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<rss version="2.0"><channel><title>PASCOU Blog</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/b1305-pascou-blog.html</link><description/><language>fr</language><item><title>Memoires</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8156-memoires.html</link><description><![CDATA[<p>
	C'est décidé, je vais écrire mes mémoires, allez, c'est parti.
</p>

<p>
	Mon stylo et hop j' attaque, bon il est où ce satané stylo?
</p>

<p>
	Je suis sûr de l' avoir vu ce matin, ou hier peut-être être mais ça c'est certain je l' ai vu.
</p>

<p>
	Non, pas dans la cuisine , pour faire quoi, hein, écrire une recette, quelle idée aussi de n' en avoir qu' un , la majorité en a plusieurs, enfin ça me semble logique.
</p>

<p>
	Tiens c'est quoi ce post it sur le frigo?
</p>

<p>
	Si tu cherches ton stylo petite tête tu l' as rangé dans le tiroir à couverts pour pas que les gamins jouent avec.
</p>

<p>
	Bon, je vais encore réfléchir un peu avant d' écrire mes mémoires...
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8156</guid><pubDate>Thu, 18 Jan 2024 08:02:12 +0000</pubDate></item><item><title>Flou.</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8149-flou.html</link><description><![CDATA[<p>
	Poussant la porte tout en cherchant la lumière à taton  j' entrevoyais des formes dont la  lumière  venant du soupirail accentuait les contours.
</p>

<p>
	Les bruits de la rue sur les pavés , des talons qui renvoyaient l' image d' une jeune femme qui court.
</p>

<p>
	La lumière finit par me faire découvrir cet espace , des vieilles choses abandonnées et sans intérêt.
</p>

<p>
	Le propriétaire me laissait donc cet endroit pour stocker ce que je voulais.
</p>

<p>
	L' appartement au dessus m' était attribué et j' adore le quartier très vivant, piétonnier, des rues du moyen-âge qui attirent  les touristes de partout , des petits bars sympas où filles et garçons rient à pleine vie.
</p>

<p>
	Je chassais les toiles d' araignées,  balayais donc ma nouvelle propriété.
</p>

<p>
	En sortant, je laissais la porte ouverte pour aérer cet endroit sans vie sentant un peu le moisi .
</p>

<p>
	La rue, le soleil à la verticale éblouissait et forçait  à fermer les yeux.
</p>

<p>
	Dans la rue pavée en pente vers le château, un petit bar, je m' essayais à  la terrasse étroite et commandais une eau gazeuse au citron.
</p>

<p>
	De là je pouvais voir les deux fenêtres de mon nouvel appartement, puis mon téléphone sonna: 
</p>

<p>
	- allo!.
</p>

<p>
	Un copain qui me cherche.
</p>

<p>
	- t' es où ?
</p>

<p>
	- j' arrive, impossible de me garer dans ton quartier je tourne depuis 40 mn.
</p>

<p>
	- ok, je te commande un demi je suis au bar du château.
</p>

<p>
	Je regardais les gens passer comme des étoiles filantes , comètes de passage laissant leur histoire comme une traîne que j' oublierai pour d' autres.
</p>

<p>
	Puis les habitués, l' épicier sur le pas de la porte qui discute au travers de la rue avec le dernier boucher.
</p>

<p>
	La vie ordinaire dont je suis  le pivot, l' astre qui se déplace où des myriades de satellites plus ou moins gracieux gravitent ,  se renouvellent sans cesse.
</p>

<p>
	Je regarde l' élégance de cette fille haut perchée qui semble perdue...
</p>

<p>
	Mais mon pote arrive, s' assied , renverse mon verre.....
</p>

<p>
	- génial, ça commence bien, bon tu as garé ta camionnette où ?
</p>

<p>
	- sur la place près du tabac, les clés et les papiers sont sous le siège.
</p>

<p>
	- ok, merci,  demain j' ai des choses dans la cave à  balancer et ensuite je te la rends.
</p>

<p>
	- ok, bon j' y vais, je te laisse merci pour le demi,  savoure ton verre! ( En riant)
</p>

<p>
	Alors je quitte aussi la terrasse pour récupérer la voiture et me garer plus près.
</p>

<p>
	Le vieux boucher m' a autorisé à ranger cette dernière dans la court derrière sa boucherie , ce sera plus cool pour sortir les vieux trucs de la cave.
</p>

<p>
	Et la soirée se passe.
</p>

<p>
	<br />
	Ce sont les bruits de la rue qui me réveillent,  j' ouvre la fenêtre, le patron du bar sort la terrasse tout en discutant avec le boucher.<br />
	<br />
	Le soleil est déjà haut et donne envie de bouger, je décide donc de commencer par vider la cave et garder mon après midi pour flâner dans les rues de la ville, le parc  peut-être ou alors profiter de la voiture pour aller au lac et me baigner..<br />
	<br />
	A la terrasse il y a une fille, sa tenue me fait penser à une guide ou quelque chose d' approchant, je scrute son insigne en me penchant un peu.<br />
	<br />
	Elle se tourne vers moi et pas trop fort mais bien senti quand même :<br />
	<br />
	- encore un pervers qui veut mâter .<br />
	<br />
	- absolument pas, je voulais voir votre insigne.<br />
	<br />
	- vraiment pourrie ta drague, pervers!<br />
	<br />
	Du coup je me penche sur mon café et regarde ailleurs un peu gêné.<br />
	<br />
	Puis je rentre dans le bar pour payer et je fiche le camp, la folle est toujours là, je l' ignore.
</p>

<p>
	Je passe devant  sans un regard, la rue avec ses maisons à colombages descend à  pic vers la place, je m' arrête chez le boucher pour lui dire que finalement je viderai ma cave aujourd'hui  ,  si ça  ne le dérange pas de squatter sa cour.
</p>

