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Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité

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zenalpha

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Bonjour.

Ce résumé est utile. Car je m'absente deux jours et pouff... ça part dans tous les sens et c'est difficile de se raccrocher aux branches. Surtout avec cette ambiance tendue ....

 

Je partage globalement l'avis de zenalpha : c'est frustrant pour un scientifique de ne pas identifier de méthode de validation ou de réfutation d'idées philosophiques. Mais à vous lire, et à essayer d'y réfléchir, il semblerait que ce soit un "mal nécessaire" (point de vue pessimiste, d'autres diraient une "chance"). Car en effet le périmètre d'étude du philosophe est ... tout. Donc impossible de se placer en juge de paix avec une vue de l'extérieur.

Pour la science, c'est différent. Il existe des méthodes et un champ d'application restreint (étude des phénomènes causaux de la nature). En fait, la force des sciences c'est d'avoir su limiter ses ambitions. Certains disent que c'est le mieux que l'on puisse faire. Du coup la connaissance de ce domaine restreint progresse, avec des résultats impressionnants qui doivent questionner le philosophe. Et le domaine restreint volontairement s'élargit au fur et à mesure.

 

Peut-on alors étendre la question au progrès en philosophie ? Y-a-t-il des progrès en philosophie ? Je comprends que oui car la connaissance progresse et que le philosophe doit en tenir compte. Sauf que le philosophe peut aussi choisir de ne pas en tenir compte, voir de nier, et il aurait alors également une position philosophique défendable. Par exemple un philosophe décrivant un scepticisme absolu est inattaquable.

Vous me direz, la réponse à ce genre d'obscurantisme est peut être simplement une question : "quel intérêt ?".

 

A+

 

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zeugma Membre 670 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

"je n'ai pas tout lu effectivement, mais j'ai quand même parcouru le topic rapidement. De toutes façons vous y faites trop souvent référence à une autre discussion bien plus longue que je n'ai pas suivie... Il est évident que je ne sais pas précisément ce qui vous oppose."

ce qui nous oppose en effet car là il ne s'agit plus de positions contraires qui pourraient trouver une confluence à force de débat, mais d'une réelle opposition de nos volontés respectives, sur le bien fondé de chacune de nos intelligibilités du réel...pour faire court...

 

"Je reviens un instant sur ceci que je viens de voir :  "la valeur de la vérité de la science à la réalité"  que j'ai lu (trop rapidement) comme "Il est question ici du rapport vérité/réel"... alors que "réel" et "réalité" ne sont pas synonymes..  Par conséquent je ne sais pas précisément ce que voulait dire zenalpha mais je me rends compte que j'ai interprété trop vite et que je ne l'ai pas forcément compris."

oui vous dites juste Théia, réel et réalité ont bien toutes deux des similitudes sémantiques, mais diffèrent si nous les éclairons par deux lumières distinctes, celle de l'intelligence et celle de la raison, car pour l'intelligence la réalité est une acceptation du réel, pour la raison le réel est une formalisation de telle réalité saisie soit logiquement par théorisation, soit expérimentalement, dit autrement, la raison fait que le réel se plie à une normalisation qu'il nomme alors la réalité, alors que l'intelligence constate (dans un jugement d'existence issu de l'appréhension sensible) que le réel est la mesure de notre réalité consciente...

si ceux deux lumières coïncident parfois, aucune des deux ne doit ignorer ce que l'autre met en lumière à partir du réel, au risque de ne se retrouver qu'avec une des deux faces de la lune, qu'elles diront être "la réalité"...

Ce qui me semble incontestable en revanche, c'est que la méthodologie scientifique apporte des garanties de congruence, d'adéquation au réel  (j'entends par là ce qui existe en soi effectivement et objectivement) à un degré que ne peuvent atteindre la philo, la religion, la psycho, etc.

c'est votre avis et celui de l'autre forumeur, le bien nommé Zenapha, mais vous savez aussi que ce n'est pas ma position, car justement ce que vous nommez "des garanties de congruence, d'adéquation au réel " est une réduction théorique et mathématique, en des points de conformations significatifs et récursifs, et ce que vous " nommez alors "ce qui existe en soi effectivement et objectivement"  est votre réalité c'est à dire une des versions du réel, personnellement je ne me connais pas comme un être mathématique, mais comme un être humain, bien que je conçois que vous ayez une connaissance de vous même qui soit plus mathématique qu'humaine...

ce degré que vous évoquez, est pour moi la marque d'un choix logique plus que celui d'une autorité au niveau de la véracité, le savoir issu des sciences ne révélant pas toutes les dimensions de la nature humaine, ni de la nature du monde...

