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Crépuscule.

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versys Membre 11 670 messages
Forumeur alchimiste‚
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Gabriel, assis au bord de son lit de camp, la tête dans les mains, réfléchissait….

Combien de temps allait il pouvoir tenir dans ce contexte apocalyptique ?

Nous sommes en avril deux mille vingt trois… en avril, c’est sûr, mais quel jour ? Impossible à dire, en fait, Gabriel avait créé et tenu un « calendrier » sur lequel il faisait juste le décompte des jours qui passent.

Tout avait vraiment dérapé deux ans plus tôt, alors que le monde entier subissait la pandémie Covid et que les premières vaccinations massives semblaient prometteuses et qu’un début de tassement des contaminations était même observé. C’est à ce moment là que de nouveaux variants de cette maladie, de nouvelles mutations sournoises et puissantes contournèrent toutes les barrières vaccinales, les rendant radicalement inopérantes, reléguant tous les vaccins existants à des « placebos » bons pour la benne…. Ces nouveaux variants n’épargnaient désormais plus les jeunes enfants.

Et ce fut le début de la fin…. Toutes les sommités médicales, sanitaires, politiques, tous les chroniqueurs spécialistes, ou pas, tous les polémistes et complotistes possibles se bousculèrent aux portillons médiatiques pour balancer tout et le contraire de tout, ajoutant la plus totale confusion au pire contexte imaginable…

Après quelques jours de panique plus que de flottement, le gouvernement fit la démonstration puis l’aveu de sa totale impuissance et même les oppositions se gardèrent bien de poursuivre dans un yavékafalékon parfaitement inepte dans ce contexte catastrophique planétaire.

Car, en deux semaines, les taux de contamination explosèrent, les services de réanimation faisaient systématiquement le tri entre les malades contaminés ayant une chance de s’en sortir et les autres, dirigés en unités de soins palliatifs dont la consigne était non seulement d’apaiser les derniers moments des malades, mais de les écourter au maximum… Il n’était plus question d’enterrer les personnes décédées, d’immenses chambres froides furent installées en périphérie des villes et les cadavres étaient systématiquement incinérés jour et nuit.

Pour la forme, le gouvernement institua de nouvelles mesures de confinement strict, que personne ne voulut plus respecter, car, à la peur, ne succéda plus un nouveau fatalisme, mais de la colère.

Rapidement, les chiffres de décés atteignirent des dizaines de milliers, puis des centaines de milliers chaque jour.

Le gouvernement s’effondra, les oppositions s’atomisèrent… plus le moindre projet ou esquisse d’élection à venir à l’horizon dans un tel contexte. Les corps institutionnels de sécurité et de maintien de l’ordre, complètement désorganisés et totalement privés de chefs représentatifs, n’assuraient pratiquement plus leurs missions, d’autant plus aussi que leurs effectifs diminuaient au rythme grandissant des contaminations et décés dans leurs rangs. Ce phénomène n’échappa pas aux racailles de tous poils qui profitèrent de l’aubaine pour s’attaquer sans la moindre crainte aux biens et aux personnes, non plus dans les banlieues, mais en centre villes où ils débarquaient jour et nuit en hordes sauvages. Au début, effrayés par la violence de ces bandes, les gens se laissaient dépouiller sans réagir, mais, rapidement, certains réagirent et se défendirent en utilisant des armes à feu, en tirant en l’air, tout d’abord, puis, face au manque de résultats de cette méthode, en tirant dans le tas…

On pouvait donc parler de guerre civile, mais pas d’une guerre d’un camp idéologique ou politique contre un autre, plutôt d’une guerre pour défendre ses biens et sa peau, car l’exacerbation des haines, des ressentis communautaires et d’expressions de tous les sentiments d’injustice ne connaissaient désormais plus de limites.

