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Science... Le transhumanisme

Jedino

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        Aberration et folie des grandeurs pour les uns, rêve ultime pour les autres, le transhumanisme (ou, aussi, « homme augmenté ») est un sujet qui fait de plus en plus parler de lui à l’heure où certains progrès laissent miroiter un possible, celui de vaincre ou dépasser nos propres limites et maux existentiels que sont des capacités intellectuelles et physiques « limitées », la souffrance, la vieillesse ou la mort.

        Ce sujet pose bien évidemment des questions d’ordre éthique et je n’aurai pas l’ambition de trancher le débat. Mon rôle se limitera à apporter des éléments concrets de réflexion à quiconque pourra lire cet article. Libre à chacun de se faire son avis par la suite.

        Il existe une documentation importante sur le sujet, il est donc assez facile de s’informer plus largement sur ces sujets. Sur le principe, l’article se fera en cinq temps : la définition du transhumanisme, ses tendances, les technologies actuelles et futures qui y participeront sans doute, l’évocation du débat qui entoure le transhumanisme, et une conclusion.

 

evolution.jpg

Source : https://consciencesansobjet.blogspot.fr/

 

I. Quelle définition pour le transhumanisme ?

        Selon Bernard Stiegler, « depuis la préhistoire, l’humanité s’augmente par la technique ». En effet, pour lui, tout outil, entendu comme moyen de s’offrir des moyens que le corps humain n’offre pas lui-même, est une augmentation. Mais un outil, et plus largement la technologie, a aussi vocation à graver dans le temps notre capacité à connaître toujours davantage. Autrement dit, l’augmentation humaine traverse les générations par la possibilité de préserver le savoir.

        Le terme « transhumanisme » apparaît avec Julian Huxley en 1957. Il va être repris quelques décennies plus tard par les futurologues tels que Max More qui vont construire la pensée transhumaniste et lui donner le sens que nous lui donnons aujourd’hui et sur laquelle nous finirons dans cette partie. A la même époque, et en particulier à la fin du XXème siècle, les NBIC (Nanotechnologies, Biologie, Informatique, Sciences Cognitives) vont croître de façon importante et nourrir de grands espoirs de par leur mise en relation permettant d’obtenir de nouvelles technologies et de nouveaux usages.

        Mais revenons tout d’abord sur la notion de « réparation ». On parle d’humain « réparé » lorsqu’il s’agit par exemple de compenser un handicap. Si l’exemple des lunettes permettant de palier le défaut de la vue semble parfois abusif, les prothèses de membres ou les cœurs artificiels sont typiquement les exemples permettant d’illustrer la notion de « réparation ».

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EMY, l'exosquelette du CEA. © Clinatec

        On parle d’humain « augmenté » (« human enhancement » en anglais) lorsqu’il s’agit non plus de compenser le manque d’une capacité quelconque mais, au contraire, de pousser au-delà des limites humaines ces capacités. Cela peut être modestement le fait de porter un casque à vision nocturne, mais cela peut surtout aller plus loin grâce à des technologies nouvelles et en recherche qui seront abordées plus largement dans la partie suivante. Il est donc possible de créer des outils comme cela se fait depuis longtemps pour un humain, ou de façon plus intrusive dans le corps d’une personne.

        Il existe en réalité une distinction à faire entre le transhumanisme « idéologique » et le transhumanisme comme « vecteur scientifique ». L’idéologie a en effet pour projet d’atteindre à certains objectifs (non exhaustifs ici) que sont accroître la longévité (idéalement jusqu’à l’immortalité), les capacités physiques (force ou endurance importante), physiologiques (nouveaux sens) et cognitives  (contrôle par la « pensée » des objets), tandis que le vecteur scientifique ne fait que véhiculer certains thèmes autour desquels des projets de recherche se construisent.

        Cette augmentation passe en tous les cas par l’usage des technologies : nanotechnologies, robotique, génétique, sciences de la cognition, ne sont là que quelques exemples de ce qui peut participer à ce projet ou faire l’objet de ces thèmes.

        Certains proposent encore d’autres concepts pour expliquer plus finement l’évolution vers laquelle nous tendrions : d’abord instrumenté, c’est-à-dire capable de mieux se connaître et de s’alerter grâce à des capteurs (objets connectés), puis connecté, c’est-à-dire capable de rejoindre des données lui apportant la connaissance dont il a besoin quand et où il le souhaite, c’est amélioré et enfin hybridé que l’être humain finira, c’est-à-dire un mélange fusionnel entre le corps humain et la machine, aussi nommé parfois « cyborg ». Il existerait un stade ultime que serait la fabrication, à savoir un « être humain » complètement artificiel, voire dématérialisé (la fameuse conscience stockée dans un ordinateur).

        Nous nous contenterons ici de retenir surtout les notions de réparation et d’augmentation. Il est important de garder en tête cependant que la distinction entre réparation et augmentation n’est pas si nette que cela : ce qui est une augmentation un jour finit par devenir une réparation le lendemain, à l’image par exemple du pacemaker.

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Symbole du transhumanisme h+

        Nous garderons donc finalement la définition que pose l’Association Mondiale Transhumaniste (AMT), dite Humanity + ou h+ : « le transhumanisme est le mouvement intellectuel et culturel qui affirme la possibilité et la désirabilité d’améliorer radicalement la condition humaine grâce à la raison appliquée, notamment en développant les technologies et en les rendant largement disponibles pour éliminer le vieillissement et améliorer fortement les capacités humaines sur le plan intellectuel, physique et psychologique. »

        Notez qu’il en existe une autre que propose l’AMT en 2002 : le transhumanisme est « l’étude des répercussions, des promesses et des dangers potentiels de techniques qui nous permettront de surpasser des contraintes inhérentes à la nature humaine ainsi que l’étude des problèmes éthiques que soulèvent l’élaboration et l’usage de telles techniques. » Cette définition intègre une réflexion sur ce que l’on fait que ne possède pas la première.

        Une déclaration du transhumanisme existe si cela vous intéresse :

https://iatranshumanisme.com/a-propos/transhumanisme/la-declaration-transhumaniste/

        De même, un article détaillé et bien moins caricatural que ce que je peux exposer ici retrace l’humain augmenté sous le regard de la sociologie :

https://sociologies.revues.org/4409

 

II. Qu’est-ce que le transhumanisme ?

        Avez-vous déjà souhaité pouvoir vous affranchir du sommeil, courir autant que vous le souhaitez, ne plus être malade, avoir une santé « meilleure » qu’elle ne l’est déjà ? Avez-vous rêvé de pousser votre intellect au-delà de ses capacités, votre corps au-delà du possible ? En ce cas, ce qui va suivre devrait vous intéresser et vous rassurer. Sinon, peut-être appréhenderez-vous un peu le tournant que certains aimeraient prendre. En effet, la limite entre le matériel et le corporel a vocation à se réduire ou, plutôt, à fusionner.

        Par exemple, une personne déficiente visuellement pourrait retrouver la vue par optogénétique, c’est-à-dire par utilisation d’un génome d’un autre être vivant (une algue, ici). Il y aurait aussi l’optimisation du sang, donc des globules qui le composent, tant dans ses capacités à transporter l’oxygène que dans sa résistance, en s’inspirant notamment et à nouveau du vivant puisqu’un ver possède des globules « 50 fois plus efficaces que les nôtres ».

        Bien évidemment, la prothèse qui rendrait l’être humain aussi fort, résistant, endurant et rapide qu’une machine est au programme. C’est vrai aussi, et de façon moins intrusive, des exosquelettes. Le cerveau n’y échappe pas et pourrait, si l’on en croit Ray Kurzweil, bientôt « penser » grâce à la connectique plutôt que le biologique. Bien sûr, les maladies neurodégénératives seront vaincues et la possibilité de manipuler sa mémoire, ses émotions, une banalité.

