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Bien vivre pour bien mourir


Invité Arielle A

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Invité Arielle A
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Le 22/03/2018 à 23:38, swam a dit :

Bien mourir, on comprend aisément ce que ça veut dire: mourir dignement sans s'accrocher désespérément a la vie, mais  bien vivre, ça veut dire quoi ?

Vivre le plus heureux possible, a n'importe quel prix, ou vivre en pleine conscience en s'efforçant de comprendre ce que c'est que l'existence ?

Parce que pas sur que les personnes qui ont été les plus heureuses de leur vivant parviennent a bien mourir, en revanche celles qui en ont bien bavé partiront sans doute plus facilement.

A l'exemple d'Henriette d'Angleterre, qui au moment de mourir a 26 ans aurait eue comme dernière parole:  "fi de la vie !".

Bonsoir Swam,

cette question est importante : il conviendrait de définir ce que signifie ce bien vivre ! ... la question est lancée !

plutôt que de vivre le plus heureux possible à n'importe quel prix, il s'agirait de trouver le bonheur dans ce que l'on a, ce que l'on fait et ce que l'on est.

Il me semble que les personnes qui ont été vraiment heureuses partent le coeur léger, car elles ont un sentiment d'achevé, alors que les personnes qui en ont bavé risquent de partir avec une résignation dépitée !? facilement, je ne dirais pas cela !

Le 23/03/2018 à 07:38, Quasi-Modo a dit :

Oui, en tous cas c'était ma question.

Partir seul est peut-être moins douloureux, comme on préfère mourir de soif loin d'une source d'eau ;)

j'ai l'impression que cela dépend de la personne : il y en a qui ont peur de partir seul, ils préfèrent être entouré au moment du trépas

Le 23/03/2018 à 07:44, bouddean a dit :

s'en aller de quelque part correctement, c'est ne pas laisser un bordel que les autres auront à nettoyer, c'est une piste déjà pour bien vivre ...

c'est une façon de le dire :) ... personnellement je dirais que c'est vider les placards pour ne pas laisser de "cadavres" à ceux qui restent ;) ... mais les métaphores se rejoignent !

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Invité Arielle A
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Invité Arielle A
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Le 23/03/2018 à 09:03, Don Juan a dit :

Est-ce la seule alternative que vous puissiez imaginer ?

Mais encore, et même si quelque chose nous faisait nous mouvoir, savez-vous quelque part dans votre esprit que la marionnette doit pouvoir pratiquer l'art de rêver afin que le marionnettiste puisse se construire et apparaître ?

oui mais si la marionnette est capable de rêver, c'est qu'elle a au moins un petit quelque chose qui lui est propre et qui ne lui est pas prêté !? non ?

Le 23/03/2018 à 09:16, aliochaverkiev a dit :

La mort n'est pas une affaire entre soi et soi mais entre soi et les autres. 

Mourir est l'acte ultime et fort de la transmission.

Sans la mort la vie s'éteindrait.

oui je suis d'accord ... je nuancerais par rapport à la vie : si la mort n'existait pas, la vie serait un concept inconnu, seul l'être existerait

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Invité Arielle A
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Le 23/03/2018 à 09:19, deja-utilise a dit :

Épicure:

" Familiarise-toi avec l’idée que la mort n’est rien pour nous », enjoint Épicure à Ménécée. Le philosophe n’attend pas seulement de son disciple qu’il admette cette idée, il lui demande de s’y accoutumer. Alors que la plupart des humains tiennent la mort pour le plus grand des maux, alors que certains, à l’inverse, voient en elle le bien suprême qui les délivrerait des malheurs de l’existence, le sage parvient à s’imprégner de la pensée tranquille que sa propre mort ne le concerne en rien. Et il a pour cela, prétend Épicure, la meilleure des raisons. Que la mort ne soit rien pour celui qui meurt, c’est en effet ce qui se déduit sans coup férir de deux prémisses que la Lettre à Ménécée présente comme incontestables. La première de ces prémisses est que « tout bien et tout mal résident dans la sensation ». La seconde est que « la mort est la privation complète de sensation ». De fait, si nous admettons que rien ne peut être bon pour nous que ce que nous ressentons comme bon, sous la forme d’un plaisir, et que rien ne peut être mauvais pour nous que ce que nous ressentons comme mauvais, sous la forme d’un déplaisir, si nous acceptons d’enfermer tout le bien et tout le mal dans l’univers des sensations qui affectent l’être vivant, nous devons conclure qu’il n’y a ni bien ni mal, et finalement rien du tout, quand rien ne peut être ressenti, c’est-à-dire dans la mort.

