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mon blog, pardi !

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miq75

Noir.

Noir.

Aujourd'hui sera un jour Noir. Mais peut-on alors parler de jour ?

On dit que c'est la couleur qui les autres contient toutes,

pourtant j'ai tant de peine à les y percevoir que j'en doute.

Peut-être est-ce la saturation d'une autre teinte :

trop de faiblesse, trop de colère ou trop de douleur ;

écrivant en nos êtres de si profondes empreintes

que leurs maturations se ternissent en nos pleurs ?

Quel est ce déséquilibre qui sentimentalement nous assombris ?

Pourrais-t-on être définitivement libre de ses aléas, de ses bris ?

Ou sommes nous voués à n'en être sempiternellement que les débris ?

Non, Noir, ce n'est ni une saturation, ni un mélange,

car l'un comme l'autre impliqueraient la présence d'une vie.

Noir, c'est un néant de couleur et c'est bien ce qui tant dérange !

Dans le panel des sentiments il n'y a pas d'équivalence,

c'est une obscurité qui de notre essence a tout ravi.

Aujourd'hui, non, ce ne sera pas un jour. Ce sera juste une absence.

miq75

cil

Pale virgule à la brume naissante,

jaune bascule dans la nuit tombante,

cet air penché, montrant qu'elle est montante,

lueur cachée, mais sur nous éclairante.

Doigts entachés par ta pruine mouillante,

envies lachées sur ta peau captivante,

mes bras t'acculent contre ma q.... band....

qui viens, qui t'en...., longuement pénétrante.

Lune, de mes amantes, sera tu l'une ?

miq75

Technologie

C'est cet engin insupportable,

sonnerie qui te dérange pile,

au moment qui aurait été si agréable

pour le briser, le voilà le mobile

car tu l'a sortit, ton portable

maudite machine qui m'horripile.

Un outil voué à se contacter

dont tu ne peut plus te passer

pour aux autres rester connecté

sans en voir ce revers glacé

ce sacrifice de ta liberté

de n'être que nous deux, ensemble, enlacés.

"T'es où ? Tu fait quoi ? Tes mots sont prononcés

à cet ailleurs à notre intimité

et moi, déjà, j'ai dût y renoncer.

Là, je rajoute, du calin émiété,

au tas de haine que j'ai amoncellée

pour ces engin, porteurs d'inimitié.

Comme quoi, technologie, tu n'es pas toujours jolie.

miq75

Comment je t'immagine

Salut a tous. Je me livre ici à un exercice de style, à savoir, tenter de décrire mon idéal de femme sur le plan attirance/sexualité. En gros, tenter de définir ce qui me plait chez une femme.

Je l'immagine petite (1m40~1m50), ni trop maigrichonne, ni trop grassouillette, une carrure sportive. De bonnes fesses, hautes et musclées de quoi poser mes grandes paluches, une bonne poitrine, pour la même raison (90-95 C-D), les seins ronds et lourds. Un beau ventre très légèrement bombé, et un port droit, fier, ou alors au contraire un peu timide.

Le visage fin, souriant, équilibré, détendu. Les cheveux mi-longs, rousse aux yeux verts ou brune aux yeux bleus. La peau pâle, pleine de taches de rousseurs, surtout sur le visage, les bras et le dos. (j'adore les taches de rousseur, ça me donne envie de les compter avec les doigts, puis avec la paume de mes mains pour aller plus vite.)

Les doigts longs et fins, soignés. Maquillée avec goût (mais pas trop), car sûre de sa beauté, ou alors au contraire sans maquillage, nature, aux yeux fuyants de timidité, mais dans lesquels on plonge captivé quand on lui capture le regard en la faisant rosir.

Pas de piercings, ou alors bien cachés, pour les loisirs avec les intimes, ni de tatouages, ou alors discrets. Elle n'a pas besoin de ça pour se faire remarquer, bien que ça ne l'empèche pas de s'amuser avec...

Habillée de manière douillette et pratique, dans sa version timide, ou super élégante, en talons hauts et pantalon stretching, dans sa version sophistiquée. Et bien sur un décolleté à plonger.

Dans tous les cas, les yeux pétillants d'intelligence (et pas que les yeux). De la répartie toujours, de la profondeur parfois, de la folie de temps en temps et de l'humour à n'en plus finir. Capable de dérision aussi. Libre (phylosophiquement comme dans sa conception de sa sexualité. Sans tabous incommensurables, avec quelques perversions aussi, mais ne connaissant pas tout, pour que l'on découvre ensemble...). Sachant et aimant profiter des bons moments, sexuels ou pas.