        Inutile de dire que les organes auront tous leurs équivalents artificiels, voire biotechniques (culture de cellules-souches) probablement conçus grâce à des modèles sur des imprimantes 3D. L’utilisation des cellules-souches a l’intérêt majeur d’éviter le rejet du corps étranger par le corps. La peau elle-même pourrait, plus peut-être que le reste, avoir en elle nombre de capteurs qui permettraient à la fois de surveiller les paramètres du corps et de se connecter au monde qui nous entoure pour interagir avec lui.

        Enfin, objectif ultime, les cellules elles-mêmes seront augmentées pour combattre leur vieillissement (et donc notre vieillissement) puisqu’en effet certains éléments s’usent avec le temps, à savoir l’oxydation des membranes de la cellule (la membrane, c’est ce qui sépare la cellule de son environnement direct).

        Il est possible d’imaginer aussi donner de nouveaux sens : pouvoir entendre des ultra-sons, pouvoir voir dans les infrarouges, etc. Cela est d’autant moins fantasque que cela a pu être fait sur les rats :

http://www.maxisciences.com/vision/des-rats-acquierent-un-sixieme-sens-grace-a-un-implant-cerebral_art28655.html

        A côté de cela, des « médicaments de la personnalité » permettront de corriger les défauts qui empoisonnent nos existences : timidité, jalousie, se « soigneront » comme un rhume se soignerait, tandis que nous pourrons booster notre sens de la créativité ou notre empathie comme nous boosterions nos capacités sexuelles à coup de viagra.

        Mais il faut aborder aussi d’autres sujets : la notion de « superintelligence » est à introduire. En effet, la dite « singularité technologique » serait le point de l’Histoire où la technologie atteindrait un niveau d’évolution qui échapperait à l’être humain, ce pas étant souvent imaginé comme celui de l’intelligence artificielle (mais n’exclut pas une autre discipline). Selon les théoriciens-futurologues, ce point de non-retour serait moins lointain qu’il ne semble l’être après les récentes réussites en intelligence artificielle face aux joueurs humains de go et de poker, parlant en effet des premières décennies de notre siècle. Cette intelligence serait là pour de nombreuses choses, que ce soit pour gérer des systèmes qui échapperont à la compréhension humaine ou pour nous faciliter la vie, peu importe la manière.

        Tout cela s’accompagnera d’un monde déjà commencé où tout serait connecté. Humains, objets : le monde ne serait plus qu’un système immense. Cela passera notamment par la connexion de tout ce qui nous entoure, en premier lieu nos vêtements, mais aussi nos bâtiments, bref, tous les éléments de notre environnement. La principale difficulté réside dans l’autonomie énergétique et dans la fiabilité des données que reçoivent ces capteurs. Par exemple, les objets connectés surveillant (en théorie) nos constantes vitales ne sont pas aujourd’hui d’une fiabilité sans limite, loin de là. Cette précision de la mesure est une étape obligée pour devenir un équipement certifié et donc utile en médecine. Mais il est indéniable qu’à terme cela permettra sans nul doute de pratiquer une médecine plus juste au niveau des dosages et au plus proche de notre personne. Certains existent aujourd’hui déjà pour suivre certaines pathologies comme le diabète.

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http://blog.innovation-artisanat.fr/linternet-des-objets-au-service-de-la-gestion-de-la-production-et-de-la-maintenance-2/

        Autre problématique cependant importante : l’usage d’un objet connecté, qui est une curiosité au départ, ne s’installe que rarement dans le quotidien de quelqu’un et finit par être délaissé, ce qui ne permet évidemment pas un suivi à long terme. Si ce désintérêt pour la personne saine existe, cela peut aller au rejet pour la personne atteinte d’une pathologie, puisque cet élément le lui rappellerait constamment à bout de bras.

        Certains rêvent enfin de pouvoir « télécharger » leur conscience dans la machine, de façon à ne plus dépendre de leur corps. Outre les questions philosophiques que cela peut bien poser, la faisabilité même de ceci reste à démontrer puisque nous sommes bien incapables de dire ce qu’est la conscience, et donc de dire si le fait de l’extraire et de l’exporter ailleurs est possible.

        La fusion entre matériel et corporel commence dès lors que l’on cherche à intégrer en soi des éléments artificiels par nécessité (prothèses) ou envie, à l’image de la greffe d’électrodes faite par Kevin Warwick sur lui-même pour pouvoir « contrôler un ordinateur à distance ».

            Cette partie-là part un peu dans tous les sens sans aller au fond des thématiques, mais il est difficile d’embrasser sans trop détailler l’ensemble des thèmes que le transhumanisme entend exploiter. Je vous invite donc à approfondir les sujets s’ils vous intéressent plus particulièrement.

 

III. Quels sont les acteurs du transhumanisme ?

        Principalement anglo-saxon, le transhumanisme est porté tant par des personnalités célèbres que par des entreprises qui ne vous sont pas inconnues.

        Le célèbre Ray Kurzweil, qui aujourd’hui travaille chez Google sur les thématiques en lien avec l’intelligence artificielle, est l’une de ces personnalités qui théorise le transhumanisme et l’idée de singularité technologique qu’il annonce pour 2045. Dans le cadre de la singularité technologique, Ray Kurzweil a également créé une université dédiée à la formation de personnes capables de répondre aux défis qu’impose une telle singularité. Il est à noter aussi que c’est bien Google qui a récemment battu avec AlphaGo les champions mondiaux de Go, même si ce n’est pas le dernier fait d’arme de l’intelligence artificielle ces dernières années. Google, toujours, possède des filiales travaillant sur l’ADN (23andMe).

 

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AlphaGo joue contre Lee Sedol

        Mais d’autres pays sont aussi concernés par des travaux allant en ce sens. La Chine, par exemple, cherche à sélectionner les embryons ayant le plus de chance d’aboutir à des enfants et adultes « intelligents ». En Russie, c’est un milliardaire qui souhaite en deux décennies parvenir à transférer sa conscience dans une machine pour vivre éternellement.

        Autre acteur intéressé et assez évident, les armées s’intéressent évidemment à ces thématiques en vue d’arriver à des « super-soldats », forts de leurs exosquelettes demain, et de toujours plus au-delà. L’armure de combat Talos, conçu par la DARPA, est assez éloquente.

        Les laboratoires de recherche, comme des chercheurs du MIT, ne sont pas en reste et œuvrent à des fins utiles comme cette pilule d’« insuline intelligente » qui permettrait de délivrer une dose au meilleur moment et ainsi améliorer la vie des patients diabétiques. Le HRL Laboratories cherche lui à rendre possible « d’accélérer l’apprentissage et d’améliorer la mémoire » par neurostimulation, c’est-à-dire une stimulation de zones par implantation d’une sonde qui donnerait des décharges électriques comme cela peut se faire aujourd’hui pour des douleurs chroniques persistantes malgré tout traitement.

        Autre exemple de projet : la cartographie du cerveau, le « Human Brain Project », projet qui se fait en Suisse et qui est soutenu par l’Union Européenne en vue de mieux comprendre et ainsi mieux soigner les maladies neurodégénératives.

