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Il y a 80 ans... la tragédie de juin 1940 (1).


Gouderien

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 577 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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                                                     Il y a 80 ans… La tragédie de juin 1940 (1) :

 

Quand commence ce fatal mois de juin 1940, quelle est la situation ?

1)      La Belgique et les Pays-Bas ont capitulé ;

2)      Le corps expéditionnaire britannique et les restes des forces françaises enfermées dans la poche sont en train de rembarquer à Dunkerque ;

3)      L’armée française, enfin bien commandée, tient une ligne qui, commençant à la mer, continue vers l’est en suivant la Somme. Mais il ne reste guère plus d’une soixantaine de divisions, soit la moitié de ce que les Alliés pouvaient aligner le 10 mai 1940 ;

4)      La France et la Grande-Bretagne comptent sur le soutien des États-Unis ; mais, malgré leur sympathie pour les Alliés, que pourraient faire les Américains ? Les USA possèdent certes une marine puissante, mais quasiment pas d’armée : juste quelques unités qui montent la garde à la frontière avec le Mexique ;

5)      L’Italie s’apprête à entrer en guerre ; ce sera fait le 10 juin ;

6)      L’armée allemande, qui n’a subi que des pertes légères, est au mieux de sa forme, pleinement confiante en ses chefs ; les soldats ont un moral d’acier ; toutes les supériorités dont la Wehrmacht et la Luftwaffe bénéficiaient au 10 mai 1940 se sont encore accentuées.

 

Pour les Britanniques, l’opération « Dynamo » s’achève le 2 juin ; mais les soldats français continueront à s’embarquer jusqu’au 4.

Malgré la perte de 243 navires de tous genres - soit un quart de l'armada de sauvetage - et de 106 avions, l'évacuation de Dunkerque se termine incontestablement par un succès : on prévoyait d'embarquer 45.000 hommes, 338.226 l'ont été, dont 115.000 Français et Belges. Cependant, si l'on considère l'ensemble de la bataille des Flandres, celle-ci s'achève par un désastre sans pareil : au prix de pertes extrêmement faibles (environ 10.000 tués et 40.000 blessés, soit des chiffres comparables à ceux de la campagne de Pologne), la Wehrmacht a anéanti 75 divisions alliées, ce qui représente 1.200.000 hommes tués, blessés ou faits prisonniers... Certes, grâce à la réussite de l'opération "Dynamo", la Grande-Bretagne a sauvé son corps expéditionnaire (encore que celui-ci ait abandonné tout son matériel sur les plages de Dunkerque). Mais la Belgique, elle, a capitulé. Et quant à la France, il y a gros à parier qu'elle ne se remettra pas de la perte de ses meilleures armées, ainsi que de celles de ses Alliés...

A la Chambre des communes, Churchill prononce un grand discours – un de ses plus fameux du conflit - dans lequel il se félicite du retour du CEB en Angleterre. Certes, admet-il, "Les guerres ne se gagnent pas avec des évacuations", mais il y a eu au cours de celle-ci au moins une victoire alliée : celle de la RAF, qui a abattu beaucoup plus d'avions à l'ennemi qu'elle n'en a elle-même perdus. C'est de bon augure pour la suite de la guerre. Enfin, le Premier britannique, dans le style épique qui n'appartient qu'à lui, proclame sa volonté de poursuivre la lutte, quoi qu'il arrive :

"Bien que de vastes étendues de l'Europe et plusieurs nations glorieuses et vénérées soient tombées ou risquent de tomber dans les griffes de la Gestapo et sous l'odieuse férule de la domination nazie, on ne nous verra ni faiblir ni faillir. Nous irons jusqu'au bout, nous nous battrons en  France, nous nous battrons sur les mers et sur les océans, nous nous battrons avec toujours plus d'assurance et toujours plus de force dans les airs, nous défendrons notre Ile, quoiqu'il puisse nous en coûter, nous nous battrons sur les grèves, nous nous battrons sur les terrains de débarquement, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons sur les collines; nous ne nous rendrons jamais, et même s'il arrivait, ce que je ne crois pas un seul instant, que cette Ile tout entière ou en grande partie fût réduite en esclavage et condamnée à la famine, alors notre Empire au-delà des mers, armé et protégé par la flotte britannique, poursuivrait la lutte jusqu'au moment, jusqu'à l'heure choisie par Dieu, où le Nouveau Monde, avec toute sa puissance et de toutes ses forces, s'élancera pour sauver le Vieux Monde et lui redonner la liberté."

