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Voiture autonome : le permis de tuer ?


Invité

Voiture sans chauffeur (VSC). Le schéma ci-dessous illustre les questions posées  

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Membre, Posté(e)
frunobulax Membre 18 070 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Voilà, j'ai ajouté un sondage, si vous voulez bien y répondre le plus objectivement possible.

Les réponses aux questions proposées dans votre sondage me paraissent assez logiques: il faut privilégier celui qui n'a pas commis de faute.

Si un piéton comment une faute en déboulant brusquement devant une voiture, il parait logique que ce soit à lui d'en subir les conséquences et pas au conducteur ?

Et avec des voitures respectant TOUTES et à la lettre les limitations de vitesse, les accidents risquent d'avoir des conséquences bien moins dramatiques ?

Ceci dit, il est bien plus question pour les années à venir, du moins en circulation urbaine, de conduite assistée plutôt qu'autonome.

Qui plus est, il parait évident que les voitures autonomes impliqueront l'obligation de la création d'un environnement adapté à cette évolution, tout comme le développement de l'automobile début 1900 a entrainé une modification radicale de concevoir des routes initialement destinées aux voitures à chevaux.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

(...)

De même comme Quasi-Modo le soulevait si le véhicule avait pour fonction de sacrifier le passager, on pourrait facilement s'en servir comme arme du crime pour éliminer tous ceux qu'on n'aime pas.

Il est donc préférable que le véhicule aille tout droit -par contre il a le droit de klaxonner- et que le piéton évite de faire n'importe quoi.

Quand au chauffeur de véhicule avec chauffeur, contrairement à la machine il assume ensuite son choix.

Prenons un exemple. Si tu conduis régulièrement, tu n'es pas sans savoir que les enfants traversent souvent la route de manière TRES imprudente. Un bon conducteur anticipe beaucoup. S'il voit des enfants courir sur le trottoir, il ralentira, craignant que l'un d'entre eux ne traverse soudain. S'il n'a rien pu anticiper, il lui reste une fraction de seconde pour analyser la situation et prendre une décision d'urgence : dévier sa trajectoire dans la direction la moins dangereuse pour lui-même.

Avec une voiture sans chauffeur, tout cela n'existe plus. Il ne reste que deux possibilités : continuer tout droit (et percuter l'enfant) ou dévier sa trajectoire (quel que soit le risque pour soi).

En choisissant l'option "VSC protège avant tout son/ses passagers", tu estimes que dans tous les cas, si elle n'a plus le temps de s'arrêter la machine doit percuter l'enfant qui traverse.

Ca ne te pose aucune problème éthique ?

====

Edit : @Frunobulax, voilà un exemple qui remet déjà en question la priorité vitale à "celui qui ne commet aucune faute". Tu ne trouves pas ?

Le problème éthique qui se pose est que la programmation de ces machines exigera des constructeurs qu'ils en fassent des véhicules autorisés à tuer.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Après la question serait de savoir si une machine saurait faire la différence entre un enfant et un adulte!

Ce qui change entre les deux, c'est que l'enfant est en quelque sorte inconscient par nature : un peu comme le chien dans mon exemple de l'auto-école.

Le même problème se poserait pour des robots à application militaire d'ailleurs : là où le soldat serait tenté d'épargner un enfant la machine programmée pour tuer toute présence humaine ne saura pas forcément faire la différence entre les deux.

D'ailleurs il se pourrait que parmi les passagers se trouve également un nourrisson (voir plusieurs) ou même un femme enceinte!

J'aurai assez eu tendance à argumenter comme Simplicius, mais de ce points de vue le dilemme est insurmontable.

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Membre, Animal sauvage, Posté(e)
Mr_Fox Membre 18 189 messages
Animal sauvage,
Posté(e)

Prenons un exemple. Si tu conduis régulièrement, tu n'es pas sans savoir que les enfants traversent souvent la route de manière TRES imprudente. Un bon conducteur anticipe beaucoup. S'il voit des enfants courir sur le trottoir, il ralentira, craignant que l'un d'entre eux ne traverse soudain. S'il n'a rien pu anticiper, il lui reste une fraction de seconde pour analyser la situation et prendre une décision d'urgence : dévier sa trajectoire dans la direction la moins dangereuse pour lui-même.

Avec une voiture sans chauffeur, tout cela n'existe plus. Il ne reste que deux possibilités : continuer tout droit (et percuter l'enfant) ou dévier sa trajectoire (quel que soit le risque pour soi).

En choisissant l'option "VSC protège avant tout son/ses passagers", tu estimes que dans tous les cas, si elle n'a plus le temps de s'arrêter la machine doit percuter l'enfant qui traverse.

