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Comment être féministe et musulmane ?


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DroitDeRéponse Membre 50 615 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 46ans
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http://www.liberation.fr/debats/2017/12/19/comment-etre-feministe-et-musulmane_1617819

 

Depuis les années 2000, un féminisme musulman a émergé en France et en Europe. Il réinterprète les textes religieux dans un sens plus égalitaire et entend lutter contre les discriminations dont sont victimes les musulmanes dans les pays occidentaux. Mais il est sévèrement critiqué par les féministes universalistes qui y voient une forme de communautarisme.

 

«Féminisme musulman ?». L’expression, en France, fait figure d’oxymore. Peut-on revendiquer de suivre le Coran, et parler d’émancipation des femmes ? Choisir de porter le voile et lutter contre le patriarcat ? Si ces termes semblent si contradictoires, c’est parce qu’on ne compte plus, ces dernières années, les virulents débats sur l’islam et le sort qu’il réserverait aux femmes : voile, burkini, agressions sexuelles lors du réveillon de Cologne… C’est presque toujours au nom des femmes que les critiques les plus radicales de l’islam se construisent. Même le phénomène #Balancetonporc a muté, pendant quelques jours, en affrontement «islamogauchiste» versus «laïcards» (ou Plenel versus Charlie Hebdo) après la révélation des viols présumés de l’islamologue Tariq Ramadan.

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musulman» renvoie à une catégorie sociologique très large. Il n’existe pas une seule façon d’être musulman, il n’existe pas une seule manière de défendre les droits des femmes, en tant que musulman. Ce féminisme peut vouloir déconstruire les interprétations sexistes du Coran ou lutter contre les discriminations qui frappent les femmes musulmanes dans les pays occidentaux. Ou bien se battre sur les deux fronts, provoquant alors aussi bien l’ire des salafistes que celle des islamophobes. Et, au mieux, l’incompréhension de la plupart des féministes universalistes françaises.

Après le «black feminism», un «muslim feminism» ? Les féministes musulmanes disent revendiquer la même chose que les féministes noires : le droit d’être femme autrement que ce que dicterait le féminisme dominant, occidental. Le choix de s’exprimer elles-mêmes, refusant qu’on parle en leur nom et à leur place. «Le féminisme musulman est à la France ce qu’était le black feminism aux Etats-Unis dans les années 70», affirme la sociologue Malika Hamidi, auteure de l’ouvrage Un féminisme musulman, et pourquoi pas ? (aux éditions de l’Aube, 2017), qui cite Angela Davis, militante phare du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis : «Nos luttes ouvrent une nouvelle voix à cette quête de liberté.» Une comparaison que récuse une partie des féministes laïques. Chahla Chafiq a fui le régime iranien de Khomeiny en 1983 pour s’exiler en France. Pour elle, on peut être musulmane, et, par ailleurs, féministe, mais la notion de «féminisme musulman» est un non-sens. «La comparaison avec le féminisme black ne tient pas la route : celui-ci fait référence à l’histoire de l’esclavage, de la ségrégation, du racisme. Le racisme cible une population issue de l’immigration, en raison de ses origines. On a tort de tout ramener à la religion : l’islamophobie, ça n’existe pas.»

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Une nouvelle lecture du coran

Le féminisme musulman émerge en Europe et en France à partir des années 2000. Ailleurs, au Maghreb, en Asie ou dans le monde anglo-saxon, certaines se sont déjà fait un nom depuis les années 90. «Les théologiennes musulmanes qui font de l’exégèse sont pour la majorité anglophones», explique Asma Lamrabet, la directrice du Centre d’études et de recherches féminines en islam (Cerfi) au Maroc (lire ci-contre). La chercheuse francophone se bat pour ouvrir une «troisième voie» qui permettrait d’accéder aux droits et aux libertés universels à partir d’une nouvelle lecture contextualisée et antisexiste du Coran. Selon elle, «les musulmanes n’ont pas à renier une partie de leur identité (musulmane) pour s’émanciper. Et la seule manière d’y parvenir, c’est la réforme de l’islam».

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Plusieurs modèles d’émancipation

C’est la loi du 15 mars 2004 restreignant le port de signes religieux dans les écoles publiques qui, en France, a poussé les féministes musulmanes à exposer des revendications jusqu’alors cloisonnées dans des cercles restreints d’universitaires et d’intellectuel(le)s. C’est d’ailleurs contre cette loi que le Collectif féministe pour l’égalité (CFPE) a vu le jour, qui regroupe des féministes musulmanes et laïques, comme la sociologue Christine Delphy, une figure du féminisme français, ex-MLF et fondatrice de la revue Nouvelles Questions féministes. Antiraciste, le collectif milite pour la liberté des femmes de choisir entre plusieurs modèles d’émancipation, religion ou non, voile ou pas.

Perçu par de nombreuses féministes occidentales, mais pas seulement, comme un symbole de soumission, le voile cristallise les tensions sur la question des femmes dans l’islam. A tel point que Chahla Chafiq ne voit dans le féminisme musulman qu’un «prétexte pour justifier le port du voile comme un élément émancipateur». Et de rappeler que les féministes iraniennes, marocaines, égyptiennes (sous Nasser) n’ont pas cherché à le défendre.