<p>
	Avec sa grosse voix qui résonne dans la boutique vide il me dit que non, du haut de son mètre quatre vingts un peu voûté et ses quatre vingt cinq ans  , le gaillard est toujours là, comme ces sculptures des marchands qui ornent les colombages et soutiennent le temps qui passent.
</p>

<p>
	Mon gaillard, ça  c'est  sa phrase quand je prends un steak:
</p>

<p>
	- un beefsteak bien tendre , et en me regardant, pour un gaillard qui mange bien.
</p>

<p>
	Puis on parle de mon aménagement,  il connait forcément toute l' histoire de la rue, la guerre, quand son visage s' assombrit et qu' il devient silencieux je vois presque défiler un temps que je n' ai pas connu.
</p>

<p>
	- bien qu' il me dit ,ce soir je te coupe un bon steak, et moi en l' imitant.
</p>

<p>
	_ pour un gaillard qui mange bien, et il tape ses mains sur son tablier blanc de ses grosses mains en riant.
</p>

<p>
	La boutique  résonne,  et me pousse dehors.
</p>

<p>
	Les clés et les papiers étaient bien sous le siège, et  je regagnais la cour du "gaillard" pour vider ma cave.
</p>

<p>
	La porte ancienne grinçait  et un peu dure à ouvrir , cette fois je trouvais facilement la lumière, le plafond n'était pas vraiment haut, je commençais par des vieux cartons, une vieille caisse en bois vermoulu, un vélo usé. Finalement moins de choses que j' imaginais débarrasser, aussi le plus encombrant un vieux fauteuil et une  grosse plaque en ciment dont je me demandais à quoi elle avait servi, bon elle ne gênait pas vraiment, et je la laisserai sur place, ça me fera un coin de stockage, le fauteuil je verrai plus tard.
</p>

<p>
	Après  un dernier coup d'œil  je quittais l'endroit, passant sous la voute en granit je baissais  un peu la tête  . Je quittais la cour en laissant et les clés sous le siège et la voiture. Dans la rue, j'appelais mon pote ,  s'il voulait il pouvait récupérer son utilitaire , le commerçant  est au courant.
</p>

<p>
	La rue et ses bruits, la terrasse et un verre après la poussière, tranquille.
</p>

<p>
	Mon pote me rappelle et derrière moi à une autre table, j' entends <span>:</span>
</p>

<p>
	<span>- le pervers sans gêne, qui se croit chez lui.</span>
</p>

<p>
	<span>- je finis ma conversation en l'ignorant, sans me retourner.</span>
</p>

<p>
	<span>puis là j'entends</span>
</p>

<p>
	<span>- pas étonnant qu'il soit sourd à parler aussi fort dans la rue.</span>
</p>

<p>
	<span>Purée, c'est quoi cette nana, je prends sur moi pour ne pas me retourner et lui dire ce que je pense, quelle chiante!</span>
</p>

<p>
	<span>Puis c'est plus fort que moi, je me retourne et lui dis:</span>
</p>

<p>
	<span>.- tu m'aimes ou quoi pour me coller comme ça?</span>
</p>

<p>
	<span>- ppffff,  qu'elle me fait la bouche en cul de poule, non, mais t' y crois.</span>
</p>

<p>
	<span>Dans la soirée je suis revenu dans mon nouveau  quartier, après  cette journée  de juillet assez chaude, les touristes et les habitués cherchent un peu de fraîcheur,  des couples  se tiennent  par la main, des enfants jouent sur les marches de la boucherie dont le rideau est baissé. Un chat sort du soupirail  de ma cave, bon si il y a des souris pourquoi pas.</span>
</p>

<p>
	<span>il y a un peu d’ air qui remonte la rue, je sens l' odeur du restaurant  un peu plus bas vers le milieu du trottoir  gauche.</span>
</p>

<p>
	En fait je me sens bien en me posant à  la terrasse  de mon bar préféré,  les petites tables en métal rouge sont un peu bancales et quelqu'un a  mis un carton à  bière  plié  en quatre sous un pied de la mienne. Finalement rien n'est  parfait sur les pavés  mais c'est  peut-être  aussi ce charme qui me fait revenir, ces imperfections qui font le monde parfait qu' est le mien.
</p>

<p>
	Puis mon téléphone  sonne, c'est  mon pote qui arrive, je récupère l' échiquier au bar et commence à ranger les pièces pour  une partie.
</p>

<p>
	Il arrive, met un coup de genoux dans un pied de table et fait tomber la moitié  des pièces,  ça, c'est  tout lui.
</p>

<p>
	La partie se déroule tranquillement,   une personne se plante au pied de la table pour suivre le jeu,  je tiens mon front dans ma paume  le coude posé sur le métal rouge ,je suis mon jeu, je sens que je vais faire mat au prochain  coup.
</p>

<p>
	Mais je vois les chaussures de la personne du coin de l' oeil, le pantalon , la veste et l' insigne de guide, inutile de monter plus haut, la folle.
</p>

<p>
	Au moment où je veux avancer mon cheval pour faire mat, elle sort:
</p>

<p>
	- Le cheval en B3 et la partie est gagnée et elle part.
</p>

<p>
	Et j' avance mon cheval et gagne.
</p>

<p>
	Et mon éléphant  dans un magasin de porcelaine s' exclame:
</p>

<p>
	- Le cheval en B3, elle avait raison.
</p>

<p>
	- tu es sûr  qu'elle  a dit B3, moi j' ai entendu bêta,  elle te connaît ou  quoi?
</p>

