Le plus grand personnage de l'histoire militaire

fouchtra Membre 1 057 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Et son mot c'est "MERDE".

Cambronne commandait le dernier carré de la vieille garde (qui était l'élite de l'élite de la Grande Armée).

Très controversé..! Pas l'héroïsme du bonhomme certes... mais le fait qu'il ait prononcé ce mot...

En tous les cas, lui a toujours nié l'avoir fait.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

Messages recommandés

Davoust Membre 1 585 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Général Pierre-Jacques-Etienne Cambronne

Le baron Pierre-Jacques-Etienne Cambronne, maréchal de camp et commandant de la Légion d'honneur, né à Saint-Sébastien près Nantes le 26 décembre 1770 ; s'enrôla à l'âge de 20 ans, dans un bataillon de volontaires, et fut employé dès les premières insurrections vendéennes; il servit dans l'armée de Hoche à Quiberon en 1795 ; passa à l'armée des Alpes quelque temps après ; se trouvait à Zurich dans l'armée du maréchal Masséna en 1799 ; il se signala dans cette ville à la tête d'une compagnie de grenadiers ; il commandait en 1800 la compagnie de grenadiers dans laquelle était Latour d'Auvergne ; après la mort de celui-ci ce fut Cambronne qui fut désigné pour lui succéder au titre de premier grenadier de France ; parvenu successivement aux grades de chef de bataillon et de colonel, il se distingua à Iéna et à Wagram, et fit la 2e campagne d'Autriche en 1809.

Dans la campagne de Russie, il commandait le 3e régiment des voltigeurs de la Garde ; en 1813, il se distingua à la bataille de Hanau, fut blessé à celle de Craonne et à celle de Paris.

Il suivit Napoléon à l'île d'Elbe et eut le commandement des troupes qui composaient sa garde ; reçut le 1er mars 1815 le commandement de l'avant-garde de l'armée de l'île d'Elbe ; le 5 mars il s'empara de la forteresse de Sisteron, arriva à Paris avec Bonaparte, et fut aussitôt nommé lieutenant général, grand officier de la légion d'honneur et comte de l'Empire ; le 4 juin membre de la chambre des pairs ; le 13 il partit pour l'armée avec l'empereur, et commanda aux batailles de Fleurus et de Waterloo une division de la vieille garde ; c'est dans cette dernière bataille qu'il prononça, dit-on, les belles paroles la garde meurt ; elle ne se rend pas. Il fut pris par les Anglais et conduit en Angleterre ; de là il écrivit au roi pour faire sa soumission respectueuse ; mais il fut compris sur la liste des généraux accusés d'avoir attaqué la France à main armée ; il arriva à Calais le 25 septembre 1815, et fut conduit dans la prison militaire de l'Abbaye ; le 26 avril 1816, admis à présenter sa défense, il fut acquitté.

Devenu libre il se retira dans le lieu de sa naissance ; présenté au duc d'Angoulême le 5 novembre 1817, lors du passage de ce prince à Nantes ; il prit de nouvelles lettres de noblesse et commande aujourd'hui à Lille.

Il fit la campagne de Belgique à la tête du premier régiment de la vieille garde vainqueur à Fleurus, vaincu à Waterloo, où ce corps fut presque entièrement détruit. Ce fut alors que manquant de munitions, Cambronne sommé de se rendre fit une réponse très énergique, que nous, ne pouvons reproduire ici, mais ne prononça pas ces mots qu'on lui attribue généralement : La garde meurt, mais elle ne se rend pas. Il fut trouvé gisant au milieu de ses soldats, relevé et conduit en Angleterre. Après l'abdication de Napoléon, il désirait revoir sa famille et embrasser sa vieille mère, il en fit la demande à Louis XVIII. Il avait à peine expédié sa lettre, qu'il apprit que son nom figurait parmi ceux des généraux qui devaient être traduits devant un conseil de guerre pour avoir attaqué le gouvernement à main armée. Il écrivit sur le champ au ministère de la guerre, qu'il se présenterait devant ses juges, dès qu'il serait en liberté.

