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Au Québec, ce sont les patrons qui pointent chez Pôle Emploi


Bluehawk

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Membre, NegMarron, 31ans Posté(e)
Bluehawk Membre 2 757 messages
31ans‚ NegMarron,
Posté(e)

Imaginez un endroit où ce sont les patronnes et patrons qui attendent avec anxiété d'être rappelés par les chercheurs et chercheuses d'emploi, priant les cieux pour que celles-ci daignent bien accepter un poste dans leur entreprise. Imaginez que pour refourguer ce job, il aura fallu promettre un salaire supérieur à ce qui est communément admis, en plus de proposer des mesures de conciliation travail-famille ou des horaires aménagés… Imaginez que dans cet endroit, le gouvernement ne s'en fasse nullement pour le sort des chômeurs et chômeuses mais soit au chevet des employeurs et employeuses. Ce lieu où tout fonctionne à l'envers, c'est le Québec, qui est aux prises avec un déficit de travailleurs et travailleuses qui ne cesse de s'aggraver.

Tous les secteurs touchés par le sous-emploi

Avec un taux de chômage de 5,4%, qui descend à moins de 4% dans de nombreuses régions (à commencer par celle de la capitale), le Québec est en situation de plein emploi depuis de longs mois. Voire de sous-emploi: 118.000 postes attendent sagement une personne pour les occuper, un nombre en hausse de 35% depuis un an. Cela représente 4,1% de l'ensemble des emplois. Les milliers de Françaises et Français qui viennent tenter leur chance de l'autre côté de l'Atlantique peuvent en témoigner: trouver un job n'est qu'une question d'heures, voire de minutes, à Montréal ou à Québec.

«Traditionnellement, le recrutement international concernait des emplois hautement qualifiés [...] Aujourd'hui, la pénurie s'est étendue à des métiers beaucoup moins qualifiés, plus manuels.»

Bruno Leblanc, directeur provincial de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI)

Tous les secteurs sont touchés, affirme le directeur provincial de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Bruno Leblanc: «Traditionnellement, le recrutement international concernait des emplois hautement qualifiés, dans l'aéronautique ou les jeux vidéo, pour lesquels on ne trouvait pas toujours l'expertise ici. Aujourd'hui, la pénurie s'est étendue à des métiers beaucoup moins qualifiés, plus manuels. Des journaliers, des soudeurs, des machinistes, des serveurs…» Les PME sont aux premières loges: le taux de vacance des entreprises de 5 à 19 employés (4,9%) est deux fois plus élevé que pour les entreprises qui embauchent plus de 100 personnes.

Un total de 1,4 million d'emplois seront à combler sur la période 2017-2026. Sur le site internet qui liste les 153 métiers les plus en demande, on peut constater la diversité des secteurs touchés: ambulancier, boucher, ingénieur, enseignant, huissier, mécanicien, pharmacien…

Échec du modèle d'immigration «à points»

L'immigration est la réponse évidente à la rareté de main-d’œuvre, dans une province qui accueille déjà plus de 50.000 nouveaux résidentes et résidents chaque année. Celle-ci montre pourtant ses limites. Pas facile d'attirer les immigrantes et immigrants hors de Montréal et de les répartir sur un territoire immense, où l'hiver est interminable. Mais du côté de la FCEI, on pointe plutôt l'élitisme du système d'immigration: le Québec privilégie les immigrantes et immigrants bardés de diplômes, perçus comme pouvant apporter une contribution plus grande à la société d'accueil, et lève le nez sur celles et ceux qui sont moins qualifiés. On peut le constater sur la grille utilisée par le gouvernement pour «noter» les candidats à l'immigration: un doctorat rapporte 14 points, alors que l'équivalent d'un BTS en rapporte 8 et un BEP ou un CAP 6… pourtant, les plombiers sont bien plus en demande que les professeures et professeurs d'université.

 

 

Cette inadéquation entre les aspirations du gouvernement et les besoins réels de la société mène à un constat déchirant: 11,4% des immigrantes et immigrants arrivés il y a moins de cinq ans sont au chômage au Québec.

Et tout n'est pas rose pour celles et ceux qui sont acceptés, puisqu'il leur faut aussi obtenir la reconnaissance des ordres professionnels (comme ceux des médecins ou des ingénieurs) afin d'exercer leur profession, ce qui peut les obliger à refaire plusieurs années d'études.

Cette inadéquation entre les aspirations du gouvernement et les besoins réels de la société mène à un constat déchirant: 11,4% des immigrantes et immigrants arrivés il y a moins de cinq ans sont au chômage au Québec. Ceux qui travaillent ont souvent dû y sacrifier leur ambition: 59% de celles et ceux qui sont arrivés récemment sont surqualifiés pour l'emploi qu'ils occupent, de l'aveu même du ministre de l'Immigration. Le découragement amène une bonne partie d'entre eux à jeter l'éponge: un immigrant sur 5 finit par quitter la Belle province pour s'installer ailleurs au Canada.

Article ici http://www.slate.fr/story/174393/quebec-plein-emploi-immigration-complexite-penurie-main-oeuvre

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Membre, Voyageur, 36ans Posté(e)
Timo-I Membre 28 633 messages
36ans‚ Voyageur,
Posté(e)

Ca ne vaut pas le coup pour les français qui vont là bas. Sauf si ils y vont pour se retrouver en famille.

Le smic québecois, il est de 7 ou 8 euros de l'heure.

Moi en tout cas, je n'irai pas jusque là bas pour faire des jobs précaires et difficiles alors que je pourrais en faire autant en France.

Par contre si on me proposait une place bien au chaud payée 15 ou 20 euros de l'heure, pour un travail pas trop pénible, là oui je ferais mes bagages. ^^

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Membre, Greuh, 44ans Posté(e)
The_Dalek Membre 21 012 messages
44ans‚ Greuh,
Posté(e)

je me marre, le quebec en sous emploi ? Vu qu'on m'a généreusement ignoré ces 10 dernières années, je trouve ça mensonger

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Invité Lucy Van Pelt
Invités, Posté(e)
Invité Lucy Van Pelt
Invité Lucy Van Pelt Invités 0 message
Posté(e)
Il y a 2 heures, Timo-I a dit :

Ca ne vaut pas le coup pour les français qui vont là bas. Sauf si ils y vont pour se retrouver en famille.

Le smic québecois, il est de 7 ou 8 euros de l'heure.

Moi en tout cas, je n'irai pas jusque là bas pour faire des jobs précaires et difficiles alors que je pourrais en faire autant en France.

Par contre si on me proposait une place bien au chaud payée 15 ou 20 euros de l'heure, pour un travail pas trop pénible, là oui je ferais mes bagages. ^^

Le smic? Tu veux dire le salaire minimum?  Il est  à 12$ l'heure mais comme effectivement il y a pénurie de main-d'oeuvre, au point ou plusieurs petits commerces, surtout dans l'alimentaion rapide, doivent couper les heures d,ouverture car il n'y a personne pour occuper les postes, il se situe plus autour des 15$ l'heure. D'ailleurs, les caissiers-ères à la SAQ commencent à 20.89$/heure. Une infirmière va gagner autour de 71000$/an par rapport à 55000$/an en France. Les entreprises doivent faire preuve d'imagination et donné des conditions (et cadeaux) gagnantes afin d'attirer les employés-es  

 

 

https://www.journaldemontreal.com/2019--un-marche-du-travail-en-faveur-des-employes

 

Sinon le salaire hebdomadaire moyen est de 988.$/semaine;(moins que la moyenne canayenne)

https://fr.quora.com/Quel-est-le-salaire-moyen-au-Québechttps://www.lapresse.ca/affaires/economie/201801/25/01-5151366-le-salaire-moyen-atteint-988-par-semaine-au-canada.php

 

https://fr.quora.com/Quel-est-le-salaire-moyen-au-Québec

voilà!

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Membre, Allez à Jactaès ou vers Saint Gétorix,c'est beau!, 80ans Posté(e)
puceau Membre 6 867 messages
80ans‚ Allez à Jactaès ou vers Saint Gétorix,c'est beau!,
Posté(e)
Il y a 17 heures, Timo-I a dit :

Par contre si on me proposait une place bien au chaud payée 15 ou 20 euros de l'heure, pour un travail pas trop pénible, là oui je ferais mes bagages. ^^

Plus la patronne pour vous sucer faire des gâteries aussi, non?:yahoo:

 

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