 

IV. Le transhumanisme est-il souhaitable ?

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Source : https://www.lecercledesliberaux.com/?p=20824

        Le transhumanisme est l’objet de vives critiques, alors même qu’il considère que l’augmentation ne comporte « aucun risque fondamental ». Par exemple, il peut être vu comme une réduction de l’être humain à sa seule pensée, à son cerveau, occultant ce qu’il est aussi, à savoir des émotions, des sens, voire une âme ou conscience. Pour Jean-Michel Besnier, le transhumanisme n’est jamais qu’un « refus pathétique d’accepter que la mort donne son sens à la vie elle-même ».

        Bernard Stiegler, que nous avons déjà évoqué, tient une position critique sur le sujet : pour lui, il est aberrant de laisser aux marchés la possibilité de décider de ce que sera le transhumanisme puisqu’en ce cas son programme est « la prolétarisation de tous au service d’une oligarchie » qui vivrait alors éternellement et laisserait de côté « les autres ». Mais il ne conteste pas la possibilité d’apporter de véritables évolutions sociales et économiques permettant de sortir de certaines impasses aujourd’hui. En fait, il ne faudrait pas arriver à une « fracture numérique » entre ceux qui ont les moyens de s’offrir de tels progrès et ceux qui ne l’ont pas.

        François Berger combat le transhumanisme comme étant un courant de pensée qui, sous couvert d’assurer le bien-être, se permettrait tout et, surtout, s’affranchirait de la limite entre le normal et le pathologique. Or, l’humain augmenté n’est pas la finalité de la médecine et c’est pourquoi les scientifiques doivent se positionner contre. De fait, il s’agit de porter des actions sur des personnes en mauvaise santé et non pas sur des personnes saines, prenant dès lors le risque d’avoir des effets indésirables sur la personne alors même qu’elle se portait bien avant cela. En effet, des patients atteints de pathologies incurables, en particulier au cerveau (glioblastome), pourraient bénéficier de la nanotechnologie. De plus, le transhumanisme se fonde sur des principes invalides et datés, simplifiant grandement la problématique : il n’est pas évident qu’une augmentation d’une capacité particulière du cerveau comme la mémoire puisse se faire aisément, et surtout sans conséquence néfaste pour les autres capacités restées à même niveau.

        Nicolas Le Dévédec et Fany Guis défendent l’idée que toute augmentation n’est pas une libération de notre condition mais, qu’au contraire, et comme cela est vrai aujourd’hui des psychotropes, ce ne sera qu’un moyen de se conformer à une exigence toujours plus grande en termes d’efforts, une exigence de performance, de productivité, qui fait de nous des consommateurs d’éléments « augmentant » nos capacités. Selon eux, c’est aussi la question du handicap qui est posée : le transhumanisme aborde la problématique sous un angle essentiellement biologique quand la question est bien souvent davantage « sociale et politique ». Surtout, les moyens qui apparaissent de pouvoir « choisir » son enfant illustre le fantasme de l’« enfant parfait », sur-mesure. Mais n’oublions pas que ces technologies offrent aussi la possibilité à des parents qui ne pouvaient l’être de le devenir.

        Les cellules-souches, elles, posent aussi un problème éthique qui est qu’elles sont abondantes sur l’embryon et qu’il faut donc les y prélever, ce qui n’est pas acceptable aujourd’hui en France mais se pratique ailleurs dans le monde.

        Plusieurs personnalités ont mis en garde publiquement contre les risques qu’il existait à développer une intelligence artificielle qui nous échappe, à l’image de Stephen Hawking, Elon Musk ou Bill Gates. Ce n’est pas une crainte du progrès mais de notre perte de contrôle sur ce progrès qui ne serait pas en accord avec nos propres objectifs, le risque étant que « nous ne pourrions pas plus intervenir que les chimpanzés ne peuvent le faire actuellement contre nous », donc que cette intelligence artificielle ne soit pas bienveillante à notre égard comme le met régulièrement en scène le cinéma ou la littérature. D’autres problèmes peuvent être imaginés en génétique, mais il existe ceux auxquels nous songeons moins comme la « perte de notre humanité » ou le contrôle de nos existences par la puissance du calcul et de l’algorithme.

        Plus radical, il existe évidemment un mouvement « bioconservateur » fermement opposé à ce type de technologies, le rapport « Beyond Therapy » de 2003 en étant le point d’orgue, et dont l’argument premier serait que le transhumanisme porte atteinte « aux droits fondamentaux de l’être humain » : « Cela est fondamental, dirai-je, parce que la nature humaine existe, qu’elle est un concept signifiant et qu’elle a fourni une base conceptuelle solide à nos expériences en tant qu’espèce. Conjointement avec la religion, elle est ce qui définit nos valeurs les plus fondamentales » (Francis Fukuyama).

        Mais ne soyons pas que négatif : il serait parfaitement possible aussi, par ces moyens-là, de mieux parvenir à comprendre l’autre, en simulant le ressenti et le vécu d’une personne atteinte d’un quelconque handicap, ce que laisse finalement miroiter aussi le jeu vidéo 3D qui est une « expérience totale », une immersion. C’est également un courant de pensée qui a le mérite de vouloir toujours aller plus loin dans « l’augmentation », et donc nécessairement aussi dans la « réparation ». Autrement dit, et de façon moins « mécanique », c’est un moyen de motiver des projets de recherche sur des sujets permettant d’améliorer la qualité de vie de bon nombre de personnes qui ont l’une ou l’autre déficience.

        En tous les cas, une réflexion par les sciences humaines semble devoir accompagner l’émergence de ces technologies et de leurs usages. C’est pourquoi en 1998 fût créé « L’Association Transhumaniste Mondiale » qui a vocation à entretenir la flamme du transhumanisme à travers le monde, et notamment la discussion des questions d’ordre éthiques.

        D’autre part, il existe un ensemble de valeurs censées cadrer et guider l’œuvre transhumaniste, par exemple celles que posent Nick Bostrom (co-fondateur de l’Association Transhumaniste Mondiale) :

-       « La sécurité totale : en aucun cas les choix exploratoires ne doivent entraîner de risque sur l’existence de notre espèce, ou abîmer son potentiel de développement »,

-       « Le progrès technologique : c’est lui qui permet l’émergence des avancées transhumaines, il va de pair avec et découle de la croissance économique et de la productivité »,

-       « L’accès à tous : le projet posthumain ne doit pas être exploré par quelques élus, mais accessible à tous. »

        A ceux-ci Bostrom ajoutent aussi d’autres principes qui en découlent tels que « l’absolue nécessité de faire ses choix en étant informé et donc formé », la « coopération internationale », le « respect et la tolérance généralisées », le « respect de la diversité », la « nécessité impérative de prendre soin de la vie », etc.

       Mais il est parfaitement légitime de se demander dans quelle mesure ces valeurs sont respectées et ont une influence sur les activités des acteurs qui font véritablement ce qu’est actuellement le transhumanisme.

        Il est à noter aussi qu’un mouvement transhumaniste propre à l’Europe a émergé, bien plus proche de ce qu’il serait souhaitable : les technoprogressistes. Opposés au transhumanisme ultra-libéral américain, ils n’ont pas cette totale confiance quasi-naïve dans la technologie. Surtout, ils se préoccupent des conséquences sociétales de façon à se poser des questions avant de créer la technologie possible : réfléchir d’abord, développer ensuite. On peut par exemple citer l’association transhumaniste française (AFT), dite Technoprog, créée en 2010. Mais ce mouvement n’a pas la puissance du transhumanisme américain porté par les géants du numérique.