<p>
	Et nos rires montent dans la rue étroite  vers l' infini.
</p>

<p>
	Le lendemain matin, je me lève tôt, c'est jour de marché , les parasols et autres couleurs ont recouvert les trottoirs, et les commerçants s' agitent devant la journée de labeur qui commence. Des odeurs arrivent jusqu'à à ma fenêtre ouverte sur la rue principale qui se profile au bout de ma rue piétonne, c'est une rue large d' après guerre et les bombardements, aux trottoirs immenses ou les marchands se sont installés, comme chaque semaine, la vie reprend son lit occupé par des voitures garées en épis sagement le reste de la semaine.
</p>

<p>
	Je contemple un instant le spectacle ordinaire puis je sors sur le palier, prends l' escalier en bois aux formes jolies et me retrouve sur le trottoir me mêlant aux badauds devant les stands multicolores.
</p>

<p>
	Mon appartement est situé à l' angle de deux rues, la rue Baudrairie et la rue d' Embas , le haut de la rue d' Embas pour être précis  celle qui descend vers la place aux platanes majestueux,  rue qui se finit par une tour,,  vestige de  l' ancienne ville et ses fortifications,   porte de la ville.
</p>

<p>
	J' aime bien dire le haut de la rue d' Embas, comme un clin d' oeil à notre langue.
</p>

<p>
	Baudrairie, je crois que c'est un vieux mot qui dit la fabrication des buffets, bon pas certain.
</p>

<p>
	Bref je suis dans mon vieux quartier et c'est jour de marché.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8149</guid><pubDate>Wed, 10 Jan 2024 08:12:00 +0000</pubDate></item><item><title>No&#xEB;l et vous.</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8140-no%C3%ABl-et-vous.html</link><description><![CDATA[<p>
	Vivement les beaux jours.<br />
	<br />
	Il pleut, il vente, on a eut cette tempête qui a cassé et déraciné les arbres majestueux,  aujourd'hui  encore le vent souffle et arrache les dernières feuilles,  la nature se recroqueville, les escargots se cachent, les insectes sont à l' abri, les grives et merles sont sous les pommiers se gavant des dernières pommes pour passer l' hiver.<br />
	<br />
	Au loin des tronçonneuses rappellent les hommes, les chiens dans la vallée et la chasse mène la meute au son des cornes.<br />
	<br />
	Puis le silence retombe, le silence  du mois noir (breton)où les jours sont les plus courts, et puis viendra  Noël  pour mettre fin à  cette torpeur, à  cette dépression du manque de lumière et égayer de ses bougies,  de ses contes nos yeux d' enfants, l' adulte finalement est un enfant qui joue les grands, chut, je veux encore croire au père Noël,  je déteste  que l' on puisse me dicter ma conduite, que l' on veuille détruire  ma crèche  et mes rêves d' enfant.<br />
	<br />
	Alors je préfère le silence de la nef de ma petite église, sorte de bateau retourné que des hommes ont construit de leur mains de leur espoir, de leurs peurs et leurs joies,  et même  quand je ne suis pas croyant, je veux croire aux hommes et pousser mes racines dans cette terre qui est mienne, je sais que je ne suis que de passage, je comprends  pourquoi cette chaîne dure depuis si longtemps elle est ce lien qui nous uni pour l' éternité. <br />
	<br />
	Puis viendra le premier de l' an et l'espoir , ces ombres hivernales diminueront avec la lumière qui revient, parfois sur le sol immaculé par la neige du mois de février,  alors le soleil  réchauffera la nature engourdie et tout recommencera, le miracle de la vie.
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8140</guid><pubDate>Sun, 10 Dec 2023 08:44:07 +0000</pubDate></item><item><title>Le silence</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8117-le-silence.html</link><description><![CDATA[<p>
	<a class="ipsAttachLink ipsAttachLink_image" data-fileext="jpg" data-fileid="165185" href="https://www.forumfr.com/uploads/monthly_2023_09/445475516_PXL_20230902_070042532_MP2.jpg.38e7c18062b0f7e0457d7eaf8defa242.jpg" rel=""><img alt="445475516_PXL_20230902_070042532_MP2.thumb.jpg.d800dc0d6952cce72ea63d9d5e4bc3de.jpg" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="165185" data-ratio="52.60" style="height:auto;" width="1000" data-src="https://www.forumfr.com/uploads/monthly_2023_09/445475516_PXL_20230902_070042532_MP2.thumb.jpg.d800dc0d6952cce72ea63d9d5e4bc3de.jpg" src="https://www.forumfr.com/applications/core/interface/js/spacer.png" /></a>
</p>

<p>
	J' aime le silence et la campagne des matins de septembre.
</p>

<p>
	les moissons sont loin et la rentrée des classes sent les fournitures.
</p>

<p>
	<img alt="image.png.dd8128b4684cac3b730c9eb60e3c30a7.png" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="165208" data-ratio="55.90" style="height:auto;" width="1000" data-src="https://www.forumfr.com/uploads/monthly_2023_09/image.png.dd8128b4684cac3b730c9eb60e3c30a7.png" src="https://www.forumfr.com/applications/core/interface/js/spacer.png" />
</p>

<p>
	C'est une nef où se perdent les pensées.
</p>

<p>
	<img alt="image.png.2ece5761870c25494e6f4955e28b719e.png" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="165209" data-ratio="141.51" style="height:auto;" width="530" data-src="https://www.forumfr.com/uploads/monthly_2023_09/image.png.2ece5761870c25494e6f4955e28b719e.png" src="https://www.forumfr.com/applications/core/interface/js/spacer.png" />
</p>

<p>
	<a class="ipsAttachLink ipsAttachLink_image" data-fileext="png" data-fileid="165210" href="https://www.forumfr.com/uploads/monthly_2023_09/image.png.82a1a0a585bbc91b3182d65098a305db.png" rel=""><img alt="image.thumb.png.9bfef3eeb9325680c2525edbc8bdc5ef.png" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="165210" data-ratio="77.48" style="height:auto;" width="968" data-src="https://www.forumfr.com/uploads/monthly_2023_09/image.thumb.png.9bfef3eeb9325680c2525edbc8bdc5ef.png" src="https://www.forumfr.com/applications/core/interface/js/spacer.png" /></a>
</p>

