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pour rire.

Tiens le téléphone sonne.  -allo. - c'est toi ? -évidemment que c'est moi qui veux tu que ce soit . - salut Pascou. - salut Gaston. C'est un voisin, je l'appelle Gaston comme la gaffe , mais ce n'est pas son vrai prénom. Il habite une ferme un peu plus loin, un peu rustique mais sympa. - pourquoi tu m’appelles toujours Gaston, tu sais bien que j'ai horreur de ça , j'ai eu un chien de chasse nommé Gaston, en dehors de rapporter des mulots, bernique ! Bernique c'est une de ses expressions ! Bon qu'est que tu veux Gaston avant d'aller à la chasse aux mulots ? Oh ! Te fous pas de ma figure. Non je déconne, alors ? Les granulés ! Quoi les granulés ? Ils ne brûlent pas. Pourquoi veux tu brûler des granulés ? Pour me chauffer. Ah ! Tu veux dire des pellets ? Oui, mais si je veux dire des granulés. Comme tu veux , et alors ils ont quoi tes granulés ? Les pellets tu veux dire ? Oui, t'es chiant ! ma  gazelle (c'est sa femme)voulait un poêle à pellets , j'ai cédé tu sais bien elle m'a eu à l'usure sinon bernique pour la bagatelle, tu sais ce que c'est ? Je suis un gentleman, même si je sais comment elle fonctionne je ne cafte pas ! Que t'es con ! Bon tu peux venir voir, ce matin il marchait du feu de dieu et depuis ce midi elle .a fait le plein ça fume, ça pue et ça ne chauffe pas, elle est au coiffeur , si j'ai déglingué son bordel, je suis mort ! Ok ! Prépare un café je viens voir. La ferme de Gaston, c'est un vrai tableau ancien, il y a encore le vieux silo à betteraves en ajoncs à l'entrée de la cour, authentique je dirais, un écolo avant l'heure mais pas par idéologie,  par rébellion, contre le progrès, bref passé de la cuisinière à bois de ses parents au poêle à pellets il a fallu qu'elle galope la gazelle. Salut Gaston ! Pascou. Vl'a la bête, en me montrant de sa main , authentique aussi, le beau poêle à pellets. Bon alors, on boit le café ou on désosse la bête tout suite ! T'es con ou quoi va pas l'achever cause la gazelle va remuer dans les brancards, tu la connais? Tu veux des confidences ou on répare ? On boit le café et une petite goutte, ça détresse avant l'opération. Le café et le pousse et on se penche au chevet du patient, j'ouvre la porte, je prends une poignée de pellets, et comme le rebouteux renifle les selles et les urines, je dis : -ton poêle n'a pas l'air de digérer tes granulés ! Il fronce les sourcils se gratte le crane signe dune grande réflexion. tu crois qu'il est cuit ? Je ne sais pas mes tes pellets pas du tout ! Tu les stokes où ? Sous le hangar. t'es sûr qu'ils ne sont pas humides ? Tu me poses de ces questions, j'en sais rien je n'y connais rien, c'est le deuxième jour qu'elle le met en route, c'est elle la spécialiste. Viens ,on va aller voir comment ils sont stockés ! Sous le hangar, une palette et dessus des sacs de 15 kilos de pellets, dont un ouvert. Je prend une poignée et je lui montre. et ?  Qu'il fait. Tu ne vois pas la différence ? Non ! Vas chercher une poignée dans le poêle. Il revient avec une bonne poignée, et la ça saute aux yeux, la différence de taille n'est pas franchement flagrante mais ils sont plus gros.   c'est quoi tes granulés ? Oh  gast, qu'est ce qu'elle a fait comme gourance. Ça sent la luzerne on dirait, c'est ça que je cherchais tout à l'heure . Oh ! Putain, elle a mis le reste du sac de granulés pour le poney. Oui, pauvre poney s'il mange des pellets, il va péter des flammes. Finalement tu avais raison en disant des granulés, mon Gaston, et mes amitiés à ta gazelle, il ne te reste plus qu'à le vider et le rallumer avec des pellets et pas de granulés, ce n'est pas bon pour ce qu'il a , je te fais une ordonnance ?  

PASCOU

PASCOU

 

poursuite suite....