Mais même ce rapport vérité/réel ne peut être parfait en sciences, car la science non plus ne peut s'abstraire des effets de "la relation" entre l'instrument/l'observateur et le réel.

là je suis d'accord, c'est pourquoi il lui faut un regard de sagesse pour connaitre le bien fondé de sa progression...comités d'éthique, avis du peuple, comité inter-disciplinaire de scientifiques, conseils des sciences humaines etc...

 

bien à vous Théia...

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Le 22/01/2017 à 11:06, zenalpha a dit :

Je ne peux que renvoyer au lien de Tisondefeu de la page précédente concernant wittengstein pour qui la valeur de verité en philosophie est nulle

Elle ne parle que de "sa vérité" chaque auteur ayant la sienne

cela n'enlève pas l'intérêt de la philosophie mais elle ne traite ni de La realité ni meme de La verité mais de nos perceptions sur ces sujets et sur les relations de l'homme à ces sujets

J'invite à ce que tu le lises afin d'en parler, Il indique qu'il faut une vie parfois au philosophe pour s'en rendre compte donc j'ai pas La prétention de dire qu'il a raison mais je partage sa conception 

La philosophie est pour Wittgenstein clairement distincte de la science. Ce n'est ni la méthode ni la précision qui fondent cette distinction : la philosophie et la science n'ont tout simplement pas le même objet. La science vise à produire des descriptions vraies du monde, elle a pour objet le réel. La philosophie n'a pas pour objet le réel, elle ne parle pas du monde ni ne vise à le faire. « Il est clair que pour Wittgenstein, la prise de conscience de l'hétérogénéité totale de la philosophie par rapport aux sciences est elle-même un des buts principaux de la recherche philosophique et la méconnaissance de la distinction une des sources principales des difficultés du philosophe » analyse Jacques Bouveresse.  

La philosophie ne produit donc aucune proposition vraie. Contrairement à la science, qui produit des théories, la philosophie se présente comme une activité.  Une théorie est un ensemble de propositions, et c'est précisément ce que la philosophie n'est pas. La philosophie produit des éclaircissements sur des propositions, pas de nouvelles propositions. Il n'y a pas de propositions « philosophiques » comme il peut y avoir des propositions « scientifiques ». La philosophie a un rôle second, elle revient sur les propositions d'autres disciplines. Wittgenstein refusant l'idée d'un méta-langage, les énoncés de la philosophie ne sont pas des méta-énoncés, ils sont uniquement des pseudo-propositions. La philosophie est donc condamnée à ne produire que des non-sens.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tractatus_logico-philosophicus

 

Je suis assez d’accord dans le sens ou le scientifique, l’objet principal c’est de découvrir le réel alors que la philosophie, c’est surtout un questionnement qui amène à éclaircir ce qui est obscure et je pense que Wittgenstein explique que la valeur de vérité en philosophie est nulle car si on trouvait la vérité, il n’y aurait plus besoin de philosopher comme il le dit, une fois arrivé en haut, on doit jeter l’échelle.

Le scientifique, par exemple va faire des recherches sur un médicament pour soigner telle maladie, une fois qu’il a trouvé, il parle de sa découverte, c’est une certitude, à tel moment, la réponse donnée est fiable car ce médicament peut être utilisé pour guérir des patients.  Il n’y a pas de  limites dans les recherches du scientifique car le monde est toujours en évolution, il y a des changements, erreur… mais dans la mesure où telle découverte va avoir son efficacité sur le monde réel, on peut dire que c’est une vérité.

Le philosophe est dans le questionnement, en recherche de connaissance  mais  c’est un mode de pensée qui est toujours en mouvement,  qu’il y a évolution, éclaircissement de l’obscurité au fil du temps, si le philosophe trouve sa vérité, en effet, il n’y a plus besoin de philosopher.   

