais faire, j'avais moi aussi hésité, je ne savais pas trop quoi dire. Parce qu'à vrai-dire, maintenant je ne faisais rien. Il prit mon embarras comme une indétermination entre deux ou trois choix, et n'insista pas. Que faire ? Quel futur ? Bonne question... — Par contre, j'avais réussi à mener la conversation sans en avoir l'air jusqu'à en obtenir le code de la porte à l'arrière : 0 3 4 1.

Quelques instants plus tard, j'avais fait le tour du quartier pour retrouver la rue parallèle, et testé quelques portes d'immeubles jusqu'à en retrouver la bonne. Ce n'était pas vraiment pour arriver plus tôt que le patron, mais plutôt parce que j'avais déjà l'habitude de collectionner ce genre d'informations — "au cas où". Toujours au cas où, même avant. En l'occurrence, cela pouvait me servir tout de suite : avoir l'accès à un immeuble, c'est aussi avoir l'accès à ses escaliers et à la porte de tous les appartements, et puis peut-être même aux toits. Alors je décidai d'explorer tout de suite. C'était bien une sorte de courte traboule qui traversait deux immeubles ; l'un des escaliers était protégé par une grille avec un autre code que je n'avais pas — mais le premier m'était accessible. Un escalier étroit, aux marches hautes, d'abord en pierre puis avec des parties boisées — celles-là n'avaient pas été vernies depuis longtemps, et le bois était si usé, devenant presque gris, qu'il ressemblait à la pierre des étages du dessous. L'ensemble était bien éclairé puisque l'escalier montait le long d'une minuscule cour intérieure. À chaque étage, deux portes, une à chaque extrémité de la balustrade. Je montais tout en haut : six étages. Tout y était calme et silencieux. Difficile de savoir quels appartements sont habités et lesquels ne le sont pas. J'eus une idée.

Je redescendis, me dirigeai vers la place verdie qui était juste à côté, au bout de la rue. Là, j'avais remarqué un buisson rempli de petites baies, vertes et dures. Je m'en remplis les poches... De retour dans l'immeuble, sans bruit je disposai quelques baies près de chaque porte, à côté des gonds. Les fruits étaient juste assez lourds pour ne pas s'envoler s'il y avait un courant d'air, et suffisamment souples pour ne pas bloquer une porte comme l'aurait fait un gravas — ils passeraient inaperçus... Peut-être ce soir, ou peut-être dans quelques jours, je vérifierai à nouveau et j'apprendrai s'il y a un appartement inoccupé. Là encore : au cas où...

En attendant, j'arpentai les rues et ruelles du quartier pour me familiariser avec. Lorsque je passais devant un hôtel, je vérifiais si quelque chose sur la façade indiquait le prix de la chambre — en me doutant que ça devait souvent être plus cher, car ils devaient mettre en avant la chambre la plus accessible, qui ne serait jamais libre... Parfois ils montraient plutôt une fourchette de prix: 30-60€... Sauf que là... pour certaines personnes il n'y a peut-être pas tant de différence entre ces deux chiffres, mais pour moi c'est la différence entre dépenser quasiment tout ce que j'avais en soit une nuit, soit deux.

Quand même, c'est bien un quartier touristique — et puis je vois des étudiants partout — alors il doit bien y avoir une auberge de jeunesse avec un tarif plus accessible... pas loin de la vieille ville, juste à côté des rues animées le soir. Il faudrait juste la trouver. Comme je n'ai pas de téléphone sur lequel chercher, il faut se fier à nouveau à la chance. — Et comme celle-ci semble faire défaut, c'est donc au tour de la persuasion.

Je remarque un groupe de jeunes attablés autour d'un verre. Alors je joue à la touriste perdue : — "Bonjour, je ne retrouve pas l'auberge de jeunesse et mon téléphone n'a plus de batterie... Vous pouvez me montrer un plan ?" — Et ayant évidemment oublié le nom de l'endroit : "Je me souviens juste que c'est juste à côté de la vieille ville", sans pour autant donner de distance. L'un des jeunes gens du groupe tient tout particulièrement à m'aider, recherche sur son téléphone, zoome aux alentours, me montre la vue satellite du quartier... très sympathique ! Nous voyons qu'il y a bien un endroit qui correspond à peu près à ma description, si partielle. C'est à deux pas. Je me "remémore" le nom du lieu — mais oui, bien sûr ! — et je le remercie avec un grand sourire.

