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Qu'est-ce qu'une idée ?


Invité Quasi-Modo

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
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Invité Quasi-Modo Invités 0 message
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Beaucoup d'idées passent par notre esprit chaque jour.

Vous êtes vous jamais demandés ce qu'était une idée, d'où elle vient, comment elle naît, si elle existe, si elle était unique ou commune avec d'autres ?

A votre avis ?

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Membre, 9ans Posté(e)
bouddean Membre 11 942 messages
Maitre des forums‚ 9ans‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, Quasi-Modo a dit :

Beaucoup d'idées passent par notre esprit chaque jour.

Vous êtes vous jamais demandés ce qu'était une idée, d'où elle vient, comment elle naît, si elle existe, si elle était unique ou commune avec d'autres ?

A votre avis ?

Une idée, c'est une vision des choses . Alors, pourquoi as tu telle ou telle vision des choses ? 

 

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 111 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
Il y a 7 heures, Quasi-Modo a dit :

A votre avis ?

A mon humble avis ?

Le cerveau humain ne cesse jamais d’établir des relations de cause à effet, des correspondances entre ce qu’il apprend, ce qu’il sait déjà, ce qu’il ignore, bref les humains ne cessent jamais de remuer leurs idées au regard de leurs expériences ou épreuves, qui comme toutes les idées contiennent une part de vérité, d’erreur, et d’invraisemblance, tout cela à la fois.

Révélation

C'est l'idée que j'en ai ! :D

 

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Membre, 61ans Posté(e)
eriu Membre 11 618 messages
Maitre des forums‚ 61ans‚
Posté(e)

Le mot qui me vient c'est construction .. et il y en a qu'il faut déconstruire ! rire 

Sinon je rejoins mes voisins du dessus .

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Membre, 78ans Posté(e)
G2LLOQ Membre 27 465 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
Posté(e)

Exemple : quand j'ai commencé a skier , 1960  , on te filait des skis qui correspondaient a toi debout la main levée qui touchait le haut du ski !  pas facile ,  au bout d'un jour ou deux , j'ai pris des skis qui trainaient , beaucoup plus petits , mais qui me permettaient de virer plus facilement , mais moins bien en cas de prise de vitesse ;   le ski évolutif est apparut un peu après , et je me suis dis que avant l'heure j'en avait eu l'idée , d'autres personnes y ont certainement pensé , mais moi dans mon coin je l'avait testé  !   ceci dit , je n'ai jamais vraiment aimé le ski  !

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Membre, Créateur de la marionnette, 81ans Posté(e)
Gepetto Membre 11 242 messages
Maitre des forums‚ 81ans‚ Créateur de la marionnette,
Posté(e)

Quelle drôle d'idée :dance:

 

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  • 1 mois après...
Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Les idées naissent probablement dans le récit collectif qui s'enracine lui-même dans l'inconscient collectif. L'inconscient collectif est universel, il est transculturel. Jung a exhibé les archétypes qui sont autant de figures typiques redondantes dans les mythes, les légendes, les histoires qui se racontent dans toutes les civilisations à travers toutes les époques.

Le récit collectif est une forme particulière et culturellement induite de vision du monde qui provient de l'Histoire et de l'évolution technique du monde, des événements qui ont marqué l'humanité et une société particulière notamment.

Les structures du sens sont contenues dans le récit collectif et nourrissent les réflexions des gens sans qu'ils en soient conscients, c'est pourquoi des personnes ne se connaissant pas vont par exemple défendre les mêmes points de vue, et que la philosophie elle-même est possible, car il y a des façons typiques et taxonomiques de défendre un points de vue sur un thème. Certaines découvertes sont, de façon similaire, effectuées par des personnes de façon indépendante pour les mêmes raisons.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Il n'y aurait donc pas d'idées qui n'appartiendraient qu'à un individu mais elles sont le patrimoine commun de l'humanité. Les idéologies, les formes de pensée sont cartographiables, et c'est ce qu'on apprend en premier en philosophie, mais même avec l'expérience de la vie en général : il n'y a qu'un certain nombre de façons typiques de répondre à certaines questions, et faire de la philosophie ne consiste qu'à cartographier le paysage, la mappemonde des idées humaines, dans un environnement culturel donné à tout le moins.

Et comme les cartes sont toutes limitées et imparfaites, les côtes ne pouvant se tracer avec une infinie précision, les idées peuvent infiniment se développer, se particulariser, se préciser. Il y a également des explorateurs dans ce planisphère des idées humaines (certains parlent de noosphère) ainsi qu'une sélection des idées universelles au détriment des idées particulières qui se heurtent à la contradiction.