Il arriva en effet peu de temps après à Calais, se rendit chez le commandant de place, fut conduit sous escorte à Paris, livré à une commission militaire et acquitté. Il fut depuis remis en activité, reçut le commandement de la place de Lille qu'il a conservé longtemps. Après avoir été mis à la retraite, Cambronne se retira à Nantes, où il est mort dans la nuit du 28 au 29 janvier 1842.

200px-Pierre_Cambronne.jpg

La bataille d'Eylau en image:

wargame1ud7.jpg

wargame2ad4.jpg

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
fouchtra Membre 1 057 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Général Pierre-Jacques-Etienne Cambronne

Le baron Pierre-Jacques-Etienne Cambronne, maréchal de camp et commandant de la Légion d'honneur, né à Saint-Sébastien près Nantes le 26 décembre 1770 ; s'enrôla à l'âge de 20 ans, dans un bataillon de volontaires, et fut employé dès les premières insurrections vendéennes; il servit dans l'armée de Hoche à Quiberon en 1795 ; passa à l'armée des Alpes quelque temps après ; se trouvait à Zurich dans l'armée du maréchal Masséna en 1799 ; il se signala dans cette ville à la tête d'une compagnie de grenadiers ; il commandait en 1800 la compagnie de grenadiers dans laquelle était Latour d'Auvergne ; après la mort de celui-ci ce fut Cambronne qui fut désigné pour lui succéder au titre de premier grenadier de France ; parvenu successivement aux grades de chef de bataillon et de colonel, il se distingua à Iéna et à Wagram, et fit la 2e campagne d'Autriche en 1809.

Dans la campagne de Russie, il commandait le 3e régiment des voltigeurs de la Garde ; en 1813, il se distingua à la bataille de Hanau, fut blessé à celle de Craonne et à celle de Paris.

Il suivit Napoléon à l'île d'Elbe et eut le commandement des troupes qui composaient sa garde ; reçut le 1er mars 1815 le commandement de l'avant-garde de l'armée de l'île d'Elbe ; le 5 mars il s'empara de la forteresse de Sisteron, arriva à Paris avec Bonaparte, et fut aussitôt nommé lieutenant général, grand officier de la légion d'honneur et comte de l'Empire ; le 4 juin membre de la chambre des pairs ; le 13 il partit pour l'armée avec l'empereur, et commanda aux batailles de Fleurus et de Waterloo une division de la vieille garde ; c'est dans cette dernière bataille qu'il prononça, dit-on, les belles paroles la garde meurt ; elle ne se rend pas. Il fut pris par les Anglais et conduit en Angleterre ; de là il écrivit au roi pour faire sa soumission respectueuse ; mais il fut compris sur la liste des généraux accusés d'avoir attaqué la France à main armée ; il arriva à Calais le 25 septembre 1815, et fut conduit dans la prison militaire de l'Abbaye ; le 26 avril 1816, admis à présenter sa défense, il fut acquitté.

Devenu libre il se retira dans le lieu de sa naissance ; présenté au duc d'Angoulême le 5 novembre 1817, lors du passage de ce prince à Nantes ; il prit de nouvelles lettres de noblesse et commande aujourd'hui à Lille.

Il fit la campagne de Belgique à la tête du premier régiment de la vieille garde vainqueur à Fleurus, vaincu à Waterloo, où ce corps fut presque entièrement détruit. Ce fut alors que manquant de munitions, Cambronne sommé de se rendre fit une réponse très énergique, que nous, ne pouvons reproduire ici, mais ne prononça pas ces mots qu'on lui attribue généralement : La garde meurt, mais elle ne se rend pas. Il fut trouvé gisant au milieu de ses soldats, relevé et conduit en Angleterre. Après l'abdication de Napoléon, il désirait revoir sa famille et embrasser sa vieille mère, il en fit la demande à Louis XVIII. Il avait à peine expédié sa lettre, qu'il apprit que son nom figurait parmi ceux des généraux qui devaient être traduits devant un conseil de guerre pour avoir attaqué le gouvernement à main armée. Il écrivit sur le champ au ministère de la guerre, qu'il se présenterait devant ses juges, dès qu'il serait en liberté.