 

Le 1er juin, de Gaulle est reçu par Weygand, et lui propose de regrouper les 1.200 chars qui restent en deux groupements de contre-attaque, l'un au nord de Paris, l'autre au sud de Reims. Weygand ne suivra pas ce conseil, lui préférant la défense statique et la tactique des "hérissons". Deux jours plus tard, le général de Gaulle adresse une lettre au président du Conseil, Paul Reynaud, pour le conjurer de lui confier une haute responsabilité dans la conduite de la guerre.

Cette lettre manuscrite commence ainsi : « Monsieur le président, nous sommes au bord de l’abîme et vous portez la France sur votre dos. »

La lettre en 8 points adressée par Charles de Gaulle à Paul Reynaud est explicite. Son point 3 réfute l’intérêt d’avoir fait entrer au gouvernement le maréchal Pétain et d’avoir confié le commandement en chef au général Weygand, qualifiés « d’hommes d’autrefois » qui « perdent cette guerre nouvelle. » Son point 7 indique la volonté de Charles de Gaulle d’obtenir un poste pour agir et non pour l’affichage : « J’entends agir avec vous, mais par moi-même. »

 

Le 3 juin, à Paris, les usines Renault et Citroën sont bombardées par la Luftwaffe. Il y 167 morts. 

Le mercredi 5 juin, Hitler déclenche le "Plan rouge" : les armées allemandes se tournent vers le sud. La bataille de France commence...

Face à 130 divisions allemandes (dont 10 blindées), les Français ne peuvent plus aligner que 60 divisions d'infanterie (dont 1 britannique), 3 cuirassées et 3 légères de cavalerie. Encore la plupart des unités françaises sont-elles incomplètes. Cependant, le moral de l'armée française s'est relevé : pour la première fois depuis le 10 mai, elle se sent commandée. Et elle s'apprête à opposer une résistance acharnée à l'envahisseur...

De la mer à la frontière suisse, les forces françaises sont organisées en 3 groupes d'armées, commandés par les généraux Besson, Huntziger et Prételat. Le IIIe groupe d'armées, de Besson, a en face de lui le groupe d'armées B du général von Bock ; le IVe groupe d'armées, d'Huntziger, fait face au groupe d'armées A du général von Rundstedt ; enfin, le IIe groupe d'armées, de Prételat, a en face de lui le groupe d'armées C du général von Leeb.

C'est l'aile gauche française qui, dans le secteur de la Somme, va subir le premier choc. A 4 heures du matin, la seconde offensive allemande commence par un bombardement massif, sur une largeur de 200 km, de la portion du front français comprise entre la mer et l'Aisne. Dans la région de Péronne, 2 Panzerdivisionen tentent de percer. Mais la résistance française se révèle supérieure à l'attente allemande, et le front tient. Plus à l'est, par contre, les Allemands franchissent l'Ailette, et s'emparent du Chemin des Dames. Mais c'est encore Rommel qui, à Condé-Folie, près d'Abbeville, va forcer la décision en franchissant la Somme et en crevant les lignes françaises avec sa 7e Panzer. A 17 heures, après avoir bousculé des troupes coloniales, il occupe Le Quesnoy. La route du sud-est lui est ouverte...

- "...Accrochez-vous au sol de France, ne regardez qu'en avant..." a écrit Weygand dans l'ordre du jour qu'il a adressé à ses troupes.

A 10h30, un Comité de guerre se réunit chez Paul Reynaud. Celui-ci informe Pétain et Weygand qu'il va remanier son cabinet ; il offre le portefeuille des Affaires étrangères au Maréchal, qui refuse. Une discussion oppose Paul Reynaud à Weygand. Celui-ci est d'accord pour traiter avec l'ennemi si la France est vaincue, alors que le président du Conseil s'y refuse. Après la réunion, Reynaud insiste une fois de plus auprès de Churchill (par l'intermédiaire de son représentant personnel en France, le général Spears), pour que l'Angleterre accorde aux Français un soutien aérien total. Dans la soirée, la réponse de Churchill est connue : c'est un refus déguisé.