Le scientifique, son but, c’est de trouver la vérité,  la solution à un problème et quand il la trouve, il l’expose alors que le but du philosophe, c’est surtout d’avoir une meilleure connaissance de ce qui existe déjà, il ne va pas rechercher et énoncer par exemple, une donnée qui permettra aux gens de ne plus être dans l’obscurité car cela ne peut se faire que par étape, compréhension et évolution de la personne,  il n’y a pas de solution toute faite et quand la personne atteint sa vérité, la philosophie n’a plus son utilité.

 

Modifié par samira123
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Invité
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Quand Hamlet s'interroge: " Etre ou ne pas etre ? ", est ce que la science peut lui répondre ? 

Est ce que l'on ne peut pas dire que la philosophie s'interroge sur la valeur des choses, tente de les peser, de leur donner une hiérarchie ?

On est la, proche de la définition de la sagesse.

Alors peut etre qu'elle a un peu dérivé, voir outrepassé  ce role la en prétendant expliquer la réalité.

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
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Je crois que vous parlez dans l'idéal : "Le scientifique cherche la vérité". Il devrait.

La "vraie" science devrait rester extrêmement modeste. Mais c'est rarement le cas ! Il faut comprendre ce qui pousse un scientifique à être scientifique. Je dirai presque bêtement que c'est le besoin de certitudes. Et quand ces certitudes font défaut, il les invente, il les fabrique.

Voilà ! Parce qu'il se trouve que la science est faite par des scientifiques, et que les scientifiques en bons humains qu'ils sont tiennent souvent plus à LEUR vérité qu'à LA vérité. C'est sans doute une question d'ego.

Et là je vois ici que l'ego des défenseurs de la science voudrait écraser l'ego des philosophes.

On le voit dans bien des sciences. Il y a souvent un "maître" qui a eu sa marotte et devant qui tous les seconds couteaux doivent s'effacer. Il impose une mode. Et pour ceux qui veulent rester dans le coup, qui tiennent au bon développement de leur carrière, il n'est pas question de mettre les paroles sacrées du maître en question.

C'est le rôle du philosophe de dénoncer cela.

La philosophie est un questionnement, une remise en question, quand la science est un désir de certitude et de résolution systématique des questions.

Ce qui ne m'empêche pas d'être avide des dernières "découvertes" et explications scientifiques. Et que je suis vraiment admiratif de "l'esprit matheux", de son degré de concentration dont je me sens souvent incapable. J'essaie cependant de garder un peu de recul. D'être ou de rester "philosophe" au sens le plus populaire du terme...

Pour imiter un mot connu, je dirai que : "Science sans philosophie n'est que ruine de l'âme !"

Les deux n'ont pas à s'opposer mais à se compléter. A s'étayer l'une l'autre. Je crois.

Modifié par Blaquière
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Invités, Posté(e)
Invité s
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Posté(e)

Le monde indicible

Le réel résiste à notre appréhension. Tout en lui n'est pas pensable. La pensée résiste également à notre appréhension. Tout en elle n'est pas réalisable. Il y a d'une façon générale une résistance de l'être qui est irréductible. Quand on veut l'ignorer, on bascule dans l'illusion, l'obscurité et finalement la violence. Quand on l'accepte, ce sens de l'irréductible nous fait déboucher sur la nuance, la finesse, le sens de l'impalpable, celui de  l'indicible et au bout du compte, sur la modestie, qui est cette merveilleuse qualité consistant à savoir s'effacer devant l'existence afin de la laisser parler et respirer.

Le drame de la science est de l'avoir trop longtemps ignoré. Elle a brisé l'irréductible en voulant faire une science de tout, y compris de l'être. C'est la raison pour laquelle la culture est en crise.

http://philosophie-marseille.com/textes-et-videos/les-philosophes-contemporains/ludwig-wittgenstein.html

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 56ans Posté(e)
zenalpha Membre 22 482 messages
56ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Si tu connais des scientifiques qui ont des certitudes sur la realité dans son ensemble, c'est que ce ne sont pas des scientifiques...mais des grands gourous et c'est aussi que tu n'en connais pas beaucoup...