Il arriva en effet peu de temps après à Calais, se rendit chez le commandant de place, fut conduit sous escorte à Paris, livré à une commission militaire et acquitté. Il fut depuis remis en activité, reçut le commandement de la place de Lille qu'il a conservé longtemps. Après avoir été mis à la retraite, Cambronne se retira à Nantes, où il est mort dans la nuit du 28 au 29 janvier 1842.

200px-Pierre_Cambronne.jpg

La bataille d'Eylau en image:

wargame1ud7.jpg

wargame2ad4.jpg

Cambronne sommé de se rendre fit une réponse très énergique, que nous, ne pouvons reproduire ici, mais ne prononça pas ces mots qu'on lui attribue généralement

Est ce pour abonder dans mon sens ou nous étaler votre grande science en matière militaire que vous nous infligez cette tartine indigeste..?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Davoust Membre 1 585 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Je ne cherches pas à étaler ma science infuse (que je n'est certainement pas), c'est que je suis passionné de la période, c'est pour cela que je connais les officiers de la Grande Armée.

Comme toutes personne passionnés de quoi que se soit, il se documente s'informe, est même prêt à faire des heures de train et investir quelque dizaine d'euros dans un uniforme de grenadier de la garde imperial pour le plaisir des yeux et aller à l'autre bout de la France avec ces fidèles figurine (qu'il aura amoureusement peint) pour participer à un tournois... Voit tu se que je veux dire. C'EST LA PASSION, TOUT SIMPLEMENT. Et le plaisir aussi de faire connaitre cette fabuleuse épopée (qui finira mal il est vrai pour la France).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
La Haine Membre+ 18 949 messages
N'a pas la haine, la distribue - Avocat du diable‚ 29ans
Posté(e)

De mon côté, j'aime beaucoup La Hire mais je ne le connais que des films et jeux qui l'illustre aujourd'hui donc je ne peux pas vraiment imposer mon idée. Je me renseignerai.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Davoust Membre 1 585 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

La hire (la colère en ancien anglais) n'est que le surnom de Etienne de Vignole qui était l'un des lieutenant de Jeanne d'Arc avec notamment Gilles de Rais, Jean Poton de Xaintrailles...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
La Haine Membre+ 18 949 messages
N'a pas la haine, la distribue - Avocat du diable‚ 29ans
Posté(e)

Oh et n'oublions pas Hitler qui, malgré ses idées très "hitleriennes" a fait du sacrée grabuge en Europe. C'est un grand personnage de l'histoire.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
fouchtra Membre 1 057 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Oh et n'oublions pas Hitler qui, malgré ses idées très "hitleriennes" a fait du sacrée grabuge en Europe. C'est un grand personnage de l'histoire.

Pour le respect de la parité... ou des quotas, comme vous voudrez... ajoutons donc, après le cousin Adolf, l'oncle Joseph qui, dans son genre ne fut pas mal non plus... :o

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Davoust Membre 1 585 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Et le petit Kim...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zelig Membre 5 446 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Ainsi que Grand-maman Mao...

Modifié par Zelig

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Davoust Membre 1 585 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Je vous conseille de voir 300 dont je vous mets la bande-annonce mais ne vous attendez pas à la vérité historique, mais à un divertissement de fiction.

A au fait, le héro c'est LEONIDAS ( :o , lui vécu vraiment).