Aux yeux de certaines femmes musulmanes, au contraire, le voile devient «le signe d’empowerment et d’une prise de pouvoir sociopolitique dans un contexte européen traversé par l’islamophobie», rappelle Malika Hamidi. Qu’elles le portent ou pas - Zahra Ali s’est dévoilée, Hanane Karimi porte un turban, Asma Lamrabet un voile qui laisse transparaître les cheveux - les intellectuelles féministes l’érigent en choix et non en obligation. Asma Lamrabet écrit dans Islam et Femmes, les questions qui fâchent (aux éditions En toutes lettres, 2017) : «Le Coran ne légifère en rien sur la nécessité d’un voile religieux qui serait strictement islamique […]. L’intention spirituelle première est de recommander une attitude, voire une éthique de décence et de sobriété.»

Toutes les femmes qui se disent «féministes musulmanes» rattachent leur combat à celui de l’antiracisme et du néocolonialisme, par opposition à l’idéologie d’«une France assimilationniste». Ainsi, les militantes de l’association Lallab, qui ont récemment été accusées de communautarime par des militants d’extrême droite et de la gauche universaliste laïque, revendiquent de fait «une logique de lutte féministe et antiraciste, pas celle d’un mouvement religieux en tant que tel», rappelle la cofondatrice de l’association, Sarah Zouak. Ce qui ne les empêche pas, poursuit-elle, de s’inspirer de théologiennes et essayistes musulmanes.

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Redéfinir les concepts

Là encore, les interprétations sont multiples. Pour l’imam autoproclamée, Amina Wadud, certaines paroles du Prophète sont historiquement datées, elles peuvent être mises de côté. Asma Lamrabet veut, au contraire, redéfinir en premier lieu les concepts : «Quand on parle d’islam, en tant que religion sacrée et donc intouchable, ça ne veut rien dire… On parle de quoi ? Du Coran ? Des hadiths (actes et paroles du Prophète Mohammed) ? Du fiqh (la jurisprudence islamique) ?» s’interrogeait-elle lors du colloque consacré aux «réformistes musulmans et leur rayonnement dans l’espace francophone», en septembre dernier à Paris. «Nous ne devons pas accepter n’importe quoi au nom du sacré, et faire la distinction entre l’islam (le texte) et islam (l’institution)», confirme-t-elle à Libération.

 

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C’est aussi un décalage des enjeux qui, explique Florence Rochefort, rend le dialogue difficile entre les divers courants féministes. «Les féminismes depuis les années 60 sont profondément attachés à la liberté des corps et des sexualités et se méfient des conservatismes religieux qui s’y sont le plus souvent opposés. Ces questions ne représentent pas un axe prioritaire pour les féministes musulmanes dont le programme pour changer les lois religieuses et le statut des femmes de l’intérieur est déjà considérable - égalité des sexes dans la famille, héritage, divorce…». Irréconciliables ?

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Alors la libération de la femme musulmane passe t'elle par une réforme de l'Islam ? Par une mise de côté des paroles du Prophète , paroles datées et donc désormais à abandonner ? Par la libération des corps ou par la libération par la voile et l'empowerment sociopolitique ?

Autant de voies évoquées par des femmes musulmanes dans cet article .

Modifié par DroitDeRéponse
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hanss Membre 12 802 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
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DroitDeRéponse Membre 50 615 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 46ans
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à l’instant, hanss a dit :

Doublon 

Tu peux me donner le lien ?

 

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hanss Membre 12 802 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
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il y a 1 minute, DroitDeRéponse a dit :

Tu peux me donner le lien ?

 

 

Mdrr j'ai donné ton lien attends 

 

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DroitDeRéponse Membre 50 615 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 46ans
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il y a 15 minutes, hanss a dit :

 

Mdrr j'ai donné ton lien attends 

 

Merci t’es un ange . On ferme 

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hanss Membre 12 802 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
Posté(e)

Oh Pas tant.

 

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BadKarma Membre 8 154 messages
Docteur Honoris Causa Es "Patati & Patata..."‚ 55ans
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il y a 2 minutes, DroitDeRéponse a dit :

Merci t’es un ange . On ferme 

Voyons d' ici ces messieurs tout au dénie de leurs inavoués fantasmes déjà approfondir cette obscure question existentielle en frappant fébrilement sur leur clavier le genre d' occurrence notoirement plébiscitée telle que "beurettes rebelles à gros seins"...

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stvi Membre 15 186 messages
Forumeur alchimiste‚ 107ans
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il y a 20 minutes, BadKarma a dit :

Voyons d' ici ces messieurs tout au dénie de leurs inavoués fantasmes déjà approfondir cette obscure question existentielle en frappant fébrilement sur leur clavier le genre d' occurrence notoirement plébiscitée telle que "beurettes rebelles à gros seins"...

n'avoir que la perception de la femme soumise ou celle de la putain lorsqu'on parle de musulmanes ,résume bien le sujet ....

il faudrait justement parler de ces femmes pour qui la religion est un fardeau ...les chrétiennes ne sont pas devenues des putains en devenant agnostiques ou athées à 80% ....(quoique pour les barbus ,si :gurp:  ) 

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