<p>
	Un pic rompt le silence..
</p>

<p>
	<img alt="image.png.742b364dabb3f4d29d4ff8c3393ada79.png" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="165211" data-ratio="154.64" style="height:auto;" width="485" data-src="https://www.forumfr.com/uploads/monthly_2023_09/image.png.742b364dabb3f4d29d4ff8c3393ada79.png" src="https://www.forumfr.com/applications/core/interface/js/spacer.png" />
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8117</guid><pubDate>Sat, 02 Sep 2023 07:21:00 +0000</pubDate></item><item><title>La bonne affaire.</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8090-la-bonne-affaire.html</link><description><![CDATA[<p>
	Hier matin je sus allé  dans le Finistère pour prendre du matériel  avec mon utilitaire.
</p>

<p>
	Puis zut, j' ouvre les portes et j' ai un sac de pellets, enfin pas tout à fait,  en fait j' ai récupéré un chat et il ne sort pas beaucoup, donc pour sa litière  je mets des pellets,  c'est  super.
</p>

<p>
	Puis quand je retire les crottes, et les pellets  je mets dans un sac vide, ferme avec une ficelle ,quand c'est  plein, je mets à  la déchetterie 
</p>

<p>
	Mais là  j' ai zappé,  heureusement,  sur le parking où  je suis il y a des grands bacs à  ordures, je mets dans un bac quasiment pplein et je repars.
</p>

<p>
	Puis coup de fil, je stoppe et je réponds,  la conversation dure un  peu.
</p>

<p>
	Je vois dans mon rétro  un type qui jette un sac poubelle, mais que fait il?
</p>

<p>
	Il récupère  mon sac, non j' y crois pas, il a flairé  la bonne affaire au prix des pelets.
</p>

<p>
	Je te dis pas la surprise quand il va verser ça  dans le poêle... <span><img alt=":)" data-emoticon="" src="https://www.forumfr.com/uploads/emoticons/default_smile1.png" title=":)" /></span>
</p>

<p>
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8090</guid><pubDate>Sun, 25 Jun 2023 11:22:00 +0000</pubDate></item><item><title>L' &#xE9;pouvantail.</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8076-l-%C3%A9pouvantail.html</link><description><![CDATA[<p>
	La terre labourée s' étend au delà de la vue.
</p>

<p>
	Derrière  la fenêtre une araignée refait sa toile  sous le vent d' est. 
</p>

<p>
	Les haillons comme les fibres du chapeau de paille se défont,  le vieil épouvantail monte la garde que des choucas ne respectent plus.
</p>

<p>
	Vieil homme décharné  qui mesure le temps qui passe. Droit comme les sillons qui n' en finissent pas, ombre longue du jour finissant .
</p>

<p>
	Seul.
</p>

<p>
	Toute la solitude du temps qui s' étire. 
</p>

<p>
	Quand ce n'est  plus toi que le vent frôle,  quand c'est  toi qui frôle  le vent.<br />
	<br />
	Quand sous tes haillons qui te découvrent renaissent les souvenirs.<br />
	<br />
	Libre .
</p>

<p>
	.........<br />
	<br />
	 Te souviens tu quand nous dormions à  l' écurie,  fébriles, attendant la venue du poulain ,   de la jument grosse?<br />
	<br />
	Ta main serrant la mienne.<br />
	<br />
	Puis la vie , cette libération qui se dresse sur ses quatre pattes pour échapper à  la mort.<br />
	<br />
	Leçon  de vie qui faisaient à  l' unissons battre nos coeurs.<br />
	<br />
	T 'en souviens tu quand je frôle le vent?<br />
	<br />
	La paille, nos silences et notre joie.<br />
	<br />
	 <br />
	<br />
	 <br />
	<br />
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8076</guid><pubDate>Sun, 07 May 2023 08:40:00 +0000</pubDate></item><item><title>M&#xE9;nopause..</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8065-m%C3%A9nopause.html</link><description><![CDATA[<p>
	Je passe le rasoir sur ma joue en grimaçant  un peu pour tendre ma peau délicate .
</p>

<p>
	Le rasoir dessine un passage dans la mousse blanche comme une allée  sous la neige, je reprends plus haut pour agrandir ce passage, mais là  la mousse reste.
</p>

<p>
	Le rasoir m' a abandonné, il ne coupe plus panne seche,  je regarde dans le  tiroir, rien , ça  c'est  bien moi, attendre le dernier moment pour réapprovisionner. 
</p>

<p>
	Bref, je tente avec les vieux qui restent sur le lavabo, mais rien !
</p>

<p>
	Je me regarde dans la glace , un coté  rasé,  l' autre pas alors pour mon rendez vous en dehors de me présenter  et uniquement de profil, je ne vois pas, bon c'est  vrai que sur l' oreiller tu ne dors jamais sur les deux oreilles...
</p>

<p>
	Je regarde le champ de bataille,  des rasoirs morts éparpillés  coté  garçon.
</p>

<p>
	Coté fille, j' ai deux lavabos, tout est en ordre clean, et là  je regarde dans les tiroirs, des chouchoux, des barettes, j' en essaie une, non ça  ne me va pas du tout.
</p>

<p>
	Et là  je trouve des rasoirs.
</p>

<p>
	Et je reprends donc ma tonte.
</p>

<p>
	Super, ça  rase super bien, et me voilà  tout beau, tout lisse et parfumé. 
</p>