       Mais concluons avec les bioéthiciens qui jugent qu'au final, l’augmentation de l’humain est déjà pratique courante : banalement, le café que nous buvons, ou surtout le dopage que nous huons mais qui est relativement courant sous couvert de performance et de socialisation. Et si cela est vu négativement dans ce contexte, il devient très positif dans d’autres, où il est essentiel de rester attentif et performant, les trois exemples les plus éloquents restant le transport aérien, la chirurgie ou l’armée. Quoi que favorables à l’humain augmenté, les bioéthiciens ne sont pas pour une activité en totale liberté et souhaitent que celle-ci soit encadrée et se fasse selon des principes et une mise en question éthique nécessaire sur certains aspects. Hypothèse reste faite que le progrès sera positif en soi une fois que les aspects collectifs seront maîtrisés et qu’ils se feront dans la justice et l’équité.

 

V. Conclusion

       Le transhumanisme est donc un défi tant technique, collectif, juridique qu’éthique. Le débat est d’une grande complexité et apporte des éléments qui peuvent sembler aussi bénéfiques que regrettables. Je ne prétends pas avoir brossé un portait complet des thématiques qu’il entend aborder pour parvenir à ses fins, mais la plupart, je crois, y sont.

       Au-delà de la question éthique qui cherche à savoir si le transhumanisme est acceptable et, si oui, dans quelle mesure, la question qui n’a pas été posée était de savoir ce qu’il adviendrait de ceux refusant toute augmentation car, en effet, une société à deux vitesses pourrait bien apparaître alors et pourrait aboutir de fait à des inégalités. D’autre part, cet optimisme radical en l’apport que la science aura dans nos vies pourrait très bien être interrogé.

      Toutefois, et comme le rappelle sentencieusement Anne-Laure Boch, « le plus grand risque du transhumanisme, c’est de décevoir ». En effet, compte-tenu des espérances qui lui sont accordées, les futurologues à l’origine de cette pensée attribuent à la technologie la capacité à répondre à toutes nos craintes et difficultés, ce qui n’a rien d’évident tant notre ignorance est grande, particulièrement sur le fonctionnement même du cerveau qui est, il faut le dire, le centre des préoccupations du transhumanisme.

       En tous les cas, notre réalité se restreint de moins en moins à notre personne pour se projeter vers le monde, un monde où le réel et le virtuel s’entremêlent et interagissent. Vers une fusion avec la machine comme le mettrait en scène Avatar ? Probable que le robot compagnon ou l’algorithme d’aide à la décision se démocratise avant tout risque d’une superintelligence. Probable aussi que d’autres questions cruciales se poseront avant celles de savoir si nous devons restreindre une intelligence qui peut nous dépasser, s’il est acceptable de pouvoir vivre plusieurs centaines d’années ou même d’abandonner ses membres biologiques pour lui préférer des membres robotiques, à l’image de l’utilité du travail dans la vie ou de l’utilité de l’argent dès lors qu’un robot, métallique et/ou algorithmique, peut nous remplacer sur (presque) tout.

       A force de rêver d’être augmenté, il faudrait aussi prendre garde à ne pas au contraire se diminuer, devenant des automates qui ne sont plus que les ombres d’êtres humains ou des victimes de la surcharge que nous impose le progrès jusqu’à l’aliénation ou la surcharge cognitive.

Finissons sur une citation de Hannah Arendt tirée de La Condition de l’homme moderne de 1958:

       Depuis quelques temps, un grand nombre de recherches scientifiques s'efforcent de rendre la vie « artificielle » elle aussi, et de couper le lien qui maintient encore l'homme parmi les enfants de la nature. C'est le même désir d'échapper à l'emprisonnement terrestre qui se manifeste dans les essais de création en éprouvette, dans le vœu de combiner « au microscope le plasma germinal provenant de personnes aux qualités garanties, afin de produire des êtres supérieurs » et de « modifier leurs tailles, formes et fonction » ; et je soupçonne que l'envie d'échapper à la condition humaine expliquerait aussi l'espoir de prolonger la durée de l'existence fort au-delà de cent ans, limite jusqu'ici admise. Cet homme futur, que les savants produiront, nous disent-ils, en un siècle pas davantage, paraît en proie à la révolte contre l'existence humaine telle qu'elle est donnée en cadeau venu de nulle part (laïquement parlant) et qu'il veut pour ainsi dire « échanger contre un ouvrage de ses propres mains ».

 

       Pour aller plus loin sur le sujet, je vous propose une petite lecture : Bernard Claverie et Benoît LeBlanc, dans « L’humain augmenté », discutent du sujet bien mieux que je ne saurais le faire. Je vous y renvoie donc si la thématique vous intéresse et vous interroge.

 

Bibliographie :

Partie I.

https://www.franceculture.fr/conferences/universite-de-nantes/lhomme-augmente-un-fantasme-qui-devient-realite

https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/le-transhumanisme-est-un-neodarwinisme-dangereux-avertit-bernard-stiegler_108864

http://www.ecologiehumaine.eu/les-penseurs-du-transhumanisme/

Partie II.

https://humanoides.fr/homme-augmente-fantasme-devient-realite/

http://www.20minutes.fr/sante/1831643-20160603-transhumanisme-quoi-ressemblera-homme-augmente-2050

https://www.fondation-telecom.org/wp-content/uploads/2016/01/2015-CahierDeVeille-HommeAugmente.pdf

Partie III.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/de-l-homme-repare-a-l-homme-augmente_28253

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/18/google-et-les-transhumanistes_3162104_1650684.html

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/homme-augmente-ou-en-sont-les-recherches-32803/

Partie IV.

 

https://iatranshumanisme.com/a-propos/transhumanisme/la-declaration-transhumaniste/quest-ce-que-le-transhumanisme-version-3-2/

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/francois-berger-le-transhumanisme-est-un-charlatanisme-dangereux_104462

http://www.cnetfrance.fr/news/transhumanisme-en-route-vers-l-homme-augmente-39793020.htm

 

 

 
   

 

 

 

 


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Citation

Finissons sur une citation de Hannah Arendt tirée de La Condition de l’homme moderne de 1958:

       Depuis quelques temps, un grand nombre de recherches scientifiques s'efforcent de rendre la vie « artificielle » elle aussi, et de couper le lien qui maintient encore l'homme parmi les enfants de la nature. C'est le même désir d'échapper à l'emprisonnement terrestre qui se manifeste dans les essais de création en éprouvette, dans le vœu de combiner « au microscope le plasma germinal provenant de personnes aux qualités garanties, afin de produire des êtres supérieurs » et de « modifier leurs tailles, formes et fonction » ; et je soupçonne que l'envie d'échapper à la condition humaine expliquerait aussi l'espoir de prolonger la durée de l'existence fort au-delà de cent ans, limite jusqu'ici admise. Cet homme futur, que les savants produiront, nous disent-ils, en un siècle pas davantage, paraît en proie à la révolte contre l'existence humaine telle qu'elle est donnée en cadeau venu de nulle part (laïquement parlant) et qu'il veut pour ainsi dire « échanger contre un ouvrage de ses propres mains ».

En sus de m'ame Arendt, il me semble que la pensée de son ex-mari Günther Anders rend finement compte de menus problèmes sous-jacents au transhumanisme.