Meme les mathematiques ont parfaitement demontré les limites des systemes formels...

En revanche, si tu demandes au premier gloglo le nombre de rouleaux minimum pour tapisser son mur, il va utiliser les mathematiques et tout le monde sera d'accord parce que c'est comme ça...

Et si tu demandes au plus grand mathematicien de minimiser le trajet de sa tournée de 200 villes à visiter au hasard sur une carte, personne ne trouvera l'optimum et peu s'accorderont parce que c'est comme ça donc personne n'aura de certitude 

en science peu de certitude en philo aucune vu qu'aucune preuve theorique ou experimentale n'est possible

 

 

 

Modifié par zenalpha
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zenalpha, selon toi,  la science fondamentale  peut se passer de la philosophie a  long terme ?

 

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Invité Spontzy
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Invité Spontzy
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Bonjour Blaquière.

Citation

On le voit dans bien des sciences. Il y a souvent un "maître" qui a eu sa marotte et devant qui tous les seconds couteaux doivent s'effacer. Il impose une mode. Et pour ceux qui veulent rester dans le coup, qui tiennent au bon développement de leur carrière, il n'est pas question de mettre les paroles sacrées du maître en question.

C'est le rôle du philosophe de dénoncer cela.

Je suis surpris par vos propos. Car justement, en sciences, un changement de "mode" est possible pour tous, vu que les sciences sont formelles et que la vérité est décidée par le questionnement de la nature. Le rôle de la personne est mineur. (si vous parliez uniquement e l'aspect carrière, fonctionnement des labo,... cela n'est pas de la science mais de la vie d'un scientifique).

Et vous dites que c'est le philosophe qui dénonce cela. Alors même que la philosophie n'a pas moyen de trancher sur une vérité. Donc que justement, le rôle de la personne est bien plus important.

Ça ressemble bien à de la guéguerre de clocher.

A+

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Invité
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Sinon encore, je ne vois pas en quoi les philosophes seraient tenus d'avoir une méthode, a moins d'etre cartésiens peut etre.

Le philosophe pense le monde, le scientifique écoute le monde.

Mais l'écoute n'est-elle pas plus performante quand elle s'appuie sur une pensée ?

Dans le cas d'Einstein, s'il n'avait pas eu la conviction que "Dieu ne joue pas aux dés", aurait-il put venir a bout de sa théorie de la relativité ?

Certes, cette conviction l'a desservi  en ce qui concerne la mécanique quantique, mais les désaccords sur le fond entre les 2 camps ont permis de  faire progresser la M.Q.

Difficile d'imaginer un grand scientifique qui ne soit pas un peu philosophe.

 

 

 

 

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Invité Spontzy
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Invité Spontzy
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Sinon encore, je ne vois pas en quoi les philosophes seraient tenus d'avoir une méthode, a moins d'etre cartésiens peut etre.

Il n'y sont pas tenu. Justement, et c'est cela qui me frustre. Car j'y vois une sorte de relativisme. Toutes les idées se valent. Tous les points de vue se valent. Ce qui est pour moi une absence de courage intellectuel et une tendance globale à la démission. Mais fort heureusement, il est possible de relativiser ce que je viens de dire (c'est un comble !). Certaines idées sont meilleures que d'autres. Pourquoi ? Ça je ne sais pas l'expliquer. Mais ce que je ressens, c'est une lourdeur incroyable. Un flou permanent. C'est peut-être ce qui fait l'intérêt de la philo. Je n'en sais rien.

 

Citation

Le philosophe pense le monde, le scientifique écoute le monde.

Mais l'écoute n'est-elle pas plus performante quand elle s'appuie sur une pensée ?

Dans le cas d'Einstein, s'il n'avait pas eu la conviction que "Dieu ne joue pas aux dés", aurait-il put venir a bout de sa théorie de la relativité ?

Certes, cette conviction l'a desservi  en ce qui concerne la mécanique quantique, mais les désaccords sur le fond entre les 2 camps ont permis de  faire progresser la M.Q.

Difficile d'imaginer un grand scientifique qui ne soit pas un peu philosophe.

