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Les païens contemporains (l'Histoire en train de s'écrire) et quelques miscellanées religieuses et culturelles


Invité Meruidos

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 465 messages
109ans‚ ©,
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:o  Mais c'est quoi le sujet ??

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 49 105 messages
forumeuse acharnée,
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C'est fou tout ce qu'on a pu écrire sur une civilisation sans écriture qui a  donc laissé bien peu de vestiges derrière elle, tout de même!

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Invité riad**
Invités, Posté(e)
Invité riad**
Invité riad** Invités 0 message
Posté(e)
Il y a 2 heures, January a dit :

:o  Mais c'est quoi le sujet ??

Le sujet c'est Panoramix :

panoramix.jpg

 

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 49 105 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)

Elle n'est pas un peu fantasmée la religion de nos ancêtres de celtes?

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Invité Meruidos
Invités, Posté(e)
Invité Meruidos
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Eh bien, il y a des études très sérieuses sur le sujet, et la bonne nouvelle c'est qu'on peut en tirer des conséquences.

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Invité Ink 82
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Invité Ink 82
Invité Ink 82 Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour,

Voici des populations qui ont sans doute levé le plus de mythes douteux. Je me permets une remarque sur le paradigme celte de plus en plus discuté, notamment sur l'homogénéité culturelle. Les "celtes" reste un ethnonyme fourre-tout (comme "indo-européen") revêtant des peuples bien différents, et dont la première mention sous forme d'un territoire à l'ouest du Rhône "Keltiké" appartient au grec Hécatée. Quelle était la profondeur de la connaissance de ces populations par les grecs en 500 av. J.-C. ? Sans doute très superfitielle : une terre et des peuples où se projetaient l'imaginaire de leurs mythes. "Ces hommes n'appartenaient pas à une même race, homogène et pure, comme l'ont prétendu les idéologues des XIXe et XXe siècles. Leurs origines étaient variées : beaucoup n'étaient que des descendants autochtones des populations néolithiques auxquelles s'étaient ajoutés des Ligures, des Ibères, des commerçants étrusques et grecs définitivement installés en Gaulle" (cf. Brunaux, infra).

Ces "Celtes", indigènes plutôt que migrateurs venus du centre de l'Europe (? Cf. J.-P. Demoule, Mais où sont passé les indo-européens ?, Points Histoire, 2014) fut moins l'écrin des gaulois que l'inverse : entre Loire et Garonne, ce ne fut qu'une composante du territoire sous l'influence commerciale de Phocéens de Marseille qui les poussèrent à s'organiser et donc à tendre vers des normes communes diverses, notamment probablement une confédération et alors une dénomination partagée : "celtes" ("compagnons ?", "commerçants ?"). Thèse assez récente, pas encore totalement validée, mais que l'archéologie récente semble confirmer petit à petit.

Voir le livre très intéressant de J.-L. Brunaux, Les Gaulois, Perrin 2018.

 

Par conséquent le clin d'oeil de @riad** est tout a fait pertinent : ces croyances actuelles reposent sur des images d'Epinal et connaissances obsolètes de ces populations véhiculées autant par les auteurs gréco-romains que par les inventions nécessaires à la genèse du Roman National sous les initiatives des frères Thierry, de Guizot, Henri Martin, Jules Michelet... et qui ont atterri dans Astérix et Obélix, fameux tailleur de menhir que les gaulois n’érigèrent jamais.

Je ne doute pas que dans le lot de ces "pratiquants" se cachent des férus d'histoire dont les élans d'archéologie expérimentale (comme quoi je leur prête beaucoup de bien :p ) sont louables, mais ça sent quand même la spiritualité pétrie de clichés pour vendre de la babiole : serpette en tête. 

