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Aprentissage à l'ecriture pour un jeune coq

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Ozy Mandias

Son sac d'affaires sur le dos. Le regard fixant le trottoir d'en face. Le ventre noué. Abraham attendait avec d'autres appelés, affichant le même air tourmenté, l'autocar affrété par l'armée pour amener les futurs conscrits au camp d'entrainement de l'infanterie de fort Boucher.

Il était avant tout très anxieux des moments à venir, son avenir resté sombre. Il s'imaginait déjà être sous les ordres d'un sergent despotique hurlant à tout bout de champs, apprenant avec souffrance les rudiments de la guerre et tout ça pour mourir lors de son premier déploiement.

Il n'arrivait pas à imaginer pouvoir survivre. Il était plus que défaitiste. Son regard témoin de ses sombres pensées¿ regard qu'il partageait avec bon nombres d'autres jeunes gens attendant à l'arrêt d'autobus.

Un bus vert arriva. Les portes s'ouvrirent pour laisser sortir un caporal, la liste des appelé dans la main.

Son nom crié il répondit présent, fourra son sac dans la malle de l'autobus et s'engouffra dans le car.

Il s'installa dans le milieu du bus, une place contre la vitre.

Un jeune homme vint s'assoir a coté de lui.

Il était brun, les cheveux courts, les yeux marrons, un visage plutôt long et fin, les joues taillées à la serpe.

Son visage respirait la joie de vivre, même si en ces circonstances cela se sentait peu, et c'était plus que compréhensible.

Mais néanmoins on décelait chez lui une propension au rire, un air souriant, la bouche légèrement ouverte pour laissant entrevoir de belles dents blanches.

Il n'était pas particulièrement beau, mais pas repoussant pour autant.

Son regard furetait un peu partout, il était surement d'un naturel curieux, ou peut-être était-ce une angoisse qui se ressentait dans cette attitude.

En tout cas il était le contraire d'Abraham. Notre ami d'infortune avait le regard perdu, fixant vaguement le même trottoir gris de tout a l'heure.

Son voisin regardait un peu toutes les personnes présentes dans le bus, avec ce même air de curiosité mêlé à une sorte d'étonnement perpétuel. Il se risqua à regarder son voisin.

Abraham sentait son regard, ça le mettait mal a l'aise, il était plutôt introverti comme garçon et n'aimait pas être l'objet des regards. Le jeune homme lui tendit sa main droite et tout souriant lui dit :

« Salut. Je m'appelle Mustapha. »

Abraham lui sera la main sans entrain « Abraham.

-Abraham¿ enchanté, tu viens du quartier sud ? Moi je suis du quartier Sud.

-de L'étoile. » Le quartier de l'étoile était un quartier prolétaire ou vivait la masse salariale.

Un endroit lugubre ou poussait dans l'ordre de l'urbanisme moderne les immeubles ou logeait des générations de travailleurs sans espoir d'évolution de carrière.

Un endroit quelconque pour des gens quelconque. Le quartier Sud jouissait d'une meilleure population. Endroit un peu plus huppé ou vivait les cadres moyens, les mères de familles schizophrènes, et les adolescents encore insouciants dilapidant l'argent de poche dans des fêtes fortement alcoolisé ; « par ce que le monde est pourri », parait-il.

« L'étoile ? Un travailleur hein ? Ca va être plus facile pour toi que pour moi, je pense. » Mustapha ne disait pas ça de façon ironique.

« Plus facile, s'étonna Abraham. Pourquoi ?

-et bien, sans vouloir être vexant hein ? A mon avis les conscrits vont être plus facile pour un homme qui a l'habitude de trimer dur pour se nourrir, que pour un fils de riche comme moi.

-Si tu le dit. »

Abraham retourna à sa contemplation du trottoir d'en face, sous le regard perplexe de Mustapha. Un fils à papa. Curieux qu'il soit là. Habituellement ce sont les enfants d'ouvriers qui sont chargé de l'infanterie.

L'ÿtat s'arrange pour placer les enfants de milieux plus aisés dans des postes à responsabilité, comme sous-officier, ou dans le génie ou la recherche. Rarement dans la piétaille.

Le voyage dura trois heures. Fort Boucher était loin de la ville. Trois heures ou les amitiés au fils du hasard des places prises, se créèrent.

Malgré la nonchalance d'Abraham, dûe avant tout à une très grande anxiété, la discussion s'entama.

Mustapha parlait beaucoup, il nourrissait la discussion face au naturel réservé d'Abraham.

Ils n'avaient pas grand chose en commun : l'un était pauvre, l'autre était riche ; l'un comme déjà résigné par la vie, l'autre encore ignorant du monde.

L'un s'était arrêté à l'école inférieure, l'autre avait suivit un cursus en médecine qu'il avait dû mettre de coté à cause de sa mobilisation.

Leurs vies étaient tout fait différentes, mais peu importe, ils allaient suivre le même entrainement, ils allaient passer des mois assez douloureux. Les différences seraient mises de coté sans doute. L'armée sait y faire pour ranger les hommes dans un seul moule.