 

Je dirais donc, qu'au lieu de se soucier de sa mort, il vaudrait mieux se préoccuper de vivre bien. Et cela commence à mon humble avis, par avoir sa conscience tranquille et ne pas regretter ses choix ou actions passées et présentes !

Les vertus d'hier sont toujours les vertus d'aujourd'hui, même si elles ont du mal à rivaliser avec l'ère de l'amusement, du divertissement ou de l'hédonisme ambiant. Nous avons troqué un bien contre un autre, c'est à dire celui qui s'oppose au mal ( le mal, mal agir, etc... ), de faire bien les choses, et l'autre au mauvais ( qui n'est pas bon, agréable ), se faire du bien !

oui, et s'il y a regret de certaines actions, avoir fait son possible pour tenter de les réparer.

Epictète aussi dit que la mort n'est rien, mais c'est l'idée que l'on se fait de la mort qui est terrible à supporter :) 

Le 23/03/2018 à 09:25, aliochaverkiev a dit :

Tant que l'individu ne se resitue pas dans la relation à l'autre il ne peut rien comprendre de lui. Ni de ses sentiments.

Il écrira des volumes à l'infini sur la mort, sur le monde, sur Dieu, sur l'âme, etc. sans arriver à rien.

oui, la relation à l'autre nous renvoie à notre relation à nous-mêmes. c'est dans le lien avec l'autre qu'on peut se définir ... et exister aussi du reste (même si on est Hermite dans la montagne)

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Il y a 10 heures, Arielle A a dit :

Bonsoir Swam,

cette question est importante : il conviendrait de définir ce que signifie ce bien vivre ! ... la question est lancée !

plutôt que de vivre le plus heureux possible à n'importe quel prix, il s'agirait de trouver le bonheur dans ce que l'on a, ce que l'on fait et ce que l'on est.

Il me semble que les personnes qui ont été vraiment heureuses partent le coeur léger, car elles ont un sentiment d'achevé, alors que les personnes qui en ont bavé risquent de partir avec une résignation dépitée !? facilement, je ne dirais pas cela !

Si le bilan d'une vie a été positif, comment ne pas souhaiter vouloir une autre vie et une vie encore meilleure ?

On dit bien que le désir est insatiable.

Pour moi bien vivre c'est vivre en pleine conscience, essayer, voir ce qu'il y a de bien dans l'existence et ce qu'il y a de beaucoup moins bien, de peser tout ça et d'en tirer les conséquences.

 

 

 

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 046 messages
If you don't want, you Kant...,
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Il y a 14 heures, Arielle A a dit :

oui, et s'il y a regret de certaines actions, avoir fait son possible pour tenter de les réparer.

Oui, ce serait intéressant de rechercher/se demander pourquoi est-ce important de le faire ?

 

Citation

Epictète aussi dit que la mort n'est rien, mais c'est l'idée que l'on se fait de la mort qui est terrible à supporter :)

 

Je me suis posé aussi ce type de question, et je crois que ce qui terrifie le plus, c'est la peur de souffrir pour passer de vie à néant, d'ailleurs instinctivement, les gens qui parlent d'un défunt, c'est ce qu'ils évoquent quand ils disent il a eu une " belle " mort, il n'a pas souffert ( supposément ). Il est donc bien question d'intermédiaire, et non de finalité en fin de comptes, ce n'est pas tant la mort qui serait redoutée, que son cheminement, la manière d'y aller en quelque sorte.

 

L'idée de la mort, non, mais d'anticiper des souffrances qui y mènent, oui, ainsi on souffre deux fois !

 

Le maitre-mot est la souffrance, et c'est par ce biais aussi que l'on reconnait un " droit " aux animaux aujourd'hui, parce qu'ils sont capables de ressentir des émotions et de souffrir.

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Invité Petit pois
Invités, Posté(e)
Invité Petit pois
Invité Petit pois Invités 0 message
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il y a 14 minutes, deja-utilise a dit :

Je me suis posé aussi ce type de question, et je crois que ce qui terrifie le plus, c'est la peur de souffrir pour passer de vie à néant, d'ailleurs instinctivement, les gens qui parlent d'un défunt, c'est ce qu'ils évoquent quand ils disent il a eu une " belle " mort, il n'a pas souffert ( supposément ). Il est donc bien question d'intermédiaire, et non de finalité en fin de comptes, ce n'est pas tant la mort qui serait redoutée, que son cheminement, la manière d'y aller en quelque sorte.