 

Dans la nuit du 5 au 6, remaniement du cabinet Paul Reynaud. Daladier est éliminé de la nouvelle formation gouvernementale : le président du Conseil le trouve trop défaitiste. Jean Prouvost, le directeur de "Paris-Soir", devient ministre de l'Information. Cependant, le fait marquant de ce remaniement est la nomination du général de Gaulle au poste de sous-secrétaire d'État à la Guerre. Il assumera le rôle de conseiller militaire auprès de Paul Reynaud, et sera, de plus, chargé des relations personnelles entre Churchill et le président du Conseil français.

Appelé au gouvernement alors que tout semble perdu, de Gaulle ne se fait guère d'illusions sur les chances de la France de résister à l'invasion allemande. Mais il refuse toute idée de capitulation, et il est décidé à se battre jusqu'au bout. Aussi insignifiant que puisse paraître ce poste, cette nomination jouera un rôle très important dans la trajectoire de de Gaulle, en lui permettant de se présenter comme l'héritier du dernier gouvernement légal (à ses yeux) de la IIIe République.

Entériné par le président de la République dans la journée, le nouveau gouvernement de Paul Reynaud ne durera que dix jours...

 

Le 6 juin, sur le plan militaire, la pression allemande s'accentue. Dans le secteur de Péronne, le front français tient bon : la méthode des "hérissons" se révèle payante. Même dépassés par les Panzers, les soldats français continuent à résister. Dans le secteur de l'Aisne, la situation est plus alarmante : deux divisions subissent de lourdes pertes, et la ligne de défense doit être reportée sur l'Aisne même. Mais c'est encore à l'ouest que l'ennemi remporte ses plus grands succès ce jour-là : le Panzerkorps de Hoth, à la pointe duquel se trouve toujours Rommel, se rue vers la Seine. Il semble que rien ne puisse plus l'arrêter... Afin de tenter d'enrayer l'avance allemande, l'aviation française (ou ce qu'il en reste) se dépense sans compter, exécutant mission sur mission, mais subissant de lourdes pertes.

A 10 h 30, le Comité de guerre se réunit chez Paul Reynaud. Weygand proteste auprès du général Spears contre le refus de Churchill d'engager à fond la RAF en France. Plus tard, le président du Conseil parle à Weygand de la création d'un "réduit breton", puis, comme le généralissime doute de la possibilité de défendre un tel réduit, il envisage, si les Allemands refusaient à la France une paix conforme à son honneur et à son intérêt vital, de continuer la guerre à partir de l'Afrique du Nord. Cette idée recueille le soutien du général de Gaulle, mais Weygand la juge irréalisable dans la pratique. Quant à Pétain, il déclare que, si la guerre est perdue, il faudra bien traiter avec l'ennemi.

 

Le 7 juin est marqué par une aggravation générale de la situation de l'armée française. Dans le secteur ouest se produit un véritable désastre : les Panzers de Rommel écrasent la 17e division d'infanterie au sud de Poix, et, à la fin de la journée, atteignent Neufchâtel et Forges-les-Eaux, à 60 kilomètres de la Somme et à 40 kilomètres de Rouen. La Xe armée du général Altmayer est dès lors coupée en deux.

Au soir, le gouvernement français est bien obligé d'admettre que la bataille de la Somme est perdue...

Devant la gravité de la situation, le gouvernement de Paul Reynaud décide la suppression provisoire des congés payés.

Dans la nuit du 7 au 8, le quadrimoteur français "Jules-Verne" bombarde Berlin. Ce sont les premières bombes qui tombent sur la capitale du Reich.  

Naturellement, pendant que les opérations militaires se déroulent, l’exode des populations de Belgique et du Nord de la France se poursuit. Des millions de gens tentent de se réfugier au sud de la Loire, où ils s’imaginent qu’ils seront en sécurité. Mais l’exode ne prendra toute son ampleur que quand Paris sera à son tour menacée, à partir du 10 juin. 