Ca ne te pose aucune problème éthique ?

Pour moi il y a un énorme problème dans cet énoncé c'est que "quelque soit le risque pour le passager" n'est pas une notion pertinente.

On ne prend jamais une décison quel que soit le risque mais précisément en fonction de ce risque.

Si je risque de casser un phare j'évite le gosse, si je risque de mourir il y a de bonnes chances que je le tape même si ce n'est pas une situation que je choisis.

De plus j'ajoute que la manoeuvre qui consiste à tuer le passager ne fait pas que tuer le passager mais provoque de gros dégats pouvant aussi tuer au choix l'occupant d'une maison que je viens taper, d'autres automobilistes venant taper mon véhicule immobilisé à un endroit dangereux etc ....

Garder le contrôle est prioritaire, et la nature de la manoeuvre suicide consiste précisément à renoncer au contrôle.

C'est pourquoi on ne la choisit jamais.

Le scénario défavorable dans lequel on percute plusieurs piétons, je n'ai jamais entendu parler de cas ou ça n'était pas intentionnel. C'est une hypothèse non pertinente. 1 cas tous les 30 ans peut-être ?

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Membre, Posté(e)
frunobulax Membre 18 070 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Un bon conducteur anticipe beaucoup. S'il voit des enfants courir sur le trottoir, il ralentira, craignant que l'un d'entre eux ne traverse soudain.

Vous avez parfaitement raison sur ce point.

Mais, en fait, vous démontrez que la conduite autonome est impossible dans un environnement qui n'y est pas adapté.

Comme il est fort peu probable (du moins à court et moyen terme) que l'on ré-aménage tous les environnements urbains pour les adapter à la conduite autonome, il y a fort à parier que celle ci sera interdite en ville.

Comme dit précédemment, en ce qui concerne la conduite en ville, il est d'ailleurs plus souvent question de conduite "assistée" que "autonome".

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Membre, Posté(e)
Logathore Membre 385 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Voiture autonome : le permis de tuer ?

Quelles décisions vitales devront prendre les futures voitures sans chauffeur ? Une enquête montre dans Sciences qu’il va être difficile de trancher sur "la morale des voitures autonomes". Un portail Internet nous permet d’y réfléchir.

ETHIQUE. Les voitures autonomes comme la Google car, qui ont déjà parcouru des milliers de kilomètres en conditions réelles, ont tout pour plaire. Selon de précédentes études, elles auraient le potentiel de fluidifier le trafic, réduire la pollution et éliminer 90% des accidents de la route Cependant, trois chercheurs de l’Institut des études avancées de Toulouse (IAST) (CNRS), de l’université de l’Oregon et du Media Lab du MIT (États-Unis), soulèvent aujourd’hui un point épineux, une question essentielle qu’on ne peut plus éluder : comment vont-être programmées les voitures autonomes lorsqu’il s’agira de choisir entre épargner la vie de passagers ou des piétons ?

"La morale des voitures autonomes s'est rapidement imposée à nous comme un sujet à l'intersection de nos intérêts", explique Jean-François Bonnefon, psychologue, spécialiste de morale à l’IAST, coauteur de l’étude, avec Azim Shariff, psychologue, spécialiste de la coopération, et Iyad Rahwan, informaticien, spécialiste des effets sociaux transformateurs des nouvelles technologies. Tous trois ont donc mené l’enquête et livrent leurs résultats dans un article publié dans la revue Science. Ils nous plongent dans des questions éthiques dérangeantes, qu’on ne se posait pas avant, du temps où la voiture avait un chauffeur…

Dans leur publication les chercheurs posent le débat en schémas. Une intersection, une voiture, des piétons, trois cas.

15269081.jpg

- Cas A. le véhicule sans chauffeur (VSC) arrive à une intersection alors que des piétons traversent soudainement. Doit-il dévier sa trajectoire, éviter les piétons et sacrifier le passant ?

- Cas B. Un seul piéton traverse sans prévenir devant la voiture. Le VSC doit-il toujours dévier sa route au risque de tuer son passager ?

- Cas C. Cette fois le véhicule doit choisir entre tuer dix piétons ou son passager.

La suite sur : http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/transports/20160623.OBS3274/voiture-autonome-le-permis-de-tuer.html

Je pense que le plus intelligent, dans le cas ou on programme une voiture électrique de la sorte, c'est de faire en sorte qu'elle réagisse comme un Homme réagirais, CàD, généralement, en pilant, ou en essayant d'éviter le piéton, bref, le piéton passe avant le conducteur.

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