<p>
	Je regarde donc la marque, c'est  la  même que les miens , sauf que et là  ça m' intrigue, vous aussi j' en suis sûr deux lames, sur les miens quatre  et là  je me questionne, je m' interroge, je me mets la lampe dans les yeux, tout doit être  dit.
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8065</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 09:19:00 +0000</pubDate></item><item><title>Whatsapp</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8064-whatsapp.html</link><description><![CDATA[<p>
	C'est un petit icône, comme un petit clin d’œil qui apparait dans l'angle gauche de ton téléphone, c'est un petit sourire qui t'invite au dialogue.<br />
	<br />
	C'est un clic sur un message qui te te met en lien avec elle, fil qui te fait sourire d'un air bête , c'est un message qui finit par des petits cœurs, des paillettes dans les yeux.<br />
	<br />
	Ce sont tous les mots que tu n'oses dire, c'est ton cœur qui s'emballe devant des réponses qui te touchent, des photos des vidéos qui te rapprochent parfois plus que dans l'intimité, c'est le contact de deux âmes qui se rejoignent , qui se frôlent qui se surprennent, c'est un ballet de lettres alignées qui dessinent les contours de l'amour que tu portes pour elle, c'est un instant magique qui te porte sorte de flottement dans les airs.
</p>

<p>
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8064</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 07:23:00 +0000</pubDate></item><item><title>Fl&#xE2;nerie du matin .</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8059-fl%C3%A2nerie-du-matin.html</link><description><![CDATA[<p>
	J' aime bien voir le soleil se lever, bon en ce moment ce n' est pas top,  c'est  plus 7h en attendant que celui ci nous revienne.<br />
	<br />
	Sinon je me lève très  facilement surtout quand je suis excité par un projet,  d' un bond même à  5h, pas de problème,  c'est  ce que j' ai à  faire qui détermine mon sommeil, et cette fatigue d' une journée  bien remplie me met au lit.<br />
	<br />
	Aujourd'hui c'est  dimanche je vais préparer tranquillement  ma journée  de demain, je suis déjà pressé  de retrouver  une copine pour un projet commun, une création commune,  il y a comme une communion avec certaines personnes, comme une sensation de se connaître sans jamais s' être rencontrés,  le hasard nous guidant là pour une raison ignorée. <br />
	<br />
	C'est  comme un levé de soleil en hiver, la chaleur entre êtres  humains, l' amitié,  la complicité,  les rires et les joies partagées, c'est  parfois juste une éclaircie entre deux nuages, un soleil printanier qui réchauffe discrètement,  c'est  parfois brûlant ce contact sur la peau, ce sont des moments de sincérité qui peuvent être  éphémères parfois qui se lèvent  chaque jour.<br />
	<br />
	Bon je m' égare, j' arrête là  sinon je vais voir sans bouger le soleil se coucher.<br />
	<br />
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8059</guid><pubDate>Sun, 29 Jan 2023 07:36:00 +0000</pubDate></item><item><title>Ma petite voisine</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8057-ma-petite-voisine.html</link><description><![CDATA[<p>
	Grève  oblige, ma petite voisine est venue avec son petit frère à  la maison mercredi,  comme jeudi école fermée. 
</p>

<p>
	On a joué un petits chevaux,  c'est  passionnant  donc ça  a  vite dégénéré,  et non ce n' est pas moi qui ai dit le premier:
</p>

<p>
	- joue gros caca.
</p>

<p>
	Et là  tout est parti en vrille, caca mou, gros boudin, zezette poilue etc...
</p>

<p>
	Si bien que pour calmer le jeu, j' ai mis:
</p>

<div class="ipsEmbeddedVideo">
	<div>
		<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="150" src="https://www.forumfr.com/applications/core/interface/index.html" title="Caca boudin" width="200" data-embed-src="https://www.youtube.com/embed/tgl4KonFjLs?feature=oembed"></iframe>
	</div>
</div>

<p>
	Ils étaient  pliés  de rire, moi aussi, oui parfois je suis un peu gamin .
</p>

<p>
	On a  dansé,  sur du rock il a dit le petit .
</p>

<p>
	Puis ça  a dérivé sur les mouches à  caca.
</p>

<p>
	Et donc je suis allé  sur internet pour leur expliquer le rôle  des mouches, en photos bien sûr 
</p>

<p>
	<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouche_%C3%A0_merde" rel="external nofollow">https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouche_à_merde</a>
</p>

<p>
	En fait ils étaient très  intéressés, donc on a regardé 
</p>

<p>
	<a href="https://youtu.be/R55-7sofuYQ" rel="external nofollow" style="background-color:rgba(0,0,0,.8);color:#ffffff;font-size:26.378px;text-align:center;" title="Partager le lien">https://youtu.be/R55-7sofuYQ</a>
</p>

<p>
	Et alors je leur ai appris à  zapper la pub, ils sont hypers rapides pour virer ces mouches à  merde.
</p>