Que dire si ce n'est oooooooooouuuuahhhh non de diou la photo est magnifique !!!!

images lissées, couleurs adoucies et "pastellisées", fondus de paysages qui arrachent une larme tellement c'est bô

les prises de vue "hachées" rappellent les cases d'un album de BD qui se suivent....

l'action est rapide, violente et sans faux temps morts quant aux dialogues, perso je trouve que ca se tiens à peut près (quelques citations historiques du genre nous combattrons à l'ombre, reviens avec ton bouclier ou dessus ....etc) quelques vagues d'humour noir (remember Sin city) et bon d'accord de bonnes diatribes sur la liberté face a la tyrannie mais encore ca passe..... je n'ai pas ressenti un quelconque elan de patriotisme américain mal placé tel qu'on peut le trouvé dans des Michael Bay et Jery Bruckeimer productions (Independence Day 05) tout ca

Bon coté realisme faut mettre cela de coté mais justement ce film n'a rien de realiste et ne se veut pas realiste donc perso rien ne m'a derangé (alors que des truc pourris genre Troy comment dire : vite un SMecta !!!!)

Le film suis la BD qui date de y'a au moins 10 ans qui est tirée ou inspirée d'un bouquin qui date d'environ 15 ans et ou effectivement les troupes de l'empire Perse sont decrites comme etranges voir inhumaines parceque c'est ainsi quelles etaient perçues par les Grecques a l'epoque des guerres médiques

les Grecs combattaient en Chitons (tuniques courtes) plastron, bouclier et casque de bronze...et ils ne se rasaient pas la barbe. Les perses eux combattaient en pantalons de tissus voir de soie, les yeux maquillés au khol et avec des bijoux

rien que ca te fait voir l'abime qui separe les 2 civilisations a l'epoque (qui je rappelle etait riche en legende et sans les moyens d'information moderne)

si en plus tu rajoute dans les troupes "perses" des unités venants de confins de l'empire (chasseurs de tete du Dekan indien à la peau sombre, cataphractes de Bactrianes etc.....) tu peux comprendre qu'ils etaient souvent vu comme des etres fantastiques voir des monstres ..... jusqu'a ce qu'ils se mettent à saigner

On pourrait comparer cela aux premieres rencontres entre hommes noirs et hommes blancs ou indiens et hommes blancs .... un melange de peur, d'incomprehension, de curiosité ajouté à un background de légendes qui font monter le sentiment d'etrangeté

donc vu du point de vu grec representer les perses comme des monstres est normal si le film avait ete filmé avec une vision "perse" des choses s'aurait été pareil (rien que le casque grec est fait pour deshumaniser le combattant hoplite en cachant ses traits et en ne laissant voir que ses yeux) mais bon l'Histoire c'est 300 spartiates qui ont demontés plusieurs milliers de perses et pas l'inverse

Ici, M. Bertrand, historien, qui replace le film 300 dans les réalités historiques

Modifié par Davoust

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zelig Membre 5 446 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Ce film est macho, stupide, mensonger historiquement, grossier, vulgaire, saturé en musique heavy metal, bourré de clichés...

Bref, c'est un pur produit de consommation pour masses décérébrées, et qui fantasment comme des bêtes sur les armes et la violence armée. Si vous êtes un peu "beauf et bourrin", c'est sûr, ce spectacle est fait pour vous.

C'est un produit visuel sanguinolent, avec une esthétique kitsch, parfait pour des esprits frustes et impressionnables, pour tous ceux qui préfèrent regarder les images des BDs plutôt que de lire de véritables livres.

---

De façon plus insidieuse, en plus du message simpliste qu'il véhicule, les différences d'avec l'histoire révèlent un racisme sournois. Ce n'est pas un hasard si ce film sort juste dans un moment de tension entre l'Iran et les USA. Ce film présente un image déformée de façon caricaturale et infâmante ce qui fut l'une des civilisations les plus brillantes et originales de l'antiquité, à savoir l'empire Perse. Le vrai Xerxes était à cent lieues de l'espèce de tyran décadent, satanique et autoritaire que l'on montre ici.

Il a d'ailleurs été financé par les milieux de la droite dure américaine, par plusieurs mouvances extrémistes qui s'étaient déjà impliquées dans les oeuvres du fanatique Mel Gibson. Ce n'est pas un hasard non plus...

Bref... Ce succès est à la fois consternant et désolant...

Modifié par Zelig

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Davoust Membre 1 585 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Je t'es dis que ce film n'a rien à voir avec ce qui se passe actuellement car le livre original est sorti il y a 15 ans...