Disponible aux mêmes moments que moi, et habitante proche de chez moi, évidemment. Et qui saurait me reconnaitre, briser ma carapace parfois trop rigide et m'emmener avec elle dans ses lieux de plaisirs. Mais pas pour vivre avec, juste pour partager de très bons moments occasionnellement. (J'ai déjà la mère de mes enfants / compagne de vieillesse, ce n'est pas le sujet ici.)

Bref, un beau rêve.

Voilà, messieux, vos avis convergents ou divergents ?

Mesdames, vos critiques vis à vis de la bassesse matérialiste de ma virilité ?

miq75

fusion

En rêve cette nuit, tu m'étais revenue

si belle dans mon lit, en légère tenue.

Tu avais délaissé ton homme pour me voir,

ma mie t'avais laissée sa place pour un soir,

alors nous profitions de cet instant tout doux,

fi de leurs permissions, nous les faisions jaloux.

Couché tout contre toi, je humais tes odeurs

le nez dans tes cheveux aux ardentes couleurs.

Là, du bout de mes doigts je goûtait la saveur

de tous tes arrondis, de toutes mes raideurs.

Ma main se faisant douce sur ta peau chaude et lisse

elle se prit à glisser, au départ de tes cuisses

des hanches vers tes seins, des tétons au pubis,

dans un mouvement long ou tous les corps frémissent.

Puis ce furent tes lèvres qui vinrent m'embrasser

à l'image de ton corps se couchant sur le mien

et dans ce face à face mes mains embarassées

trouvèrent enfin tes fesses et les saisirent bien.

Alors en dirigeant ton bassin si gracile

pour mieux juxtaposer ton ouverture fragile

à l'axe engageant de mon envie sensible

je vint nous proposer le plaisir indiscible.

Partageant le désir de cet enfournement

tu le fit s'introduire avec empressement

si bien que à mes mots et mes hahannements

se calquèrent bientôt tes doux gémissements.

Délaissant là mes lèvres pour mieux détailler

celui qui dans sa fièvre t'emmenait batailler

tu décolla ton buste, tu te redressa

et du regard du juste tu me caressa.

Et moi, agonisant, je fus pris de vertige,

tes seins chauds et tendus n'étant plus contre moi.

Je les voyais dansants, rythmants notre voltige

plaisirs suspendus à porté de mes doigts.

Ce n'est enfin qu'après de nombreux vas-et-viens

par mes mains désirés, entre fesses, hanches et seins

que je vit ton regard qui me fit oublier

où mes mains sans retard allaient rester liées.

Et c'est en pénétrant des plus profondément

dans tes yeux souriants aux signaux indécents

que nos oscillations, cris et regards pas sages

menèrent à l'explosion de tout ce paysage.

...

Après, je ne me souviens que d'avoir lutté pour fermer les yeux et quitter ton regard.

Seule me reste une question, qui trotte dans ma tête : n'était ce donc qu'un rêve ?

miq75

drague

Voilà un texte que j'ai écrit en slam, un peu à la façon de Grand Corps Malade (même si je suis bien conscient d'être à mille lieux de son talent). J'aimerais savoir ce que vous en pensez par rapport à ma prose habituellement plus structurée, merci. :)

Draguer n'est pas pour tous les hommes une activité facile,

quand l'objet de leur cœur rends leurs pensées si fébriles.

Certains aimeraient bien sortir de belles phrases alambiquées

alors ils les préparent tout le temps en pensées

mais quand vient le moment, l'occasion de s'lancer

Ils s'souviennent plus de rien, sont bien trop paniqués.

Le pire c'est qu'ils en trouvent de jolies expressions

qui f'raient fondre la belle, ils en ont bien l'impression

mais quand vient le moment, sans doute à cause de la pression

ils se taisent, ils ont peur de trop manquer de discrétion.

Draguer n'est pas pour tous les hommes une activité facile

tant l'objet de leur c¿ur est jolie et gracile.

Un jour ils partent motivés, en se disant, c'coup ci j'me lance

y ont leur réplique toute prête, y'a pas de doute, maintenant j'la branche

mais comme évidemment pour communiquer y'a pas les circonstances idéales

ben c'qui disent ça sonne faux, ils perdent un peu les pédales...

Et même si la demoiselle leur fait alors un beau sourire

auquel ils répondent très vite en ne pensant qu'à s'enfuir,

il s'en vont convaincus d'avoir encore raté le coche,

et pestent en silence contre leur parlé trop moche.

Draguer n'est pas pour tous les hommes une activité facile

tant ils aimeraient qu'leurs mots restent toujours subtils.

Alors régulièrement, en sortant, ils recroisent la belle

sans jamais rien oser laisser passer comme signal d'appel.

Ils ont eu beau réver ces moment là plus de mille fois

se réveler maintenant les remplis mille fois trop d'effroi.