Une fois là-bas... le lieu a l'air quand même un peu louche. Il y a un attroupement de jeunes juste en face, et la devanture n'a pas été repeinte depuis un moment. "La boîte à musique" — un nom étrange pour une auberge. À l'intérieur, on me dit que ce sont des chambres mixtes pour quatre et six personnes, et que c'est 15 euros la nuit. Pourquoi pas, si c'est juste pour ce soir... je demande si c'est possible de jeter un coup d'œil à la chambre-dortoir qu'éventuellement j'aurais, si je reste. L'homme de l'accueil hésite mais accepte. C'est juste en haut, deuxième, sans ascenseur, à droite... Je passe une pièce commune où discutent quelques jeunes en anglais, hochant la tête à une salutation — "Hello ! Hello !" — et me dirige en haut. Clic ; la porte s'ouvre.

Ça n'a pas l'air trop mal. Une pièce moyenne, avec deux lits superposés sur chaque mur — donc six en tout — et rien d'autre ; le sol est carrelé et pas trop sale — et à côté de la porte, une autre qui doit donner sur une salle de bains minuscule. Et sans autre protection contre l'eau qu'un trou grillagé dans un coin : la douche, c'est directement sur le carrelage, avec l'eau qui dépasse de la porte et s'étend dans la pièce... Pas besoin de la tester pour s'apercevoir de ça : le sol est encore mouillé, il y reste une flaque d'eau. Le genre de pièce où l'on n'emmène même pas de serviette, car il n'y a pas d'endroit où la poser sans qu'elle soit trempée — mais bon, je ne m'attendais pas vraiment à un endroit où l'on pouvait avoir une vie privée. Je vérifie juste sur les draps, dans les coins, espérant ne pas y trouver les petites gouttelettes le sang séché trahissant la présence de puces... Mais tout a l'air propre. Dans l'air flotte une petite odeur... mais ce n'est pas celle d'une saleté ou d'une moisissure, plutôt celle du tabac et du cannabis.

Ok. Ça me va.

*

Le soir, j'y étais revenue ; il y avait encore un attroupement de jeunes en face du lieu, restant là à flâner, certains déjà ivres — ce qui n'était pas le plus rassurant. Au moins il y avait quelques filles dans le groupe. On me salua, j'entrai ; à l'intérieur, il faisait très chaud du simple fait qu'il s'y trouvât encore plus de personnes que ce à quoi je m'attendais. Je compris aussi pourquoi ça s'appelait : "La boîte à musique" — dans la salle commune, une douzaine de personnes serrées dans les canapés et sur le sol écoutaient un homme jouer à la guitare acoustique. Il chantait quelque chose en espagnol. Un autre l'accompagnait avec une sorte de petit tam-tam dont je ne connaissais pas le nom exact — ressemblant à une darbouka en plus petit. — Il y avait tant de monde, l'odeur de la pièce était un mélange étrange de tant de choses : la sueur, le dernier repas préparés dans la cuisine commune juste à côté — pizza — et puis le tabac, le haschich, et les nuances du parfum de certains. Ça n'était pas désagréable, mais il fallait s'y habituer.

La musique est une distraction si bienvenue... Le fond sonore du restaurant ne comptait pas vraiment, donc c'était la première fois depuis longtemps que j'en entendais... L'homme qui joue de la guitare est beau ; il est concentré et il est doué — il joue très bien. Je n'avais jamais vu ça auparavant ; ses doigts courent par moments sur le manche, et à d'autres moments restent immobiles tandis que la main droite rythme les accords... C'est fascinant. Je m'assieds à même le sol, mon sac sur les genoux, pour continuer à écouter. J'ai l'impression de découvrir un autre monde.

Les gens autour de moi m'accueillent comme si c'est tout naturel que je me joigne à eux ; ma voisine me demande par signes si je veux manger quelque chose, que je peux prendre l'une des parts qui reste... j'accepte volontiers, à nouveau c'est le seul repas de la journée... et je reste assise là, les yeux rivés sur le guitariste. Il suffit de quelques accords et d'un peu de rythme pour que l'on soit tous là, à se balancer légèrement de droite à gauche, à vibrer avec lui et à partager ce moment. Il doit remarquer que je suis particulièrement attentive ; il me salue d'un hochement de tête et avec un sourire, sans interrompre les paroles qu'il chante... Plus tard, c'est le souffle chaud de ma voisine que j'entends au creux de l'oreille : — "Agata", se présente-elle. Elle me sourit... Peut-être qu'elle aussi, elle est seule ; peut-être qu'elle aussi, elle aimerait avoir une amie.

En riant parfois, nous répétons les quelques mots en espagnol que l'on saisit du refrain, en chœur :

— "Cuéntame al oído... a qué sabe ese momento..."