En traversant le portail d'entré de la base militaire, la plus par comprirent qu'ici ils abandonneraient toute cette innocence ¿par cela il faut comprendre, passé de l'autre coté de la scène- dont se justifie souvent le peuple.

Un énorme portail en métal lourd garni sur ses coté, des tours parsemées de mitrailleuses lourdes, comme la bouche d'un diable avec deux cornes se dressant fièrement en direction du ciel.

Et la viande rentra dans la boucherie. Parcours habituel, comme des têtes de cochon sur un tapis d'usine : appel, signature ; pose des affaires civiles, signature ; dépose des affaires militaires, signature ; passage à l'infirmerie, signature ; appel et mise en place dans les sections. Plus de signature, vous n'êtes plus qu'un matricule.

Le hasard voulu qu'Abraham et Mustapha se retrouvent dans la même section : section trois, deuxième peloton, douzième division du quatre-vingt neuvième régiment de l'infanterie régulière.

Un régiment basic sans haut fait d'arme. Dirigé par des officiers sans charisme et des sous officier détestant avoir des responsabilités.

Mustapha avait parié avec Abraham qu'il deviendrait sergent au bout d'un an. Abraham lui s'en fichait. Un an ! C'était déjà trop pour Abraham.

Ces deux là étaient devenus de très bon acolyte. On peut même dire qu'il se complétaient. Mustapha était un débrouillard, il faisait d'abord marcher ses méninges. Il compensait en cela ses difficultés physiques. Lui qui avait toujours fait en sorte de se faire dispenser pour le sport à l'école, il était servi.

Mustapha avait du charisme, il était apprécié de ses camarades, et imposait sa vision tout naturellement. Bon parleur, il monopolisait l'assistance. Il fallait dire que son éducation ne pouvait que le faire consentir supérieur face à la plèbe bien moins instruite. Pauvreté ne s'attache pas aux outils du savoir. Sauf en de rare cas.

Abraham ne se laissait pas avoir par la poudre magique que lançait Mustapha pour éberluer ses spectateurs. Il était intelligent, une intelligence naturelle, une intelligence de l'autre et de soi qui sommeillait jusqu'alors.

Mustapha avait éveillé en lui un appétit d'apprendre, par ses tirades accumulant les exemples historiques issues d'une culture générale édifiante. C'est justement a force de longue conversation où l'un jouait le rôle de mentor et l'autre de disciple qu'ils se sont appréciés.

Ainsi le caractère d'Abraham s'affirmait. Il n'avait pas le charisme de son ami, ni son pareil pour caresser dans le sens du poil mais une aura l'entourait. Une aura qui grandissait avec le temps, l'enseignement succin de Mustapha puis, plus conséquent, des livres ; et l'entrainement militaire harassant censé former de vrais soldats. Il commençait à être soit craint soit aimé, mais il ne laissait en aucun cas indifférent.

Les deux s'épanouissaient plus qu'ils ne l'auraient crus. Mustapha montrait tout son intelligence en cour théorique et stratégique, un tacticien hors pair qui donné du fil à retordre aux simulations mais il avait toujours autant de mal face aux activités physiques mais les troisièmes sections devenaient solidaires. On n'abandonne jamais un frère d'arme.

Abraham n'avait jamais besoin d'aide, il était même un des meilleurs combattant du groupe, si ce n'était le meilleurs en abandonnant sa mauvaise habitude de trop réfléchir lors des combat au corps à corps. En revanche pour les armes il excellait, un tireur froid, calme et d'une précision redoutable. Il préférait savoir l'ennemi loin de lui. L'ennemi¿ finalement il se faisait de plus en plus à cette nouvelle vie. La résignation devenait totale. Et puisqu'il était « bon », pourquoi allez contre ?

Donc deux esprit fort et devenus indissociables sortaient maintenait du lot dans la section trois. Deux meneurs d'homme possible, d'après l'adjudant Bogaba. Lequel nommer chef de classe ? L'académique ou l'instinctif ? Il demanda l'avis du sergent chargé de la section : « Tu m'as fait appelé ? Lui demanda le sergent Al-Hasan, en entrant dans le bureau de son supérieur.

-Ouai, je suis en train de faire les promos, en particulier la tienne. A ton avis, qui de Christo ou de Piedmont fera un bon chef de classe ?

-Je dirais Mustafa, même si Abraham est un guerrier né, Mustafa lui est un meneur d'homme né. Et faut pas oublié que Mouss sait obéir aux ordres. Abraham peut pas s'empêcher de cogiter sur le pourquoi du comment, il ne s'est pas gêner pour me rembarrer quant l'ordre lui paraissait pas logique.

-Esprit rebelle?

