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Faire éditer son roman, un parcours du combattant


soisig

Messages recommandés

Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)

Il est bien difficile d'attirer l'attention des maisons d'édition, qui croulent sous les manuscrits. Voici néamoins quelques pistes.

Les aspirants écrivains essaient de sortir du lot grâce à différentes techniques. | Andrew Neel via Unsplash
Les aspirants écrivains essaient de sortir du lot grâce à différentes techniques. | Andrew Neel via Unsplash
 

Chaque année, les maisons d'édition les plus connues du monde de la littérature reçoivent plus de 2.000 manuscrits –un chiffre qui a quasiment doublé à la sortie du premier confinement, où près d'un Français sur dix s'est prêté à l'exercice de la rédaction d'un livre. Si les places sont rares et les éditeurs submergés, cela ne décourage pas les aspirants romanciers, qui tentent leur chance et envoient leur manuscrit.

«Depuis la primaire, j'ai envie d'être écrivain et d'être publié. Le but pour moi, c'est de dire un jour: “Oui, je suis écrivain.”» Brandon Pavageau, 25 ans, est auteur d'un récit fantastique rédigé quand il était au lycée. Il a déjà tenté d'envoyer son projet de livre à des maisons mais a été confronté, quelques mois plus tard, à la lettre type de refus. Il fait partie de la moitié des Français qui rêvent de voir leur ouvrage un jour publié, et des 4% qui ont déjà tenté leur chance auprès des maisons d'édition, selon les chiffres d'un sondage Librinova publié en 2019.

Ce chiffre a pris une ampleur sans précédent avec le confinement, où de nombreuses plumes en herbe se sont tournées vers l'écriture. Débordée, Gallimard a même demandé à ce qu'on cesse de lui envoyer des manuscrits. Pourtant, malgré la très faible probabilité de pouvoir un jour taper dans l'œil d'un éditeur, le rêve persiste et les projets continuent d'affluer en nombre au service des manuscrits des grandes comme des petites maisons.

1_aaron-burden-y02jex_b0o0-unsplash.jpg

Éloïse Steyaert, animatrice de cercles de lecture en Belgique, s'est rendue elle-même sur place, à Paris, pour déposer le sien. «En cherchant des témoignages sur internet, j'ai vu des auteurs dire que déposer son manuscrit en personne, voire attendre un peu autour des lieux pour espérer rencontrer un éditeur, étaient des astuces pour qu'il ne finisse pas en bas d'une pile», raconte-t-elle.

Autrice d'un premier roman d'autofiction, elle n'a, pour l'instant, reçu que des retours négatifs au travers de lettres non personnalisées. «Cela m'a permis de me rendre compte à quel point c'est la jungle à Paris. Je sais que c'est un système, mais ce qui est difficile dans l'attente, c'est qu'il y a zéro réponse. Tu ne sais même pas si les maisons ont lu le livre. Ça bouffe un peu le mental, il faut vraiment du soutien. Je préférerais avoir des refus clairs. Je comprends qu'ils soient tous très occupés, mais en tant qu'auteur, on aimerait bien un petit retour constructif pour s'améliorer.»

C'est le constat que font tous ceux qui ont tenté leur chance par le service des manuscrits: l'attente est très longue avant d'avoir un retour, et les lettres types de refus sont dures à avaler.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Dans le milieu de la musique un journaliste avait envoyé un CD vierge à une maison de disque en faisant croire qu'ils étaient un groupe en recherche d'une maison. Une réponse type lui a été retourné disant en gros que c'est super ce qu'ils ont fait, mais que ce n'était pas le style qu'ils recherchaient en ce moment.

Le covid a eu un effet d'entonnoir dans le milieu culturel et artistique et là tout le monde est engorgé, amateurs et professionnels... 

 

Reste à se faire confiance et s'auto- éditer. Mon grand père l'a fait parce qu'il voulait qu'un de ses romans soit édité. Un ami l'a fait avec Amazon qui propose la même chose en moins cher. En musique le streaming permet d'exister et de se faire programmer dans des festivals... Sans "maison" derrière soi il sera presque impossible d'en vivre, mais si c'est pour l'art et la gloire, il faut le faire. 

On gardera en mémoire qu'écrire c'est pas un coup de génie d'un coup de crayon, c'est fabriqué, changer, remettre, retourner, refabriquer, effacer, effacer, effacer encore, recommencer, faire lire, entendre les critiques objectives et tout recommencer. Beaucoup d'écrivains amateurs peuvent avoir tendance à se débarrasser d'un roman écrit d'un trait de crayon sans aucune maitrise de l'émotion fabriqué pour le lecteur...

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 309 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
il y a 39 minutes, soisig a dit :

Il est bien difficile d'attirer l'attention des maisons d'édition, qui croulent sous les manuscrits. Voici néamoins quelques pistes.

Les aspirants écrivains essaient de sortir du lot grâce à différentes techniques. | Andrew Neel via Unsplash
Les aspirants écrivains essaient de sortir du lot grâce à différentes techniques. | Andrew Neel via Unsplash
 

Chaque année, les maisons d'édition les plus connues du monde de la littérature reçoivent plus de 2.000 manuscrits –un chiffre qui a quasiment doublé à la sortie du premier confinement, où près d'un Français sur dix s'est prêté à l'exercice de la rédaction d'un livre. Si les places sont rares et les éditeurs submergés, cela ne décourage pas les aspirants romanciers, qui tentent leur chance et envoient leur manuscrit.

