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Parler pour ne rien dire

Jedino

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Parler, c'est plus qu'une envie, c'est presque un besoin, comme dormir et manger. Raconter sa vie. Exposer son avis. A croire que quelqu'un en aura à faire de ce que tu peux bien penser! Arrête de te leurrer. T'apprécies autant une personne pour ce qu'elle est qu'un idiot qui se persuaderait d'être un génie raté. Franchement, tu te croirais, toi, si tu te disais que tu aimais le Soleil pour autre chose que la chaleur qu'il veut bien t'apporter? Foutu intérêt. Quand tu veux aimer, tu ne sais que bouffer.

Tu as des rêves, tu aimes les conter. Mensonge! Ton esprit est plus vide qu'un frigo de ghetto. T'es rien, tu n'as rien, mis à part le néant dans ton cerveau. Tu n'entends pas comme tout sonne faux? La musique se répète, tu y es habitué. T'as fini sourd, mon pauvre agneau. Peut-être est-ce pour ça que tu n'écoutes pas quand on te cause. Peut-être est-ce la raison qui te pousse à inonder les autres de tes mots qui ne valent pas gros.

Tais-toi. Voilà.

Tu as compris. J'espère que cela aura suffit. Tu ne seras jamais guéri. Encore moins sincère dans ta vie. Au fond, ce n'est qu'un jeu. Un jeu pourri, de pions raffermis. Sauf que tu n'aimes pas jouer. Ca t'as déjà assez détruit. Menteur! Tu mériterais l'agonie. Tu as tout, tu ne veux rien. Tu pourrais beaucoup, tu ne fais rien. Pourquoi tu te plains? Pourquoi tu te figes dans ton coin? Laisse tomber ton style, tes idées, et toutes ces conneries : t'es pas plus malheureux qu'un rat d’égout rongeant ta merde à la recherche d'une once de chair encore meurtrie.

Parce que c'est ce que tu es : un nuisible qu'on supprime. Une vermine qu'on extermine. Alors ferme-là. Ferme-là, maintenant. Démerde-toi. Il serait temps.

Et pourtant, on parle, sans jamais cesser. Cruelle nécessité d'exprimer sa souffrance pour y plonger l'autre, pour s'y sentir moins seul. On souffre toujours mieux à deux. Lâche. Lâche et égoïste. C'en est très triste.

T'aimerais, mais tu n'y parviens pas. Pour toi, la douleur ne se tait pas. Arrête ça. Tu ne l'es pas, ce martyr dont on plaint le sort tous les trois pas. Tu n'as rien, sinon un coeur qui ne tient pas. C'est ça ton problème? Contrôler ce que tu n'es pas? Parce que, mec, ceux qui crèvent vraiment à tour de bras, tu ne les entends pas.

C'en est assez, je le crois. Je n'ai déjà que trop parlé alors que je ne dois pas. Mais s'il fallait retenir quelque chose de ce n'importe quoi, je dirais que, si vous pensez être en droit de faire chier votre ami avec vos ennuis que vous n'avez pas, vous ne valez alors pas mieux que moi.


   Alerter


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