Une introduction ici, en particulier en ce qui concerne les 2 concepts clés de cet auteur, à savoir décalage prométhéen et honte prométhéenne. Ces concepts sont décalés de la fierté prométhéenne, fierté de l'humanité de ne rien devoir qu'à elle-même au moyen du savoir, inspirée du personnage de Prométhée (titan de la Grèce antique qui apporte la connaissance aux hommes contre l'avis des Dieux).

http://technologos.fr/textes/gunther_anders.php

Le décalage prométhéen correspond au décalage entre les accomplissements techniques de l'homme et ses capacités (notamment le sens de la mesure et de la responsabilité). Tout au plus est-il capable d'évaluer les risques d'un phénomène particulier et de prendre diverses précautions pour le limiter mais il est foncièrement incapable de considérer le phénomène technicien dans son ensemble. A l’opposé de l'utopiste, qui imagine un monde qu'il ne peut réaliser, l'homo technicus produit un monde qu'il n'est pas capable d'imaginer. Cette incapacité d'appréhender les implications de ce qu'il fait, cet écart entre ses productions (prodigieuses) et ses capacités morales font de lui un "analphabète de la peur". Son irresponsabilité elle-même ne relève pas de la faute morale (car pour qu'il y ait faute, il faut qu'il y ait conscience ou possibilité de conscience de la faute) mais d'un défaut d'imagination et de sensibilité, dans la mesure où l'ordre technicien impose ses critères (en premier lieu l'efficacité) et se substitue à toutes les valeurs qui avaient cours jusqu'à présent. Elle résulte donc du fait que l'on succombe (que l'on soit général ou sergent, chef d'état ou simple quidam) à la croyance en la capacité de la technique à résoudre les problèmes de l'existence. [...]

La honte prométhéenne est le sentiment que l'homme éprouve lorsqu'il se compare à ses productions, ne supportant pas au fond l'idée que, contrairement à elles, il ne relève pas du processus de fabrication rationalisé qui leur a donné naissance. Cette honte ne s'exprime pas seulement dans les tentatives d'avant-garde pour remplacer le vieil homme par le nouveau, mais également dans les situations les plus quotidiennes. Elle constitue la honte de son origine, la honte de devoir son être à la nature, à quelque chose qui ne relève pas d'un processus technique. On a « honte d'être devenu plutôt que d'avoir été fabriqué » résume Anders. La honte prométhéenne compense la fierté prométhéenne. Mais, comme elle, elle procède de la revendication à la liberté absolue : la fierté exprime une volonté de s'approprier intégralement les conditions de son existence, la honte relève de la conscience que quelque chose, en définitive, fait obstacle à cette entreprise de maîtrise intégrale. La mutation de l'humanité correspond donc à une volonté inconsciente de supprimer tout obstacle naturel par des moyens techniques, ceci afin de mettre un terme à la honte de se savoir un "produit de la nature".

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J'ai beaucoup aimé cet article de vulgarisation sur le transhumanisme qui présente bien la chose.

Mais j'ai relevé cependant un aveux de méconnaissance totale de l'homme, de son rôle dans la nature de ses interactions réelles avec elle. Cela me fait penser a une espèce de dévotion arhimanienne  de l'humain, mais on pourrait l'étendre sans aucun problème à toute la nature. Non pas à l'aspect Prométhéen car Prométhée signifie prévoyant, c'est lui qui créa l'homme, par un savant mélange de boues et de roches, mais plutôt de son frère Épiméthée qui réfléchit après coup, en créant dans le transhumanisme Pandore. J'ai comme l'impression que de jouer aux apprentis sorcier pour des buts se voulant très louables, amélioration humaine, on n'ouvre pas une nouvelle boite de Pandore avec bien d'autres maux.

De plus à la question qu'est donc l'homme ? Que nous connaissons de hier à aujourd'hui, si ce n'est déjà qu'une robotique biologique très perfectionné dont nous ignorons tout, bien plus en avance technologiquement car aisément recyclable, bien moins énergivore que des assemblage de silicium. De toute façon le progrès est toujours souhaitable, il arrivera immanquablement, les conséquences des espoirs seront alors des plus évidentes.

Il y a un autre point qui m'est apparu en lisant cet articles c'est une phobie ou peur panique de la vie, de la réalité du milieu en faisant une fuite en avant vers un dénaturation. S'il y a chute elle sera terrible.

 

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Il y a 10 heures, Promethee_Hades a dit :

J'ai beaucoup aimé cet article de vulgarisation sur le transhumanisme qui présente bien la chose.

Mais j'ai relevé cependant un aveux de méconnaissance totale de l'homme, de son rôle dans la nature de ses interactions réelles avec elle. Cela me fait penser a une espèce de dévotion arhimanienne  de l'humain, mais on pourrait l'étendre sans aucun problème à toute la nature. Non pas à l'aspect Prométhéen car Prométhée signifie prévoyant, c'est lui qui créa l'homme, par un savant mélange de boues et de roches, mais plutôt de son frère Épiméthée qui réfléchit après coup, en créant dans le transhumanisme Pandore. J'ai comme l'impression que de jouer aux apprentis sorcier pour des buts se voulant très louables, amélioration humaine, on n'ouvre pas une nouvelle boite de Pandore avec bien d'autres maux.

De plus à la question qu'est donc l'homme ? Que nous connaissons de hier à aujourd'hui, si ce n'est déjà qu'une robotique biologique très perfectionné dont nous ignorons tout, bien plus en avance technologiquement car aisément recyclable, bien moins énergivore que des assemblage de silicium. De toute façon le progrès est toujours souhaitable, il arrivera immanquablement, les conséquences des espoirs seront alors des plus évidentes.

Il y a un autre point qui m'est apparu en lisant cet articles c'est une phobie ou peur panique de la vie, de la réalité du milieu en faisant une fuite en avant vers un dénaturation. S'il y a chute elle sera terrible.

 

En effet, nous avons tendance à faire avant de se préoccuper de savoir si nous aurions bien fait de faire. Il est rare que le progrès n'apporte rien de positif, mais sur certains aspects, compte-tenu de notre ignorance sur bien des choses encore ou simplement parfois du fait du contexte, il est possible de se demander s'il ne serait pas préférable de faire de la science de façon, disons, raisonnée.

Merci pour la lecture !

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Bonjour Jedino, poigne de mains.

Bien le merci c'est à toi qu'il faut le dire pour avoir rédigé un bon article. Pour le reste nous sommes d'accord en gros. Je considère le progrès la connaissance scientifique comme une très bonne chose, dans la mesure ou on en fait pas une croyance.

Mais on peut dire sur le transhumanisme qu'il peut y avoir des objections, j'ai envisagé de mettre des vidéos de travaux en neurobiologie, mais j'ai craint que ce soit Hors Cadre de ton article, j'en ai fait des allusions dans ma réponse.

J'ai eu cependant grand plaisir à te lire.

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Merci pour ce sujet; Je suis un fan de science et de science fiction. J'ai même écrit une nouvelle sur "l homme du futur".. la prochaine évolution.  En un mot, ce ne sont pas ses aptitudes ou performances qui évoluent, au contraire il s'apaise, il ne subit plus cette montée d adrénaline qui lui permettrait de grimper à l arbre devant un danger, il évolue vers une modération de ces instincts autrefois utiles et brutaux, il gagne en sérénités .   Sont cour s'accélère bien moins lorsque sont boss le réprimande, il ne s'énerve plus en voiture etc... bien passons.

Si je peux me permettre, vous ne nous présentez pas la prochaine évolution de l'homme adapté à son milieu, mais plutôt un super homme.

Corrigez moi si je me trompe.   Je ne comprends pas quel intérêt y a  t il a performer un homme. Hormis cette angoisse inappropriée dont je parlais, rien d autre ne me semble utile ou plus adapté à notre milieu. 

Bergson ne disait pas seulement " que les hommes en blouse blanche sont incapable d appréhender les phénomènes de la vie" ,il explique aussi que la vie s'invente et se cherche à chaque instant sans but"

PS je vais bien vous relire     merci si vous me commentez, m'expliquez. 

