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PASCOU

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PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Poussant la porte tout en cherchant la lumière à taton  j' entre voyais des formes dont la  lumière  du soupirail dessinait les contours.

Les bruits de la rue sur les pavés , des talons qui renvoyait l' image d' une jeune femme qui court.

La lumière finit par me faire découvrir cet espace , des vieilles choses abandonnées et sans intérêt.

Le propriétaire me laissait donc cet endroit pour stocker ce que je voulais.

L' appartement au dessus m' était attribué et j' adore le quartier très vivant, piétonnier, des rues du moyen-âge qui attirent  les touristes de partout des petits bars sympas où filles et garçons rient à pleine vie.

Je chassais les toiles d' araignées, et balayais donc ma nouvelle propriété.

En sortant, je laissais la porte ouverte pour aéré cet endroit sans vie sentant un peu le moisi .

La rue, le soleil à la verticale éblouissait et forçait  à fermer les yeux.

Dans la rue pavée en pente vers le château, un petit bar, je m' essayais à  la terrasse étroite et commandais une eau gazeuse au citron.

De là je pouvais voir les deux fenêtres de mon nouvel appartement, puis mon téléphone sonna: 

- allo!.

Un copain qui me cherche.

- t' es où ?

- j' arrive, impossible de me garer dans ton quartier je tourne depuis 40 mn.

- ok, je te commande un demi je suis au bar du château.

Je regardais les gens passer comme des étoiles filantes comètes de passage laissant leur histoire comme une traîne que j' oublierai pour d' autres.

Puis les habitués, l' épicier sur le pas de la porte qui discute au travers de la rue avec le dernier boucher.

La vie ordinaire dont je suis  le pivot, l' astre qui se déplace et où des myriades de satellites plus ou moins gracieux gravitent et se renouvellent sans cesse.

Je regarde l' élégance de cette fille haut perché qui semble perdue...

Mais mon pote arrive, s' assoie renverse mon verre.....

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Membre, 68ans Posté(e)
pic et repic Membre 17 519 messages
Maitre des forums‚ 68ans‚
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il y a 8 minutes, PASCOU a dit :

Mais mon pote arrive, s' assoie renverse mon verre.....

bonjour,

et la bulle de sérénité éclate ...c'est pas possible d'être aussi maladroit !

bonne journée ( quand même ) .

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
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il y a 31 minutes, pic et repic a dit :

bonjour,

et la bulle de sérénité éclate ...c'est pas possible d'être aussi maladroit !

bonne journée ( quand même ) .

Bjr.

Dans une histoire il faut toujours un bon copain qui n'en rate pas une. 😄

Mais je mettrai la suite sur mon blog... :)

 

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, PASCOU a dit :

Poussant la porte tout en cherchant la lumière à taton  j' entre voyais des formes dont la  lumière  du soupirail dessinait les contours.

Les bruits de la rue sur les pavés , des talons qui renvoyait l' image d' une jeune femme qui court.

La lumière finit par me faire découvrir cet espace , des vieilles choses abandonnées et sans intérêt.

Le propriétaire me laissait donc cet endroit pour stocker ce que je voulais.

L' appartement au dessus m' était attribué et j' adore le quartier très vivant, piétonnier, des rues du moyen-âge qui attirent  les touristes de partout des petits bars sympas où filles et garçons rient à pleine vie.

Je chassais les toiles d' araignées, et balayais donc ma nouvelle propriété.

En sortant, je laissais la porte ouverte pour aéré cet endroit sans vie sentant un peu le moisi .

La rue, le soleil à la verticale éblouissait et forçait  à fermer les yeux.

Dans la rue pavée en pente vers le château, un petit bar, je m' essayais à  la terrasse étroite et commandais une eau gazeuse au citron.

De là je pouvais voir les deux fenêtres de mon nouvel appartement, puis mon téléphone sonna: 

- allo!.

Un copain qui me cherche.

- t' es où ?

- j' arrive, impossible de me garer dans ton quartier je tourne depuis 40 mn.

- ok, je te commande un demi je suis au bar du château.

Je regardais les gens passer comme des étoiles filantes comètes de passage laissant leur histoire comme une traîne que j' oublierai pour d' autres.

Puis les habitués, l' épicier sur le pas de la porte qui discute au travers de la rue avec le dernier boucher.