Il faut savoir que l'on ne "connaît" historiquement qu'un seul druide, et qui n'est "que" du Ier siècle av. J.-C. : c'est dire si dans les quatre siècles qui le séparent de l'émergence de cohérences entre ces peuples, les croyances et pratiques ont pu varier et les brumes demeurer épaisses sur ces religions. Que fait-on aussi de divinités "bâtardes" comme Mars Mullo ? Il est également des tribus gauloises extrêmement mal connues comme les Ambilâtres ou les Anagnutes, elles-mêmes absorbées par d'autres tribus gauloises, dont les similitudes avec le reste de ces populations ne peuvent donc être que supposées. Cependant, le peu de sources et leur proximité culturelle avec le reste des peuples méditerranéens permet des supputations. Parcontre le délire sur une continuité depuis l'Antiquité, là en revanche...

 

Bref... Je vais moi-même me bâillonner et regarder ça de loin.

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Membre, Oiseau de nuit, pays Union européenne, 43ans Posté(e)
sovenka Membre 8 638 messages
43ans‚ Oiseau de nuit, pays Union européenne,
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Il est vrai que sur une durée temporelle conséquente les tribus Celtes se sont éparpillées sur une zone géographique très étendue. Néanmoins malgré les divergences qui pouvaient exister d'une tribu à l'autre, on ne peut nier une cohérence linguistique et religieuse. Je pourrais rajouter culturelle puisque les fameux tissus écossais ressemblent tout à fait à ceux que les Gaulois utilisaient pour confectionner leurs brais, par exemple. Jusqu'à nos jours encore beaucoup de termes sont restés similaires d'un peuple celtique à l'autre, ce qui fait que des Bretons bretonnant peuvent comprendre ce que disent en leur langue des Gallois, des Irlandais etc. Concernant la mythologie celte on retrouve les mêmes récits d'un bout à l'autre de l'Europe, soit ceux retranscrits par les moines au début de l'ère chrétienne, soit ceux représentés sur des objets. Exemple le chaudron de Gundestrup retrouvé dans le Jutland au Danemark et daté du 1er siècle avant JC. Il est illustré de motifs mythologiques faisant échos à des récits qui nous ont été transmis par des moines. Outre le travail de ces religieux César a écrit sur les Gaulois mais tout n'est pas à prendre au sérieux, et puis quelques écrits provenant des Celtes ont été découverts comme sur une pierre à Vaison-la-Romaine: il s'agit de mots celtes inscrits en lettres grecques. En 1983 des archéologues ont mis au jour des tablettes de plomb à Lhospitalet-du-Larzac. Les inscriptions, en langue gauloise et lettres latines, constituent des textes à caractère magique. Puis il existe bien d'autres de ces pièces gravées en langue celte avec des lettres grecques, latines ou étrusques puisque les Celtes se méfiaient de l'écriture.

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Invité Meruidos
Invités, Posté(e)
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Invité Meruidos Invités 0 message
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Je rappelle que le seul théoricien qui remette en cause la relative homogénéité celtique se nomme Jean-Louis Brunaux, certes du CNRS, mais je vous laisse apprécier la critique qui suit, rétablissant les réalités celtiques paneuropéennes : https://www.academia.edu/2366497/Comment_bien_appr%C3%A9hender_la_religion_gauloise_

Je conseille aussi la lecture de cet article : https://www.transceltic.com/pan-celtic/origin-celts

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Membre, Oiseau de nuit, pays Union européenne, 43ans Posté(e)
sovenka Membre 8 638 messages
43ans‚ Oiseau de nuit, pays Union européenne,
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Merci pour le partage.

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Invité Meruidos
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Entre le dieu Koupalo chez les Slaves, le Dis Pater celtique évoqué par César à l'enseignement druidique de type pythagoricien selon Posidonios d'Apamée, le Tuisto germanique, la Hrund dane (dont les "vikingr" ne sont que des ressortissants = "explorateurs") encore vers l'an Mil, sans parler des enseignements pythagoriciens, platoniciens dans la veine, et néo-platoniciens dans la Rome, les Anciens Européens croyaient largement en la réincarnation, tout comme les védiques hindous.

Pourquoi ? parce que la culture qui s'est diffusée en Europe est similaire à l'origine, à celle qui s'est diffusée en Inde : depuis l'Oural caucasien, la culture steppique des Yamnayas - avec certes quelques millénaires pour se diversifier culturellement jusqu'à nos jours, encore que l'Europe fut spirituellement colonisée par le judaïsme messianique ou nazaréisme, d'ailleurs celtisé via Esus, et évidemment romanisé via Mithra.