SAXo

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Il y a 8 heures, saxopap a dit :

Merci pour ce sujet; Je suis un fan de science et de science fiction. J'ai même écrit une nouvelle sur "l homme du futur".. la prochaine évolution.  En un mot, ce ne sont pas ses aptitudes ou performances qui évoluent, au contraire il s'apaise, il ne subit plus cette montée d adrénaline qui lui permettrait de grimper à l arbre devant un danger, il évolue vers une modération de ces instincts autrefois utiles et brutaux, il gagne en sérénités .   Sont cour s'accélère bien moins lorsque sont boss le réprimande, il ne s'énerve plus en voiture etc... bien passons.

Si je peux me permettre, vous ne nous présentez pas la prochaine évolution de l'homme adapté à son milieu, mais plutôt un super homme.

Corrigez moi si je me trompe.   Je ne comprends pas quel intérêt y a  t il a performer un homme. Hormis cette angoisse inappropriée dont je parlais, rien d autre ne me semble utile ou plus adapté à notre milieu. 

Bergson ne disait pas seulement " que les hommes en blouse blanche sont incapable d appréhender les phénomènes de la vie" ,il explique aussi que la vie s'invente et se cherche à chaque instant sans but"

PS je vais bien vous relire     merci si vous me commentez, m'expliquez. 

SAXo

Il existe en réalité deux tendances dans le sujet qui nous concerne : l'une, dominante et idéologique, qui a en effet la prétention d'arriver à un "super humain" ; l'autre, minoritaire, qui est surtout là pour faire avancer la science.

Il existe plusieurs intérêts à faire cela auxquels on peut adhérer ou non. Le premier, c'est de compenser des handicaps (prothèses) ou de faciliter la vie de personnes malades (coeur artificiel, nanotechnologies). Le deuxième, c'est d'améliorer l'existence humaine de manière générale, certains souhaitant vaincre nos maux les plus existentiels, ce qui répond effectivement à nos angoisses.

Le premier est assez noble et légitime, le deuxième ne va en effet pas de soi, et c'est pourquoi il existe des personnes pour dire qu'il faut réfléchir aux problématiques avant plutôt qu'après.

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Ok pour tout le reste. Mais le cerveau humain?

Il est poétique, subjectif, curieux, irrationnel....  Lorsque nous croyons prendre une décision notre esprit nous joue des tours en utilisant des chemins salvateurs pour préserver sa vigilance. Ainsi le biais de confirmation,( erreur cognitive qui consiste à chercher des preuves de ce que l'on pense déjà) l'effet tunel ( l individu est tellement concentré sur son objectif qu'il en vient à ignorer ce qui se passe autour de lui)    les motifs récurrents ( utiliser des modèles répétitifs pour se simplifier la vie, et l'on peut en changer avec un peu de volonté) sont autant d'outils irrationnels et qui, me semble t il, ne pourrons jamais animer une machine. 

Les conventions influencent les choix que l'on croit faire en totale liberté. Les habitudes et les modèles conditionnent le monde. Mais tout le monde ne suis pas " la mode". La liberté de choisir, de changer d'opinion, de se tromper en affirmant penser juste et ainsi provoquer une nouvelle réflexion du groupe faisant émerger une difficulté, un ennui auquel personne n'avait pensé sans votre intervention , même fautive.

Vivre sans folie n'est pas si sage que l'on croit disait la roche foucault ...mdr....apprendre cela à un ordi? même ordi quantique ! ( le bit est un CUBI à l'instar d'un électron, qui peut être un mélange flou de spins, un CUBIT PEUT ETRE UN MELANGE FLOU DE ZERO ET DE 1. cela le rend multitâche. ainsi un ordi QUANTIQUE va trouver le labyrinthe en empruntant tous les chemins en même temps, car les particules peuvent être à divers endroit au même moment. L'ordi classique va essayer tous les chemins un par un.

Il faudra IMPERATIVEMENT donner la directive au super soldat de ne pas se suicider; ! la base n'est ce pas. 

Mais le problème est que lorsqu'il devra porter secour à des personnes en danger, il va s'en approcher, son risque vital augmente, alors il recule, puis à nouveau la directive qui lui impose de protéger tout humain prend le dessus, alors il se rapproche, ET AINSI DE SUITE!  au bout de quelques instants, aussi performant que soit son cerveau ( dit positronique) . :

Le chevalier lui prend une décision:

Un papy se noie dans une  riviere en crue. le sauver est très dangereux, et lui même te crie: non non, j'ai eu une belle vie, ne risquez pas la votre, vous êtes jeune et c''est super dangereux. De plus vous avez 4 enfants qui comptent sur vous. Plonger est absurde, irrationnel, irresponsable ( pour vos enfants qui comptent sur vous.) etc...et pourtant

VOUS PLONGEZ EVIDEMENT, IMPOSSIBLE D'ABANDONNER CE PAPY. ET VIVRE une vie entière en pensant; il était vieux, je risquait ma vie, je ne pouvais pas, lui même me l'a dit etc... etc...la honte, le remord, la déception de sois etc.

Alors pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, seules les prothèses ont un avenir. Un malade réparé de toutes pièces reste un homme si il possède son esprit. Les supers robots, cela par définition ne seront que des machines. , par essence même du non objectif et du non déterminisme de la vie. Nous n'avons aucune fonction prédéterminée à la naissance ! Nous n'avons aucune idée de nos futurs capacités, et cela a une raison d'être: créer du lien social, seul moyen d'élever des enfants. 

Nos bibounes naissent très faibles ( la neotinie)  sans défenses etc...ce fut un formidable moteur pour l'humanité qui fut ainsi obligé de vivre en groupe. les robots rudimentaires ont semble t il un instinct grégaire ! étonnant non? 

Allons,  apprendre la courtoisie à ces machines ? comment,? perso je m arrête quand je vois une dame en difficulté pour se garer, même si je suis dans mon bon droit pour passer, et je me fait plaisir, je lui assure mon soutient, ma protection...et pourquoi? quelles intérêt ?  Aucun, j avais juste envie de faire plaisir, filer un coup de main gratis, pas de contrepartie. ...Notre société humaniste sur le chemin de rousseau, voltaire, diderot etc...acceptera un robot humanoïde utilitaire, mais je ne vois personne pour lui confier la promenade de ses gosses au parc. 

Le robot ne sera jamais " vivant" car il est construit avec des directives précises pour avoir une activité précise..il pourra changer ses directives autant de fois qu'il le souhaite, il lui est impossible de mettre en boite l'instinct , le libre arbitre, l'anticipation compte tenue des humains qui l'entoure et qui avec leur merveilleuse humanité, agissent de façon irrationnelle, imprévisible pour un robot aussi performant que soit ses capacités d'observation et d'analyse..

À vous relire  Saxo 

Modifié par saxopap

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Le 06/04/2017 à 17:48, Jedino a dit :

En effet, nous avons tendance à faire avant de se préoccuper de savoir si nous aurions bien fait de faire. Il est rare que le progrès n'apporte rien de positif, mais sur certains aspects, compte-tenu de notre ignorance sur bien des choses encore ou simplement parfois du fait du contexte, il est possible de se demander s'il ne serait pas préférable de faire de la science de façon, disons, raisonnée.

Merci pour la lecture !

Je devine que tu n'est pas un scientifique. La raison, l'anticipation, la futurologie ( pas plus de 2 ou 3 ans, après personne ne sais ce qu il va se passer) la destination et bien d autres sujets encore sont en permanence à l'esprit des chercheurs.  Qu'il s'agisse de science appliquée ou fondamentale, tout scientifique a pour intention première de ne pas nuire. 