La vie ordinaire dont je suis  le pivot, l' astre qui se déplace et où des myriades de satellites plus ou moins gracieux gravitent et se renouvellent sans cesse.

Je regarde l' élégance de cette fille haut perché qui semble perdue...

Mais mon pote arrive, s' assied renverse mon verre.....

Mais mon pote arrive, s' assied , renverse mon verre.....

- génial, ça commence bien, bon tu as garé ta camionnette où ?

- sur la place près du tabac, les clés et les papiers sont sous le siège.

- ok, merci,  demain j' ai des choses dans la cave à  balancer et ensuite je te la rends.

- ok, bon j' y vais, je te laisse merci pour le demi, et savoure ton verre! ( En riant)

Alors je quitte aussi la terrasse pour récupérer la voiture et me garer plus près.

Le vieux boucher m' a autorisé à garer cette dernière dans la court derrière sa boucherie , ce sera plus cool pour sortir les vieux trucs de la cave.

Et la soirée se passe.

Ce sont les bruits de la rue qui me réveillent,  j' ouvre la fenêtre le patron du bar sort la terrasse tout en discutant avec le boucher.

Le soleil est déjà haut  et donne envie de bouger, je décide donc de commencer par vider la cave et garder mon après midi pour flâner dans les rues de la ville, le parc  peut-être ou alors profiter de la voiture pour aller au lac et me baigner..

A la terrasse il y a une fille, sa tenue me fait penser à une guide ou quelque chose d' approchant, je scrute son insigne en me penchant un peu.

Elle se tourne vers moi et pas trop fort mais bien senti quand même :

- encore un pervers qui veut mâter .

- absolument pas, je voulais voir votre insigne.

- vraiment pourrie ta drague, pervers d' un air pincé.

Du coup je me penche sur mon café et regarde ailleurs un peu gêné.

Puis je rentre dans le bar pour payer et je fiche le camp, la folle est toujours là, je l' ignore.

 

 

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PASCOU Membre 92 138 messages
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Je passe devant la folle sans un regard, la rue avec ses maisons à colombages descends à  pic vers la place, je m' arrête chez le boucher pour lui dire que finalement je viderai ma cave aujourd'hui , si ça  ne le dérange pas de squatter sa cour.

Avec sa grosse voix qui résonne dans la boutique vide il me dit que non, du haut de son mètre quatre vingts un peu voûté et ses quatre vingt cinq ans  , le gaillard est toujours là, comme ces sculptures des marchands qui ornent les colombages et soutiennent le temps qui passent.

Mon gaillard, ça  c'est  sa phrase quand je prends un steak:

- un beafsteak bien tendre , et en me regardant, pour un gaillard qui mange bien.

Puis on parle de mon aménagement,  il connait forcément toute l' histoire de la rue, la guerre, quand son visage s' assombrit et qu' il devient silencieux je vois presque défiler un temps que je n' ai pas connu.

- bien qu' il me dit ,ce soir je te coupe un bon steak, et moi en l' imitant.

_ pour un gaillard qui mange bien, et il tape ses mains sur son tablier blanc de ses grosses mains en riant.

La boutique  résonne,  et me pousse dehors.

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
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Le 11/01/2024 à 08:13, PASCOU a dit :

Je passe devant la folle sans un regard, la rue avec ses maisons à colombages descends à  pic vers la place, je m' arrête chez le boucher pour lui dire que finalement je viderai ma cave aujourd'hui , si ça  ne le dérange pas de squatter sa cour.

Avec sa grosse voix qui résonne dans la boutique vide il me dit que non, du haut de son mètre quatre vingts un peu voûté et ses quatre vingt cinq ans  , le gaillard est toujours là, comme ces sculptures des marchands qui ornent les colombages et soutiennent le temps qui passent.

Mon gaillard, ça  c'est  sa phrase quand je prends un steak:

- un beafsteak bien tendre , et en me regardant, pour un gaillard qui mange bien.

Puis on parle de mon aménagement,  il connait forcément toute l' histoire de la rue, la guerre, quand son visage s' assombrit et qu' il devient silencieux je vois presque défiler un temps que je n' ai pas connu.

- bien qu' il me dit ,ce soir je te coupe un bon steak, et moi en l' imitant.

_ pour un gaillard qui mange bien, et il tape ses mains sur son tablier blanc de ses grosses mains en riant.

La boutique  résonne,  et me pousse dehors.

La boutique  résonne,  et me pousse dehors.

Les clés et les papiers étaient bien sous le siège, et  je regagnais la cour du "gaillard" pour vider ma cave.

La porte ancienne grinçait  et un peu dure à ouvrir , cette fois je trouvais facilement la lumière, le plafond n'était pas vraiment haut, je commençais par des vieux cartons, une vieille caisse en bois vermoulu, un vélo usé. Finalement moins de choses que j' imaginais débarrasser, aussi le plus encombrant un vieux fauteuil et une  grosse plaque en ciment dont je me demandais à quoi elle avait servi, bon elle ne gênait pas vraiment, et je la laisserai sur place, ça me fera un coin de stockage, le fauteuil je verrai plus tard.

Après  un dernier coup d'œil  je quittais l'endroit, passant sous la voute en granit je baissais  un peu la tête  . Je quittais la cour en laissant et les clés sous le siège et la voiture. Dans la rue, j'appelais mon pote ,  s'il voulait il pouvait récupérer son utilitaire , le commerçant  est au courant.

La rue et ses bruits, la terrasse et un verre après la poussière, tranquille.

Mon pote me rappelle et derrière moi à une autre table, j' entends :

- le pervers sans gêne, qui se croit chez lui.

- je finis ma conversation en l'ignorant, sans me retourner.

puis là j'entends

- pas étonnant qu'il soit sourd à parler aussi fort dans la rue.

Purée, c'est quoi cette nana, je prends sur moi pour ne pas me retourner et lui dire ce que je pense, quelle chiante!

Puis c'est plus fort que moi, je me retourne et lui dis:

.- tu m'aimes ou quoi pour me coller comme ça?

- ppffff,  qu'elle me fait la bouche en cul de poule, non, mais tu y crois.

Du coup, je récupère la voiture,  pars à la déchetterie et décide de la ramener  chez mon pote, je rentrerai à pied, ça va me calmer.

Purée!

 

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Membre, 46ans Posté(e)
moi et pas moi Membre 1 679 messages
Forumeur vétéran‚ 46ans‚
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Des choses triviales, mais qui nous restent bien dans l'esprit quand on va en centre-ville ou ailleurs. Un peu moins ailleurs, c'est surtout les centre-ville, un peu comme ça.

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
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il y a 9 minutes, moi et pas moi a dit :

Des choses triviales, mais qui nous restent bien dans l'esprit quand on va en centre-ville ou ailleurs. Un peu moins ailleurs, c'est surtout les centre-ville, un peu comme ça.

Oui, et c'est souvent amusant les rencontres.

Par contre on ne peut pas corriger les grosses fautes et ça c'est un peu chiant, contrairement au blog.. :)

 

 

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Membre, 46ans Posté(e)
moi et pas moi Membre 1 679 messages
Forumeur vétéran‚ 46ans‚
Posté(e)

Hé non, je vois pas les fautes. Enfin si, enfin c'est à dire c'est compliqué ; j'en commets moi-même, après c'est comme dit l'autre I.A , chacun voit midi à sa porte.

Les rencontres ? Oui y a un peu de ça. Moi, la "folle" j'ai fait abstraction dès le deuxième jour. Ben oui. La dernière fois y avait une blague à propos de Richard Berry. Avec Frank Ribéry.... Le deuxième est mon ami, pas le premier.

Au fait, c'était juste un mot croisé, quoi.

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Membre, 64ans Posté(e)
Good Venins Membre 1 351 messages
Forumeur vétéran‚ 64ans‚
Posté(e)

Bonjour;

chouette histoire, j'ai connu ces ruelles avec plein d'artisans, les gens se connaissaient un peu plus,

un copain dont les parents tenaient une boulangerie, nous donnaient des gateaux qui le lendemain,

n'auraient pu être vendus ...:)

  • Merci 1
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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
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il y a 1 minute, Good Venins a dit :

Bonjour;

chouette histoire, j'ai connu ces ruelles avec plein d'artisans, les gens se connaissaient un peu plus,

un copain dont les parents tenaient une boulangerie, nous donnaient des gateaux qui le lendemain,

n'auraient pu être vendus ...:)

Merci, ça encourage à continuer, en fait c'est assez bizarre quand tu décris une chose, tu sens même les odeurs, c'est assez magique.