Les oppositions perdirent tout crédit, dans le sens où elles n’avaient absolument rien à proposer en tant que solution alternative à hauteur de cette nouvelle attaque sanitaire hors de tout contrôle car dépassant toutes les capacités de lutte envisageables. Pourtant, une formation politique profita sans attendre de l’opportunité unique qui s’offrait à elle pour mettre en œuvre les actions radicales susceptibles d’instaurer par la force et concrétiser leur projet phare, « la Fin du nucléaire »… c’étaient les écologistes, bien sûr… En quelques réunions secrètes, patronnées par les activistes expérimentés de Green Peace, ils mirent au point une série d’attaques ciblées et simultanées contre les centrales électriques nucléaires occidentales. Ces actions intrusives étaient rendues possibles par la désorganisation brutale des systèmes et dispositifs de sécurité en terme de réactivité et les écologistes engagés dans ce projet devaient absolument profiter de cette faille inespérée. Ils réussirent donc à s’introduire, non seulement dans les enceintes des centrales, mais aussi dans leurs salles de contrôle, non sans devoir neutraliser violemment les rares personnels de sécurité qui s’y opposèrent. Ils parvinrent donc à mettre ces centrales hors services en sabotant et rendant définitivement inopérants l’ensemble des systèmes d’exploitation. Sauf que, pour y parvenir sans risque majeur, il fallait respecter un protocole rigoureux de refroidissement progressif des réacteurs, et tous les membres des commandos en charge de cette opération délicate n’y parvinrent pas, ce qui provoqua pas moins de six accidents majeurs genre Tchernobyl un peu partout dans le monde, ajoutant le fléau des contaminations nucléaires létales aux contaminations virales déjà hyperactives dans de nombreuses régions…

Nos « héroïques » verts réintégrèrent leurs pénates… bien sûr, en appuyant sur les interrupteurs de leurs logements, la lumière ne s’alluma plus, ce qui les fit rigoler… plus de chauffage non plus, ça les amusa moins. Mais aussi, tous les écrans noirs, médias et réseaux sociaux, les contrarièrent davantage. Ils se réunirent toutefois pour fêter l’évènement entre eux lors d’agapes copieuses, il fallait bien consommer en vitesse tout ce qui était en train de pourrir dans leurs congélateurs…

Les pompes de stations services ne fonctionnaient plus, mais c’était un détail. Dans les hôpitaux, les générateurs prirent le relais pour alimenter tous les appareils de soins électriques de pointe… pour un temps… après quoi, les services de réanimation complètement hors service se vidèrent de malades et de soignants. Les cadavres, en nombre grandissant de façon exponentielle, ne passaient plus par les chambres froides et étaient systématiquement jetés dans des fosses communes.

Pratiquement au même moment, trois officiers supérieurs de l’armée française considérèrent que toutes les conditions se trouvaient réunies pour instaurer un putsch militaire, un amiral, un général de brigade parachutiste et un colonel de la légion. Il était encore temps de réunir les troupes nécessaires pour mener ce projet à bien. Le problème, c’était que chacun d’eux avait une vision, une approche très « gaulienne » de cette entreprise, mais qui dit « vision gaulienne » dit aussi « ambition gaulienne »… et si notre triumvirat se mit d’accord sur les dispositions stratégiques de l’opération, c’est au niveau du leadership que leurs égos surdimensionnés réduisirent le projet à néant.

Gabriel, toujours la tête dans les mains, en était là de ses réflexions quand il entendit une galopade au dehors ; il était deux heures du matin, un clair de lune permettait de voir un peu ce qui se passait à l’extérieur et, par la fenêtre, il vit une horde de sangliers qui traversait le terrain vague attenant, levant les yeux, il vit les lueurs de trois incendies au dessus de la ville. Après le pillage et l’incendie de son logement, il avait trouvé refuge dans les locaux d’un entrepôt de messagerie désaffecté sur une ZAC tout autant désaffectée en périphérie. Dans cet entrepôt, il s’était aménagé une chambre dans un des trois bureaux, dans un angle du hangar vide. Dans ce local, il avait trouvé quatre lits de camp et des couvertures, certainement utilisés dans le temps par les chauffeurs de l’entreprise. A l’extrémité du terrain vague, une rivière lui procurait la possibilité de se laver et de puiser l’eau nécessaire à s’abreuver, mais pour la rendre potable, il devait préalablement la faire bouillir. Pour cela, il fallait bien sûr allumer un feu de bois… le problème, c’est qu’un feu de bois générait de la fumée ce qui risquait d’attirer l’attention. Gabriel parvenait à allumer et entretenir un feu de bois en ne produisant pratiquement pas de fumée, pour cela, il n’utilisait que des bûchettes très sèches pour l’allumage, puis du bois également très sec pour entretenir les flammes, juste le temps nécessaire, et il n’allumait ces petits feux que dans le hangar, en laissant les grandes portes coulissantes à peine entrouvertes.