-Non, non¿ il réfléchit trop. Mais relax, encore quelque mois de pompes forcées et de jours au frigo lui apprendront à fermer sa gueule. Ironisa Al-Hasan. »

Bogaba pris note, les arguments tenaient. Ainsi Mustafa devint le chef de classe, assurément il deviendrait réellement sergent si il continuait ainsi. Abraham était content pour son ami.

Tout le monde savaient que cela ce jouait entre les deux, beaucoup purent croire que l'un aurait été jaloux de l'autre, mais c'était bien mal connaitre Abraham pour qui, moins il y avait de responsabilité mieux c'était.

Ainsi allait débuter, après l'apprentissage des bases, la deuxième phase de l'entrainement des jeunes aspirants.

Ozy Mandias

Bienvenue sur terre. Ici il n'y a que la guerre.

Abraham n'avait connu que cela. La guerre. Depuis tout jeune. Depuis qu'il était né en fait. Elle avait toujours été là. Comme une ombre froide et glaciale se penchant sur son berceau. Comme un grondement suivit de râles accompagnant ses jeux d'enfant. Comme la crainte prenant la place des rires après des bêtises d'adolescent. La guerre. Comme une seconde mère. La guerre, encore et toujours la guerre. Mais que savait-il au juste de cette guerre. Celle que les législateurs appelaient la guerre finale. Celle qui devait désigner le grand gagnant. Celle qui devait nommer le perdant. Celle qui devait sonner le début de la paix.

Cette fameuse paix rabâchée au fil des annonces politiques comme une carotte tendue à des ânes. La machine de guerre devait marcher coûte que coûte ! Les pacifistes ? Des traîtres ! Les contradicteurs ? Des traîtres ! Les intellectuels ? Des traîtres ! L'opposition ? Des traîtres ! Vous ne voulez pas combattre ? Vous êtes un traître ! Quiconque allait contre la bonne marche du militarisme de l'Etat était forcement avec l'autre. Avec nous ou contre nous. C'est pourtant simple ! Si simple qu'il fallait inculquer une logique vindicative et haineuse contre l'autre dès le plus jeune âge. Veiller à ce que nos petites têtes blondes ne se compliquent pas la vie avec toutes sortes d'idéaux tous plus infâmes et immoraux les uns que les autres. Ne pas leurs laisser la si contraignante épreuve du choix. L'Etat est là pour ça. Tout comme pour accompagner le citoyen tout le long de sa vie. Il ne faudrait pas qu'il devienne ingrat et commence à couver ne serait-ce qu'un centième d'idée séditieuse.

Abraham avait été un bon élève. Toujours respectueux de la bonne morale publique. Un fin dégustateur de la nourriture offerte gracieusement par les politiciens au journal du dix neuf heure (mesure sécuritaire, couvre feu à dix neuf heure passé de trente minutes ¿), sur la chaine démocratique¿ d'ailleurs la seule chaine autorisée par l'Etat, et contrôlée par l'Etat. Il ne faudrait pas avoir un peloté de chaines aux programmes dangereusement antisociaux. Non il ne faudrait pas. Donc nous pouvons dire sans crainte qu'Abraham put grandir dans un environnement sain et propice à favoriser un idéal patriotique. A ressentir de tout son être le vibrant écho de la flamme nationaliste. D'honorer l'héritage commun des ancêtres. D'être le fier défenseur de la patrie contre l'envahisseur assoiffé de sang. Car l'envahisseur est assoiffé de sang. Là est la vérité. Le peuple était confiant quant à cette immuable et universelle vérité, tout comme Abraham. Oui. Jusqu'à ce qu'il devienne soldat.

Il est étrange de voir un paradoxe survenir entre les moments ou le patriote se disant fervent guerrier et défenseur de sa patrie, devant un reportage insidieusement aiguiller par l'Etat ou même pendant une discutions politique avec quelque « collègues »¿ d'ailleurs pendant toute les discutions, puisque fatalement, tout les chemins menant à Rome, on en arrive à chaque fois à la même conclusion. Donc nous disions qu'il y avait paradoxe dans le faite de cette ferveur chauvine, limite hypocrite en cela que, une fois mis devant le fait accomplir, le courage disparaissait¿. comme devant la lettre du ministère de la guerre. Devant l'ordre de mobilisation. Devant l'obligation fatidique de servir son pays et ce avec le risque dans payé le prix le plus fort. Finis les « si j'y étais », « moi je ferais comme cela », les « moi j'y irais en courant à la guerre », finis toutes ces paroles jeté en l'aire durant des discutions entre deux demie. Finis cette engouement quasi pervers à la vue des images de la guerre montrer au journal de l'Etat. Finis le mensonge a soi même. Il s'agit d'être un homme cette fois si. Pour une fois, pourvus qu'elle ne soit pas la dernière.