🙂

Aujourd'hui pas le temps, je vais chez une copine refaire sa clôture, les chèvres passent chez le voisin..

A 10h30

 

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Membre, 64ans Posté(e)
Good Venins Membre 1 351 messages
Forumeur vétéran‚ 64ans‚
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il y a une heure, PASCOU a dit :

Merci, ça encourage à continuer, en fait c'est assez bizarre quand tu décris une chose, tu sens même les odeurs, c'est assez magique.

Oui, même si tu as l'idée ou la structure d'un texte, il y a des émotions qui s'invitent, et cela change tout...

prend bien soin des biquettes ...

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Dans la soirée je suis revenu dans mon nouveau  quartier, après  cette journée  de juillet assez chaude, les touristes et les habitués cherchent un peu de fraîcheur,  des couples  se tiennent  par la main, des enfants jouent sur les marches de la boucherie dont le rideau est baissé. Un chat sort du soupirail  de ma cave, bon si il y a des souris pourquoi pas.

il y a un peu d’ air qui remonte la rue, je sens l' odeur du restaurant  un peu plus bas vers le milieu du trottoir  gauche.

En fait je me sens bien en me posant à  la terrasse  de mon bar préféré,  les petites tables en métal rouge sont un peu bancales et quelqu'un a  mis un carton à  bière  plié  en quatre sous un pied de la mienne. Finalement rien n'est  parfait sur les pavés  mais c'est  peut-être  aussi ce charme qui me fait revenir, ces imperfections qui font le monde parfait qu' est le mien.

Puis mon téléphone  sonne, c'est  mon pote qui arrive, je récupère l' échiquier au bar et commence à ranger les pièces pour  une partie.

Il arrive, met un coup de genoux dans un pied de table et fait tomber la moitié  des pièces,  ça, c'est  tout lui.

La partie se déroule tranquillement,   une personne se plante au pied de la table pour suivre le jeu,  je tiens mon front dans ma paume  le coude posé sur le métal rouge ,je suis mon jeu, je sens que je vais faire mat au prochain  coup.

Mais je vois les chaussures de la personne du coin de l' oeil, le pantalon , la veste et l' insigne de guide, inutile de monter plus haut,   la folle.

Au moment où je veux avancer mon cheval pour faire mat, elle sort:

- Le cheval en B3 et la partie est gagnée et elle part.

Et j' avance mon cheval et gagne.

Et mon éléphant  dans un magasin de porcelaine s' exclame:

- Le cheval en B3, elle avait raison.

- tu es sûr  qu'elle  a dit B3, moi j' ai entendu bêta,  elle te connaît ou  quoi?

Et nos rires montent dans la rue étroite  vers l' infini.

 

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
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Le 14/01/2024 à 20:40, PASCOU a dit :

Dans la soirée je suis revenu dans mon nouveau  quartier, après  cette journée  de juillet assez chaude, les touristes et les habitués cherchent un peu de fraîcheur,  des couples  se tiennent  par la main, des enfants jouent sur les marches de la boucherie dont le rideau est baissé. Un chat sort du soupirail  de ma cave, bon si il y a des souris pourquoi pas.

il y a un peu d’ air qui remonte la rue, je sens l' odeur du restaurant  un peu plus bas vers le milieu du trottoir  gauche.

En fait je me sens bien en me posant à  la terrasse  de mon bar préféré,  les petites tables en métal rouge sont un peu bancales et quelqu'un a  mis un carton à  bière  plié  en quatre sous un pied de la mienne. Finalement rien n'est  parfait sur les pavés  mais c'est  peut-être  aussi ce charme qui me fait revenir, ces imperfections qui font le monde parfait qu' est le mien.

Puis mon téléphone  sonne, c'est  mon pote qui arrive, je récupère l' échiquier au bar et commence à ranger les pièces pour  une partie.

Il arrive, met un coup de genoux dans un pied de table et fait tomber la moitié  des pièces,  ça, c'est  tout lui.

La partie se déroule tranquillement,   une personne se plante au pied de la table pour suivre le jeu,  je tiens mon front dans ma paume  le coude posé sur le métal rouge ,je suis mon jeu, je sens que je vais faire mat au prochain  coup.

Mais je vois les chaussures de la personne du coin de l' oeil, le pantalon , la veste et l' insigne de guide, inutile de monter plus haut,   la folle.

Au moment où je veux avancer mon cheval pour faire mat, elle sort:

- Le cheval en B3 et la partie est gagnée et elle part.

Et j' avance mon cheval et gagne.

Et mon éléphant  dans un magasin de porcelaine s' exclame:

- Le cheval en B3, elle avait raison.

- tu es sûr  qu'elle  a dit B3, moi j' ai entendu bêta,  elle te connaît ou  quoi?

Et nos rires montent dans la rue étroite  vers l' infini.

 

Le lendemain matin, je me lève tôt, c'est jour de marché , les parasols et autres couleurs ont recouvert les trottoirs, et les commerçants s' agitent devant la journée de labeur qui commence. Des odeurs arrivent jusqu'à à ma fenêtre ouverte sur la rue principale qui se profile au bout de ma rue piétonne, c'est une rue large d' après guerre et les bombardements, aux trottoirs immenses ou les marchands se sont installés, comme chaque semaine, la vie reprend son lit occupé par des voitures garées en épis sagement le reste de la semaine.

Je contemple un instant le spectacle ordinaire puis je sors sur le palier, prends l' escalier en bois aux formes jolies et me retrouve sur le trottoir me mêlant aux badauds devant les stands multicolores.

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Le 14/01/2024 à 20:40, PASCOU a dit :

Dans la soirée je suis revenu dans mon nouveau  quartier, après  cette journée  de juillet assez chaude, les touristes et les habitués cherchent un peu de fraîcheur,  des couples  se tiennent  par la main, des enfants jouent sur les marches de la boucherie dont le rideau est baissé. Un chat sort du soupirail  de ma cave, bon si il y a des souris pourquoi pas.

il y a un peu d’ air qui remonte la rue, je sens l' odeur du restaurant  un peu plus bas vers le milieu du trottoir  gauche.

En fait je me sens bien en me posant à  la terrasse  de mon bar préféré,  les petites tables en métal rouge sont un peu bancales et quelqu'un a  mis un carton à  bière  plié  en quatre sous un pied de la mienne. Finalement rien n'est  parfait sur les pavés  mais c'est  peut-être  aussi ce charme qui me fait revenir, ces imperfections qui font le monde parfait qu' est le mien.

Puis mon téléphone  sonne, c'est  mon pote qui arrive, je récupère l' échiquier au bar et commence à ranger les pièces pour  une partie.

Il arrive, met un coup de genoux dans un pied de table et fait tomber la moitié  des pièces,  ça, c'est  tout lui.

La partie se déroule tranquillement,   une personne se plante au pied de la table pour suivre le jeu,  je tiens mon front dans ma paume  le coude posé sur le métal rouge ,je suis mon jeu, je sens que je vais faire mat au prochain  coup.

Mais je vois les chaussures de la personne du coin de l' oeil, le pantalon , la veste et l' insigne de guide, inutile de monter plus haut,   la folle.

Au moment où je veux avancer mon cheval pour faire mat, elle sort:

- Le cheval en B3 et la partie est gagnée et elle part.

Et j' avance mon cheval et gagne.

Et mon éléphant  dans un magasin de porcelaine s' exclame:

- Le cheval en B3, elle avait raison.

- tu es sûr  qu'elle  a dit B3, moi j' ai entendu bêta,  elle te connaît ou  quoi?

Et nos rires montent dans la rue étroite  vers l' infini.

 

Je me demandais d'où venait ce mot de "mat" pour les échecs et j'ai pensé à l'espagnol  "matar" = tuer ...

J'étais pas si loin , puisque je trouve

L'expression trouve ses origines dans la langue persane. شاه مات (šâh mât) signifie que le roi est « pris en embuscade », « vaincu ». Cette phrase a été reprise en langue arabe, avec une interprétation plus funeste : الشاه مات (aš-šāh māta) pour « le roi est mort ».11 juil. 2023

Et : 

L'expression “échec et mat” est issue de l'arabe “al cheikh mat” L'échec et mat est une situation dans le jeu d'échecs où le roi est menacé de capture au prochain coup et où il n'a aucune possibilité d'échapper au joueur adverse.

Si bien que le "matar" (tuer) Espagnol doit probablement venir de l'Arabe... qui viendrait du Persan ?...

Marrant comme "al cheik mat" (=le "roi" meurt ou est mort) a donné le nom au jeu d'"échecs" et on lui donne le sens de mettre "en échec" l'adversaire, ce qui est aussi vrai alors qu'il s'agit littéralement du jeu "du Roi" ou de "tuer le Roi" !

@tison2feu ?

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
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Il y a 1 heure, Blaquière a dit :

Je me demandais d'où venait ce mot de "mat" pour les échecs et j'ai pensé à l'espagnol  "matar" = tuer ...

J'étais pas si loin , puisque je trouve

L'expression trouve ses origines dans la langue persane. شاه مات (šâh mât) signifie que le roi est « pris en embuscade », « vaincu ». Cette phrase a été reprise en langue arabe, avec une interprétation plus funeste : الشاه مات (aš-šāh māta) pour « le roi est mort ».11 juil. 2023

Et : 

L'expression “échec et mat” est issue de l'arabe “al cheikh mat” L'échec et mat est une situation dans le jeu d'échecs où le roi est menacé de capture au prochain coup et où il n'a aucune possibilité d'échapper au joueur adverse.

Si bien que le "matar" (tuer) Espagnol doit probablement venir de l'Arabe... qui viendrait du Persan ?...

Marrant comme "al cheik mat" (=le "roi" meurt ou est mort) a donné le nom au jeu d'"échecs" et on lui donne le sens de mettre "en échec" l'adversaire, ce qui est aussi vrai alors qu'il s'agit littéralement du jeu "du Roi" ou de "tuer le Roi" !

@tison2feu ?

Oui, ça vient de l' arabe, enfin c'est ce que moi j' ai appris en premier en apprenant à jouer .

Puis on dit mat quand le roi ne peut plus bouger, quelque soit la case où il se déplace il sera pris.

Et il n' a pas le droit de se mettre en échec.

Et comme il n'avance que d' une case il est assez restreint pour se sauver.

La stratégie consiste donc à se servir de ses pièces pour le coincer au maximum jusqu'au coup de grâce.

Un jeu que je ne connais pas du tout mais semble aussi intéressant est le jeu de "go".

Les échecs est un jeu de stratégie et pas un jeu de chance, c'est ça qui est intéressant.

On voit tout de suite le niveau de l'adversaire, j' ai appris à ma petite voisine il y a déjà quelques années, aujourd'hui elle va avoir 10 ans et pendant les vacances elle est venue faire une partie, elle progresse bien, en fait je lui ai appris petite a calculer toutes les possibilités et les raisons du déplacement d' une pièce.

Et la dernière  fois avant que je joue ma pièce elle m' a dit :

je suis mat si tu bouges ton fou.

- alors je  vais jouer un pion comme si je ne l' avais pas vu et c'est toi qui me fait mat, réfléchis.

- elle a analysé la situation et trouver comment battre mon roi.

En fait plus on joue plus on apprend et c'est en ça que je aime bien ce jeu, puis les supporters sont silencieux, en principe.

Sauf parfois à une terrasse il y a toujours le type qui ne sait pas trop jouer mais qui vient te dire, moi je jouerais ...

Zut.

 

 

 

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
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Il y a 3 heures, PASCOU a dit :

Oui, ça vient de l' arabe, enfin c'est ce que moi j' ai appris en premier en apprenant à jouer .

Puis on dit mat quand le roi ne peut plus bouger, quelque soit la case où il se déplace il sera pris.

Et il n' a pas le droit de se mettre en échec.

Et comme il n'avance que d' une case il est assez restreint pour se sauver.

La stratégie consiste donc à se servir de ses pièces pour le coincer au maximum jusqu'au coup de grâce.

Un jeu que je ne connais pas du tout mais semble aussi intéressant est le jeu de "go".

Les échecs est un jeu de stratégie et pas un jeu de chance, c'est ça qui est intéressant.

On voit tout de suite le niveau de l'adversaire, j' ai appris à ma petite voisine il y a déjà quelques années, aujourd'hui elle va avoir 10 ans et pendant les vacances elle est venue faire une partie, elle progresse bien, en fait je lui ai appris petite a calculer toutes les possibilités et les raisons du déplacement d' une pièce.

Et la dernière  fois avant que je joue ma pièce elle m' a dit :

je suis mat si tu bouges ton fou.

- alors je  vais jouer un pion comme si je ne l' avais pas vu et c'est toi qui me fait mat, réfléchis.