Le film est pas réaliste mais ne prétend pas l'etre (scene du loup), c'est du Frank Miller.

Les Spartiates massacrent bien les survivants en mangeant des pommes si je ne m'abuse. On ne leurs pas fait de proces à chaque film antisémite fait en Iran que je sache?

Si tu regardes le Seigneurs des Anneaux: dans le retour du roi, les alliés humains du Mordor sont ce qui ressemblent beaucoup à des orientaux/arabes, ca à fait polémique?

Ce film est basé sur une BD faites il y a 10 ans par un auteur de Comics.

La 2eme guerre médique était une guerre punitive pour laver l'affront fait 10 ans plutot donc l'avancé perse à du etre sanglante.

Athènes fut prise apres les Thermopyles: tout fut brulé et les habitants qui n'avaient pas fuient massacrés...

Un proces à David pour avoir idéalisé Léonidas?

Jacques-Louis_David_004.jpg

J'ai vu plusieurs fois des occidentaux caricaturés à outrance dans des films hong kongais et chinois et j'ai jamais crié à l'anti occidentalisme primaire.

Les Iraniens sautent tout simplement sur la moindre occasion poru passer pour des victimes, appuyé par tous les gauchistes du monde qui crient au film nazi (lisez la critique de Libé enfin surtout les critiques de la critique).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zelig Membre 5 446 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Voilà l'article de Libé, avec lequel je suis parfaitement d'accord, surtout pour le côté "Chippendales contre Drag-queens":

-----

This is merdaaaaa !

Péplum bushiste belliqueux, «300» exalte un héroïsme puéril.

Par Alexis BERNIER, Bruno ICHER

QUOTIDIEN : mercredi 21 mars 2007

300 De Zack Snyder avec Gerard Butler, Lena Headey, David Wenham. 1 h 55.

Allons à l'essentiel : 300 est un atroce film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir. «This is Spartaaaaa !» hurle Léonidas dans la bande annonce. «This is merdaaaaa !» en fait. Adapté d'un «roman graphique» (pas une «BD», c'est vulgaire) d'une des stars du genre, Frank Miller (Sin City, Dark Knight Returns...), dont le dessin charbonneux masque admirablement le caractère violemment réactionnaire de ses scénarios, le film de Zack Snyder débarque pourtant sur les écrans français en terrain archiconquis. Depuis huit mois, une habile campagne de marketing virale a électrisé toute la nation geek. Fanas de BD, inconditionnels de jeux vidéo ou de cinéma de genres ne se sont pas fait prier pour faire tourner eux-mêmes en boucle sur le Net une efficace bande-annonce promettant une inoffensive et jubilatoire fresque épique. D'autant que le traitement des images de ce péplum digital (dans la lignée de Sin City de Robert Rodriguez ou de Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran) est encore suffisamment original pour aiguiser les appétits.

Justification. En réalité, sous couvert d'exotiques séances de bourre-pif antique qu'on s'apprêtait à savourer comme une divertissante partie de catch, 300 fait sans le moindre recul l'apologie d'une vision des plus puériles de l'héroïsme, de l'eugénisme et de la nécessaire brutalité militaire, le tout suintant le racisme primaire. Il faut vraiment le faire exprès pour ne pas voir ici une justification de la politique belliqueuse de l'administration Bush et de l'intervention en Irak ­ ou de la future invasion de l'Iran.

L'histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l'esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l'occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux ­ un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux ­, les alliés ­ ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche ­ et les pacifistes, «ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons». Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C'est que, selon l'idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que «l'acte de naissance de la civilisation occidentale», des valeurs qu'il faut, aujourd'hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes.

On en sort d'autant plus agacé qu'on a le sentiment de s'être fait blouser. Comment une culture «pop» (comics, série B...) aussi intrinsèquement contestataire, traditionnellement de mauvais genre, a-t-elle pu être aussi facilement détournée. Avec, malheureusement, l'assentiment aveugle de ceux qui s'en réclament, refusant trop souvent (il n'y a qu'à lire les forums sur le Net) de voir à quelle chose nauséabonde ils ont affaire. Sorti le 9 mars aux Etats-Unis, 300 caracole bien entendu en tête du box-office.