Ainsi donc était arrivé le constat plus que médiocre du patriote face à son devoir. Abraham était effondré. Le monde semblait s'effondré, son monde. Toujours, on lui avait encré le devoir du sacrifice pour l'Etat, officiellement pour le peuple. Toujours il y avait crus¿ tant que cela ne le concernait pas directement. En réalité il ne s'agissait que de mensonge à soi. Un mensonge qui lui éclatait en pleine figure de façons soudaine et violente. Il ne voulait pas mourir. Cette lettre de mobilisation aurait put très bien être semblable à un testament. Voila la réalité d'une idéologie politique basée sur un principe de masse, misant sur un pensée et une attitude commune, face aux instincts les plus anciens et le plus inaliénables de l'humain : l'instinct de conservation menant à un égoïsme protecteur. Des siècles de propagande institutionnalisé au plus profond de notre société n'arriverait jamais à retiré notre fond le plus sincère et humain. Ainsi donc Abraham, mitigé par la peur et par la honte, se résignait à son sort de quidam. Il allait faire la guerre comme les autres, se persuadé d'y aller de bon c¿ur, et s'enfoncé un peu plus chaque jour dans la haine la plus simpliste et malveillante. Il suivrait le troupeau, dans un élan absurde de destruction et de mort. Il ne réalisait pas, pour le moment, parfaitement le bouleversement qu'engendrera ce conflit sur sa vie. La guerre le changerait, pour sur. La guerre le tuerait, certainement. Si se n'est physiquement, psychiquement alors. Il se mentirait chaque jour tendit que son être jusqu'à son corps l'empêcherais d'aller au suicide. Un veau¿ un veau à l'abattoir, s'agitant mollement conscient de n'avoir aucune chance de sorti, coincé entre des barrières de fer, poussé par des bouchers, vers des engins de torture ; mourir comme final, nourrir comme but.

Abraham prévint sa famille. C'est-à-dire sa mère et son père. Depuis longtemps retraités, ils avaient du par soucis financier -disons plutôt par inexistence financière- continuer de travaillés. Le père était conducteur de bus pour la ville. Il devait faire avec des horaires indécente pour un homme de soixante dix ans : levé à quatre du matin, conduire des visages morose jusqu'à midi, le temps de se rassasier d'un sandwich et d'un peu de café puis reprendre sa tourné jusqu'à cinq heure du soir. Sa mère, ancienne gardienne d'immeuble, avait trouvé du travaille dans la fabrique d'obus locale. Elle était aussi bien loti que son mari en ce qui concernait les horaires : des journées de dix heures à nourrir des bombes de toute sortes de poudre et de dérivé chimique. Et cela en devant chaque matin et chaque après midi, se coltiner et répéter les refrains patriotique, la main sur le c¿ur, cracher par le haut parleur de l'Etat dans les locaux de la manufacture d'armement numéros quatre cent trente six ¿en ce qui concernais celles s'occupant des obus, il s'en dénombrais sept cent vingt huit- . Et mettant de coté les risques liés à la manipulation de produits toxiques, l'Etat n'avait pas le temps de vraiment mettre n place un plan de sécurité pour son personnel, de plus c'était aux manufactures de s'occuper de ce genre de détails.

Telle était la réalité du pays, loin du carnage des champs de bataille. La jeunesse, poumons d'une nation, était envoyé à al mort a des centaines voir des milliers de kilomètres de chez eux. C'était donc aux anciens de participer à l'essor économique du pays par leur travailles. Economie plombé jusqu'à l'os, par des décennies de guerre. Cela étant la cause principale de la faible rentré d'argent des parents d'Abraham, devant reprendre le travaille, qui de toute façons était laissé vacant par les jeunes partant a la guerre. Un cercle vicieux, éternelle brassage des générations, voyant la démographie chuter petit à petit, balloter par les dédisions gouvernementale, régler par des technocrates méprisant l'avis du peuple. Bientôt se seront des bébés qui y iront à la guerre. Donc, Abraham fit par de sa convocation à rejoindre le formidable délire collectif guerrier. Phylandras et Agathe ¿respectivement son père et sa mère- n'en furent pas plus émus que cela. Ce n'était pas tant qu'ils gobaient les mensonges de l'Etat, c'était surtout qu'ils avaient, par l'expérience de l'âge, une philosophie de résignation et d'insensibilité face au coup d'éclat de la vie. Ils s'avaient que leur enfant irait tôt ou tard se battre. Ils étaient triste, bien sur, car à leur yeux il ne survivrait certainement pas. Pas grand monde ne survivaient et Abraham n'était pas de cette race des héros et des aventuriers. Il était une personne basic, née de parents basic, à la vie basic. Tout cela était pathétique, mais d'un pathétique assumer. « Contente toi du sort que dieu te réserve », lui disait son père. Ce qui doit être fait doit être fait, même si l'on ne décide pas soit même.