Bien sur, ça ne les empèche pas de vivre ni d'être polis,

ils répondent sans problèmes aux sourires, aux mots gentils,

mais quand par hasard c'est la demoiselle qui leur adresse la parole

ils disent des banalités inconsistantes tant leurs pensées sont folles.

Draguer n'est pas pour tous les hommes une activité facile

certains trouvent leurs mots si nuls qu'ils les pensent inutiles.

miq75

sortilège

En entrant dans la pièce je suis pris d'un frisson,

vague émotion, ivresse, sentiment polisson,

en voyant dans le fond la silhouette gracile,

le pelage rubicond d'un animal fébrile.

Oubliant la raison ayant guidée mes pas

dedans cette maison ne nous concernant pas,

je vais près des jaloux, des idiots qui se rient

de tes cheveux si roux, de ton anatomie.

Cet air mélancolique que tu prends comme défense

aux propos bucoliques de ces fous qui t'offensent

font qu'ils t'abandonnent vers d'autres vains plaisirs

et que mes pas tâtonnent vers toi mon doux désir.

En croisant ton regard, j'ai de quoi me réjouir

tes lèvres sans retard, m'esquissent un sourire

tout emprunt de questions face à cet inconnu

pris par la tentation d'un moment incongru.

La blancheur de ta peau, sertie de taches rousses

m'attire comme un appeau vers ta belle frimousse ;

je suis tant réceptif au vert de tes yeux

que j'y reste captif de ton regard curieux.

Incapable d'émettre la moindre cohérente

réponse à soumettre à tes beaux yeux en fentes

hormis l'incontrôlable désir que tu perçoit

dans mon regard instable, je reste là sans voix.

Mais tu semble pourtant capter l'immensité

des compliments latents que je ne sais citer

et mon c¿ur déjà fou de ne les avoir dits

reçoit comme un grand coup quand ton sourire grandit.

Détrompant la fragile apparence de ton corps

d'un mouvement agile fait sans guère d'efforts

ton visage s'incline, tu me saisis la main

d'un geste si intime que je ressent si bien.

Moi qui était tout chose perdu dans ton regard,

j'ai le sang qui explose je sens monter mon fard

de ce contact infime tout mon être chavire

ton âme en moi s'imprime. Oh ! Comme je te désire !

Alors sans aucun mot, sans autre indication

voyant comme je suis sot, tu prends ma direction ;

décidant de mon sort, tu m'emmène avec toi

et guide nos pas dehors, au loin de cet endroit...

miq75

rose

Si mon amie la rose m'avais dit à l'aurore

que manquant de symbiose elle ne pouvait éclore

j'aurais tourné ma prose tant encore et encore

tant à fin qu'elle expose aux yeux son si beau corps.

Et mon fier baratin aurais produit le rêve

d'un si charmant matin ayant un goût de trêve

où rose, cette catin, pour ne pas faire qu'on crève

nous eut de grâce atteint, par sa floraison brève.

Aux roses en devenir si vous rêvez d'éclore

risquez vous a tenir des propos vous d'abord

car sans intervenir viendra ce qu'on déplore

vous risquez de ternir trop vite vos beaux corps...

miq75

enfer

Sur ma joue cette larme ne viendra pas je la retiens,

ma muse ayant rompue le charme, ne me laissant qu'effroi, rancœur.

C'est en brisant sa plus belle arme, me laissant là tel un cretin

qu'elle s'est perdue dans ce vacarme où je ressent ce froid au cœur.

Que vais-je faire maintenant que je n'ai plus ce doux repère

qu'est la promesse d'un demain blottit contre son corps radieux ?

Je me remémmore lentement ce moment qui me désespère

Où me tenant de ses deux mains, elle me regarde, me dit adieu.

Sur ma joue cette larme que j'ai eu beau contrecarrer

à pris le dessus sur mes forces et je la laisse s'écouler

sur le peu qu'il me reste d'âme, je ne suis plus qu'un égaré,

un corps vidé, rien qu'un écorce, tout le reste en moi à coulé.

Passer, riez, continuez, votre vie à deux cent à l'heure,

oubliez ce machin ruiné qui à perdu toute candeur,

mais si jamais ma muse joue avec vous et vous irradie

le peu de temps qu'il dure pour vous, profitez bien du paradis.

Pour moi, il est trop tard...

miq75

con versation

Même si en vers je suis versé tu est sévère à mon endroit

c'est bien mon droit de converser avec de paroles corsées

pour te serrer pas à l'envers mais à l'endroit que tu préfère

afin de dans ton con verser ce qui tâcherais ton corset.

miq75

culotte

Pas besoin de savon pour que je m'entuyaute :

descend donc sans façons ta petite culotte

qui cache tes ballons, faudra bien que tu l'ôte

ou j'irais à tâtons y chercher ton c*l l'hôte

Ouvre à ton étalon, avance et recule, hot !