 

Winston Churchill

cigar.jpg

Paul Reynaud et le général de Gaulle, sous-secrétaire d'État à la Guerre.

newgouv.jpg

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Invité PINOCCHIO
Invités, Posté(e)
Invité PINOCCHIO
Invité PINOCCHIO Invités 0 message
Posté(e)

Moi tout ce que je vois , c'est le cigare à Churchill , le reste j'étais encore dans les c:censored: à mon père :hehe:

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 577 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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Il y a 2 heures, PINOCCHIO a dit :

Moi tout ce que je vois , c'est le cigare à Churchill , le reste j'étais encore dans les c:censored: à mon père :hehe:

Travailler avec Churchill ne devait pas être facile, parce que le cigare ça sent tout de même abominablement mauvais... Mais à l'époque énormément de gens fumaient. C'est d'ailleurs une des choses qui frappent le plus, quand on regarde des films sur la Seconde Guerre mondiale. Et quelqu'un qui aurait eu le malheur de dire "la fumée me gêne" serait passé pour une mauviette ou pour un excentrique.

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Membre, 67ans Posté(e)
Condorcet Membre 10 257 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

Churchill avait deux cordes à son arc.

Winston Churchill V For Victory World War 2 Poster A2 (594 x 420 mm):  Amazon.fr: Cuisine & Maison

Plus tard, après que sa secrétaire fort de sa connaissance de la culture cockney lui eut expliqué que dans ces quartiers ça voulait dire allez vous faire voir, il a changé son geste :

https://nofrag.com/wp-content/uploads/2018/03/Winston-Churchill-V-for-Victory-02.jpg

:D

Je ne sais pas si ma source est très fiable, c'est issu d'un des récents films sur Churchill. ;)

 

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Membre, 67ans Posté(e)
Condorcet Membre 10 257 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)
Le 06/07/2020 à 10:26, Gouderien a dit :

5)      L’Italie s’apprête à entrer en guerre ; ce sera fait le 10 juin ;

Je suppose qu'on parlera dans un prochain article de la Bataille des Alpes. Les français ont massacré les italiens, notamment en ce qui concerne le duel d'artillerie.

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 577 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
il y a 23 minutes, Condorcet a dit :

Je suppose qu'on parlera dans un prochain article de la Bataille des Alpes. Les français ont massacré les italiens, notamment en ce qui concerne le duel d'artillerie.

Oui, mais il n'y a pas grand-chose à en dire, sauf que c'est la seule portion de la ligne Maginot qui a servi à quelque chose. Sinon tout ce qu'on peut dire, c'est que Mussolini aurait mieux fait de ne jamais entrer en guerre. L'armée italienne était en dessous de tout ce qu'on peut imaginer. On s'est beaucoup moqué des Italiens, mais il fallait être vraiment courageux pour aller à la guerre dans des chars qui ressemblaient plutôt à des boîtes de conserve.

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  • 4 semaines après...
Membre, 75ans Posté(e)
Peyo Membre 1 693 messages
Baby Forumeur‚ 75ans‚
Posté(e)

Ben oui, la tragédie, moi je dirais la trahison, parce que dés 1936, patrons, banquiers et droites, déclaraient dans les salons feutrés  :   "plutôt hitler en France, que le Front Populaire"    ......  on a vu la suite de cette trahison, et des fortunes se sont faite dans la collaboration avec les nazis, et le régime de vichy.

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Membre, 67ans Posté(e)
Condorcet Membre 10 257 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)
Le 07/07/2020 à 14:02, Condorcet a dit :

Churchill avait deux cordes à son arc.

Winston Churchill V For Victory World War 2 Poster A2 (594 x 420 mm):  Amazon.fr: Cuisine & Maison

Plus tard, après que sa secrétaire fort de sa connaissance de la culture cockney lui eut expliqué que dans ces quartiers ça voulait dire allez vous faire voir, il a changé son geste :

https://nofrag.com/wp-content/uploads/2018/03/Winston-Churchill-V-for-Victory-02.jpg

:D

Je ne sais pas si ma source est très fiable, c'est issu d'un des récents films sur Churchill. ;)

Ce film les heures sombres est repassé hier soir sur CINE+ Premier. Regardant peu la télé je suis tombé dessus par hasard. Le film est excellent et mets en avant des scènes certes romancées mais épiques :

  • Lors d'un petit déjeuner avec le roi George VI
  • Mais comment faites vous pour boire du champagne au petit déjeuner ? Demande sa majesté.
  • Training...