«Depuis la primaire, j'ai envie d'être écrivain et d'être publié. Le but pour moi, c'est de dire un jour: “Oui, je suis écrivain.”» Brandon Pavageau, 25 ans, est auteur d'un récit fantastique rédigé quand il était au lycée. Il a déjà tenté d'envoyer son projet de livre à des maisons mais a été confronté, quelques mois plus tard, à la lettre type de refus. Il fait partie de la moitié des Français qui rêvent de voir leur ouvrage un jour publié, et des 4% qui ont déjà tenté leur chance auprès des maisons d'édition, selon les chiffres d'un sondage Librinova publié en 2019.

Ce chiffre a pris une ampleur sans précédent avec le confinement, où de nombreuses plumes en herbe se sont tournées vers l'écriture. Débordée, Gallimard a même demandé à ce qu'on cesse de lui envoyer des manuscrits. Pourtant, malgré la très faible probabilité de pouvoir un jour taper dans l'œil d'un éditeur, le rêve persiste et les projets continuent d'affluer en nombre au service des manuscrits des grandes comme des petites maisons.

1_aaron-burden-y02jex_b0o0-unsplash.jpg

Éloïse Steyaert, animatrice de cercles de lecture en Belgique, s'est rendue elle-même sur place, à Paris, pour déposer le sien. «En cherchant des témoignages sur internet, j'ai vu des auteurs dire que déposer son manuscrit en personne, voire attendre un peu autour des lieux pour espérer rencontrer un éditeur, étaient des astuces pour qu'il ne finisse pas en bas d'une pile», raconte-t-elle.

Autrice d'un premier roman d'autofiction, elle n'a, pour l'instant, reçu que des retours négatifs au travers de lettres non personnalisées. «Cela m'a permis de me rendre compte à quel point c'est la jungle à Paris. Je sais que c'est un système, mais ce qui est difficile dans l'attente, c'est qu'il y a zéro réponse. Tu ne sais même pas si les maisons ont lu le livre. Ça bouffe un peu le mental, il faut vraiment du soutien. Je préférerais avoir des refus clairs. Je comprends qu'ils soient tous très occupés, mais en tant qu'auteur, on aimerait bien un petit retour constructif pour s'améliorer.»

C'est le constat que font tous ceux qui ont tenté leur chance par le service des manuscrits: l'attente est très longue avant d'avoir un retour, et les lettres types de refus sont dures à avaler.

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99 % des romans envoyés aux éditeurs sont refusés. On peut se demander s'ils sont même lus. En revanche, si vous connaissez quelqu'un dans ce milieu... vous avez toute vos chances.:hehe:

Par contre, à propos des romans écrits pendant le confinement, je comprends le peu d'enthousiasme des éditeurs à les accepter, surtout qu'ils doivent tous se ressembler, genre "Ma vie de m... pendant le confinement". Oh comme c'est passionnant!:p

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)
à l’instant, Gouderien a dit :

99 % des romans envoyés aux éditeurs sont refusés. On peut se demander s'ils sont même lus. Par contre si vous connaissez quelqu'un dans ce milieu... vous avez toute vos chances.:hehe:

Oui, c'est exact mais je crois qu'il existe maintenant des possibilités sur internet, je chercherais si je trouve quelque chose la dessus ;)

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Membre, 42ans Posté(e)
Crève Membre 3 562 messages
Mentor‚ 42ans‚
Posté(e)

Non seulement se faire éditer est rare, mais qui plus est, si on l’est, quel espoir d’avoir un peu de retour ? Il est plus probable que le livre sorte dans l’indifférence générale. Un livre parmi des milliers d’autres. De là à en vivre. 

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 309 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
il y a une heure, Crève a dit :

Non seulement se faire éditer est rare, mais qui plus est, si on l’est, quel espoir d’avoir un peu de retour ? Il est plus probable que le livre sorte dans l’indifférence générale. Un livre parmi des milliers d’autres. De là à en vivre. 

De là à en vivre, autant faire un autre métier... Même les écrivains professionnels ont du mal à vivre de leur plume.

Ce que les gens qui se mettent dans l'idée d'écrire doivent réaliser, c'est qu'écrire est un métier, mais que faire connaître ce qu'on a écrit - c'est-à-dire se faire éditer - est un second métier, sans aucun rapport avec le premier, et qui tient plutôt des travaux d'Hercule*. Ou alors il faut faire comme André Gide au début de sa carrière : écrire ses oeuvres, et les faire éditer ensuite à compte d'auteur à 25 ou 30 exemplaires, destinés à ses amis. Mais les gens qui écrivent avec l'intention de devenir le nouveau Guillaume Musso (!), c'est-à-dire de pondre des bouquins de m... mais qui se vendent à des centaines de milliers d'exemplaires, vont au devant de lourdes désillusions - à moins d'avoir des relations ou d'être déjà connus pour autre chose, bien entendu.

* Surtout dans un pays comme la France, où des millions de gens écrivent.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Je ne suis même pas sur que d'avoir des relations ça aide tant que ça, ça aide si à la base je suis génial...

Imaginons que mon cousin bosse chez Galimard et que je lui file mon roman pour le faire lire. Il le file à sa cheffe pour avoir son avis... si c'est génial je serais invité à déjeuner pour parler finances, mais si c'est nul mon cousin va se faire appeler Arthur et sa cheffe va lui demander pourquoi il lui a fait perdre son temps à lire cette merde?! 

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