A suivre¿

Ozy Mandias

Loup gambadait dans de verts pâturages. Vastes plaines à l'herbe verte étincelante dansant au gré du vent. Des arbres poussaient de-ci delà, le feuillage dense, lourd, le tronc large à l'écorce craquelée par le poids des siècles. Plusieurs forêts se profilaient à l'horizon, laissant apercevoir des masses sombres, frémissantes sous les bourrasques. L'orage de la plaine brune l'avait apparemment suivit jusqu'ici, il était encore loin, le soleil restait haut dans le ciel plombant le sol de sa chaleur et de sa lumière. Mais à chaque fois qu'il se retournait, la vision le rendait craintif, la lumière du soleil tapait contre les énormes cumulonimbus démultipliant le contraste, donnant une impression de toute puissance, les tumulus formant des formes improbables, comme des bêtes sorties de l'imagination la plus folle.

Les pâturages étaient entrecoupés de clôtures de barbelés. Le fer dominant la terre, agressif par ses piques lacérant la chair, entrelacées autour de rondins de bois morts, laids par tout ce qui les composait, par ce qu'elles formaient dans le paysage, par leur utilité. Elles coupaient la plaine en parcelles de tailles différentes. Elles gâchaient le paysage par la froideur de leurs lignes et de leur métal. Comme des frontières impénétrables. Un fleuve coulait à la droite de Loup, délimitant pour l'occasion à la place du barbelé, allant droit au nord; c'était celui qui lui avait sauvé la vie. Quelques rivières sortaient de leur affluent pour se perdre plus loin a l'est et a l'ouest elles faisaient fi parfois des clôtures comme se moquant des délimitations imposées par quelque personne folle.

Loup s'engagea tout de même. Il errerait en espérant trouver des points faibles à ces démarcations contre nature. A des endroits l'espace entre le barbelé et le sol était suffisant pour passer en planquant son ventre. Dans d'autres cas il fallait creuser. C'était laborieux et énervant. Le soleil était toujours aussi haut dans le ciel. La chaleur était étouffante, loup commençait à fatiguer, il avait soif. Il décida de se mettre à l'ombre d'un arbre à quelques dizaines de mètres de lui.

Allongé au frais, rafraichi par la brise. Loup se demandait qui avait bien pu délimiter un si bel endroit par de si horribles fils de fer. Et pourquoi ? Une rivière coulait non loin. Il s'en approcha pour se désaltérer; c'est-à-dire que se frayer un chemin dans un endroit ressemblant comme à une terrible toile d'araignée, et ce sous un soleil de plomb, devenait petit à petit supplice. L'eau rafraichissante coulait dans sa gorge et l'emplissait de bien-être comme le fleuve coulant au milieu d'une forêt et nourrissant les arbres. Les forces lui revenaient. Il regarda devant lui, tentant de trouver le chemin le moins contraignant. Il n'en trouva pas. Le barbelé était partout. Partout. Brusquement, il entendit un bruit.

Un mouton se trouvait à quelques mètres de lui, sur sa droite. La bête au lainage blanc immaculé par la lumière du soleil, le regardait curieux. Son regard, démontrait une très faible intelligence. Voir même un retard¿.. Ce qui expliquait pourquoi là où l'instinct de survie aurait poussé ce mouton à fuir face à un loup ; pourquoi dans notre situation, le mouton resta planté devant lui. Comme un gros buisson blanc touffu, l'air stupide. Loup n'avait pas particulièrement envie de le dévorer. Il n'avait pas faim, et ne se sentait pas particulièrement en danger. Il l'ignora donc, et pris une dernière gorgée. Il releva la tête, de l'eau coulait de ses babines maintenant fraiches, des gouttelettes perlaient sur ses moustaches, il était frais et prêt à repartir. Il longea donc la rivière en partant sur sa gauche pour éviter le mouton, pour ne pas effrayer ce « brave ». Mais il n'avait pas remarqué que d'autres moutons s'étaient joints à leur congénère.

Il n'y avait pas un mouton, dix moutons, mais bien une centaine regroupés autour de lui. Ce troupeau uniforme dans l'apparence, l'était aussi dans l'attitude. Le même regard d'imbécilité la plus simple transpirait chez chacun d'eux. C'était époustouflant. L'ensemble de l'intelligence ici réunie n'aurait pas suffit à atteindre celle de Loup. Ce dernier commençait à s'inquiéter. Le nombre fait la force et s'ils l'avaient voulu, Loup serait en fâcheuse posture. Même s'il savait le mouton lâche, bête, rechignant à la bagarre, Loup savait aussi que la nature faisait qu'en compagnie de congénères, l'on pouvait s'enhardir. A force de mésaventures, Loup avait compris que le plus insignifiant et innocent animal pouvait être en réalité le plus terrible des prédateurs. Il commença à grogner en laissant apparaitre ses crocs. Une posture d'intimidation classique. Loup bluffait, si cela ne marchait pas il serait mort. Les moutons le regardaient, sans aucune expression palpable à ses yeux. Ils se regardèrent en bêlant. Toujours ce même air de stupidité. Loup, agacé par l'immobilisme de cette armée laineuse statique, s'apprêta à bondir. Mais un sifflement se fit entendre.