Il entendit quelques tirs sporadiques d’armes à feu au loin, qui se faisaient entendre de temps à autre jour et nuit, par réflexe, il tendit la main vers son fusil de chasse à canon scié en permanence chargé dont il ne se séparait jamais, son contact le rassura.

Quelques semaines plus tôt, le changement en lui s’opéra le jour où il découvrit sa maison incendiée, le Gabriel gentil, serviable et compatissant avait vécu.

Ce jour là, il quitta ce quartier dans lequel il avait vécu trente ans et partit vers une nouvelle zone pavillonnaire, le soir tombait et il lui fallait trouver un abri. Il s’arrêta devant la grille d’un portail coulissant fermé, après s’être assuré que personne ne le voyait, il escalada le portail et se dirigea vers la porte d’entrée de la maison qui était fermée, il frappa pour la forme, personne ne répondit. Il contourna alors la maison et trouva une porte fenêtre entrouverte qui donnait sur un jardin. En s’approchant, l’odeur de cadavre qui en émanait ne laissa aucun doute à Gabriel sur ce qu’il allait trouver à l’intérieur… le corps d’un homme, en début de décomposition, gisait sur un canapé. L’état du logement ne laissait paraître aucune trace de violence. Mais l’instinct de survie, d’urgence, prit le dessus et Gabriel ne perdit pas de temps, il commença la fouille de la maison, trouva tout d’abord un grand sac à dos qu’il remplit de conserves, de paquets de pâtes et de café lyophilisé. Dans un tiroir il trouva un Colt 45 calibre 11,43mm et une boîte de balles. Dans l’entrée, il trouva un fusil de chasse et une boîte de cinquante cartouches. Il revint vers le séjour et verrouilla la porte fenêtre. Il passa la nuit dans la maison, précisément dans le garage communiquant depuis l’intérieur, il chargea le Colt et s’assit dans la voiture. Il ne parvint pas à fermer l’oeil, et c’est vers six heures du matin qu’il quitta la maison, avec son lourd butin, se dirigeant vers la ZAC où il trouva ce qui lui sert de refuge. C’est dans cet entrepôt qu’il trouva un établi et les outils nécessaires à scier le canon de son fusil.

Malgré sa discrétion, l’arrivée de Gabriel dans ce local attira l’attention d’un autre « squateur » d’un atelier désaffecté voisin. La nuit, Gabriel verrouillait le portail métallique de son dépôt, mais la journée, il le laissait entrouvert chaque fois qu’il allumait un petit feu de bois pour chauffer l’eau de son café, cuire des pâtes ou autre chose. L’homme s’introduisit si silencieusement dans le dépôt que Gabriel ne le vit que quand il fut à quelques mètres de lui… il se précipita alors vers Gabriel, un long couteau à la main, Gabriel parvint à esquiver le coup et, au lieu de repousser l’homme, il l’entraîna violemment vers l’avant, ce qui le déséquilibra et le fit s’esclaffer en plein milieu du feu de bois bien allumé à ce moment là… l’homme hurla de douleur, sa chemise en feu, et Gabriel lui asséna de toutes ses forces et de tout son poids un coup de talon magistral sur la tempe, ce qui mit un terme définitif à ses souffrances et à sa vie… Gabriel prit son fusil et s’assura que ce pauvre type était bien seul. La nuit venue, il enterra son cadavre dans un trou profond, dans le terrain vague proche.

Il décida alors d’avoir toujours une arme sur lui. Dans un morceau de grosse toile trouvé dans le dépôt, il confectionna un premier holster de ceinture pour son Colt 45. Pas facile, car il fallait que le holster maintienne l’arme en place en temps normal, mais qu’il le « libère » sans la moindre difficulté, instantanément, quand on extrayait l’arme. Un deuxième holster, mieux conçu, fut entièrement satisfaisant. Quand il sortait, il portait en plus son fusil à canon scié en bandoulière dans son dos.