Je dis depuis le début que philosopher n'est pas la même chose que de faire de la science. Je pense aussi que la philosophie est nécessaire pour qu'un scientifique fasse avancer la science. Je crois qu'en gros, nous sommes d'accord. :D

A+

 

 

 

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

La philosophie doit elle vraiment fournir des réponses ou n'est-elle pas avant tout un processus de questionnement? Ce questionnement ne permet-il pas par ailleurs de faire voir, par la perplexité et l'impossibilité d'une réponse indubitable, quelle est la frontière entre les connaissances plus solides qui résistent au questionnement philosophique et les croyances?

Je ne me décris pas moi même comme philosophe d'autant qu'il faut pour cela un zèle et un aveuglement opiniâtre qui me manque.

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Invité
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Oui la philosophie et la science n'ont pas la meme fonction et le meme but.

 

Car meme si un jour la science arrive a tout expliquer, ça ne rendra pas forcément l'homme plus heureux.

Peut etre meme qu'arrivé a un certain niveau de savoir il n'aspirera plus qu'a l'oubli ou au néant ( la fin d'une civilisation causée par le savoir ).

 

Car aprés tout, a quoi peut nous servir le savoir et le pouvoir dans un monde ou on ne trouve pas sa place ?

 

 

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Invité Vintage
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Invité Vintage
Invité Vintage Invités 0 message
Posté(e)
il y a 9 minutes, swam a dit :

Oui la philosophie et la science n'ont pas la meme fonction et le meme but.

 

Car meme si un jour la science arrive a tout expliquer, ça ne rendra pas forcément l'homme plus heureux.

Peut etre meme qu'arrivé a un certain niveau de savoir il n'aspirera plus qu'a l'oubli ou au néant ( la fin d'une civilisation causée par le savoir ).

 

Car aprés tout, a quoi peut nous servir le savoir et le pouvoir dans un monde ou on ne trouve pas sa place ?

 

 

Dans un monde dans lequel on ne trouve pas sa place ou dans lequel on n a pas assez d argent.

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il y a 6 minutes, Vintage a dit :

Dans un monde dans lequel on ne trouve pas sa place ou dans lequel on n a pas assez d argent.

ça c'est un peu trivial.

L'argent est une composante du pouvoir.

La question que j'ai envie de poser c'est: " Est ce que le pouvoir peut tout ?"

Si on prend par exemple un dictateur sanguinaire ayant pouvoir de vie et de mort sur ses sujets, pourra t-il se faire aimer d'eux ?

On peut penser a la Corée du Nord ou aux purges Staliniennes, ou on va en prison, ou pire, si on ne montre pas assez "d'affection" pour le tyran.

Et avec l'argent c'est pareil, tout ne s'achete pas.

 

J'ai légèrement dévié du sujet la.:gurp:

 

 

 

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Posté(e)
Le 22/01/2017 à 16:30, swam a dit :

ça ce n'est pas certain Théia, enfin me semble t-il.

On peut seulement dire que la science se donne les moyens de vérifier ce qu'elle avance.

Mais rien ne dit qu'un trés grand scientifique pourra s'approcher plus prés de la réalité qu'un grand spirituel en état de transe mystique.

 

Mais mon propos n'était pas que la science serait la seule à pouvoir approcher la réalité.

 

Citation

La science est obligée d'avancer en suivant certaines règles qu'elle s'est fixée, alors que le mystique ( éventuellement le philosophe )  n'est limité que par sa seule intuition, il peut donc prendre des raccourcis ou sauter des dimensions ( on parle parfois de niveaux de la réalité ).

Ok, mais une fois de plus, ça ne contredit pas ce que j'ai écrit. J'ai écrit que la méthodologie scientifique apporte des garanties d'adéquations au réel à un degré que la philo ou la religion ne peuvent atteindre. Ca ne veut pas dire que la philo ou la religion ne peuvent - autant ou plus - être dans le vrai, ça veut dire qu'on ne peut jamais en avoir autant de garantie.

 

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 56ans Posté(e)
zenalpha Membre 22 482 messages
56ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Il y a 5 heures, swam a dit :

zenalpha, selon toi,  la science fondamentale  peut se passer de la philosophie a  long terme ?