Les moutons se retournèrent tous. En bêlants de plus en plus et de façon tout à fait sotte. Loup ne put voir ce qui attirait leurs regards. Puis après un autre sifflement. Les moutons se dirigèrent tous vers l'est. Le troupeau d'une seule voix marchait vers quelques buts qui restaient pour Loup, inconnus. Il les suivit. L'armée blanche s'arrêta juste en face de barbelés. Ils restaient plantés devant la prairie voisine dans l'attente d'un événement quelconque. Le soleil commençait à décliner, l'orage lui, continuait sa route. Sa noirceur était atténuée par des reflets rose tirant sur le rouge à certains endroits. Une légère brise faisait frémir le lainage, donnant une impression de vagues sur un océan blanc. Les moutons poussaient des cris parfois, comme pour prouver qu'ils étaient bel et bien en vie. Le tonnerre se faisait légèrement entendre, des éclairs les précédant plusieurs minutes avant. L'atmosphère devenait lourde pour Loup.

Le bruit d'un troupeau en marche provînt de plus à l'est encore. Des moutons apparurent en grand nombre. Ils se dirigèrent vers le troupeau de Loup. En beuglant de façon tout aussi stupide. La même masse blanche avançant vers les barbelés. Face à face, les deux troupeaux s'observaient. Comme un miroir en face de chacun, ils contemplaient de l'autre coté de la clôture le troupeau. Deux boules blanches se mettant à crier l'un sur l'autre. Un boucan s'éleva de milles voix. La dispute faisait rage entre les deux groupes. Pour quelle raison. Pour quel but. Loup l'ignorait, il ne comprenait même pas ce qu'ils se disaient. C'est en plein milieu de cette discorde que deux sifflements se firent entendre, l'un après l'autre. A ce moment précis, les moutons se turent, se regardant les yeux ronds, grand ouverts, comme dans un moment d'hésitation. Puis les moutons de l'Est commencèrent à sauter par-dessus la clôture lacérée, tandis que d'autres passèrent par dessous en grattant le sol. Sitôt la première vague ayant franchi la frontière, un combat commença.

Les moutons se jetèrent les uns contre les autres, ceux de gauche repoussés par ceux de droite. La cohue atteignit des barbelés. Terrible barbelés, monstrueux barbelés, lacérant la peau de moutons poussés par d'autres. La masse blanche recouvrit la ligne de fer. Elle l'écrasa. Les pattes des moutons marchant sur les barbelés, ensanglantés. Des monticules de laine accrochés aux piques. Du sang, encore du sang. Et les cris des moutons s'entretuant dans une rage folle. Se jetant sur les autres. Se griffant. Se mordant. Se piétinants. S'étouffant en nombre. Mourant ensemble. Liés au sol, au sang, au fer, le tout macéré dans un lainage maintenant boueux. La grosse boule de laine blanche était maintenant marron. Le sol sous leurs pattes autrefois vert de fertilité, était brun, labouré par le combat. Avant régulier et presque parfait, il était rempli de trous à présent. Les barbelés se dressant autrefois comme des remparts infranchissables, comme des frontières interdisant tout accès était maintenant abattu. Puis un sifflement.

Loup éberlué par un tel déluge de violence irrationnelle, sans raison évidente, suivit du regard le troupeau qui semblait victorieux. Laissant derrière eux un ilot de corps ensanglantés, de cadavres amoncelés les uns sur les autres, témoignant de par leurs blessure béantes pissant le sang, leurs visages méconnaissables, leurs membres écrasés ou même arrachés, le tout dans une marre de sang vermillon sur laquelle flottait des nuages de laines rougies par le nectar fraichement recueilli des morts, de la violence de leurs combats. Il n'avait pas vu qui avait sifflé précédemment, celui qui semblait décider de leur vie et de leur mort, par ce que nous venons d'être les témoins. Il s'agissait d'un homme. Avec un long bâton, de la laine sur le dos, sifflet autour du cou. Ce n'était pas la première fois que Loup en voyait un. Il en avait bien assez vus pour comprendre que ces êtres étaient mauvais. Très mauvais. Ils étaient parmi les bêtes les plus dangereuses de la terre. Lion lui avait parlé une fois de comment les hommes avaient massacrés son clan, tuant ses femmes et plusieurs de ses enfants, capturant d'autres pour les emmener il ne savait où. Pour sûr, il fallait s'en méfier comme de la maladie la plus infectieuse. Les moutons ne comprenaient pas ça. Ils le suivaient docilement, sans émettre la moindre protestation ou la moindre explication sur le pourquoi de cette tuerie. Plusieurs semblaient même ¿ et c'était bien la première fois que Loup décelait une expression dans le regard d'un de ces animaux laineux ¿ heureux de l'action commise. Fiers d'avoir combattu les autres, les autres qui étaient forcement mauvais puisque le berger ¿ c'est ainsi qu'ils nommaient l'homme devant eux- leur avait dit qu'ils étaient mauvais. Eux étaient bien sur bons. Pas un seul ne pensait différemment. Pas un seul ne pointa la bribe d'un avis contraire. Et cela devait être la même chose chez les vaincus. Ils étaient des troupeaux. Ils étaient un troupeau. Des moutons parmi les moutons.