Lors d’une de ses sorties de recherche et approvisionnement de nourriture, Gabriel fouinait dans la cuisine d’un appartement en rez de chaussée d’une petite résidence quand il entendit un bruit dans l’entrée. Il prit tout d’abord en main son fusil puis se cacha dans un angle, près de la porte et ne bougea plus. Il vit d’abord l’ombre d’un individu qui s’avançait lentement, puis l’homme passa devant la porte sans pénétrer dans la cuisine, continuant silencieusement vers le salon. Il tournait donc le dos à Gabriel quand celui ci sortit de son encoignure et lui fit « Psssst »…. l’homme sursauta et se retourna vivement, les yeux écarquillés, au moment où il commençait à lever sa main armée d’un pistolet, Gabriel tira…. la décharge lui arracha la moitié de la gorge et de la mâchoire et le propulsa contre le mur derrière lui. Il s’écroula se vidant de son sang en flots saccadés et mourut après quelques spasmes. Gabriel rechargea son fusil, termina de remplir son sac à dos d’une main puis s’éloigna rapidement.

Une rivière passait non loin de son refuge, il fallait traverser le terrain vague, puis une bande de bois d’une vingtaine de mètres de large, une voie ferrée, et la rivière s’écoulait tranquillement bordée à cet endroit d’une plage de cailloux. Gabriel s’y lavait, ne s’éloignant jamais de ses armes restées au sec, il y puisait aussi son eau pour boire et cuisiner dans deux bidons en plastique de cinq litres. Cette eau n’était pas potable et, avant de la consommer, Gabriel la faisait bouillir.

C’est au retour d’une de ces « corvées d’eau » que Gabriel fit la rencontre qui allait marquer la suite de sa vie.

Parvenu à l’orée du bois, il vit une femme porteuse d’un foulard sur la tête qui errait lentement. La femme le vit au moment où Gabriel, lachant ses bidons, pointait son arme vers elle. Elle se mit à hurler « Tires !! » en tombant à genoux et écartant les bras…. « Tires…. Dieu ne veut pas de moi…. mon mari est mort de la Maladie il y a deux jours et ma fille ce matin…. Pourquoi suis je encore en vie ? » le visage de la femme était couvert de larmes, elle était seule et ne représentait aucune menace. Elle vit alors les bidons d’eau, « Tues moi ou donnes moi à boire... » dit elle en tendant les mains. Gabriel s’entendit répondre « cette eau n’est pas bonne, suis moi. » il réalisa alors qu’il risquait de regretter cette réponse et tout ce qu’elle supposait, mais pour la première fois depuis plusieurs mois, il éprouvait un sentiment d’empathie qu’il pensait abandonné.

La femme le suivait en trébuchant, à l’évidence épuisée. Elle ne parut même pas surprise en pénétrant dans le dépôt et but d’un trait un premier gobelet d’eau « purifiée » qui restait dans une carafe. « Merci… dit elle, mais je ne peux pas rester ici avec toi, je dois partir... »

- Pour aller où ? lui demanda Gabriel.

- Je ne sais pas… mais je ne peux pas rester avec toi, tu le comprends ?

- Fais comme tu veux, je ne te retiens pas, mais si tu souhaites rester un peu pour te reposer, il n’y a pas de problème, tu n’as rien à craindre… je m’appelle Gabriel, et toi ?

- Jihane…

Elle regarda autour d’elle et se remit à pleurer doucement.

- Je peux rester ? j’aurais trop peur de passer la nuit dehors, demain je me chercherais un endroit… je ne veux pas te déranger…. Je me mettrais dans un coin….

- Viens voir, lui dit Gabriel , il la conduisit dans la pièce voisine séparée par une porte, j’ai un autre lit de camp que je peux installer ici, avec des couvertures, tu peux passer la nuit ici, demain tu feras comme tu voudras … tu ne me dérange pas… tu veux manger un morceau ? Je n’ai pas grand-chose…

- Oui, répondit elle, un peu plus détendue… mais c’est moi qui cuisine, ce n’est pas le rôle des hommes… Gabriel sourit.