:D

Gary Oldman aura du attendre la maturité pour endosser un des rôles les plus forts de sa carrière. La séance de maquillage devait être laborieuse.

Pour le reste du casting, faut reconnaître que la production à fait fort (George VI interprété par Ben Mendelsohn) :

George VI

Les heures sombres - la critique du film

 

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 577 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
il y a 15 minutes, Condorcet a dit :

Ce film les heures sombres est repassé hier soir sur CINE+ Premier. Regardant peu la télé je suis tombé dessus par hasard. Le film est excellent et mets en avant des scènes certes romancées mais épiques :

  • Lors d'un petit déjeuner avec le roi George VI
  • Mais comment faites vous pour boire du champagne au petit déjeuner ? Demande sa majesté.
  • Training...

:D

Gary Oldman aura du attendre la maturité pour endosser un des rôles les plus forts de sa carrière. La séance de maquillage devait être laborieuse.

Pour le reste du casting, faut reconnaître que la production à fait fort (George VI interprété par Ben Mendelsohn) :

George VI

Les heures sombres - la critique du film

 

Oui, je l'ai vu à sa sortie - j'en ai d'ailleurs parlé sur ce forum. J'adore l'humour de Churchill. C'est un des personnages qui rend l'histoire de la Seconde Guerre mondiale tellement passionnante.

Il pouvait aussi se comporter comme un vrai salaud. La façon dont il a viré Auchinleck en août 1942 pour le remplacer par Montgomery n'est pas vraiment à sa gloire. Il débarque en Égypte sur le chemin de Moscou, après avoir prévenu Auchinleck qu'il viendrait lui dire un petit bonjour en passant. Auchinleck venait de battre Rommel et de sauver l'Égypte, ne l'oublions pas, mais il ne savait pas faire sa propre publicité. Et puis une fois sur place Churchill commence à écouter tout ceux qui lui disent que c'est le bazar et qu'il faut mettre quelqu'un d'autre au commandement. Et il va virer Auchinleck comme un malpropre, et le remplacer par Montgomery, qui va récolter tous les lauriers...

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Membre, 67ans Posté(e)
Condorcet Membre 10 257 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Gouderien a dit :

Oui, je l'ai vu à sa sortie - j'en ai d'ailleurs parlé sur ce forum. J'adore l'humour de Churchill. C'est un des personnages qui rend l'histoire de la Seconde Guerre mondiale tellement passionnante.

Il pouvait aussi se comporter comme un vrai salaud. La façon dont il a viré Auchinleck en août 1942 pour le remplacer par Montgomery n'est pas vraiment à sa gloire. Il débarque en Égypte sur le chemin de Moscou, après avoir prévenu Auchinleck qu'il viendrait lui dire un petit bonjour en passant. Auchinleck venait de battre Rommel et de sauver l'Égypte, ne l'oublions pas. Et puis une fois sur place Churchill commence à écouter tout ceux qui lui disent que c'est le bazar et qu'il faut mettre quelqu'un d'autre au commandement. Et il va virer Auchinleck comme un malpropre, et le remplacer par Montgomery, qui va récolter tous les lauriers...

Tout à fait.

J'ai moi même le limogeage de Auchinleck en horreur. Par ailleurs, c'est William Gott qui devait le remplacer mais son avion fût abattu par un ME109, et c'est Montgomery qui décroche la timbale sans laquelle il serait passé aux oubliettes de l'histoire.

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 577 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
il y a une heure, Condorcet a dit :

Tout à fait.

J'ai moi même le limogeage de Auchinleck en horreur. Par ailleurs, c'est William Gott qui devait le remplacer mais son avion fût abattu par un ME109, et c'est Montgomery qui décroche la timbale sans laquelle il serait passé aux oubliettes de l'histoire.