Ozy Mandias

Loup se trouvait dans une grand plaine. L'herbe était brune, roussie, écrasée, rachitique, quasi morte. Des ossements parsemaient cette étendue morbide. Le ciel, lui, était noir, dense, orageux, il semblait comme s'élever haut dans le ciel comme pour tenter de cacher la moindre parcelle de lumière. Aucun relief ne se distinguait dans ce paysage, une étendue brune et morne à perte de vue.

Seul, se distinguaient maintenant des oiseaux, volant en groupes, volant en rond, volant comme vers aucun but, comme des zombies ailées. Ils étaient bien trop loin pour que Loup les distingue. Même leurs cris ne parvenaient que faiblement à l'oreille de Loup. Il décidât d'aller en avant, en direction de ces oiseaux, curieux de voir ce que pouvait faire une trace de vie aussi équivoque que des oiseaux dans un endroit paradoxalement dépourvu de vie.

Il ne fallut pas longtemps à Loup, pour atteindre le lieu du regroupement de ces aves. Quelques minutes là où il comptait mettre une bonne heure. A moins que¿. A moins que ces nuées aient décidé de venir également à lui ? Quoi qu'il en soit, Loup fut intrigué par cette curieuse manifestation. Aux débuts il croyait à des corbeaux, puis à des merles, puis à des moineaux, Mais il s'était trompé. Quelle surprise de voir des perroquets illuminer ce ciel morose.

Loup avait la truffe levée vers le ciel, ses beaux yeux noirs l'air surpris par cette rencontre. Des perroquets¿. Des perroquets virevoltants tout autour de lui, volant gracieusement. Les groupes se déplaçaient à l'unisson. Comme un balai orchestré par le vent. Loup était encore plus émerveillé par le déluge de couleur détonnant littéralement dans cet univers si triste. Avec une impression de sureté retrouvé comme quant on voit un arc en ciel après un orage. Les couleurs étaient éclatantes, elles brulaient de mille feux. Loup était comme hypnotisé. A présent il s'était assis sur son séant comme pour profiter d'un merveilleux spectacle de feu d'artifice. Les perroquets, la couleur¿. Et le bruit soudain.

Car Loup n'entendit pas tout de suite le bruit. Avant il y avait le murmure du vent accompagnant les bruissements d'ailes. A présent il y avait les croassements chaotiques des oiseaux. Ce qui semblait comme un désordre sonore, semblait également similaire et linéaire. Les perroquets étaient par groupe distinct, je l'avais dis tout a l'heure. Mais cela sauta plus nettement aux yeux de Loup. Ce qui lui paraissait comme une danse, lui donnait l'impression d'un combat à présent. Les Oiseaux exotiques volants les uns contre les autres dans une cacophonie de plus en plus insupportable. Même les couleurs autrefois chatoyantes de ces animaux à plumes, semblaient maintenant uniformes pour chaque clans. Des camaïeux de rouges pour ceux la, de vert pour ceux ci, de bleu pour ceux plus loin, etc¿. l'arc en ciel prenait des allures de peinture dénaturée trop longtemps par le contact direct au soleil. Et le bruit. Par tout les diables ! Le bruit qui devenait assourdissant pour Loup lui obligea à cacher ses oreilles sous une de ses pattes avant, le bruit rentrant comme un torrent dans ses tympans pour se fracasser comme un tsunami contre les parois de son crâne, lui faisant vibrer le cerveau comme une corne de brume. Il croyait déceler en se concentrant sur la douleur comme des chuchotements presque compréhensibles. Comme des appelles¿.

Le loup est capable de poussé des hurlements terrifiants quant il en sent le besoin pour garantir sa vie. Ce fut le cas. Des hurlements comme sorti du fond des abysses. Suivit de grognements qui n'auraient rien à envié à cerbère, terminé par un aboiement laissant dévoiler des rangés de dents aussi grosses et pointus que les cornes de Belzébuth. Ces oiseaux de mauvais augures s'enfuirent en une masse grouillante, comme les cafards apeurés a la vue du talon d'une chaussure. Ils volèrent dans un désordre ressemblant à la débâcle d'une armée vaincue à plate couture. Loup ce remit de la torture que lui firent enduré les perroquets. A un moment ou Loup remit ses idées en place malgré le désordre persistant dans un écho des cris de piafs, il discernât d'autres bribes de phrases sans queux ni tête, comme une joute entre eux, une lute pour la raison et la vérité. Ce combat qui ce déroulait dans les cieux entre les perroquets c'était déporté en la personne de loup. Il comprit qu'ils cherchaient à la tentation et à la jalousie. Loup secouât une dernière fois sa tête pour chasser toutes ces paroles, et reparti dans la direction opposé aux perroquets