Ils dînèrent d’une casserole de pâtes à la sauce tomate, ils parlèrent peu… Jihane intimidée, Gabriel préoccupé par ce changement radical dans son quotidien…. Mais quel quotidien ? Cette vie d’homme sur le qui vive permanent, devenu d’une sauvagerie insoupçonnée et ne sachant jamais le matin s’il arriverait au soir ? Alors pourquoi ne pas partager ses jours avec cette femme, premier être humain depuis longtemps qu’il rencontrait et qu’il ne considérait pas comme un ennemi mortel…

Jihane était d’un naturel soumis, ce qui rassura Gabriel sur un point, elle ne compliquait pas les choses. Peu à peu, ils discutèrent de leurs vies passées et surtout de ce qu’ils vivaient depuis que la Maladie avait transformé et défiguré de façon accélérée leur univers de vie.

- Dieu nous punit, dit un jour Jihane.

- Tu es croyante, répondit Gabriel, ce que tu dis est logique… il n’y a qu’un seul Dieu, tu le sais, tous les hommes le savent, depuis toujours. Mais qu’ont ils fait ? Au lieu de se rassembler autour de ce Dieu unique, ils ont bâti des temples, des églises, des synagogues, des mosquées, que sais je… et chacuns dans leurs coins se sont mis à le célébrer selon leurs rites et idéologies d’abord différentes, puis radicalement opposées, chaque « chapelle » voulant imposer sa vérité aux autres… par la force…. Penses tu que Dieu se satisfait du spectacle épouvantable des guerres de religion, des massacres, des bûchers, des djihads qui sont la conséquence de cette quête hégémonique permanente ? Alors oui, on peut dire que Dieu punit cette engeance qui passe son temps à déformer sa Parole pour satisfaire des ambitions ineptes et criminelles. Moi, je ne suis pas croyant, mais je considère que c’est la Nature qui nous punit… ou plutôt trouve les moyens de se débarrasser de notre misérable espèce, seule espèce sur terre présentant une menace effective, démontrant chaque jour ses formidables capacités à détruire son habitat, empoisonner son environnement, piller ses ressources et en même temps laisser galoper une démographie anarchique et exponentielle dans les zones les plus inadaptées à ce phénomène. Mais notre pitoyable espèce montre aussi des aptitudes remarquables et uniques pour l’auto-destruction… se dotant d’un arsenal à même de vitrifier la surface de la planète en quelques heures…. Alors, que la Nature décide de se débarrasser du fléau que nous représentons n’a rien d’étonnant, et elle en a largement les moyens….

Jihane et Gabriel discutaient pendant des heures du contexte épouvantable dans lequel ils évoluaient, chacun apportant des nuances et des arguments complémentaires ; ces discussions leur faisaient du bien.

Un matin, Jihane vint s’asseoir au bord du lit de Gabriel qui ne dormait pas. Il se leva et s’assit à coté d’elle. Elle lui prit la main et ils regardèrent le jour se lever dans un ciel sale à travers la fenêtre.

Nouvelle aurore dans ce Crépuscule...

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36ans Posté(e)
Criterium Membre 2 761 messages
Nyctalope‚ 36ans
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Un récit terrifiant... Au moins en voyant ici le scénario du pire, l'on se surprend à espérer l'aurore... sans avoir à passer par la nuit de cette apocalypse. Même si chaque année notre dépendance à la technologie augmente et que l'on accroît d'autant la possibilité d'un tel scénario-catastrophe — et que l'on les voit, à petite échelle, çà et là lors des grandes pannes...

Encore une fois, un style varié, agréable à lire, qui nous transporte avec aisance dans les cauchemars que tu souhaites nous imprimer. L'ambiance fait très film de zombies... :)

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  • 2 semaines après...
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Elfière Membre 318 messages
Forumeur survitaminé‚
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Ne m'en veux pas! Tu m'as valu un éclat de rire solitaire, totalement incongru dans le contexte, par ailleurs, très captivant de ta mini-nouvelle que j'ai appréciée comme, en général, l'ensemble de ta production littéraire locale!

Mais que diable as-tu voulu dire là? :

Citation

le fit s’esclaffer en plein milieu du feu de bois

Et mon imagination galopante faisant le reste, j'ai alors extrapolé sur des possibilités de "titres" si ton personnage devenait le héros d'une série télévisée : THE LAUGHING DEAD !!!

J'espère que tu me pardonneras...

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