Tout à fait. Churchill a d'ailleurs eu beaucoup de chance dans cette histoire, car Gott était un de ces généraux britanniques comme Rommel les adorait : un fonceur, prêt à envoyer ses chars se casser le nez sur les canons de 88. Les Anglais peuvent remercier le pilote allemand qui a abattu l'avion de Gott (et en plus il s'est acharné sur les survivants).

Auchinleck est d'ailleurs mort à l'âge respectable de 96 ans du côté de chez @riad**, à Marrakech. Il est enterré là-bas.

Dans le domaine des injustices, il y a pire que le sort d'Auchinleck, il y a celui du général Dorman-Smith, qui était son chef d'état-major. Dans l'armée britannique de cette époque, si on avait contre soi Churchill, Alan Brooke et Montgomery, mieux valait retourner cultiver son jardin.


Monty.jpg

J'adore cette photo où on voit un trio de maréchaux britanniques : Montgomery, Wavell et Auchinleck. Monty a vraiment une tête de renard (du désert bien entendu, même si le surnom était déjà pris par un autre). C'est pris en Inde après la guerre.

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Membre, 67ans Posté(e)
Condorcet Membre 10 257 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)
Le 05/08/2020 à 23:54, Peyo a dit :

Ben oui, la tragédie, moi je dirais la trahison, parce que dés 1936, patrons, banquiers et droites, déclaraient dans les salons feutrés  :   "plutôt hitler en France, que le Front Populaire"    ......  on a vu la suite de cette trahison, et des fortunes se sont faite dans la collaboration avec les nazis, et le régime de vichy.

T'es gentil mais ici on se trouve dans la rubrique culture, sous rubrique histoire.

C'est donc un lieu d'érudition, de circonspection, de doute, de culture et de connaissance et bien que l'on puisse avancer des analyses qui peuvent être inorthodoxe ou peu consensuelle c'est aussi un lieu d'intelligence.

Tu n'as donc rien à faire ici.

La propagande idéologique n'a pas sa place.

D'avance merci. ;)

 

Révélation

(je sais @gouderien va me dire dont feed le truc).

 

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 392 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Le 05/08/2020 à 23:54, Peyo a dit :

Ben oui, la tragédie, moi je dirais la trahison, parce que dés 1936, patrons, banquiers et droites, déclaraient dans les salons feutrés  :   "plutôt hitler en France, que le Front Populaire"    ......  on a vu la suite de cette trahison, et des fortunes se sont faite dans la collaboration avec les nazis, et le régime de vichy.

Et le front populaire plutôt l'Allemagne que la guerre...

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Membre, 75ans Posté(e)
Peyo Membre 1 693 messages
Baby Forumeur‚ 75ans‚
Posté(e)
il y a 32 minutes, Morfou a dit :

Et le front populaire plutôt l'Allemagne que la guerre...

 

Des explications   SVP

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Membre, 75ans Posté(e)
Peyo Membre 1 693 messages
Baby Forumeur‚ 75ans‚
Posté(e)
il y a 10 minutes, Morfou a dit :

 

 

“ PLUTOT HITLER QUE LE FRONT POPULAIRE ”

Bien avant la guerre, le grand patronat français collabora massivement au réarmement de l’Allemagne nazie.

 

c'est exactement ce que je développe dans 4 topics sur les accords de munich

Il y a 3 heures, Condorcet a dit :

T'es gentil mais ici on se trouve dans la rubrique culture, sous rubrique histoire.

C'est donc un lieu d'érudition, de circonspection, de doute, de culture et de connaissance et bien que l'on puisse avancer des analyses qui peuvent être inorthodoxe ou peu consensuelle c'est aussi un lieu d'intelligence.

Tu n'as donc rien à faire ici.

La propagande idéologique n'a pas sa place.

D'avance merci. ;)

 

  Révéler le contenu masqué

 

 

le titre du topic c'est bien  :  

 

Il y a 80 ans... la tragédie de juin 1940 (1)

 

donc c'est vde l'histoire.

 

""Tu n'as donc rien à faire ici"".  .....   autant que toi, ma poule.

 

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