Sur Esus : Le dieu gaulois varunien Esus/Ogmios et sa postérité chrétienne.

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Invité Ink 82
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Invité Ink 82
Invité Ink 82 Invités 0 message
Posté(e)
Le 29/07/2020 à 15:18, Meruidos a dit :

 

Je rappelle que le seul théoricien qui remette en cause la relative homogénéité celtique se nomme Jean-Louis Brunaux, certes du CNRS, mais je vous laisse apprécier la critique qui suit, rétablissant les réalités celtiques paneuropéennes : https://www.academia.edu/2366497/Comment_bien_appr%C3%A9hender_la_religion_gauloise_

Je conseille aussi la lecture de cet article : https://www.transceltic.com/pan-celtic/origin-celts

Le second lien vient d'un président d'asso de culture celte, pas d'un chercheur qui reprend succinctement la classique migration centre-européenne. Je m'attarderai donc sur le premier.

Bien que j'ai cherché, je n'ai pas trouvé la date de cet article, que je placerai d'après les NdBP autour de 2010. Il s'agit d'une critique d'un livre de J.-.L. Brunaux... mais qui lui est paru en 1996 ! Il vient d'être réédité et son auteur précisé dans sa préface qu'aujourd'hui s'il devait actualiser son livre, il en ferait deux tomes de plus.

L'auteur de l'article s'appuie sur Dumézil pour nous ressasser la fabrique des mythes. Or, (p. 16-19) il indique bien l'absence d’homogénéité cultuelle chez les tribus dites "celtes". Terme qui ne sera pas défini ni analysé dans l'article, on le regrettera. P. 26 il explique par ailleurs que la religion (les en fait) ne peut être appréhendée par l'archéologie : certes ! Alors il me paraît encore plus hasardeux de le faire avec des textes tardifs passé à la moulinette dumézilienne dont la plupart des historiens sont revenus, et précisément par le prisme de la paléontologie linguistique concernant les indo-européens dont l’existence même du concept est de plus en plus discutable. Cf. sur ce point précis J.-P. Demoule 2014, supra, p. 593.

Ce qui me frappe toujours dans le paradigme celte, c'est la disparition pure et simple des populations de l'âge du bronze sous le rouleau compresseur du dogme celtique : les celtes seraient arrivés, sans trace de migrations massives d'ailleurs, et paf : les "gaulois" (terme générique pour moi = les populations sur notre territoire actuel) sont celtes. Alors que bien des poteries de la culture campaniforme tardive chez nous, n'ont rien de bien différent avec les poteries gauloises de Vitrée, par exemple. Or, il est maintenant admis que cette même culture campaniforme se diffusa sur notre territoire comme une succession d’influx et de contacts privilégiés avec certaines régions plus ou moins précises. Pourquoi en serait-il autrement avec la composante celte ? L'archéologie récente soutient en effet le même phénomène de transition entre âge du bronze et âge du fer, comme le montre l'étude du site d’Urville-Nacqueville, fouillé par A. Lefort (2011-2017) d'une nécropole datée de 120 à 80 av. J.-C. : donc en pleine période gauloise. L'étude génétique de 45 individus a permis de démontrer une continuité génétique maternelle notable entre les groupes d’Europe de l’Ouest datant de l’âge du Bronze et ce groupe d'individus. La première continuité semble supporter le scénario d’une transition âge du Bronze - âge du Fer liée à des transformations économiques majeures des groupes locaux plutôt qu'à l'apport de nouvelles pratiques par de nouveaux flux migratoires. (source

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Invité Meruidos
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Merci pour cette attention détaillée. Sur le dernier §, il ne remet rien en cause de ce que j'avance, mais vient affiner des éléments de développement/implantation, OK. Mais, quant aux premiers §, tout ce qu'ils font, c'est s'amuser à exercer une déconstruction qui me sort par les trous du nez.