<p>
	C' était  très  intéressant. 
</p>

<p>
	J' ai eu la maman le lendemain,  elle se marrait, ils racontent tout.
</p>

<p>
	Mais vous elles vous passionnent ces mouches. 
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8057</guid><pubDate>Fri, 20 Jan 2023 10:25:00 +0000</pubDate></item><item><title>Quand le r&#xE9;el frappe &#xE0;  ta porte.</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8056-quand-le-r%C3%A9el-frappe-%C3%A0-ta-porte.html</link><description><![CDATA[<p>
	La vie est curieuse, c'est  parfois ce petit fil agaçant qui dépasse de la pelote que tu tires et qui n' en finit  pas.<br />
	<br />
	La nuit est presque là  en ce soir de janvier, je n' aime pas cette période entre chien et loup la nuit tombe vite, sur la route les bas cotés sont instables, dangereux, la visibilité  réduite. <br />
	<br />
	Et puis m' extirpant de mes songes une ombre surgit sur le coté,  un femme habillée en foncée,  peu visible sur la route dangereuse. <br />
	<br />
	Je me gare sur l' entrée  d'un chemin de ferme et baisse ma vitre.<br />
	<br />
	- ma voiture est enlisée,  dit- elle j' ai voulu faire demi- tour sur l'herbe et je suis carrément  bloquée. <br />
	<br />
	Je  descends  pour constater , en effet elle est bloquée,  mais pas trop profond, je la dévisage un peu , elle aussi, elle a un accent léger  qui me fait penser à  ma vétérinaire qui est Belge.<br />
	Je vois qu'elle a tenté  de sortir de ce pétrin, des planches, des branches sous les roues, mais sans succès  apparent.Après  une brève  discussion et la nuit étant  quasiment  là,  on décide,  moi je recule sur le champ laissant les roues avant de ma camionnette  sur le bitume du chemin, et avec des sangles trouvées  dans ma voiture  on accroche sa voiture sur la boule de mon kangoo.Pour communiquer on baisse nos vitres, je tends la sangle en avançant un peu et lui crie d'avancer doucement  comme moi pour ne pas faire patiner les roues, et c'est  parti.La voiture suit et rapidement les roues avant se retrouvent sur le goudron du chemin, je l' entends crier sa joie,  je mets sur l' angoisse de rester bloquée en rase campagne sans téléphone cette exubérance. Je descends pour la rejoindre et récupérer mon matériel :<br />
	<br />
	- merci pour le coup de main me lance- t- elle et moi je sors une banalité finament très  protocolaire.<br />
	<br />
	- c'est  mieux qu' un coup de pied  c'est  sûr,  bon tout finit bien.<br />
	<br />
	On se salue et chacun reprend son chemin, enfin pas tout à  fait, elle grifonne sur un papier son numero , son nom et prénom. La nuit est tombée,  la pleine lune redessine les arbres .Et le petit bout de fil agaçant  qui sort de la pelote est toujours là Il dépasse,  presque arrogant, et même  quand tu ne veux pas le tirer il s' accroche à un ongle et déroule sa pelote.C'est  ainsi que quelques jours plus tard j' ai retrouvé  mon enlisée. Enfin sa voiture, là  j' étais  sûr,  au milieu d' un parking, le dessin sur le coté  ne laissant aucun doute.J' ai attendu un peu mais personne que je reconnaisse ne fit son apparition. Je regrimpais dans ma camionnette et allais partir, mais baissant mon pare soleil je retrouvais le fil arrogant sous forme de papier,  avec un nom, un prénom et un numéro  de téléphone. Je composais  les chiffres  et mon léger  accent belge me répondit :<br />
	- Allo ?<br />
	- c'est  le coup de pied aux fesses, je suis sur le parking, j' ai reconnu la voiture.<br />
	- un,  j' arrive,  sortant du coeur me perçait le tympan.<br />
	<br />
	Un jean's moulant lui allant bien, un ciré jaune,  des bottes comme pour aller aux crabes, la tête  sous la capuche , courbée sous le vent elle faisait un coucou à  ma vitre en agitant sa main aux doigts écartés. <br />
	- montez lui dis - je !<br />
	- oui.<br />
	Le vent s' engouffra dans ma voiture sous forme de tornade jaune et bleue,   pour les bottes là  c'est  une paire de manches, j' ai du mal à  définir,  un vieux rose, mais très  vieux alors.<br />
	- ceinture. <br />
	- où  va- t- on?<br />
	- boire quelque chose de chaud,  et en souriant, une objection?<br />
	- non dit - t- elle en me fixant.<br />
	Je garais  la voiture devant le  bar,<br />
	-  un grand café pour moi, prenez ce que vous voulez, je passe à  la boulangerie et je suis là. Il restait deux pains aux raisins que la boulangère mis dans un sac en papier.Au café,  mon enlisée  attendait sagement,  lui tendant le sac en papier:<br />
	- servez  vous.<br />
	- merci j' adore , en ouvrant le sac.<br />
	Puis elle se mis à  parler en mangeant elle me racontait ce soir où  elle était restée scotchée avec sa voiture, moi je décrochais  un peu en fait je connaissais puisque j' étais    là. Je regardais, ses lèvres,  jolies, un grain de raisin au coin, tremblant un peu comme par peur de tomber.<br />
	- là,  lui dis je en portant mon doigt sur le coin de ma bouche et de l' autre lui tendant la serviette. <br />
	Mais elle balayait d' un revers de main et repris de plus belle.<br />
	Je regardais son cou fin, une petite chaine en or et un petit coeur pendant au milieu de ses clavicules visibles.<br />
	Au moment où  elle fit une pause pour reprendre sa respiration  je criais presque. <br />
	- améthyste, ayant retrouvé le mot que je cherchais.<br />
	- what?<br />
	- le petit coeur, c'est  une améthyste polie.<br />
	- vous connaissez les pierres?<br />
	- oui, par obligation.<br />
	-par obligation vous travaillez dans ce milieu?<br />
	- non pas du tout, en fait c'est  ma petite voisine qui connait bien, quand elle vient à  la maison, elle prend ma tablette  , m' explique les pierres,  moi je lui fais ses devoirs on s' instruit mutuellement. <br />
	- elle a qu' elle âge ?<br />
	- huit ans et demi mais elle est grande, toujours selon elle évidemment. <br />
	- sinon vous faites de la peinture?<br />
	- oui, comment vous savez ça ?<br />
	- vos doigts , il y a un peu de bleu et de jaune sur deux d' entre eux,   je suppose que vous avez dépassé  l' âge  du coloriage et des feutres n' est ce pas?<br />
	- en effet, je suis peintre  et elle rit , vous êtes  observateur ou alors je suis négligée.<br />
	- non, pas du tout négligée puis le bleu et le jaune ne choquent pas avec votre jeans et le ciré  , c'est  bien assorti je trouve , au fait l' améthyste c' est la sérénité et la sagesse si j' ai bien suivi le cours, je pourrais vous décrire  ainsi?<br />
	Elle allait me répondre mais mon téléphone sonna :<br />
	- désolé lui dis- je en raccrochant, mon vétérinaire sera là  dans trente minutes, je dois vous laisser, désolé. <br />
	- je comprends.<br />
	- je vous dépose à  la voiture et je file encore désolé  de partir comme un voleur. <br />
	Le magasin était  fermé,  le parking vide comme un quai de gare , désert. D' ailleurs ça  ressemblait à  ça,  cette gêne de se séparer  sans avoir jamais été  vraiment proches.<br />
	Je la vis encore  un peu dans mon rétroviseur puis au premier rond- point elle disparue.<br />
	La vétérinaire  était  là  pour le vaccin de mon âne et de mon chien, j' enfilais mes bottes et la suivais dans un champ détrempé par les pluies terribles des derniers jours. Ce ne fut pas très long avec ce temps froid et pluvieux, et je me retrouvais devant la cheminée un café  à  la main, mon chien allongé  sur le dos les quatre pattes en l' air me regardait  en remuant sa queue, balayant le sol façon  essuie-glace .Le reste de la journée  me parue sombre et ma foi assez triste. 
</p>