Tu écris: " nous avons tendance à faire avant de se préoccuper de savoir si de la à abandonner toute recherche au prétexte qu'elle peuventnous aurions bien fait de faire"

Les projets scientifiques sont soumis à de nombreux comités de sages, durent des années et évoluent en fonction des risques et destinations. Je pense que ta réflexion s'applique aux maires qui délivrent des permis toxiques, aux promoteurs qui sans vergogne pillent notre littoral, aux ministres incompétents qui en denier retour decident sans aucune projection des conséquences et contre l'avis des " hommes de l'art" ( le sang contaminé, de multiples fois alerté par de nombreux prof de médecine ) avec à la clé une arnaque intellectuelle inadmissible: responsable mais pas coupable!  fallait l'inventer celle la ! il aurait mieux fait de lire son courrier cet idiot. ( fab..) surtout pour des enfants qui n'en avaient pas vraiment besoin...

Crois moi, la science RAISONNE ! de la à abandonner les recherches et essaies, création des modèles math , il ne faut pas tomber ds ce piège . Si une découverte est détournée de son but premier, c'est le rôle de la police, justice. ( même si de nombreux médicaments changent dleur destination première, cela est soumis à un comité et murement reflechi

 

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Le 06/04/2017 à 07:35, Promethee_Hades a dit :

J'ai beaucoup aimé cet article de vulgarisation sur le transhumanisme qui présente bien la chose.

Mais j'ai relevé cependant un aveux de méconnaissance totale de l'homme, de son rôle dans la nature de ses interactions réelles avec elle. Cela me fait penser a une espèce de dévotion arhimanienne  de l'humain, mais on pourrait l'étendre sans aucun problème à toute la nature. Non pas à l'aspect Prométhéen car Prométhée signifie prévoyant, c'est lui qui créa l'homme, par un savant mélange de boues et de roches, mais plutôt de son frère Épiméthée qui réfléchit après coup, en créant dans le transhumanisme Pandore. J'ai comme l'impression que de jouer aux apprentis sorcier pour des buts se voulant très louables, amélioration humaine, on n'ouvre pas une nouvelle boite de Pandore avec bien d'autres maux.

De plus à la question qu'est donc l'homme ? Que nous connaissons de hier à aujourd'hui, si ce n'est déjà qu'une robotique biologique très perfectionné dont nous ignorons tout, bien plus en avance technologiquement car aisément recyclable, bien moins énergivore que des assemblage de silicium. De toute façon le progrès est toujours souhaitable, il arrivera immanquablement, les conséquences des espoirs seront alors des plus évidentes.

Il y a un autre point qui m'est apparu en lisant cet articles c'est une phobie ou peur panique de la vie, de la réalité du milieu en faisant une fuite en avant vers un dénaturation. S'il y a chute elle sera terrible.

 

 

je suis super dac avec toi presque sur tout, boite de pandore, machine humaine recyclable alors que nos machines polluent etc...mais voila, l'homme n'est pas une machine.

Et c'est sur ce petit sujet que voulais t'eclairer de mes modestes pensées...je ne sais que penser.

l'homme est à base de carbone, constituant principale de la matière organique. Perfectionné, c'est certain, et cette complexité  explique les nombreuses pannes (les maladies) qui ne peuvent être comparées qu'a celles des formules un, tant leur complexité est grande) . Tu remarqueras qu'il s'agit d'une métaphore qui, par définition, est intangible

Alors, l'homme n'est pas " une robotique organique très perfectionnée..." il est le résultat de mutations millénaires, d'une évolution cellulaire avec le crosing over génétique assurant la "non similarité" du nouvel être venant au monde, d'un nombre incalculable d'aléa biochimiques et physiologiques ( péristase: ( peristasis) ou  influence du milieu, effet placebo ( force de l'esprit) , mutations par rayonnement cosmiques eux même inconstants, aléatoires  et dont les effets sont indiscutablement variés. Passons sur le nombre infini d'événements aléatoires responsables du fait que chaque HOMME EST UNIQUE.(   En un mot, deux vrais jumeaux ( homozygotes) sont très différents. 

Ces quelques éléments te permettrons, je l'espère, d'envisager l'impossibilité de comparer un homme à une machine qui même si elle parvenait à se dupliquer et même encore à se diversifier, elle ne le ferait  QUE DE SON PROPRE CHEF, sa propre décision ( modifications techniques pour s adapter etc.. ou répondre à de nouveaux besoins,  techniques etc...)  ( j ai bien parlé de "duplication" pour éviter "reproduction"  lol

le hasard qui accompagne la vie serait bien compliqué à transmettre à un robot, et si cela venait à se faire,( modèle math des nombres aléatoires) tout robot qu'il est, il lui faudrait des millions d'années pour aboutir à des formes de robots utiles, adaptés.

Voici ce qui te convaincra définitivement , je l'espère: L'ESPRIT, l'affectif, la liberté choisie ou l'engagement choisi, le rêve et l amour, la poésie et la créativité artistique dont on sais quelle est impossible à quantifier ne peut être mise en boite, et encore moins  transmises à un robot.

Bergson nous instruit d'une certitude: l'homme né sans but et sans destination. il évolue et fait ses propres choix ( subjectif...dur dur pour un robot). .le robot perpétuera probablement un jour  sa ligné selon les besoins et décidera de la destination de chaque " nouveau né". 

alors si l'homme est une poire, la machine est une pomme, et nous nous débarrasseront enfin de cette toute mignonne et naïve tentation qui consiste à comparer, rapprocher, l'homme et sa création mécanique . 

bien amicalement. 

Ps merci pour tes info, un tas de trucs que je ne connaissais pas; 

 

Modifié par saxopap

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Non, aujourd'hui il n'y a pas une réflexion éthique constante sur ces sujets, loin de là. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont tous ceux qui sont critiques à l'égard de ces recherches.

Pour le reste, je ne m'avancerai pas sur ce que sera la robotique. Pour le fait de rendre service, je n'irai pas jusqu'à dire que cela est impossible : ils sont au contraire par essence tournés à cela. Mais de là à dire qu'il est incapable de décider ? Il suffit de voir qu'il est capable d'apprendre sur des jeux précis pour parler de prise de décision. En a-t-il conscience ? Sans doute pas. Il n'empêche qu'il fait des choix en vue d'une fin qui est celle de gagner contre l'autre. Et pour cela, il anticipe, bien plus qu'un humain ne peut d'ailleurs le faire et ne pourra jamais sans doute.

La science raisonne, en effet, mais elle ne raisonne que trop peu sur elle-même et sur les conséquences de ses actes.

Je ne suis pas d'accord avec toi : la catachrèse, qui est le fait de détourner une chose de son usage premier, est "naturel" dans la vie de cette même chose. L'inventivité humaine a la primauté sur ce sujet, et c'est là où en effet la machine ne gagne pas encore.

 

L'idée n'est pas tant de mettre en boîte la créativité, mais de la reproduire. Est-ce possible ? Nul ne le sait. Tu sembles penser que non, d'autres que oui. Pour ma part, je me contente de ne pas y répondre, je ne tiens pas à rentrer dans un débat métaphysique. Mais il ne faudrait pas que tu ailles à penser que je partage la position de ces gens-là pour autant.

 

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J'ai comme une impression très désagréable d'avoir été très mal compris sur certains aspects et bien compris sur d'autres c'est vrai je dois le reconnaître je me suis exprimé par évocations, je partais de l'axiome que celui qui avait fait le post connaissais correctement le sujet, donc il était en mesure de connaitre, d'avoir compris tout ce que j'exprimai.

