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Le progressisme, c'est le populisme de l'élite.


Invité fx.

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https://www.atlantico.fr/decryptage/3569212/democratie-liberale-en-danger--de-quoi-le-progressisme-macronien-est-il-vraiment-le-nom--edouard-husson-jean-philippe-vincent

 

" ...Atlantico : Dans leur essai Le progrès ne tombe pas du ciel, Ismaël Emelien et David Amiel, anciens conseillers d'Emmanuel Macron, proposent une définition du progressisme afin d'en faire le pilier du corpus idéologique de La République en Marche. Le "point essentiel" de ce progressisme – qu'ils distinguent du libéralisme - est selon les deux auteurs "la méthode d'action publique", reconnaissant qu'"il est plus difficile encore pour les progressistes d’exercer le pouvoir que de le conquérir". Ces difficultés ne sont-elles pas précisément importantes parce que le progressisme macronien a du mal à accepter la composante libérale de l'exercice démocratique ? Parler de "méthode d'action publique" – comme les progressistes de Terra Nova parlaient de "pédagogie" – ne montre-t-il pas une forme de frilosité démocratique ?... "

 

" ... Le macronisme est le dernier avatar du progressisme néolibéral et il en partage une caractéristique majeure: l'abandon du libéralisme politique. On ne doit pas être étonné de la répression du mouvement des Gilets Jaunes: parlementarisme et démocratie sont des freins à la finance sans limites, au capitalisme de connivence, à l'individualisme absolu des mœurs, à la mise en place d'un gouvernement supranational voire mondial. " ...

" ... Jean-Philippe Vincent : Je n’ai pas lu le livre d’Emelien et Amiel. Pour être très franc, d’ailleurs, je ne compte pas le lire ! Ce sera ma façon d’exprimer mon malaise avec l’idée de « progressisme ». Ce dernier, en définitive, c’est tout ce qui reste à un homme de gauche quand il a renoncé au progrès. Raymond Aron avait écrit un livre intitulé les « Désillusions du Progrès ». Mais que devrait-on dire des désillusions des progressistes ! Les progressistes sont des idéalistes qui constatent leur faillite. Ça doit être très, très amer. Et la constatation d’une faillite de la pensée ne fait pas une idéologie. Il est tout à fait vrai, cependant, qu’il est plus difficile d’exercer le pouvoir que de le conquérir. Mais dans le cas des progressistes, c’est encore plus vrai. En effet, un progressiste prétend agir dans le présent en fonction d’un futur rêvé, idéalisé, fantasmé. Dès qu’il est confronter au réel et non au fantasme, un progressiste est dans la désillusion. La méthode d’action publique me fait l’effet d’un « cache-sexe » assez misérable. En gros, cela veut dire : naviguer sans cap, à la godille, à l’estime, sans l’estime. On connaît ça très bien et on en fait l’expérience tous les jours. Mais de là à en faire la théorie et l’apologie, non merci... "

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Membre, 88ans Posté(e)
ouest35 Membre 28 305 messages
Maitre des forums‚ 88ans‚
Posté(e)
il y a 22 minutes, fx. a dit :

Le «progressisme» macronien, ce paradis artificiel

OPINION. Il faut lire «Le progrès ne tombe pas du ciel» (Ed. Fayard), le petit livre d’Ismaël Emelien et de David Amiel, tous deux ex-conseillers d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Il montre combien les idées novatrices peuvent devenir, confrontées aux réalités du pouvoir et du peuple, de bien fragiles illusions.

 

https://www.letemps.ch/opinions/progressisme-macronien-paradis-artificiel

 

 

 

 

Un progressisme en carton-pâte

Mais au-delà des aléas et rebondissements qui ne vont pas manquer, une chose est claire : le pseudo-progressisme de Macron n’est qu’un masque. Sur les migrations, Salvini hurle et insulte mais il ne fait pas grand-chose de différent de ce que fait la France de Macron (et avant, de Hollande et Valls) : refuser d’accueillir des migrantEs, sauf au compte-goutte. Et si on regarde les politiques concrètement menées, on trouvera des similitudes : ainsi, en matière de fiscalité, « progressistes » comme « nationalistes » veulent réduire les impôts des riches et des entreprises. Macron l’a fait, Trump également, et Salvini entend le faire. Fondamentalement, comme l’écrivent Serge Halimi et Pierre Rimbert dans le Monde diplomatique de septembre, « les deux visions ont en commun […] le mode de production et de propriété ».

Les deux camps présentés comme opposés sont des serviteurs du capital : la politique des pseudo-progressistes nourrit les dérives nationalistes qu’ils dénoncent. Il faudra bien qu’aux élections européennes se fasse entendre une voix clairement opposée tant aux politiques capitalistes qu’aux dérives nationalistes et anti-immigréEs. 

https://npa2009.org/actualite/politique/europe-progressistes-contre-populistes-encore-un-mensonge-macronien

Un autre ouvrage (je viens de le terminer) :

"Macron, un mauvais tournant" "'Les Economistes Atterrés)

coordonné par Henri Sterdyniak coopérateurs David Cayla, Arthur Jatteau, Dany Lang, Philippe Légé, Catherine Matthieu, Thomas Porcher, Christophe Ramaux et Gilles Rotillon).

à l’instant, ouest35 a dit :

 

 

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  • 1 mois après...
Membre, Posté(e)
paulau Membre 1 849 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

"Ils" luttent désespérément contre le populisme alors qu'en fait ils le nourrissent par un amour de l'autre qui tourne à la haine des leurs.

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Invité Quasi-Modo
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Prochaine étape : le maccarthysme :D

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Invité soloandsolo
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Invité soloandsolo Invités 0 message
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Le 07/04/2019 à 14:01, fx. a dit :

 

Les deux anciens plus proches conseillers d’Emmanuel Macron ont publié un livre censé expliquer le progressisme aux masses laborieuses: “Le Progrès ne tombe pas du ciel” (Fayard). 

Livre vendu à 3500 exemplaires c'est dire à quel point leurs lumières intéressent le public.

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Invité soloandsolo
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Posté(e)

Sinon et à la louche sémantique tel que Franck Lepage pourrait en servir une bonne rasade, le mot progrès fait partie de ces validations d'offices qui mettent en peine le cerveau de penser. Qui, dans l'absolu, pourrait être contre le progrès dans l'acceptation littéral de ce terme ? C'est en surface un mot positif comme tant d'autres mots pour penser le capitalisme de façon positive, sans connotation péjorative et ou critique, de là à en déduire une idéologie positive il suffisait d'y ajouter un isme : progressisme, l'abscons tour est joué.

Allez combattre idéologiquement et politiquement des gens progressistes qui veulent du progrès.

Et oui, ils en sont là, une sorte de vacuité totale censée fasciner les cerveaux embués par une nébuleuse de mots qui n'ont aucun sens si ce n'est supporter le gommage qu'ils opèrent.

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