Jeu lamentable. Heureusement, la médiocrité de la réalisation, l'indigence des dialogues, le ridicule des accessoires, le jeu lamentable des acteurs (la palme à Gerard Butler, qui surjoue comme aux plus belles heures du muet) et le sérieux professoral avec lequel Zack Snyder traite cette affaire, décrédibilise totalement la tentative de démonstration idéologique méprisable. Pour les spectateurs avertis qui se déplaceront en se bouchant le nez, 300 est aussi la meilleure comédie involontaire de ce premier trimestre. Le plus amusant étant sans doute le traitement outrageusement érotique de ces empoignades entre robustes gaillards en slip de cuir, adeptes de l'épilation intégrale et de l'abdo huilé. Si les Spartiates apparaissent comme des Chippendales de combat, leurs ennemis ont l'allure de drag-queens en folie. Le pompon pour Xerxès, chouchou évaporé, sanglé dans une quincaillerie dorée que même Mata Hari aurait trouvé trop voyante. Un look glam-SM qui atteint des sommets de grotesque quand il pique de grosses colères toutes rouges. Tout aussi rigolo, les innombrables visions panoramiques de champs de céréales Kellogg's, dorés par le soleil et ondulant au rythme de la douce brise spartiate, tandis qu'au loin la guerre gronde et que les femmes retiennent pudiquement leurs sanglots. Gratiné aussi, le Quasimodo de service, qui échappa à la rigoureuse sélection à laquelle tout enfant spartiate est soumis (s'il est mal foutu, on le jette) et ne trouve rien de mieux que de trahir ses compatriotes, qui l'avaient rejeté pour de bonnes raisons, la preuve.

Par ailleurs, aucune des prouesses visuelles promises n'est vraiment bluffante. Il faut, deux heures durant, se contenter d'abondantes éclaboussures de sang numérique sur l'écran et d'une utilisation irraisonnée du ralenti.

En tout état de cause, 300 vient sérieusement démentir la vision angélique d'un Hollywood majoritairement démocrate.

Modifié par Zelig

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Davoust Membre 1 585 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Et alors !!! Ce n'est certainement pas l'avis de deux journalistes qui vont me faire changer d'avis ni la critique de certains faisant croire que le film a quelque chose à voir avec l'actualité qui d'ailleur le roman original à été ecrit (comme je l'ai déjà dis) il y a 15 ans, qui ensuite adapté en BD il y a 10 ans et adapté, mot pour mot au film.

Mais à mon avis vous ne lisez pas se que j'ai ecrit précédement.

Et de toutes façons ce 'est l'avis que de deux personnes sur 6 milliards...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
guillaume44 Membre 15 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

du libé tout craché. vraiment n'importe quoi... moi, j'ai trouvé ce film fantastique avec de magnifique combat. sa fesait bien longtemps que j'avais pas pris autant mon pied au ciné!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
fouchtra Membre 1 057 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Voilà l'article de Libé, avec lequel je suis parfaitement d'accord, surtout pour le côté "Chippendales contre Drag-queens":

-----

This is merdaaaaa !

Péplum bushiste belliqueux, «300» exalte un héroïsme puéril.

Par Alexis BERNIER, Bruno ICHER

QUOTIDIEN : mercredi 21 mars 2007

300 De Zack Snyder avec Gerard Butler, Lena Headey, David Wenham. 1 h 55.

Allons à l'essentiel : 300 est un atroce film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir. «This is Spartaaaaa !» hurle Léonidas dans la bande annonce. «This is merdaaaaa !» en fait. Adapté d'un «roman graphique» (pas une «BD», c'est vulgaire) d'une des stars du genre, Frank Miller (Sin City, Dark Knight Returns...), dont le dessin charbonneux masque admirablement le caractère violemment réactionnaire de ses scénarios, le film de Zack Snyder débarque pourtant sur les écrans français en terrain archiconquis. Depuis huit mois, une habile campagne de marketing virale a électrisé toute la nation geek. Fanas de BD, inconditionnels de jeux vidéo ou de cinéma de genres ne se sont pas fait prier pour faire tourner eux-mêmes en boucle sur le Net une efficace bande-annonce promettant une inoffensive et jubilatoire fresque épique. D'autant que le traitement des images de ce péplum digital (dans la lignée de Sin City de Robert Rodriguez ou de Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran) est encore suffisamment original pour aiguiser les appétits.