Alors, bien entendu, les éléments que je soumets sont dans une démarche de reconstruction, mais ils le savent, alors je ne vois pas ce qui est mieux de faire le ménage par le vide ou bien par la récup. En fait, j'ai toujours le sentiment que ceux qui font le ménage par le vide, enfants, étaient du genre à casser les châteaux de sable raffinés d'autrui, pour le plaisir, en tout cas c'est une façon de dire qu'il y a des personnes qui font ce qu'elles peuvent, pendant que d'autres les taclent, alors qu'il ne serait que de dire wokay. Il y a des amateurs qui défendent la vérité, tandis que des professionnels sont parfois payés pour l'étouffer dans le lobbying, aussi. Comme on dit : pourquoi ? mais aussi pourquoi pas ?

Mais le pire, dans l'ensemble, c'est que souvent ça ne se rentre pas dedans frontalement, au contraire on pourrait même admettre LES DEUX en concomitance. Il n'y a que les esprits dogmatiques, pour fermer des portes, d'un côté comme de l'autre. Admettre une unité panceltique dans la diversité semble en fait le plus raisonnable, surtout quand on constate des parallèles même ténus, avec les Ibères, les Ligures, les Thraces et les Daces, sans parler des Gréco-Romains, ainsi que les Danes encore en l'an mil quoiqu'évolutif propre. Mais quel plaisir de tacler Dumézil ! on se paye de gloire ainsi, car la sienne est grande !

Il faut savoir que J.L. Brunaux a des affinités religieuses qui laissent comprendre que les monothéistes sont toujours très contents, de pouvoir inférioriser les polythéistes, monothéistes qui adorent faire le ménage par le vide jusque dans la violence dogmatique. Sans parler des scientistes, et l'on est tous un peu scientistes par nos contrées, bon an mal an, qui adorent ne penser plus qu'en termes de zététique, au point d'en oublier leur objet, qu'ils adorent faire disparaître sous leur perplexité. Mais le véritable scepticisme est un état affectif, non pas intellectuel.

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Invité Ink 82
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Je ne vais pas m'occuper de ce procès en sorcellerie. L’analyse dumézilienne s'occupe de la construction des mythes à travers les écrits. Ici nous parlons archéologie de peuples qui n'en avaient pas. Moi j'attends juste des preuves d'un imaginaire projeté : celui de peuples se revendiquant "celtes", partageant un creuset culturel dépassant trois poteries à même motif, et deux syllabes d'un dialecte à un autre, tandis que bonne partie de ces peuples nous sont complètement inconnus. Je trouve cela frêle pour fonder une certitude de monde celtique conscient de lui-même et bien décidé à se diffuser dès les débuts de l'âge du fer en "Gaule", tout en faisant fi de l'importance de Massilia, des éléments indigènes dans l'infusion et les interfaces culturelles.

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Invité Ink 82
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Pour préciser mon propos, pour les lecteurs qui ne seraient pas familiers de ces problématiques : l'essentiel des connaissances sur les peuples dits gaulois se concentrent à partir du IIe siècle av. J.-C. jusqu'à la complète romanisation, quand les contacts avec le reste du bassin méditerranéen (commerce, conflits...) se multiplièrent. C'est aussi le temps de la phase des oppida, des places fortifiées cristallisant les différentes ethnies autour d'un centre matérialisé. Je résume. Le problème reste la connaissance des Ve siècles - date traditionnelle retenue pour l'existence d'un ensemble cohérent de populations "en Gaule" qui seront rangées sous l’appellation "celtes" - au IIe siècle av. J.-C. Trois siècles très mal connus où les surinterprétations peuvent être aussi dommageables que de mettre un smartphone entre les mains de Louis XIV.

Le propos de M. Brunaux n'est pas de remettre en cause la celtisation des territoires qui seront appelés Gaule par les romains, mais de remettre en perspective sa primauté et de rappeler, à l'instar de biens d'autres historiens (cf. le manuel bien pratique de C. Delaplace & J. France, par exemple), qu'elle fut progressive et jamais totale.