Il y a surtout que chacun sait que la mort est inéducable. On en est chaque jour un peu plus proche. C'est notre condition. Alors quitte à y passer autant y passer "en douceur" et donc la peur de souffrir, qui plus est pour rien, prend le dessus.

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Membre, 57ans Posté(e)
ping Membre 6 305 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)

La souffrance d’avoir peur de la douleur. C’est comme pour le dentiste, un mauvais moment à passer, mais celui qui n’y pense pas dix ans avant que ça arrive souffre moins longtemps du coup.

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 112 messages
Forumeur confit,
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il y a 1 minute, Petit pois a dit :

Il y a surtout que chacun sait que la mort est inéducable.

Bonjour Petit Pois,

Ce matin je vous prépare le "T" d'un seul coup d' "L" ,c'est absolument inéluctable :smile2:

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Invité Petit pois
Invités, Posté(e)
Invité Petit pois
Invité Petit pois Invités 0 message
Posté(e)
il y a 6 minutes, Enchantant a dit :

Bonjour Petit Pois,

Ce matin je vous prépare le "T" d'un seul coup d' "L" ,c'est absolument inéluctable :smile2:

:facepalm:décidément, je suis inéducable, c'est inéluctable ! :D

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Invité Arielle A
Invités, Posté(e)
Invité Arielle A
Invité Arielle A Invités 0 message
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Il y a 7 heures, swam a dit :

Si le bilan d'une vie a été positif, comment ne pas souhaiter vouloir une autre vie et une vie encore meilleure ?

On dit bien que le désir est insatiable.

Pour moi bien vivre c'est vivre en pleine conscience, essayer, voir ce qu'il y a de bien dans l'existence et ce qu'il y a de beaucoup moins bien, de peser tout ça et d'en tirer les conséquences.

oui, pourquoi pas ! du reste, les bouddhistes et d'autres croient effectivement qu'on revient :)  ça me plait assez cette idée :D

et pour le reste je suis d'accord avec ta vision

Il y a 2 heures, deja-utilise a dit :

Oui, ce serait intéressant de rechercher/se demander pourquoi est-ce important de le faire ?

 

 

Je me suis posé aussi ce type de question, et je crois que ce qui terrifie le plus, c'est la peur de souffrir pour passer de vie à néant, d'ailleurs instinctivement, les gens qui parlent d'un défunt, c'est ce qu'ils évoquent quand ils disent il a eu une " belle " mort, il n'a pas souffert ( supposément ). Il est donc bien question d'intermédiaire, et non de finalité en fin de comptes, ce n'est pas tant la mort qui serait redoutée, que son cheminement, la manière d'y aller en quelque sorte.

 

L'idée de la mort, non, mais d'anticiper des souffrances qui y mènent, oui, ainsi on souffre deux fois !

 

Le maitre-mot est la souffrance, et c'est par ce biais aussi que l'on reconnait un " droit " aux animaux aujourd'hui, parce qu'ils sont capables de ressentir des émotions et de souffrir.

oui, effectivement, avec les pensées on peut souffrir 2 fois ou plus, car si l'entourage s'en mêle cela peut encore amplifier !

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Membre, 70ans Posté(e)
Don Juan Membre 3 295 messages
Forumeur vétéran‚ 70ans‚
Posté(e)
Il y a 19 heures, Arielle A a dit :

oui mais si la marionnette est capable de rêver, c'est qu'elle a au moins un petit quelque chose qui lui est propre et qui ne lui est pas prêté !? non ?

Ah la propriété vous intéresse donc tant?

Les rêves n'appartiennent à personne, ils sont libres, se déplacent au fil des temps, nous traversent quelques temps, quelques parcelles de secondes, juste le temps de laisser croire en nous à l’appartenance et à la création, et puis ils nous quittent pour aller hanter l'inconscient des générations à venir.

Les rêves nous rêvent, nous sommes des formes rêvées du cosmos.

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Membre, Posté(e)
aliochaverkiev Membre 1 978 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)
il y a 9 minutes, Don Juan a dit :

Ah la propriété vous intéresse donc tant?

Les rêves n'appartiennent à personne, ils sont libres, se déplacent au fil des temps, nous traversent quelques temps, quelques parcelles de secondes, juste le temps de laisser croire en nous à l’appartenance et à la création, et puis ils nous quittent pour aller hanter l'inconscient des générations à venir.

Les rêves nous rêvent, nous sommes des formes rêvées du cosmos.

Jouir de soi, en Illuminé. L'auto jouissance du don Juan.

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