Justification. En réalité, sous couvert d'exotiques séances de bourre-pif antique qu'on s'apprêtait à savourer comme une divertissante partie de catch, 300 fait sans le moindre recul l'apologie d'une vision des plus puériles de l'héroïsme, de l'eugénisme et de la nécessaire brutalité militaire, le tout suintant le racisme primaire. Il faut vraiment le faire exprès pour ne pas voir ici une justification de la politique belliqueuse de l'administration Bush et de l'intervention en Irak ­ ou de la future invasion de l'Iran.

L'histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l'esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l'occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux ­ un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux ­, les alliés ­ ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche ­ et les pacifistes, «ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons». Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C'est que, selon l'idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que «l'acte de naissance de la civilisation occidentale», des valeurs qu'il faut, aujourd'hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes.

On en sort d'autant plus agacé qu'on a le sentiment de s'être fait blouser. Comment une culture «pop» (comics, série B...) aussi intrinsèquement contestataire, traditionnellement de mauvais genre, a-t-elle pu être aussi facilement détournée. Avec, malheureusement, l'assentiment aveugle de ceux qui s'en réclament, refusant trop souvent (il n'y a qu'à lire les forums sur le Net) de voir à quelle chose nauséabonde ils ont affaire. Sorti le 9 mars aux Etats-Unis, 300 caracole bien entendu en tête du box-office.

Jeu lamentable. Heureusement, la médiocrité de la réalisation, l'indigence des dialogues, le ridicule des accessoires, le jeu lamentable des acteurs (la palme à Gerard Butler, qui surjoue comme aux plus belles heures du muet) et le sérieux professoral avec lequel Zack Snyder traite cette affaire, décrédibilise totalement la tentative de démonstration idéologique méprisable. Pour les spectateurs avertis qui se déplaceront en se bouchant le nez, 300 est aussi la meilleure comédie involontaire de ce premier trimestre. Le plus amusant étant sans doute le traitement outrageusement érotique de ces empoignades entre robustes gaillards en slip de cuir, adeptes de l'épilation intégrale et de l'abdo huilé. Si les Spartiates apparaissent comme des Chippendales de combat, leurs ennemis ont l'allure de drag-queens en folie. Le pompon pour Xerxès, chouchou évaporé, sanglé dans une quincaillerie dorée que même Mata Hari aurait trouvé trop voyante. Un look glam-SM qui atteint des sommets de grotesque quand il pique de grosses colères toutes rouges. Tout aussi rigolo, les innombrables visions panoramiques de champs de céréales Kellogg's, dorés par le soleil et ondulant au rythme de la douce brise spartiate, tandis qu'au loin la guerre gronde et que les femmes retiennent pudiquement leurs sanglots. Gratiné aussi, le Quasimodo de service, qui échappa à la rigoureuse sélection à laquelle tout enfant spartiate est soumis (s'il est mal foutu, on le jette) et ne trouve rien de mieux que de trahir ses compatriotes, qui l'avaient rejeté pour de bonnes raisons, la preuve.

Par ailleurs, aucune des prouesses visuelles promises n'est vraiment bluffante. Il faut, deux heures durant, se contenter d'abondantes éclaboussures de sang numérique sur l'écran et d'une utilisation irraisonnée du ralenti.

En tout état de cause, 300 vient sérieusement démentir la vision angélique d'un Hollywood majoritairement démocrate.