<p>
	Le temps avait changé subitement,  je payais le pain et un café,  j' adore ce lieu, café,  épicerie, boulangerie. J' aime regarder les gens, leurs conversations,  les plaisanteries aussi je m' assoie et pose ma tasse sur la table près de la fenêtre,  une table plus loin le vieil homme, toujours là,  même place, même jounal, comme un repère dans la vie routinière. 
</p>

<p>
	Alors je lance la conversation <span>:</span>
</p>

<p>
	<span>- bonjour, les nouvelles sont bonnes?</span>
</p>

<p>
	<span>- pas vraiment je regarde les décès. </span>
</p>

<p>
	<span>- ah! Je vois bon déjà  si vous ne voyez pas le vôtre,  c'est positif. </span>
</p>

<p>
	<span>Et là  son visage change je crois qu' il va se fâcher et non, il rit et plaisante,  mais la cloche de la porte de l' épicerie retentit , d' où  je suis je ne vois pas qui entre, j' entends juste deux voix de femmes qui parlent en riant, je devine aux bruits qu' elle prennent des articles,  demandent du pain puis l' une d' entre elle <span>:</span></span>
</p>

<p>
	<span><span>- tu veux un café ?</span></span>
</p>

<p>
	<span><span>- ah! oui tiens , et là  je sais qu' elles vont venir coté  bar, le vieil hommes lève  la tête , lui peut les voir d'où il est ,son visage au dessus de son journal , ses yeux au dessus des lunettes.</span></span>
</p>

<p>
	○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○
</p>

<p>
	Puis les deux jeunes femmes nous saluent avec un sourire et s' assoient .
</p>

<p>
	Je devine à  leur façon  de parler qu' elles sont amies, elles sont jolies, cheveux courts et cheveux longs, c'est  cheveux courts qui parle , de la pluie et du beau temps, mais surtout de la pluie.
</p>

<p>
	Moi, j' ai fini mon café,  ramasse mes clés , mon téléphone ,  vais partir  quand cheveux longs dit baissant un peu la voix et d' un ton grave:
</p>

<p>
	- tu sais que semaine passée Juju est restée  enlisée ?
</p>

<p>
	Et là  je repose mes fesses, mon téléphone ,  mes clés,  commande un autre café. 
</p>

<p>
	- nooon! Réponds cheveux longs, raconte.
</p>

<p>
	- et bien, elle voulait faire demi- tour mais sur l' herbe gorgée d' eau avec ce temps" de m..de,"   elle est restée  embourbée et la nuit qui tombait, heureusement un type est venue la sortir de là. 
</p>

<p>
	- la chaannnce! enfin je veux dire que le type se soit  arrêté pour sauver la princesse et elle rient , me jetant des petits regards en coin, moi je fais celui qui n' écoute pas , 
</p>

<p>
	Alors elles continuent
</p>

<p>
	-tu connais Julia! depuis elle me parle de lui, elle aurait voulu le remercier dans les règles,  mais ils se sont juste croisés et pas eu le temps de le faire comme elle aurait souhaité. En fait elle a son tel, mais peur de l' appeler, tu la connais.
</p>

<p>
	- oui, dommage et lui il n' appelle pas?
</p>

<p>
	- non, il est sûrement marié avec une harpie hyper jalouse et elles rient.
</p>

<p>
	Cette fois je prends mes clés,  mon Samsung  laisse la monnaie sur la table salue le vieil homme , les deux amies et quitte les lieux, la clochette retentit quand je pousse la porte, dehors un chien traîne.
</p>

<p>
	Je traverse la rue déserte  ,  regagne la voiture, mais au moment de démarrer  j' ai toujours à  l' esprit la conversation des copines, Julia.
</p>

<p>
	Alors je regarde sous mon pare- soleil,  pour vérifier  le prenom, mais le papier n' y est plus, je retourne  la cabine, mais rien je pense que sur le parking avec les portières ouvertes, le vent,  il a du s' envoler.
</p>

<p>
	 Et je me rends compte que je n' ai jamais prononcé  son prénom et là  je m' enlise de honte.
</p>

<p>
	Alors je reprends mon téléphone et dans mes appels sortants, je recherche le numéro et y inscris Julia  et rajoute la  princesse  en souriant à  mon rétro .
</p>