Gaulois désigne donc pour les romains autant que pour les grecs par "keltoi" un ensemble hétérogène de tribus, de cultures, sans unité géographique, linguistique et surtout pas politique. La "nation gauloise" au même titre que celte, est une invention romaine passée ensuite dans l'historiographie classique nourrie des auteurs gréco-latins. Les découvertes archéologiques et surtout le renfort des sciences, notamment autour de la génétique, viennent bousculer ce mythe. Le territoire des Lingons,  identifié comme l'un des plus vieux peuples dits gaulois, montre d'ailleurs une continuité d'occupation et sans rupture culturelle évidente depuis le néolithique...

Aujourd'hui, tout au plus, peut-on affirmer que des populations relevant d'une culture dite de Hallstatt ont diffusé physiquement (migrations) ou par contacts (échanges) quelques traits communs (des modes ? Ex : sépultures à chars par exemple) depuis le bassin parisien jusqu'au Danube entre -1200 et -500, et que des grecs les appelaient "keltoi" pour les distinguer d'autres ensembles.

Populations que se sont agrégées en "Gaule" à des éléments antérieurs et allogènes (la culture grecque, étrusque...), dans un contexte de développement de l'axe rhodanien en contact direct avec le bassin méditerranéen, et d'une démographie foisonnante au nord-est de la "Gaule" et sur l'arc alpin donnant lieu à des migrations progressives et volontiers guerrières.

Voilà le plus prudent. On est donc loin de "et paf les celtes" ^^"

 

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Mais qui a dit cela ? "Et paf les Celtes ?" Que combats-tu, au juste ?

Il y a 20 heures, Meruidos a dit :

Mais le pire, dans l'ensemble, c'est que souvent ça ne se rentre pas dedans frontalement, au contraire on pourrait même admettre LES DEUX en concomitance. Il n'y a que les esprits dogmatiques, pour fermer des portes, d'un côté comme de l'autre.

Le seul à faire un procès en sorcellerie ici, ce n'est pas moi.

Le sorcier, c'est moi.

Le 28/07/2020 à 14:03, Ink 82 a dit :

Bref... Je vais moi-même me bâillonner et regarder ça de loin.

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Mais tu n'as pas pu te retenir de chanter !

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Il faut nous replacer dans le contexte d'un monde sous-peuplé, par rapport au nôtre, mais non moins exploité pour ses ressources : les Celtes déboisèrent beaucoup pour cultiver les terres. Maintenant, il y a des médecins entre les druides. Ils étaient considérés pour des philosophes par les Grecs, voire l'origine de la philosophie ! ... autant te dire qu'ils intellectualisaient beaucoup la nature, qu'ils pouvaient en avoir une connaissance aussi fine que les anatomistes grecs, et faire d'excellents chirurgiens, y compris herboristes évidemment. Mais un druide en particulier ne cumulait pas tous les savoirs, c'est comme chez nous : on ne peut pas être au four et au moulin, comme disent les bons hommes. La dimension de sorcellerie est ensuite une illusion monothéiste. Les sorcier(e)s sont avant tout des personnes trop vives et sensibles pour leur monde ambiant, qui développent une rationalité et font des découvertes plus utiles que la moyenne, capables d'innover aussi posément. Bien qu'il(elle)s n'aient pas mis en place de méthode strictement scientifique, on peut aisément dire qu'ils étaient dans l'esprit - exactement comme les philosophes de la nature, grecs ou autres. Il s'agit de connaisseur(se)s et chercheur(se)s. Pas étonnant, qu'ils passèrent pour "magiques", et ensuite "diaboliques" sous le monothéisme. Au reste, les sorcier(e)s ont perpétué, si l'on veut, un druidisme folklorique épars, non-sacerdotal et hors institution reconnue comme à l'époque antique.

Racine uid, comme dans druide, mais aussi uidlua, voyante, improprement traduit par sorcière, et aussi dans véd-isme, uid-isme. Le (sa)voir.