Curieux comme les avis sont partagés... Je n'ai pas vu le film en question.... mais si "Libération" le dénigre alors j'y cours... c'est une preuve de son intérêt.... Et si vous ajoutez que "Télérama" le déconseille aussi....alors là, je m'y précipite..... Chacun ses critères hein !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zelig Membre 5 446 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Je rajoute "Le Monde", alors...

---

LE MONDE | 20.03.07 |

Inspiré (via une bande dessinée de Frank Miller) du récit de la bataille des Thermopyles qui opposa aux Perses, en 480 avant notre ère, le roi de Sparte Léonidas et 300 guerriers, 300 met en oeuvre des effets spéciaux numériques qui font ressembler les images à la conflagration d'un tableau de Jean-Léon Gérôme et d'une couverture du "Monde du muscle". Ces héros gonflés (de partout) mettent à mort les nouveau-nés difformes. Ils sont blancs, ce qui les distingue des méchants noirs, ou jaunes, déguisés en ninjas ou en fedayins. Ceux-ci sont emmenés par un fourbe chef, maquillé et couvert de bijoux, qui a tout l'air de ne pas être hétérosexuel. La bêtise de ce mélange d'anabolisants et de clichés nazifiants ne garantit pas son innocuité.

(Thomas Sotinel)

-------

A titre personnel, rarement depuis plusieurs années j'avais surpris un film à la fois aussi débile, aussi ridicule et aussi malsain. Pourtant, pour qu'une bonne moitié de critiques de films se mettent presque unanimement à utiliser des adjectifs comme "nazi" pour le décrire, c'est qu'il y a un vrai problème. Ca n'était pas arrivé depuis très, très longtemps.

Enfin, tous les goûts sont dans la nature, hein?

(Surtout le mauvais, comme aurait dit Bourdieu)

--------

Quant à Frank Miller, l'auteur/inspirateur de la BD qui a donné naissance à ce film, il revendique OUVERTEMENT la référence à la situation politique actuelle. C'est un hyper-réac, limite nazi, qui considère George W. Bush comme un faible parce qu'il n'a pas aussitôt déclaré la loi martiale et la guerre à l'ensemble du monde islamique. -> "Where I would fault President Bush the most, was that in the wake of 9/11, he motivated our military, but he didn't call the nation into a state of war....

Tout au long de ses interviews, il explique à qui veut l'entendre que OUI, les spartiates sont une métaphore des vertueux guerreirs américains luttant contre les hordes barbares moyenne orientales. Il ne le cache même pas, pour lui c'est limpide. Il a même avoué admirer le courage des soldats nazis en Allemagne, attachés qu'ils étaient à leur "terre" et à leurs valeurs "éternelles"... Sauf que toujours pour lui, les GIs actuels sont des "couards" qui ne devraient pas hésiter à se lancer "par millions aller massacrer les musulmans" au lieu d'envoyer une armée d'occupation indigente et de tenter de "leur apprendre la civilisation". Tout cela à cause des traitres "humanistes ou gauchistes (liberals)" qui sapent le moral des troupes depuis l'intérieur du pays...

"Well, okay, then let's finally talk about the enemy. For some reason, nobody seems to be talking about who were up against, and the sixth century barbarism that they actually represent. These people saw people's heads off. They enslave women, they genitally mutilate their daughters, they do not behave by any cultural norms that are sensible to us. I'm speaking into a microphone that never could have been a product of their culture, and I'm living in a city where three thousand of my neighbors were killed by thieves of airplanes they never could have built."

Modifié par Zelig

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zorro2004 Membre 3 000 messages
Papi du ForumFr‚ 109ans
Posté(e)
Je rajoute "Le Monde", alors...

Je me rajoute aussi, alors ... car de toutes ces critiques venues de journalistes mais aussi de critiques venues des citoyens du monde qui gardent les yeux ouverts, il n'y a plus l'ombre d'un doute que ce film n'a en effet comme but que de lobotomiser le citoyen qui aimerait se reconnaître à travers ces héros blancs Chippendales, mais surtout leur donner une raison de verser le sang chez leurs "ennemis" qu'ils aiment caricaturer en des méchants "Maîtres queue".

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant