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La volonté de puissance (Nietzsche)


InstantEternité

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Fraction a dit :

Peut-être une petite pensée pour les grecques et leur société d'antan :)

Bonsoir,

Pour chaque historien, il existe une histoire différente.

Pour moi, l'aiguillage le plus déterminant de l'histoire s'est déroulé à l'antiquité.

C'est à l'antiquité que s'est décidé le rapport du parent à l'enfant, fondateur de la relation élémentaire de la civilisation.

Les athéniens et les spartiates font partie de l'Occident, mais ils ont échoué, et leur relation à l'enfant était tantôt trop fusionnelle (initiation incestueuse) tantôt trop conflictuelle (sélection fatale). C'est la subordination romaine, plutôt que la soumission ou la fusion, qui a triomphé.

Cordialement, Fraction

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Membre, 43ans Posté(e)
InstantEternité Membre 1 134 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)
Il y a 10 heures, Fraction a dit :

Bonsoir,

Pour chaque historien, il existe une histoire différente.

Pour moi, l'aiguillage le plus déterminant de l'histoire s'est déroulé à l'antiquité.

C'est à l'antiquité que s'est décidé le rapport du parent à l'enfant, fondateur de la relation élémentaire de la civilisation.

Les athéniens et les spartiates font partie de l'Occident, mais ils ont échoué, et leur relation à l'enfant était tantôt trop fusionnelle (initiation incestueuse) tantôt trop conflictuelle (sélection fatale). C'est la subordination romaine, plutôt que la soumission ou la fusion, qui a triomphé.

Cordialement, Fraction

Vous avez mis le doigt sur quelque chose de bien important voire grave :

Je pose le problème de relation parent-enfant en occident dans l'autre sens c'est à dire pourquoi mettre tout sur le dos du parent, pourquoi l'enfant n'aurait-il aucune responsabilité dans cette relation ?

Pourquoi dans l'occident d'aujourd'hui on maltraite nos "vieux" ? N'est-ce pas là un des sujets les plus graves de nos sociétés européennes actuelles ? Vous l'avez dit : ce qui se passe aujourd'hui concernant ce sujet c'est peut être les grecques de l'antiquité qui l'ont semé !

Regardons un peu ce qui se passe ailleurs, nous pouvons en tirer sûrement quelque chose, en orient par exemple la relation parent-enfant est différente, ils respectent beaucoup plus leur "vieux", sans vouloir faire de l'idolâtrie il y a là sûrement quelque réflexions à faire...

Est-ce qu'une partie de nos problèmes de sociétés d'aujourd'hui ne viendraient-t-il pas de cette malaise concernant la relation parent-enfant et plus particulièrement lorsque les parents sont vieux ?

---> Et pour revenir au sujet de ce topic, pourquoi cette force réactive émanant des jeunes contre leurs parents ? Est-ce qu'il n'y a pas là une des raisons principale qui empêche les hommes à se surpasser et de se lancer sur le chemin du surhumain ?

 

 

 

 

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, InstantEternité a dit :

Vous avez mis le doigt sur quelque chose de bien important voire grave :

Je pose le problème de relation parent-enfant en occident dans l'autre sens c'est à dire pourquoi mettre tout sur le dos du parent, pourquoi l'enfant n'aurait-il aucune responsabilité dans cette relation ?

Pourquoi dans l'occident d'aujourd'hui on maltraite nos "vieux" ? N'est-ce pas là un des sujets les plus graves de nos sociétés européennes actuelles ? Vous l'avez dit : ce qui se passe aujourd'hui concernant ce sujet c'est peut être les grecques de l'antiquité qui l'ont semé !

Regardons un peu ce qui se passe ailleurs, nous pouvons en tirer sûrement quelque chose, en orient par exemple la relation parent-enfant est différente, ils respectent beaucoup plus leur "vieux", sans vouloir faire de l'idolâtrie il y a là sûrement quelque réflexions à faire...

Est-ce qu'une partie de nos problèmes de sociétés d'aujourd'hui ne viendraient-t-il pas de cette malaise concernant la relation parent-enfant et plus particulièrement lorsque les parents sont vieux ?

---> Et pour revenir au sujet de ce topic, pourquoi cette force réactive émanant des jeunes contre leurs parents ? Est-ce qu'il n'y a pas là une des raisons principale qui empêche les hommes à se surpasser et de se lancer sur le chemin du surhumain ?

 

 

 

 

Bonjour,

Le nerf de la guerre ce n’est pas l’argent, c’est un leurre. L’élément déterminant de la civilisation c’est le cerveau des enfants.

Les plus grandes institutions (Education Nationale, famille, police, religion, médias, …) sollicitent des parts dans le temps de cerveau infantile disponible.

Depuis l’Empire Romain, les choses ont structurellement évoluées.

On a professionnalisé l’éducation, devenue obligatoire, ainsi la nation est entrée en concurrence avec la famille.

Mais la victoire a mille pères, et la défaite est orpheline.

Si bien que lorsque l’éducation échoue, chacun se renvoie la responsabilité.

L’Etat a de nombreuses compétences éducatives, mais il ne sait pas offrir d’amour et il a du mal à s’adapter individuellement, trop cher.

Mais n’oublions pas non plus les médias, qui phagocytent des parts, sur la base d’un consumérisme, accessoirement régressif, qui parle trop souvent au cerveau primitif.

 

De nos jours, nous sommes à la croisée des chemins.

Soit on continue de s’endetter et de polluer, et ce sont nos enfants qui payeront.

Soit on s’impose une rigueur plus responsable.

C’est davantage qu’une relation élémentaire parent-enfant, il s’agit là d’une relation générationnelle inscrite dans le temps civilisationnel.

 

On a tous un rêve majeur.

Certes rêvent de robotique, d’autres de conquête spatiale, d’autres, comme vous, de surhomme.

L’idéal onirique est un élément moteur de la psyché, mais il ne doit pas corrompre le jugement du penseur rationnel et réaliste, qui doit faire vœu d’abnégation.

Cordialement, Fraction

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Membre, 43ans Posté(e)
InstantEternité Membre 1 134 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Fraction a dit :

Bonjour,

Le nerf de la guerre ce n’est pas l’argent, c’est un leurre. L’élément déterminant de la civilisation c’est le cerveau des enfants.

Les plus grandes institutions (Education Nationale, famille, police, religion, médias, …) sollicitent des parts dans le temps de cerveau infantile disponible.

Depuis l’Empire Romain, les choses ont structurellement évoluées.

On a professionnalisé l’éducation, devenue obligatoire, ainsi la nation est entrée en concurrence avec la famille.

Mais la victoire a mille pères, et la défaite est orpheline.

Si bien que lorsque l’éducation échoue, chacun se renvoie la responsabilité.

L’Etat a de nombreuses compétences éducatives, mais il ne sait pas offrir d’amour et il a du mal à s’adapter individuellement, trop cher.

Mais n’oublions pas non plus les médias, qui phagocytent des parts, sur la base d’un consumérisme, accessoirement régressif, qui parle trop souvent au cerveau primitif.

 

De nos jours, nous sommes à la croisée des chemins.

Soit on continue de s’endetter et de polluer, et ce sont nos enfants qui payeront.

Soit on s’impose une rigueur plus responsable.

C’est davantage qu’une relation élémentaire parent-enfant, il s’agit là d’une relation générationnelle inscrite dans le temps civilisationnel.

 

On a tous un rêve majeur.

Certes rêvent de robotique, d’autres de conquête spatiale, d’autres, comme vous, de surhomme.

L’idéal onirique est un élément moteur de la psyché, mais il ne doit pas corrompre le jugement du penseur rationnel et réaliste, qui doit faire vœu d’abnégation.

Cordialement, Fraction

Bonjour,

On va peut être arrêter notre intéressant dialogue qui sort du topic mais pour conclure je voudrais simplement dire :

Vous parlez de la robotique, de la conquête spatiale, ou encore des rêves d'une meilleur société (je pense à vous) mais vous ne savez pas les possibilités que j'ai pressenti pour les hommes une fois l’avènement du surhomme Nietzschéen établi. L'Homme d'aujourd'hui perds simplement son temps... :) 

Bien à vous.

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, InstantEternité a dit :

Bonjour,

On va peut être arrêter notre intéressant dialogue qui sort du topic mais pour conclure je voudrais simplement dire :

Vous parlez de la robotique, de la conquête spatiale, ou encore des rêves d'une meilleur société (je pense à vous) mais vous ne savez pas les possibilités que j'ai pressenti pour les hommes une fois l’avènement du surhomme Nietzschéen établi. L'Homme d'aujourd'hui perds simplement son temps... :) 

Bien à vous.

Bonsoir,

Soit, vous avez raison, les bonnes choses ont une fin, on arrête là.

Mais ne dites pas qu’on sort du topic.

Bien au contraire, car le paroxysme de la volonté de puissance est dans l’ontogénèse : éveiller les siens et les autres est structurellement et fonctionnellement plus grand que de bâtir des cathédrales.

La notion de surhomme m’intéresse, mais elle est d’ordre privé.

Le surhomme ne sortira probablement pas de l’école publique obligatoire, mais plutôt d’une manufacture haut de gamme de l’excellence. 😊

Ce qui m’importe, c’est avant tout que le politique éveille les plus modestes, pour rendre de la valeur à l’humanité, car le capital a acquis beaucoup plus de valeur que l’humanité ces dernières décennies.

La répartition des revenus capital / travail n’en est que le symptôme, pas le mal.

 

Votre quête du surhomme est noble et essentielle.

Mais je vous déconseille d’outre-passer son point de rupture :

Nietzsche reconnu le surhomme, mais le surhomme n’était pas Nietzsche, et le surhomme tua Nietzsche, et la qualité tua l’être.

Cordialement, Fraction

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
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Le ‎18‎/‎01‎/‎2019 à 23:24, Quasi-Modo a dit :

A mon humble avis il s'agira plutôt de la situer en chaque individu. Il ne faut pas confondre avec la Volonté de Schopenhauer qui je crois en a fait une réalité intrinsèque et un absolu dans l'univers.

La différence entre les deux, c'est que Schopenhauer place la raison au-dessus de tout, puisqu'il l'utilise pour justifier que l'homme en vienne à nier sa Volonté en s'abîmant dans la contemplation. Tandis que pour Nietzsche, la raison n'est jamais qu'un instrument au service de la Volonté et celui qui adhère à une philosophie du renoncement ne peut être qu'un faible ou un homme atteint par la maladie du faible: le ressentiment.

Dès lors, le concept ne peut avoir le même statut chez les deux philosophes. Chez Schopy, puisque la raison est au-dessus de tout, elle peut se faire une idée absolue de la Volonté comme essence absolue du monde. Alors que chez Nietzsche, puisque la raison qui discoure de la Volonté lui est fondamentalement soumise, le concept en reste au statut d'hypothèse, de principe interprétatif, d'outil conceptuel à portée éthique, parodique et polémique.

C'est le secret de toute la philosophie de Nietzsche: tout son attirail conceptuel reste soumis au fonds obscur de l'affectivité humaine. Celui qui part dans le corpus nietzschéen à la recherche d'un système, de définitions strictes, de raisonnements lisses ne peut que finir par s'y perdre, car l'essentiel se trouve dans l'espace apparemment inerte mais en fait suprêmement grouillant qui se trouve entre chacune des lignes de l'œuvre.

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Membre, 43ans Posté(e)
InstantEternité Membre 1 134 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Dompteur de mots a dit :

La différence entre les deux, c'est que Schopenhauer place la raison au-dessus de tout, puisqu'il l'utilise pour justifier que l'homme en vienne à nier sa Volonté en s'abîmant dans la contemplation. Tandis que pour Nietzsche, la raison n'est jamais qu'un instrument au service de la Volonté et celui qui adhère à une philosophie du renoncement ne peut être qu'un faible ou un homme atteint par la maladie du faible: le ressentiment.

Dès lors, le concept ne peut avoir le même statut chez les deux philosophes. Chez Schopy, puisque la raison est au-dessus de tout, elle peut se faire une idée absolue de la Volonté comme essence absolue du monde. Alors que chez Nietzsche, puisque la raison qui discoure de la Volonté lui est fondamentalement soumise, le concept en reste au statut d'hypothèse, de principe interprétatif, d'outil conceptuel à portée éthique, parodique et polémique.

C'est le secret de toute la philosophie de Nietzsche: tout son attirail conceptuel reste soumis au fonds obscur de l'affectivité humaine. Celui qui part dans le corpus nietzschéen à la recherche d'un système, de définitions strictes, de raisonnements lisses ne peut que finir par s'y perdre, car l'essentiel se trouve dans l'espace apparemment inerte mais en fait suprêmement grouillant qui se trouve entre chacune des lignes de l'œuvre.