La nuit commençait à tomber et l'éclairage public de s'allumer, les rues étaient désertes avec ce vent même si la pluie n'était plus, ça n'incitait pas à flâner. Le café des voyageurs était ouvert, la terrasse en demi cercle vide ; Je poussais la porte, au bar, les habitués! La patronne me faisait toujours la bise comme si j'avais encore vingt ans ! Son mari lui m'évitait soigneusement, m'ignorant ! Couilles molles, c'était son surnom ! Tout ça remontait il y a une dizaine d'années, il était toujours au Pastis ce fainéant .. Puis un jour qu'il avait picolé plus que de coutume il s'était embrouillé avec sa femme et s'était mis à lui taper sur la figure, là au bout du bar sous les yeux des clients ! Et surtout sous mon nez, je lui avais dit calmement : - « Couilles molles ». Il s'était retourné vers moi, laissant sa femme Fanfan. - « tu disais ? » je restais silencieux , il se mis à me brailler dessus, son visage rouge s'approchant du mien. Le café était devenu silencieux, les derniers mots entendu étaient , belote et ….restés en suspend des joueurs de cartes derrière moi. Sur mon tabouret haut perché mon visage se trouvait maintenant à hauteur de celui du patron de bistrot. Je n'ai jamais aimé entendre crier, à la maison mes parents expliquaient sans le faire. Je me souviens du jour ou j'avais voulu taper le chien m'ayant complètement détruit un modèle réduit de voiture, une Renault quatre chevaux offerte par mon oncle. Papa m'avait attrapé le bras au vol et crié - « Non Pascou ! » On ne frappe pas le chien,et puis il m'avait expliqué que le chien ne faisait pas mal, pour lui ce n'était qu'un objet sans importance. Il m'avait aussi expliqué comment le reprendre d'une voix ferme mais sans violence ! Je voyais se balancer devant moi comme une grosse pivoine rouge de colère . Je n'entendais plus rien,juste les mouvement de sa bouche à l'odeur fétide qui devait hurler, puis sa main esquissa un geste contre moi, j'esquivais le coup, détendis le bras avec force et précision, au centre de la pivoine sur sa grosse truffe de connard, je vis presque les pétales s'éparpiller comme les feuilles mortes en automne. Sa bouche s'ouvrit si grand qu'on aurait pu voir le fond de son slip. Il tituba en reculant et s'affala dans les caisses de bouteilles vides derrière le comptoir et disparu un moment.

PASCOU

PASCOU

 

SOUVENIRS

Un amour d'enfance Mon premier amour de jeunesse. Elle était jeune, je l'étais, c'est sur les bancs et dans la cour de la maternelle que j'ai fait mes premiers pas à deux en compagnie de Nenette. De son vrai nom Annette G.. En ses vertes années, c'est main dans la main que nous parcourions de long en large la cour goudronnée. Notre liaison fut cafetée à mes parents par des sœurs insouciantes et jalouses au cours d'un souper. Maman me regarda droit dans les yeux et me dit: c'est vrai Pascou ? Pour ne pas faiblir devant des sœurs contentes de leur pauvre victoire j'avouais. Alors des... :il est amoureux de mes deux sœurs mal embouchées, ce fût papa qui me dit :- et tu veux te marier avec qui Pascou? Avec Nenette répondis je fièrement. Devant le rire de mes parents je compris qu'ils acceptaient cette union et m'en trouvais soulagé pouvant enfin dire au monde entier mon amour de Nenette. Notre rencontre était née le jour de la fête de l'école Il y avait une petite représentation et je faisais partie du spectacle,blanche neige et les sept nains. Tout se passait très bien lorsque ma pelle en contreplaqué et sous les coups répétés de , eh ho eh ho on rentre du boulot se brisa . Toute la salle se mit à rire et moi à pleurer c'est blanche neige, enfin Nenette qui se prenant à son rôle vint, devant ma détresse et mon monde qui s'écroulait , me faire un bisou! La salle redoubla de ses rires..... Cette union dura jusqu’au jour jour la vie active nous appela et nous éloigna, elle école des filles coté est, moi école des garçons coté ouest. La rupture fut brutale et dévastatrice, je m'engageais immédiatement pour les croisades et c'est chaque mercredi que pendant des années je repoussais l’ennemi! Me protégeant de mes armoiries (un vieux couvercle de poubelle)contre les épées en noisetier qui tombaient drues en faisant un boucan d'enfer. Ces quelques années de guerre de quartiers à coup de pommes , de marrons et autres projectiles me poussèrent jusqu'aux frontières de l'adolescence. Puis ce fut comme un mauvais garçon qui rejoint le pénitencier que par un bel après midi de septembre je me retrouvais dans un pensionnat. Ces deux années de bagne me firent presque oublier Nenette. Quand le surveillant général fit la levée d'écrou et que je me retrouvais sur le trottoir libre comme l'oiseau , je me retournais en faisant un bras d'honneur à ce bâtiment lugubre . Mon baluchon à la main je rêvais de prendre le monde dans mes bras et de le conquérir, Pascou

PASCOU

PASCOU

 

peur

La terre humide et noire collait à mes pieds nus, je courrais entre les bambous emmêlés frottant la peau. Je sentais qu'ils allaient me rattraper, m'efforçant de garder la tête froide bien que la panique commençait à s'insinuer, j'avais entendu les portières claquer et des gens crier dans ma direction. La nuit tombait et j'avançais chutant sur des racines et m'écorchant les pieds. Je savais qu'au bout il y avait une clôture que je devais suivre, la longer pour trouver la seule issue possible, La peur s'installait en moi démultipliant mes forces, je me doutais que c'était l'ultime combat je pressentais mon destin et le refusais obstinément. Enfin l'issue et et une lueur d'espoir,je dévalais dans le noir une pente , comme englué de leur présence ,pesante, collante et qui me nouait le ventre...Ils se rapprochaient dangereusement. Je sentais presque leur odeur, et comme un ronronnement curieux puis un sifflement dans la nuit ,strident et court puis de plus en plus long... Je tendais le bras pour étendre la sonnerie du réveil et repoussais mon chat qui me cachait le visage.... Le soleil au travers la vitre était déjà levé. Curieux cauchemar. the end.

PASCOU

PASCOU

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