<p>
	<br />
	 
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">8056</guid><pubDate>Tue, 10 Jan 2023 19:27:00 +0000</pubDate></item><item><title>SOUVENIRS</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e6570-souvenirs.html</link><description><![CDATA[
<p>
	<em><strong>Un amour d'enfance</strong></em>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>Mon premier amour de jeunesse.</em></strong></strong>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>Elle était jeune, je l'étais, c'est sur les bancs et dans la cour de la maternelle que j'ai fait mes premiers pas à deux en compagnie de Nenette.</em></strong></strong>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>De son vrai nom Annette G..</em></strong></strong> <strong><strong><em>En ses vertes années, c'est main dans la main que nous parcourions de long en large la cour goudronnée.</em></strong></strong>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>Notre liaison fut cafetée à mes parents par des sœurs insouciantes et jalouses au cours d'un souper.</em></strong></strong><strong> </strong><strong><strong><em>Maman me regarda droit dans les yeux et me dit: c'est vrai Pascou ?</em></strong></strong><strong> </strong><strong><strong><em>Pour ne pas faiblir devant des sœurs contentes de leur pauvre victoire j'avouais.</em></strong></strong>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>Alors des... :il est amoureux de mes deux sœurs mal embouchées, ce fût papa qui me dit :- et tu veux te marier avec qui Pascou?</em></strong></strong> <strong><strong><em>Avec Nenette répondis je fièrement.</em></strong></strong>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>Devant le rire de mes parents je compris qu'ils acceptaient cette union et m'en trouvais soulagé pouvant enfin dire au monde entier mon amour de Nenette.</em></strong></strong> <strong><strong><em>Notre rencontre était née le jour de la fête de l'école</em></strong></strong> <strong><strong><em>Il y avait une petite représentation et je faisais partie du spectacle,blanche neige et les sept nains.</em></strong></strong> <strong><strong><em>Tout se passait très bien lorsque ma pelle en contreplaqué et sous les coups répétés de , eh ho eh ho on rentre du boulot se brisa </em></strong></strong><em><em>.</em></em> <strong><strong><em>Toute la salle se mit à rire et moi à pleurer c'est blanche neige, enfin Nenette qui se prenant à son rôle vint, devant ma détresse et mon monde qui s'écroulait , me faire un bisou!</em></strong></strong> <strong><strong><em>La salle redoubla de ses rires.....</em></strong></strong>
</p>

<p>
	<em><em><strong>Cette union dura jusqu’au jour jour la vie active nous appela et nous éloigna, elle école des filles coté est, moi école des garçons coté ouest</strong></em></em><strong><strong>. </strong></strong>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>La rupture fut brutale et dévastatrice, je m'engageais immédiatement pour les croisades et c'est chaque mercredi que pendant des années je repoussais l’ennemi!</em></strong></strong> <strong><strong><em>Me protégeant de mes armoiries (un vieux couvercle de poubelle)contre les épées en noisetier qui tombaient drues en faisant un boucan d'enfer.</em></strong></strong> <strong><strong><em>Ces quelques années de guerre de quartiers à coup de pommes , de marrons et autres projectiles me poussèrent jusqu'aux frontières de l'adolescence.</em></strong></strong> <strong><strong><em>Puis ce fut comme un mauvais garçon qui rejoint le pénitencier que par un bel après midi de septembre je me retrouvais dans un pensionnat.</em></strong></strong> <strong><strong><em>Ces deux années de bagne me firent presque oublier Nenette.</em></strong></strong> <strong><strong><em>Quand le surveillant général fit la levée d'écrou et que je me retrouvais sur le trottoir libre comme l'oiseau , je me retournais en faisant un bras d'honneur à ce bâtiment lugubre .</em></strong></strong> <strong><strong><em>Mon baluchon à la main je rêvais de prendre le monde dans mes bras et de le conquérir,</em></strong></strong>
</p>

<p>
	<strong><strong><em>Pascou</em></strong></strong>
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">6570</guid><pubDate>Mon, 30 May 2016 07:02:00 +0000</pubDate></item><item><title>peur</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e6569-peur.html</link><description><![CDATA[
<p>
	La terre humide et noire collait à mes pieds nus, je courrais entre les bambous emmêlés frottant la peau.
</p>

<p>
	Je sentais qu'ils allaient me rattraper, m'efforçant de garder la tête froide bien que la panique commençait à s'insinuer, j'avais entendu les portières claquer et des gens crier dans ma direction.
</p>

<p>
	La nuit tombait et j'avançais chutant sur des racines et m'écorchant les pieds.
</p>

<p>
	Je savais qu'au bout il y avait une clôture que je devais suivre, la longer pour trouver la seule issue possible,
</p>

<p>
	La peur s'installait en moi démultipliant mes forces, je me doutais que c'était l'ultime combat je pressentais mon destin et le refusais obstinément.
</p>

<p>
	Enfin l'issue et et une lueur d'espoir,je dévalais dans le noir une pente , comme englué de leur présence ,pesante, collante et qui me nouait le ventre...Ils se rapprochaient dangereusement.
</p>

<p>
	Je sentais presque leur odeur, et comme un ronronnement curieux puis un sifflement dans la nuit ,strident et court puis de plus en plus long...
</p>

<p>
	Je tendais le bras pour étendre la sonnerie du réveil et repoussais mon chat qui me cachait le visage....
</p>

<p>
	Le soleil au travers la vitre était déjà levé.
</p>

<p>
	Curieux cauchemar. <img alt=":smile2:" data-emoticon="" src="https://www.forumfr.com/uploads/emoticons/laugh.gif" title=":smile2:" /></p>

<p>
	the end.
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">6569</guid><pubDate>Sun, 29 May 2016 15:13:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