 

A l'époque, on ne se disait pas "je suis en rapport avec la nature" : il n'y a que nous, Modernes, pour nous le dire, parce qu'on se sent dénaturés, avec plus 75% habitants dans l'urbanisme. Ils vivaient tout simplement dans leur monde, à exploiter diversement, mais aussi à craindre diversement. Bien entendu, il est vrai qu'il y avait une symbiose plus spontanée, d'autant plus que le polythéisme est plus symbiotique. Mais c'est que de toutes façons, l'ensemble des activités humaines étaient plus symbiotiques ! et tout cela semblait unifié spontanément : il n'y a que nous pour en rêver et faire des distinctions ! Pour eux, leur monde était dans l'idée comme aujourd'hui quelqu'un trop fan de high-tech : il vit en symbiose avec ses démarches ! C'est pour cela que nous avons une nostalgie politique, doublement écologiste et romantiste. Nationaliste, parfois, aussi, puisque la figure de Vercingetorix a servi le nationalisme IIIème République française (1871-1939) !

Comme je le disais : de toutes façons, les Indo-Européens proviennent des Yamnayas très lointainement, et partageaient tous une croyance en la réincarnation (le dieu Koupalo chez les Slaves, le Dis Pater celtique évoqué par César sachant que l'enseignement druidique était proche des grecs pythagoriciens selon Posidonios d'Apamée, la philosophie pythagoricienne donc et le platonisme chez les Grecs, le néo-platonisme chez les Romains, le Tuisto germanique, la Hrund dane/viking encore vers l'an mil ... ) comme dans l'hindouisme védique.

 

Merlin est la version enchanteresse, sorcière en fait, d'un dieu-druide à la fois apparenté à Lug et Oðinn, il faut le savoir, depuis la figure semi-historique du barde Taliesin, au Vème siècle (la dernière mention de druide conseillant un roi irlandais, date du Xème siècle encore, et le dernier royaume païen est polonais, converti au XIIème siècle !). Mais ne pas confondre les Celtes antiques qui vénéraient Lug (dont la civilisation en tant que telle disparaît avec la Rome, de -50 à 50) et les Danes médiévaux qui vénéraient encore Oðinn (Germano-Scandinaves ou "Nordiques", dont ressortent des vikingr=explorateurs) tandis que la figure de Merlin se déployait légendairement à travers eux du Vème siècle à nos jours.

Les Mabinogion sont déjà une rédaction par des moines, donc sujets à caution, deux-trois siècles après la dernière mention des druides irlandais. Comme les Eddas "nordiques", ils sont enracinés ... dans la Bible ! en faisant remonter les généalogies à Noé ! ... donc je pense aussi que c'étaient des écrits de propagande chrétienne, qui certes ont créé tout le merveilleux celto-chrétien européen, avec tous ces saints tuant hélas des dragons ... dragons, symboles de cours d'eau, donc de champs telluriques ... Il est clair qu'il y a une dénaturation là ...

 

Les éléments plus chamanistes-naturalistes dans le druidisme contemporain, provenaient aussi de l'Europe néolithique. Les envahisseurs n'ont jamais supplanté toutes les populations, bien qu'ils les gouvernèrent. Ceci étant, ceux qui sont à l'origine du celtisme comme de l'hindouisme, les Yamnayas voilà des millénaires, ont en fait supplanté tous les chromosomes Y. Ce qui signifie donc que des hommes yamnayas se sont arrogés toutes les femmes néolithiques, et qu'en tout cas ils ont empêchés que survivent des enfants issus de lignées locales. Certain(e)s font remonter l'arrivée du patriarcat aux Yamnayas, et néanmoins les Celtes furent paritaires, comparés aux Gréco-Romains qui, eux, étaient sexistes. Sans parler du monothéisme évidemment patriarcal, du judaïsme à l'islamisme ...

 

Il y a besoin de retour aux sources, c'est clair et net, et je pense que le rôle d'un druide de nos jours est avant tout motivé par ce besoin et la volonté de le rendre vivant pour autrui. Si j'en crois le druide contemporain Jean-Claude Capelli, dont les diffusions sont très vite accessibles en faisant une recherche, être druide aujourd'hui consiste à ravigorer et enrichir la tradition - autant que possible sur des bases antiques dont il ne reste pas grand-chose, du moins si l'on magnifie et surestime la posture druidique : après tout, c'étaient des philosophes, donc des connaisseurs d'époque, et il ne nous en reste peut-être rien parce qu'ils ne détenaient pas de savoirs hors de l'ordinaire antique, quand on était connaisseur ! ... Cela dit, comme dans l'orphisme et le pythagorisme, ils avaient leurs mystères oubliés.