Une cigarette roulée remplie d'une résine suspicieuse circule dans le cercle. Je ne tiens pas à fumer, mais quand on me la tend je ne veux pas non plus attirer l'attention en expliquant par signes que je refuse... alors j'accepte quand même, je prends une minuscule bouffée par curiosité puis je passe vite l'objet au prochain. Je tousse ; la sensation de la fumée est la plus étrange — la substance, elle, ne semble rien me faire. Ma voisine me tapote et me caresse le dos, comprenant que je n'ai pas l'habitude. — C'est plaisant ; je ne pense même pas pour l'instant à rejoindre la chambre, préférant juste cette salle surpeuplée à l'atmosphère si... familiale.

Pendant une ballade plus calme, Agata et moi discutons un peu. Le courant passe bien ; je sens très vite que nous pourrons être amies. Elle est italienne mais parle très bien le français. Elle est étudiante en art. En attendant de trouver un logement, elle reste ici, "pour l'ambiance", dit-elle. Je comprends ! Plus tard, elle me demande mon numéro de téléphone, pour être sûre de me revoir un autre jour, apprenant que je n'étais que de passage à l'auberge. À elle je décide de ne pas mentir ; je lui explique assez rapidement que je n'en ai pas, qu'en fait je n'ai presque rien. Je suis échouée dans cette ville que je ne connais même pas, et je ne sais même pas ce que je vais faire. Que c'est un peu la galère. "Comme les bateaux ?" — Je ris : "Oui !". Je lui explique que ça vient des bateaux, où la plupart des rameurs n'étaient pas volontaires mais des repris de justice ou des personnes échouées là par le hasard du sort. Tempo duro...

Je dis à Agata que je fais la serveuse au black pas très loin d'ici, pour qu'elle puisse me retrouver. Ce sera avec plaisir... Ici il y a trop de bruit pour vraiment avoir une conversation. Et déjà, le guitariste reprend un air plus enjoué, captivant à nouveau son public, dont je remarque certains ayant déjà glissé vers d'autres mondes... Je jette un coup d'œil aux uns et aux autres. Difficile de deviner l'âge de chacun ; c'est surtout des jeunes, je dirais 18-25 ans. Je remarque un homme qui doit avoir le gène des cheveux blancs, car du visage il a l'air d'avoir 25 ans mais ses cheveux sont déjà grisonnants — ou alors il est un peu plus âgé et hante les auberges de jeunesse pour se rappeler ses anciennes années de zadiste ?

Mais ce sont encore et toujours les mains et les doigts du guitariste qui me fascinent. Comment apprend-on à jouer de la guitare ? Ça n'a pas l'air facile... Est-ce que l'on prend l'instrument et tente tant bien que mal de toucher une corde et de la pincer en même temps ? Faut-il prendre des cours ? Peut-on apprendre seul ? ... Toutes ces questions me trottent dans la tête. Je me dis intérieurement que ça me plaît... C'est comme un pouvoir magique : s'il change quelques notes, il peut composer un nouveau morceau... Je ne sais même pas si ce qu'il joue en ce moment est un air connu ; on dirait plutôt une improvisation qu'il décline à l'infini. Petit à petit, je forme le projet que peu importe la mésaventure et peu importe l'instrument : un jour je ferai de la musique. Moi aussi je veux créer quelque chose.

Plus tard, je croule de fatigue... Je fais la bise à Agata et m'éclipse. Je monte dans la chambre. Cette fois je vois que c'est occupé ; il y a dans l'obscurité des masses sombres dans trois des lits. Celui du fond, en haut, est libre — super, je préfère être sur le lit du dessus car on y a presque l'impression d'être dans son propre espace, juste sous le plafond et en voyant moins la pièce. Je me change en vitesse sous la couverture et m'endors à nouveau la tête sur le sac, prudente.

Avec une promesse : moi aussi je créerai.

 

Modifié par Criterium

3 Commentaires


Commentaires recommandés

Belle opposition entre la survie du début et l'espoir créateur de la fin : un texte qui élève, ça fait beaucoup de bien. :)

(petite faute : "le cuisiner doit bien arriver le matin")

Lien vers le commentaire

Merci :) Il faut un peu d'espoir pour survivre puis pour vivre ! Et c'est bien ce que l'on souhaite à Florence...

Ah, cette fois je fais une faute dès la première phrase ! Ça m'arrive souvent d'en laisser parsemées, je vais quand même corriger celle-là tout de suite. :smile2:

Lien vers le commentaire

Bien ! Je fais confiance à Florence. Elle n'a pas l'air d'avoir les deux pieds dans le même sabot. Mais quand-même, ça m'intrigue le "truc" des baies sur les gonds des portes. Ça dénote d'une expérience pas très catholique, ou orthodoxe ou shintoïste (j'en mets 3, qu'on ne me taxe pas de pub ciblée!)

Lien vers le commentaire
Invité
Ajouter un commentaire…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement
×