- elle a analysé la situation et trouver comment battre mon roi.

En fait plus on joue plus on apprend et c'est en ça que je aime bien ce jeu, puis les supporters sont silencieux, en principe.

Sauf parfois à une terrasse il y a toujours le type qui ne sait pas trop jouer mais qui vient te dire, moi je jouerais ...

Zut.

 

 

 

En peinture (à l'huile)...

(Qui est plus difficile mais que c'est bien plus beau que.. etc !)

Pour faire mat, il faut faire maigre sur gras !

Si on fait gras sur maigre, CA BRILLE ! :shok:

:laugh:

Comment "faire plus gras" à la peinture à l'huile ? Ben faut rajouter de l'huile !

Et comment faire maigre ? En enlever ! Sur un papier genre buvard, ça va boire l'huile...  y'en aura donc moins...

 C'est surtout l'huile d'œillette  qu'il faut supprimer car elle est très peu siccative... Et la remplacer par de l'huile de lin qu'on aura rendue siccative en la fraisant chauffer au bain marie avec du noir animal...

Putain, ça m'aura servi à quoi tout ça ?

A peintre "mon" Jésus Christ avec le front mat parce que j'avais envie qu'il ait le front mat !

En tout cas je vous garantis que ça marche : maigre sur gras... mat ; gras sur maigre, pas mat !...

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PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
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Il y a 2 heures, Blaquière a dit :

En peinture (à l'huile)...

(Qui est plus difficile mais que c'est bien plus beau que.. etc !)

Pour faire mat, il faut faire maigre sur gras !

Si on fait gras sur maigre, CA BRILLE ! :shok:

:laugh:

Comment "faire plus gras" à la peinture à l'huile ? Ben faut rajouter de l'huile !

Et comment faire maigre ? En enlever ! Sur un papier genre buvard, ça va boire l'huile...  y'en aura donc moins...

 C'est surtout l'huile d'œillette  qu'il faut supprimer car elle est très peu siccative... Et la remplacer par de l'huile de lin qu'on aura rendue siccative en la fraisant chauffer au bain marie avec du noir animal...

Putain, ça m'aura servi à quoi tout ça ?

A peintre "mon" Jésus Christ avec le front mat parce que j'avais envie qu'il ait le front mat !

En tout cas je vous garantis que ça marche : maigre sur gras... mat ; gras sur maigre, pas mat !...

Là je ne peux pas te dire je suis nul en peinture , à l' huile comme à l' eau.

Allô !

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tison2feu Membre 3 132 messages
Forumeur expérimenté‚
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Il y a 9 heures, Blaquière a dit :

Je me demandais d'où venait ce mot de "mat" pour les échecs et j'ai pensé à l'espagnol  "matar" = tuer ...

J'étais pas si loin , puisque je trouve

L'expression trouve ses origines dans la langue persane. شاه مات (šâh mât) signifie que le roi est « pris en embuscade », « vaincu ». Cette phrase a été reprise en langue arabe, avec une interprétation plus funeste : الشاه مات (aš-šāh māta) pour « le roi est mort ».11 juil. 2023

Et : 

L'expression “échec et mat” est issue de l'arabe “al cheikh mat” L'échec et mat est une situation dans le jeu d'échecs où le roi est menacé de capture au prochain coup et où il n'a aucune possibilité d'échapper au joueur adverse.

Si bien que le "matar" (tuer) Espagnol doit probablement venir de l'Arabe... qui viendrait du Persan ?...

Marrant comme "al cheik mat" (=le "roi" meurt ou est mort) a donné le nom au jeu d'"échecs" et on lui donne le sens de mettre "en échec" l'adversaire, ce qui est aussi vrai alors qu'il s'agit littéralement du jeu "du Roi" ou de "tuer le Roi" !

@tison2feu ?

L'étymologie de l'espagnol matar "tuer" est discutée, même si une origine latine semble la plus probable (en ce cas, rien à voir avec les origines perses ou arabes). Selon Corominas, du latin vulgaire *mattare "battre, frapper", dérivé de mattus "stupide, idiot, abattu, abattu, ivre, qui a le vin triste" (a donné matto en italien). Dans le Pichot Tresor, j'ai trouvé le provençal mata "abattre, mater, mortifier les plantes"; mata, matado "humilié, navré, confus, forni, pécunieux".

 

Modifié par tison2feu
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