Mais vu que les druides étaient des connaisseurs diversifiés, et qu'ils occupaient diverses fonctions (juge, enseignant, conseiller politique, historien/barde, etc. or personne ne peut tout connaître en spécialiste) eh bien c'étaient nos actuels diplômés si l'on veut, à ceci près qu'ils étaient sacerdotaux comme cela se faisait souvent dans l'antiquité, et qu'ils n'étaient pas dénaturés par le monothéisme ni l'académisme ou le scientisme (les versions laïques du monothéisme au sujet de la vérité, quand on y pense). C'est pour cela que les sorcier(e)s ont véhiculé des brins de connaissance ancienne qu'on juge "reliés à la nature", tout simplement parce que le monothéisme a dénaturé l'Europe, et qu'elle n'a su retrouver l'idée de connaître les principes naturels après les philosophes antiques officiellement, qu'au moment de la Renaissance gréco-romaine voilà cinq siècles, époque intensive d'inquisition et de chasse aux sorcières encore pourtant ... il y a eu là un grand remplacement spirituel, étalé sur des centaines d'années.

Les druides contemporains, sur la base de cette revigoration, sont des officiers d'un culte polythéiste renouvelé, mais aussi un culte panenthéiste (ce qui signifie "tout est dans la divinité", un peu comme on parle d'awen-athman). Ce culte, actuellement, et compte tenu de ses moyens, s'exerce essentiellement sur un mode écologiste-chamaniste, avec du romantisme parfois, ou bien du new age.



Personnellement, je n'aime pas le romantisme et le new age, même s'ils ont produit de belles œuvres à mon avis (le romantisme littéraire, en musique je songe à Enigma jusqu'à son cinquième CD). Tout ce que je peux dire, c'est que "les dieux" celtes, selon la tradition, ne sont pas représentés : les Celtes s'étaient étonnés que les Gréco-Romains édifient des statues et s'en moquèrent. Il s'agit d'arches spirituelles, des puissances que l'on évoque, voire que l'on invoque. Le sacrifice est important. On ne sacrifie plus aujourd'hui d'animaux, ou alors dans des pratiques très privées et pas forcément "officielles", parce que l'industrialisme traite les animaux comme les nazis traitaient les juifs, et que l'heure est à l'écologisme-chamanisme. De plus, on ne va pas sacrifier d'humain, mais de toutes façons c'est exagéré : ce type de sacrifice a été exagéré par les Romains pour justifier la conquête des Gaules, et évidemment par les chrétiens qui voient le diable partout. Les druides, s'ils ont sacrifié des humains, c'étaient des prisonniers de guerre, des condamnés, voire des suicides rituels qui honoraient un clan en faillite, suite à quoi des biens étaient redistribués par les druides pour sa survie, sur la base de mutuelles. Et puis, la modernité n'a pas de leçon à donner avec la peine de mort toujours répandue, et plein d'autres choses en tant de guerre malgré le droit militaire international, sans parler de tant d'autres véreusetés non-guerrières.

Mais quand je sacrifie une pomme ou des raisins secs dans la nature, de toutes façons je sais qu'ils ne seront pas perdus pour toute une petite vie animale. Et c'est bien la part des dieux ! car les anciens Celtes estimaient que les animaux sauvages appartenaient aux dieux (donc pas de sanglier au repas, sauf lors de grandes cérémonies !). Il y a évidemment une autre dimension, dans le fait de savoir sacrifier. Et de manière générale, pour que les dieux "vivent", il faut bien les "faire vivre", ce qui est crucial vu qu'il y a peut-être 1000 personnes investies, bien que les sympathisants se comptent à hauteur de dix mille (estimation basse).