 

De mon point de vue, la science est complementaire à la philosophie et la philosophie est complementaire à la science 

La science néanmoins refute les thèses qu'elles soient scientifique ou philosophique, l'inverse n'étant pas vrai et c'est déjà une distinction 

Pour Camus dans le mythe de Sysiphe, il n'y a qu'un probleme philosophique sérieux : le suicide

La vie vaut-elle la peine d'être vécue ?

Excellente question que je partage et finalement le reste n'est que broutille

Mais pour Camus, s'il admettait que comprendre la structure de l'univers comprenait une forme d'intérêt, il rejetait l'idée que cela ait une incidence pour juger de la valeur d'une vie

Certes, les progrès en physique, en neuropsychologie ont leur importance mais leurs effets sur notre appréciation de la vie et de La realité sont minimes 

Certes, La realité est ce qu'on pense qu'elle est et nous est révélée au travers nos sens par nos experiences de vie

Dans ma vie de tous les jours c'est ainsi et ce soir je ferai une omelette au fromage et j'embrasserai ma femme

Pourtant la grande leçon philosophique des recherches scientifique des cent dernieres années est de demontrer que l'expérience humaine est trompeuse de la véritable nature de la realité 

Les disciples des sciences occultes et des couscoussie indienne le savent bien eux aussi les yeux exorbités vers les etoiles à l'heure de se tirer une balle pour le grand voyage vers Sirius mais d'autres prient dans la paix en attendant la récompense de leur dévotion dans un Au delà merveilleux 

Moi, j'ai en tete les inventeurs de genie, les decouvreurs de nouveaux territoires insoupçonnés ou hommes et femmes de science ont épluché l'oignon cosmique par petite couche en pleurant de rage, d'espoir et Parfois de joie

Oui Camus a fait un bon choix oui c'est vrai et moi meme je me gave de Nutella en donnant vie à mes pitoyable écrits oui c'est vrai

Mais j'ai reussi à me convaincre que tenter d'estimer la valeur de la vie sans compter avec les progrès de la physique moderne revient à tirer son coup avec une bonasse les soirs d'ivresse sans chercher à comprendre la beauté de sa realité interieure autrement que par le bas

Ainsi, l'espace et le temps ou se deroulent nos vies peuvent être un décor pour forniquer ou un cadre stupefiant de surprise qui eclaire votre bien aimée de lumieres pour nos esprits

C'est ainsi que je n'ai compris le pourquoi ses joues rosissaient que parce que la lumiere pénétrant ses atomes furieusement bloqués par les énergies quantique des electron dessinent un spectre tirant légèrement vers le rose du moins apres que les ondes électromagnétiques ait excité mes bâtonnets transmettant une ridicule image 2D â mon cerveau qui reconstruit ma perception de sa beauté et bigre, tout cela m'excite !

Ce n'est pas grâce à la mecanique quantique qu'on nique mais quel cantique pour transcender sa grace esthétique par nos esprits entrelacés d'humour et nos corps enlacés avec gravité de forces électromagnétiques 

Amen, vive la science, vive la philo et vive la France 

C'est ainsi que de tous ces liens inattendus entre mon experience quotidienne et l'univers primordial, l'histoire des sciences est la seule qui pousse ce roc de Sisiphe en gravissant pas à pas la montagne sans jamais redescendre

Parce que toutes les couscoussieres volantes sans Newton pédalent aujourd'hui dans la semoule à petits pas et bien plus bas selon moi

Texte non scientifique à prendre avec un poil de recul a lire avec modération mais non refutable parce que c'est ce que je pense, Na !

Modifié par zenalpha
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il y a 4 minutes, Théia a dit :

 

Mais mon propos n'était pas que la science serait la seule à pouvoir approcher la réalité.

 

Ok, mais une fois de plus, ça ne contredit pas ce que j'ai écrit. J'ai écrit que la méthodologie scientifique apporte des garanties d'adéquations au réel à un degré que la philo ou la religion ne peuvent atteindre. Ca ne veut pas dire que la philo ou la religion ne peuvent - autant ou plus - être dans le vrai, ça veut dire qu'on ne peut en avoir autant de garantie.