Je ne suis pas d'accord avec votre définition de ce qu'est la volonté de puissance. Cette notion n'a rien à voir avec la notion de la volonté dans le sens "vouloir" de chez Schopenhauer.

D'autre part vous parlez de la "raison" mais vous oubliez la notion d'instinct qui chez Nietzsche est centrale. Je pense avoir compris la volonté de puissance et les instincts étant fait de la même "matière", la volonté de puissance est directement liée aux instincts et la raison n'y jour aucun rôle sauf effectivement pour jouer un rôle inhibiteur par conséquent ouvrant la voie au déclin.

"Ce qui doit d'abord être démontré n'a que peu de valeur" ---> On voit bien dans cette citation à quel point Nietzsche méprise la raison et donne en contre partie de l'importance aux instincts. 

Là où je suis d'accord avec vous c'est que finalement la notion de Volonté chez Schopenhauer n'a pas grande chose à voir avec la notion de la volonté de puissance de Nietzsche.

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)
il y a 14 minutes, InstantEternité a dit :

Je ne suis pas d'accord avec votre définition de ce qu'est la volonté de puissance. Cette notion n'a rien à voir avec la notion de la volonté dans le sens "vouloir" de chez Schopenhauer.

Nietzsche a complètement flippé en lisant Schopenhauer. Ce fut une influence déterminante pour lui. Schopenhauer porte la pensée d'obédience platonicienne à une sorte de paroxysme et par suite, toute la philosophie de Nietzsche s'articule comme une sorte de contre-attaque.

il y a 14 minutes, InstantEternité a dit :

D'autre part vous parlez de la "raison" mais vous oubliez la notion d'instinct qui chez Nietzsche est centrale. Je pense avoir compris la volonté de puissance et les instincts étant fait de la même "matière", la volonté de puissance est directement liée aux instincts et la raison n'y jour aucun rôle sauf effectivement pour jouer un rôle inhibiteur par conséquent ouvrant la voie au déclin.

Souvent, Nietzsche parle de la raison en faisant référence à celle des philosophes qui le précèdent. Ce qu'il dénonce, ce n'est évidemment pas la raison en tant que telle, c'est la raison en tant qu'elle se substitue à l'être intime des hommes, la raison divinisée, le pari selon lequel nous pourrions atteindre le bien par la raison seule. Cette raison-là est inhibitrice.

Évidemment, Nietzsche ne veut pas pour autant dire qu'il faut arrêter de raisonner et ne plus agir qu'en fonction du cours de nos hormones - auquel cas nous ne serions plus des hommes. Et si je me goure et que c'est exactement ce que Nietzsche entendait ? Alors Nietzsche est un p'tit con.

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Membre, 43ans Posté(e)
InstantEternité Membre 1 134 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)
il y a 19 minutes, Dompteur de mots a dit :

Nietzsche a complètement flippé en lisant Schopenhauer. Ce fut une influence déterminante pour lui. Schopenhauer porte la pensée d'obédience platonicienne à une sorte de paroxysme et par suite, toute la philosophie de Nietzsche s'articule comme une sorte de contre-attaque.

Souvent, Nietzsche parle de la raison en faisant référence à celle des philosophes qui le précèdent. Ce qu'il dénonce, ce n'est évidemment pas la raison en tant que telle, c'est la raison en tant qu'elle se substitue à l'être intime des hommes, la raison divinisée, le pari selon lequel nous pourrions atteindre le bien par la raison seule. Cette raison-là est inhibitrice.

Évidemment, Nietzsche ne veut pas pour autant dire qu'il faut arrêter de raisonner et ne plus agir qu'en fonction du cours de nos hormones - auquel cas nous ne serions plus des hommes. Et si je me goure et que c'est exactement ce que Nietzsche entendait ? Alors Nietzsche est un p'tit con.

Effectivement Nietzsche était un petit con dans le sens où le surhumain est un enfant doté d'une pure créativité et qui dit oui à la vie.

Mais je vous répondrais sur cela : ce que vous oubliez c'est la notion de maîtrise de soi et de ses instincts, alors oui et un grand Oui aux instincts mais tout en les maîtrisant :) 

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