Ils étaient donc là ! Cherchez une chose comme le plus grand trésor et vous ne le trouverez jamais, oubliez le et il ce nicherait sous votre nez. Les perroquets ce dressaient devant lui. Sur des arbres. Des arbres ? Mais il n'en avait même pas aperçu en s'engageant dans cette plaine. Les arbres étaient à l'image des perroquets : couleurs criardes, formes attirantes, postures racoleuses. De grands arbres se dressant haut dans le ciel comme pour faire un doigt d'honneur aux cieux. Des arbres dont les branches remplis de fruits aux allures gouteux pliaient sous le poids des corbeaux. Loup remarqua les arbres à l'image de leurs hôtes, de couleurs différentes. Et bien entendus en bleu avec bleu, rouge avec rouge et ainsi que jusqu'à ce que toute les couleurs du cercle chromatique soient épuisées.

Les corbeaux se nourrissaient des fruits, ils se goinfraient aurai même été plus représentatif, plus que de raisonnable. Ils dévoraient cette nourriture comme pour provoquer les autres, et à chaque fruits mangé par les uns, les autres en mangeaient deux jusqu'à l'éc¿urement. Une fois les victuailles consommée des cris fusaient entre les différents partis. Loup s'approcha par ces pas les plus silencieux, il devait traverser cette forêt bizarre et parsemé, ayant poussée en une journée, pour sortir de cette plaine prenant des allures de danger au fil des révélations quelle lui étalait sous ses yeux. Des bizarreries prenants des aires terrifiants, comme ce perroquet tombant sous le coup des attaques de ses ennemies et peut être aussi, gavé à outrance par tout ces fruits, son corps s'écrasant mollement sur le sol rabougri et calciné, de la fumée s'élevant dans un sifflement, le corps du perroquet fondant lentement dans une bouillie informe coulant le long des ossements de ce qui fut un être vivant quelques minutes plus tôt. Un autre attrapa un fruit par son bec. Il le lâcha par étourderie apparemment. Le fruit tomba pile sous le nez de Loup. Il regarda le fruit. Ce n'était pas un fruit. C'était comme un dégueuli de tripe infecte ayant perdus toutes couleurs, de vers monstrueux s'agitait à sa surface, une odeur de merde s'échappa de cette immondice. Loup recula vivement l'aire dégouter, oubliant toute discrétions sous les ombres menaçantes des arbres. Il regarda en direction de celui le plus proche. Les corbeaux c'était tuent. Ils le regardaient, figé dans l'altitude qu'ils avaient avant de le détecter. Vengeance sur celui qui leurs teins tête auparavant. Le chaos sur la pleine. Les perroquets fusaient de toute par, hurlaient à s'en rompre la gorge, l'attrapant par leurs griffes, se le bataillant comme un trophées inestimable, le soulevant hors du sol, lui lacérant le dos, lui faisant pousser des cris de douleur à nous brisé le c¿ur, ce débâtant dans tout les sens comme pour éviter une issu fatale, mordant et arrachant des bout de chair dans un nuage de sang et de plumes tout ce qui lui passait à porté de crocs, tiraillé dans tout les sens à en perdre l'orientation, des larmes lui coulant des yeux à cause de la douleur toujours plus forte. Loup s'agita avec l'énergie du désespoir mais aussi de la peur poussé par l'adrénaline, les griffes lâchèrent leurs proies, plus assez de bêtes pour soutenir le poids. La chute fut brutale, courte et terrifiante, le ciel et la terre ce mélangeant dans un caléidoscope de taches de couleurs, le sol ce profilant de plus en plus nettement. Puis l'eau.

Loup atterrit dans un fleuve. Le choc fut brutale et l'aurait assommé si le celui de la température ne le fut pas encore plus par son coté glaciale, et le maintenant éveiller. Il arriva plus poussé par le courant que par ses propres forces quasi réduits à néant, à atteindre une berge. Du sable sous son corps meurtri par les autres. Des plais témoignant de la rage de ces clans. Loup s'endormit.

Le réveille fut doux, loup était loin de la plaine, loin de ces couleurs, loin du boucan, loin du sang¿. Il se reposa au bord de l'eau toute la journée, méditant sur l'étrangeté de cet endroit et de ses habitants. Puis il ce remit en route, ses blessures commençaient à cicatrisé et rejoignaient un longue série déjà commencé depuis longs temps. Devant lui de vers pâturages ce présentaient petit à petit.

Ozy Mandias

Voila mon bloug a moi. Mon petit blougonet chérie. :D :D Je vais pouvoir posté des toffs de moi :bravo: Et vous montrer ma vie, mes sorti, mes potes.. ma life quoi :smile2: :smile2:

:smile2: :smile2:

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Bon plus sérieusement... je posterais des textes que j'écris par fois, dans des élan de folies destructrice de la langue française. Conseillez moi pour m'améliorer, pas pour me dire que j'ai une orthographe calamiteuse ou que j'écris des trucs de cinglés ne voulant rien dire ;)