 

Reçu 5 sur 5 Théia.

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il y a 6 minutes, zenalpha a dit :

De mon point de vue, la science est complementaire à la philosophie et la philosophie est complementaire à la science 

La science néanmoins refute les thèses qu'elles soient scientifique ou philosophique, l'inverse n'étant pas vrai et c'est déjà une distinction 

Pour Camus dans le mythe de Sysiphe, il n'y a qu'un probleme philosophique sérieux : le suicide

La vie vaut-elle la peine d'être vécue ?

Excellente question que je partage et finalement le reste n'est que broutille

Mais pour Camus, s'il admettait que comprendre la structure de l'univers comprenait une forme d'intérêt, il rejetait l'idée que cela ait une incidence pour juger de la valeur d'une vie

Certes, les progrès en physique, en neuropsychologie ont leur importance mais leurs effets sur notre appréciation de la vie et de La realité sont minimes 

Certes, La realité est ce qu'on pense qu'elle est et nous est révélée au travers nos sens par nos experiences de vie

Dans ma vie de tous les jours c'est ainsi et ce soir je ferai une omelette au fromage et j'embrasserai ma femme

Pourtant la grande leçon philosophique des recherches scientifique des cent dernieres années est de demontrer que l'expérience humaine est trompeuse de la véritable nature de la realité 

Les disciples des sciences occultes et des couscoussie indienne le savent bien eux aussi les yeux exorbités vers les etoiles à l'heure de se tirer une balle pour le grand voyage vers Sirius mais d'autres prient dans la paix en attendant la récompense de leur dévotion dans un Au delà merveilleux 

Moi, j'ai en tete les inventeurs de genie, les decouvreurs de nouveaux territoires insoupçonnés ou hommes et femmes de science ont épluché l'oignon cosmique par petite couche en pleurant de rage, d'espoir et Parfois de joie

Oui Camus a fait un bon choix oui c'est vrai et moi meme je me gave de Nutella en donnant vie à mes pitoyable écrits oui c'est vrai

Mais j'ai reussi à me convaincre que tenter d'estimer la valeur de la vie sans compter avec les progrès de la physique moderne revient à tirer son coup avec une bonasse les soirs d'ivresse sans chercher à comprendre la beauté de sa realité interieure autrement que par le bas

Ainsi, l'espace et le temps ou se deroulent nos vies peuvent être un décor pour forniquer ou un cadre stupefiant de surprise qui eclaire votre bien aimée de lumieres pour nos esprits

C'est ainsi que je n'ai compris le pourquoi ses joues rosissaient que parce que la lumiere pénétrant ses atomes furieusement bloqués par les énergies quantique des electron dessinent un spectre tirant légèrement vers le rose

Ce n'est pas grâce à la mecanique quantique qu'on nique mais quel cantique pour transcender sa grace esthétique par nos esprits entrelacés d'humour et nos corps enlacés avec gravité de forces électromagnétiques 

Amen, vive la science, vive la philo et vive la France 

C'est ainsi que de tous ces liens inattendus entre mon experience quotidienne et l'univers primordial, l'histoire des sciences est la seule qui pousse ce roc de Sisiphe en gravissant pas à pas la montagne sans jamais redescendre

Parce que toutes les couscoussieres volantes sans Newton pédalent aujourd'hui dans la semoule à petits pas et bien plus bas

Texte non scientifique à prendre avec un poil de recul

La tu philosophes et tu montres que ça peut faire du bien la philosophie.

 

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il y a 18 minutes, zenalpha a dit :

Mais j'ai reussi à me convaincre que tenter d'estimer la valeur de la vie sans compter avec les progrès de la physique moderne revient à tirer son coup avec une bonasse les soirs d'ivresse sans chercher à comprendre la beauté de sa realité interieure autrement que par le bas

Et la on voit que tu es un scientifique, qui a de l'humour de surcroit.

 

A mon avis les grands scientifiques ne se posent pas vraiment la question de la valeur de la vie, leur efficience intellectuelle leur donne pour but de faire progresser l'humanité.

Ou plus prosaiquement, de laisser leur nom dans l'histoire.

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