Debout sur tes talons, viens que je t'enc*le haute.

miq75

homophonie...

Je fais le guet devant le gué et cela me remplis de bonheur

je savoure la puissance, ce pouvoir que j'ai sur l'autre

la virilité de ma position, dans cette guerre ou je contrôle

celui qui voudra franchir l'étroit passage convoité.

C'est dingue comme cela me rends gai ! 

miq75

Tranche horaire

Le brousouf régulier de ce souffle séculier commence à poindre dans ma nuit. La tâche là bas marquée, s'attache à se démasquer sans se dissocier de ce bruit. Les jets portent une légère odeur de bois brulé, d'huile et de suif échaudés. Le ciel déjà peu clair se recouvre, obscurcis par ses crachats de vapeur. Dans un temps qui ralentis, l'énorme engin envahis l'espace du quai tout gris. L'implacable mécanique dans un crissement de freins fait vibrer tout son métal. 

En cette heure impossible j'ai ce goût si froid du fer qui m'envahit toutes les voies. La trille d'un sifflet de gare tente de rivaliser avec le soufflet désobstruant la vapeur du moteur, tandis que trépidant, je la vois descendre les marches un peu plus loin. La lumière que son regard allume en m'apercevant éblouis mes pas pressés.

Alors qu'elle rejoins mes bras elle m'enserre en son parfum et sur ma nuque engourdie, elle me sussure un baiser. Sa voix fait le jour en moi de la caresse en mon cou de son soufle régulier.

Il est 15h, dans ce temps incertain de l'hiver, et mon soleil s'est levé. 

miq75

l'aborder

Ce soir j'aimerais l'aborder

poser mon sourire à bord des

contours de ses yeux là, bordés

par les reflets d'mes émotions.

J'aimerais tant que la bordée

de mots doux à son abord dès

que j'les dirais fassent sensation.

Ce soir j'aimerai la border

mais j'ai la trouille, sans rémission.

Je n'ferais rien, pas d'émission.

miq75

rêve incomplet...

Où est donc la voix qui est venue hanter

cette nuit ma pensée, mes rêves engourdis,

réclamant de mes doigts qu'ils viennent pianoter

ici des mots posés, pour elle, ce jour dit.

Si elle, seulement, m'avait dans mon brouillard

laissé entrevoir celle qui m'a commanditée

j'aurais trouvé comment, j'aurais su, débrouillard,

dépeindre ici la belle, en toute partialité. 

Mais seuls des mots émis par cette voix si douce

ont pénétré mon rêve, pas le moindre visage.

Depuis moi j'en frémis, j'ai peur, j'ai la frousse

de ne pouvoir, j'en crève, adapter mon message.

Alors dorénavent si tu viens me rejoindre

dans mes pensées intimes laisses-y errer ton âme

juste un peu plus avant que mes yeux puissent oindre

de l'huile de mes rimes ton physique de femme.

Et puis tant qu'on y est pourquoi pas justement

puisque l'on s'y retrouve, rester, prendre le temps

de nous insomnier, d'enlacer sciemment

nos âmes qui s'entrouvrent, dans un rêve entétant ?

revient... 

miq75

déprime associale

Salut,

Aujourd'hui, je déprime, alors je me livre. Mais comme je suis quelqu'un de compliqué, je le ferai en vers...

À toi ma belle muse qui ne les lira pas

je dédie ces doux mots, ces pensées éphémères

bien que je m'en excuse, je ne porterais pas

à ton c¿ur leur echo, ce serait trop vulgaire

Aussi laisse moi écrire là ou mon âme pleure

de ne savoir occire en elle cette peur

venir te faire la courre et me faire rejeter

c'est un risque trop lourd pour mon c¿ur émiété

Ne serait-ce ces normes de la société

qu'un prétendant propose à celles qui l'activent

je serais moins morose à la sagacité

des femmes qui disposent et sont si sélectives

Alors que c'est sans râles qu'elles sont justement

plus aptes que les mâles à dire leurs sentiments.

Et que dirais-je encore de cette hérésie

qu'est de croire en l'amour unique et fidèle

et de brider nos corps par de la jalousie

alors que tous les jours, nous aimons tant de belles...

Si l'on pouvait briser l'horrible mécanisme

tant hommes névrosé de misérabilisme

avoueraient le meilleur de leur amour caché

et ouvriraient des c¿ur si durs à attacher ;

nous aurions pu unir nos âmes toi et moi 

partager un plaisir nous emplissant d'émoi.

Mais j'ai peur que cruelle ne soit la société

envers de vous celles prêtes à nous écouter.

Alors, seul, je pleure.