Après que l'homme soit une machine biologique, comme d'ailleurs tout le monde vivant ça fait plus de quarante ans que j'ai du m'y résoudre, malgré mes réticences, c'était devenu pour moi une évidence. Le vivant est une machine à la technologie formidable, qui nous dépasse très largement encore, mais c'est de la technologie. Je part du principe que nous devons apprendre, connaitre, comprendre toute cette technologie, nous en sommes hélas bien trop loin avant de se lancer dans le perfectionnement de celle ci, car dans le cas contraire dans ce qui semble que le transhumanisme veut faire c'est jouer à l'apprenti sorcier et nous amener certes quelques part, mais pas du tout là ou nous le souhaiterions. Car il semble que tout soit tellement imbriqué , qu’appliquer un perfectionnement à un élément, puisse avoir des conséquence disproportionné , c'est ce que nous nommons aujourd'hui l’effet papillon tel que Mandelbrot nous l'a bien expliqué. Le principe de précaution est impératif.

En ce qui concerne la duplication, nous la connaissons tous depuis quelque temps , il s'agit des virus, virus informatique j'entends, ce sont des programmes qui se dupliquent à l'infini sur d'autre machines, imaginons que le programme soit un embryons de pensée élémentaire.  Après que des machines se dupliquent imaginent de nouvelles machines qui n'existent pas encore, c'est un question de temps, la chose me semble possible aujourd'hui même avec des machines qui se répliquent, suffit d'imaginer la machine et de la construire, puis lui donner les matières premières pour faire sa propre réplique. Si on regarde les progrès qu'a fait l'homme depuis le début du XXe siècle à aujourd'hui ou maintenant la connaissance humaines double tout les cinq ans,  alors qu'avant fallait des millénaires pour ça. Imaginer l'impossible, c'est le rendre possible.

Après pour les mutations ouai, là encore on peut dire. Tout informaticien qui à côtoyé les machines entre 1960 et 1980 connais très bien les Rom ( read only memory ) ou mémoire morte, c'était des mémoire sur lesquelles on écrivait en une seule fois par des coupures des courts circuit, et qui à l'époque nous assimilions au code génétique,  notre ADN et notre ARN dans leur interaction sont très proches, d'ailleurs vers la fin suffisait pour modifier les rom de lampes à UV.  Donc là  la machine est trop proche de nous.

Pour le reste l'amour le rêve etc. bien oui une machine qui ne fut pas encore construite par l'homme, ne peux le faire aujourd'hui, mais l'homme étant une machine qui c'est construite en quinze milliards d'années le peut, tout ce dont tu me parle est purement physico chimique  dépendant de certains paramètres on les connaît pas tous, aujourd'hui on modifie les humeurs même mal, mais nous sommes capable de le faire avec tout l'arsenal des drogues psychiatrique, puis il y a tout ce que le public ne connaît pas, qu'il n'a pas à connaitre. En fait si tu regarde l'homme froidement au niveau purement matériel, il n'est pas il n'est rien il est programmé ( génétiquement )  pour avoir une illusion de lui même mais n'existe pas comme tel il s'imagine, il n'est rien d'autre que composant organique. C'est un objet. Pour quel but ? Nous pourrions nous interroger, mais finalement il n'y a aucun but dans la vision saine matérialiste. L'homme n'a ni joie, ni bonheur, ni souffrance tout ça n'a jamais existé, même si c'est dans sa conscience elle n'est pas elle n'est qu'une programmation , réaction physico-chimique, uniquement ça.

Quand à la conscience faudrait savoir ce que c'est, très exactement, son utilité, ses limites, ses extensions, et là personne n'en sais rien, ce que l'on peut dire c'est ni plus ni moins que des réactions physico chimique comme dans une pile ( type Leclanché par exemple ) et que celle ci, il suffit simplement d'avancer en connaissance pour pourvoir l'incorporé à n'importe qu'elle machine.

Après je pourrai dire des tas de choses , mais bon

 

Je ne peux que conseiller un excellent livre paru très récemment publier par les éditions Odile Jacob par Pierre Marie Liedo " le cerveau, la machine et l'humain " qui fait le bilan des connaissances actuelles en neuro-imagerie cérébrale, en neuro sciences, abordant avec un grand brio le transhumanisme.

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Je ne sais pas si tu t'adresses à moi promethee_hades (il semblerait que si), mais j'ai du mal à voir où tu as été mal compris puisque j'ai répondu sur les derniers commentaires surtout à saxopap, d'autant plus que ta dernière réponse me semble très bien correspondre à ce que je pourrais imaginer (hormis peut-être des concepts que je n'aborderais pas de la même manière, notamment sur la façon de parler du biologique, mais ce n'est pas bien dramatique).

Pour le reste, je comprends ce que tu me racontes, sans connaître forcément à fond le sujet, n'étant pas un spécialiste en effet du transhumanisme et n'étant pas davantage l'un de ses fervents partisans.

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Bonjour Jedino, poigne de mains.

Oui je me suis aussi adressé à toi, mais pas dans le sens ou tu m'a mal compris. En fait par flemme j'ai pas différencier les deux personnes à qui je répondais, ce qui prêtait à confusions  je le reconnais admet mon erreur, j'en suis impardonnable, même la flemme n'excuse rien.

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Je n'ai pas de soucis avec ça, mais du coup je comprenais pas les critiques que tu pouvais m'adresser, d'où ma question. Aucun problème ;)

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Le 21/04/2017 à 23:11, Promethee_Hades a dit :

J'ai comme une impression très désagréable d'avoir été très mal compris sur certains aspects et bien compris sur d'autres c'est vrai je dois le reconnaître je me suis exprimé par évocations, je partais de l'axiome que celui qui avait fait le post connaissais correctement le sujet, donc il était en mesure de connaitre, d'avoir compris tout ce que j'exprimai.

Après que l'homme soit une machine biologique, comme d'ailleurs tout le monde vivant ça fait plus de quarante ans que j'ai du m'y résoudre, malgré mes réticences, c'était devenu pour moi une évidence. Le vivant est une machine à la technologie formidable, qui nous dépasse très largement encore, mais c'est de la technologie. Je part du principe que nous devons apprendre, connaitre, comprendre toute cette technologie, nous en sommes hélas bien trop loin avant de se lancer dans le perfectionnement de celle ci, car dans le cas contraire dans ce qui semble que le transhumanisme veut faire c'est jouer à l'apprenti sorcier et nous amener certes quelques part, mais pas du tout là ou nous le souhaiterions. Car il semble que tout soit tellement imbriqué , qu’appliquer un perfectionnement à un élément, puisse avoir des conséquence disproportionné , c'est ce que nous nommons aujourd'hui l’effet papillon tel que Mandelbrot nous l'a bien expliqué. Le principe de précaution est impératif.

Hello.

Le vivant une machine ? N'est-ce pas une vue à l'envers (sans romantisme ici) ? On est fasciné par la technologie, on voit tout par et comme de la technologie (comme ces reportages infiniment niais sur comment la technologie naturelle est formidable et en avance sur nous et peut inspirer des progrès techniques etc.). Et du coup connaître cette technologie sans y toucher avant d'en tout connaître vraiment... n'est ce pas contradictoire ? Puisque c'est justement parce qu'on est déjà dans le "je-touche" que ça nous apparaît comme de la technologie. 

Je rajoute une couche : connaître ce qu'est quelque chose, est-ce seulement savoir comment ça fonctionne ? La science est de plus en plus empêtrée là dedans à mon humble avis... Quelque objet qu'on regarde, on suppose que le connaître ce sera savoir comment il fonctionne, et trop souvent ceci aboutit sur : c'est tout ce qu'il y a à en savoir. Mais ma montre, qui pourtant est un objet technique, je ne sais pas ce qu'elle est parce que je connais sa mécanique interne. La réalité de la montre ne s'arrête pas là.

 

 

Modifié par Petitpepin

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