Au reste, les druides contemporains sont des connaisseurs comme les anciens, peut-être sans diplôme, peut-être comme certains passionnés dans une discipline, mais la connaissance a une grande importance : on n'est pas sur une religion abêtissante, qui n'a à proposer qu'une seule histoire sommaire sur laquelle passer son année cérémoniale, et dans laquelle on prétend qu'il vaut mieux croire sans voir ... bien avant mon celtisme, j'étais disciple de l'apôtre Thomas.

Sur la dimension de développement spirituel personnel à travers le polythéisme, je conseille de lire James Hillman, un continuateur et dissident de C.G. Jung.

 

A propos d'Yggdrasil, l'arbre des neuf mondes. D'ailleurs, druide se traduit autant pas très connaisseur que boisé connaisseur (dr- évoquant l'épaisseur autant que le chêne), sachant qu'en celtique il y a un jeu de mot sur les termes de bois et de connaissance, qui sonnent de façon similaire. On l'entend encore dans l'anglais wood : racine de connaissance = uid, pour rappel.

Ainsi, les Celtes originent certainement l'idée d'arbre-monde, sachant que les trois mondes d'en-bas, du milieu et du dessus se nomment Dubnos (le Sombre), Bituis (le Vivant, qui sonne comme le grec bios, de même sens) et Albios (le Blanc/Clair/Pur, qu'on entend encore dans l'albâtre ou l'albinos actuellement, et aussi Albion, le surnom de la Grande-Bretagne).

Mais il ne faut pas tout à fait confondre la civilisation celtique avec la nordique, au cas où. Civilisation germano-scandinave, que je préfère appeler dane : de même que "les Celtes" est un nom générique pour différents clans, qui ne se reconnaissaient pas forcément tous dans l'appellation "Celtes" (sachant en plus, que "les Gaulois" est une désignation romaine, de la Garonne jusque dans les Ardennes à peu près ... ), et qu'on utilise désormais "Celtes" comme nom générique, eh bien, les Danes désignent l'ensemble des hommes du Nord germano-scandinave, les "Norrois", les "Normands" originaires.

Des Danes alors, on a surtout des informations à partir du déclin de l'empire romain ("les invasions barbares" selon lui) et il se pourrait bien que, de -50 à 1000, les Danes se soient acculturés les réfugiés politiques celtiques (donc druidiques) de la Rome depuis -50, ainsi que du christianisme à partir de 400. Toutefois, un texte romain atteste la présence des Danes dans le Nord dès -200, sans plus de détails.

Il y a culturellement une continuité entre le Lug celtique et la figure médiévale celto-chrétienne de Merlin, en passant par le Oðinn dane. Quelque part, l'Europe nordique et continentale a la même culture antique, tandis l'Europe ibère et méditerranéenne a la même culture gréco-romaine, antiquement.

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Invité Meruidos
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Invité Meruidos
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Je suis heurté par tant de négationnisme et de nihilisme, mais pas étonné : c'est de scientisme post-monothéiste laïc. Quel dieu vain que ce dieu, grâce auquel les scientifiques se croient épurés dans la démarche même quand ils l'ont lâché, alors que leur discipline est née en milieu païen et renée avec la Renaissance gréco-romaine dans l'humanisme chrétien inspiré par l'antiquité ...

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Invité Ink 82
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Invité Ink 82
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Voyez comme vous êtes, la discussion est intéressante, et paf négationniste blablabla... ça ne va pas bien chez vous ! Calmez-vous.

Je prendrai le temps de répondre sur ce que vous écrivez d'intéressant, pardonnant les enfantillages.

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Invité Meruidos
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Invité Meruidos
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Comme le bon dieu vous pardonnez, mais il n'y a rien à pardonner, et ce n'est pas aimable de me dire "je vous tolère", c'est détestable. Et vous vous sentez visé, mais je vise précisément la communauté que vous représentez en croyant devoir vous opposer dans le débat, alors que bien des choses que vous amenés, je les apprécie et les connaissais. Comme ça vous serez content, et rangez votre condescendance dégueulasse de là, salace.

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