Une idée universelle c'est une idée qui est défendable dans toutes les circonstances possibles. Il suffit de connaître suffisamment bien les arguments de différents camps pour y répondre de façon circonstanciée. C'est pourquoi la philosophie rend plus tolérant : elle enseigne non seulement à énoncer ses idées de façon objective, sans préjugés, de façon impartiale, en poussant leur logique jusqu'au bout, mais elle enseigne à répondre aux objections et permet de cesser de craindre la contradiction qu'on pourrait nous opposer. C'est une sorte d'arme rhétorique absolue en ce sens.

Ce fait de la pensée, qu'elle soit avant tout une aventure collective, pousse régulièrement certains individus, non seulement à l'orgueil lorsqu'ils entendent que certains individus défendent les mêmes idées que les leurs, sans pour autant les avoir entendues auparavant. Dans le fond rien n'est plus impersonnel qu'une idée universelle : c'est une idée dépouillée de tout artefact particulier, de tout indice laissant une trace de la personnalité de leur auteur, et seule une investigation plus profonde permet de, parfois, comprendre son origine physiologique (généalogie nietzschéenne) et donc de la réduire à une somme d'intérêts particuliers. Mais l'objectif de l'universel et de la rationalité est précisément de s'affranchir des intérêts et d'atteindre une certaine forme de lucidité. Je ne pense donc pas, contrairement à Nietzsche, qu'exhiber les affects et les intérêts cachés au principe d'une idée philosophique permette de la détruire en démontant ses rouages, mais que ces derniers ne sont parfois que la condition de possibilité intellectuelle et sociale de leur prise de conscience, et que bien que des intérêts président à la découverte d'un certain nombre de vérités, et ainsi en va-t-il des vérités scientifiques par exemple, elles ne s'y réduisent pas pour autant.

On ne saurait réduire tout à fait une pensée philosophique universelle et rationnelle aux conditions physiologiques, sociales et historiques de leur apparition, tout comme on ne saurait réduire une vérité scientifique aux seuls intérêts des scientifiques les ayant mises en évidence. Il y a une certaine objectivité de l'universalité. Le fait que le découvreur des micro ondes ait par hasard fait cuire son sandwich à proximité d'un émetteur de micro ondes, permet d'expliquer et rendre compte de sa découverte, mais elle ne saurait s'y réduire, et les personnes qui ne partageraient pas ses intérêts et ses conditions matérielles pourront constater la même chose et l'exprimer avec les mêmes mots, faire les mêmes expériences, etc.

Il en va de même avec la philosophie. C'est pourquoi des idées émises par des gens issus de sociétés radicalement différentes des nôtres, à d'autres époques, dans des conditions très différentes, ont toujours des choses à nous dire aujourd'hui. Ces oeuvres appartiennent au patrimoine de l'humanité à tout jamais, mais ne sont qu'un témoignage de la pensée humaine. Toutefois philosopher et faire de la philosophie me semble bien différent.

Une philosophie doit s'écrire avec son sang (en quelque sorte) donc il y a quelque contradiction à façonner des philosophes professionnels et académiques qui vont tous les jours lire et relire des auteurs, leurs correspondances, leurs biographies, afin de préciser leur pensée comme s'il s'agissait d'objets d'abstraction, alors qu'ils n'éprouvent aucun danger personnel à exprimer leur pensée qui n'a pour eux aucun enjeu existentiel. Le philosophe véritable n'est jamais dans l'abstraction. Ce sont ses contempteurs et ses commentateurs qui le sont. Les philosophes académiques sont de ceux-là. C'est dommage : ils démontrent presque en prenant des postes dans des universités et en l'étudiant de façon aussi abstraite qu'ils n'ont rien compris à ce qu'est la philosophie.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 724 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Je trouve le mot déprécié

Une idée revenant à une pensée, une idée en vaut une autre à se faire des idées à la pelle comme on arrête pas son flux de pensées.

Se faire des idées bien qu'il y ait cette notion de fabrication et de construction est ainsi péjoratif alors qu'avoir une idée est comme une possession, un titre de propriété avec une connotation de novation et de valeur 

Il y aurait donc la bonne idée comme la mauvaise idée et finalement l'idée devient un fourre tout qui assemble toute représentation intelligible sur le monde et les choses.

Des idées qui nous passent par la tête comme une vache regarde un train et presque malgré nous.

J'aimerais l'idée plus valorisée à savoir une forme de révélation inédite pour soi même ou pour les autres, une pensée peu banale qui change concrètement les choses.

On observe une situation qui nous laisse entrevoir un moyen original et vraiment original dans sa compréhension ou dans son exploitation 

On a finalement peu d'idées en réalité selon cette définition et si la vie nous offre des opportunités d'une foultitude d'idées, en conceptualiser une qui ait de la valeur au sens philosophique et non financier relève presque du miracle 

Dans le lot des idées, celles ci mériteraient un autre nom.

Pourtant aucun mot ne colle à une vraie bonne et excellente idée, 

D'où la dépréciation 

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