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Soirée saucisse chez Amandine

-GILBERT-

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        J’assure ma prestation "Chippendale" chez Amandine

Amandine est jeune étudiante à la Fuck de médecine. Elle fête ses 19 ans ce soir, samedi. C’est son anniversaire. A cet effet Amandine a invité une vingtaine de ses copines également étudiantes à la même Fuck de médecine. C’est Clémentine qui se charge de l’organisation. Clémentine est mon agent artistique, également mon manager.

J’arrive pour 19 h30. Je suis accueilli par Amandine et Clémentine qui m’attendent toutes les deux dans le jardin. Clémentine m’invite à descendre ma mobylette à la cave. Ce sera plus discret pour le spectacle qui débute à 20 h. Une fois encore, ce seront les WC qui serviront de loges. Je pourrais m’y changer, me préparer et même faire pipi.

Amandine et Clémentine sont avec moi aux toilettes. Elles m’aident à enfiler mon premier costume de la soirée. Nous entendons les invitées arriver. Clémentine, en plus d’être mon manager, fait également le "Disc-Jockey". Amandine et Clémentine me laissent terminer ma préparation pour aller accueillir les convives dans la salle.

J’entends la musique du générique. C’est la musique du film "Indiana Jones". Je monte sur ma mobylette rutilante. Déguisé en Indiana Jones, claquant de mon fouet au sol , je fais une entrée triomphale. L’effet de surprise est total. Je monte sur la scène. Clémentine braque un projecteur sur moi. Amandine monte me rejoindre et prend le micro.

< Bonsoir les filles. Je vous demande de faire un triomphe à notre ami, Maître Gilbert ! > fait Amandine en riant. Elle rajoute en essayant de couvrir les applaudissements : < C’est Maître Gilbert, le monsieur des saucisses ! > < La saucisse ! La saucisse ! On veut voir la saucisse ! > hurlent les filles dans un vacarme assourdissant. Ambiance.

Je commence mon show par "Le Gorille" de Georges Brassens que j’interprète en dialecte autrichien du XIXème. Les filles reprennent le refrain avec moi. Je parcours la scène en faisant mon "Moon-Walk" façon Michael Jackson. Mon costume de Indiana Jones me serre un peu. Je porte mes habituelles palmes de plongée sous-marine noires.

Je conclu par "Maladie d’amour" de la Compagnie Créole et que j’interprète en patois Bielo-Russe du XVIIème . C’est un succès. Deux filles montent sur scène pour tenter de m’embrasser sur la bouche avec la langue. J’esquive. Une autre grimpe sur scène et m’attrape par la saucisse de Morteau qui pend dans son holster comme un révolver.

J’ai tout juste le temps de me sauver avec Amandine et Clémentine. Nous nous enfermons à clef dans les cabinets. Contre la porte, les filles frappent de toutes leurs forces : < La saucisse ! On veut la saucisse ! > hurlent-elles encore. Pour préparer la seconde partie du show Amandine tente d’ajuster la ficelle de mon string pendant que je fais pipi.

Comme je porte toujours mon string doré à l’envers, avec la ficelle devant, Amandine a toutes les peines du monde. Me voilà prêt. Clémentine m’a fixé la grande plume rose derrière. Je mets ma perruque bouclée et rousse sur la tête. Je saute sur scène et je commence pas "Aline" de Christophe en faisait une danse du ventre lascive et évocatrice.

Puis je chante "Les Champs Elysées" de Jo Dassin en Dialecte slovène du XVIIIème et avec un accent marseillais. Je m’accompagne au banjo en frappant le sol de mes palmes. C’est absolument "GLANDIOSE". Une vraie ovation. Une fille monte sur scène et m’arrache mon string. Me voilà tout nu. Je saute pour aller me réfugier aux toilettes.

Contre la porte, les coups redoublent. Amandine s'accroupit. Elle m’enfile mon collant mauve à pois bleus. Clémentine me secoue les confettis d’un mouvement régulier. Elle me secoue les paillettes dorées qui recouvrent ma chevelure. Me voilà prêt pour aller terminer ma prestation. Je suis vêtu d’un smoking noir, chaussé de mes palmes de plongée.

Je grimpe sur scène et j’interprète "Sex-Machine" de James Brown en dialecte Tyrolien de la fin du XIXème. Succès. Les filles applaudissent à tout rompre. L’une d’entre elles tente d’attraper ma saucisse de Morteau qui pend devant. J’esquive et je termine par "Tata Yoyo" de Annie Cordy que je chante en patois Serbo-Croate de la fin du XVIIème.

C’est dans une apothéose de culottes mouillées, jetées sur scène, que je tente d’échapper à la meute hurlante. Je m’enfuis. Une petite culotte trempée colle sur mon front et dégouline sur la veste de mon beau smoking. Amandine, Clémentine et moi, nous nous enfermons au WC pour attendre que les choses se calment enfin.

Un quart d’heure passe. Le silence est revenue. C’est le rituel de la photo souvenir. Clémentine a son super appareil. Je pose au milieu des filles qui me tiennent par la taille, les épaules, les poils pubiens, les cuisses, les bras et le cou. J’agite jésuitiquement ma saucisse de Morteau qui, à cause de la chaleur des projecteurs, gicle un peu partout…

Des filles me prient de faire quelques autographes en me tendant leurs petites culottes et un marqueur indélébile. Je signe à tour de bras pendant que Clémentine et Amandine passent la serpillère sous les chaises de la salle. Il faut décoller les culottes mouillées qui collent un peu partout. Il y en a même une, toute noire et à dentelles, qui colle au plafond.

Nous voilà enfin seuls, Amandine, Clémentine et moi. Je suis fatigué mais satisfait. Clémentine récupère le chèque. Amandine aimerait bien goûter à ma saucisse de Morteau qu’elle regarde avec envie depuis le début de la soirée. < C’est quoi, qui colle au bout ? On dirait du "Chaussé-aux-Moines" ? > me demande t-elle en humant la saucisse. Une spécialité Franc-Comtoise.

Amandine me fait part de son agréable surprise. Elle me dit : < Lorsque je viens sur ton Blog, je m'y amuse follement. J'aimerais déposer une appréciation au bas de tes récits merveilleux, mais c'est impossible ! Pourquoi donc ? >. Je la rassure en précisant : < Il suffit de me faire un message privé ! Mon Blog n'est pas un réverbère au bas duquel les clébards peuvent laisser leurs crottes ! >. Nous rions de bon cœur.

Nous passons ainsi la fin de la soirée à bavarder. Amandine savoure sa saucisse en gloussant de plaisir. Heureuse. Clémentine me fait : < Samedi prochain, petit coquin, tu assures une prestation "Chippendale" chez Juliette ! > Tout en disant cela elle agite le contrat sous mon nez. Amandine s’essuie la bouche avec un mouchoir en papier…

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