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La finance islamique, bras armé du salafisme


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La finance islamique, bras armé du salafisme

La Tunisie est une marmite. Y bouillonnent à la fois le plus grand contingent de djihadistes engagés dans les rangs de l’Etat islamique et l’antidote à ce poison : une classe d’intellectuels et de réformistes musulmans comme peu de pays en regorgent. Historien enseignant à l’université de Tunis, Yassine Essid est de cette engeance courageuse – celle des Fathi Benslama, Hamadi Redissi, Mohamed Charfi, Yadh Ben Achour ou du regretté Abdelwahab Meddeb – menée par son préfacier Youssef Seddik. Dans La face cachée de l’islamisation. La banque islamique, Essid démonte toute une série de mythes que notre bonne presse aime à répandre, tout inculture islamique bue.

Nous apprenant qu’il n’est de finance islamique que de nom, l’historien décèle derrière la vogue chariatique moderne- il existe actuellement 500 banques islamiques cependant qu’une vingtaine d’établissements financiers occidentaux proposent des « produits islamiques – le symptôme d’une pétrification juridique du monde musulman. Alors que la charia désigne initialement une voie à suivre plutôt qu’un code moral au corpus clair à suivre sans barguigner, l’invention de la finance islamique, qui est au Coran ce que le Mecca-Cola est au hallal, s’inscrit dans le projet du pakistanais Mawdoudi (1903-1979), lequel entendait construire une société islamique pure et parfaite. Or, non seulement l’interdiction du prêt à usure est sujet à controverse coranique, et renvoie à des pratiques antéislamiques, mais son extension ne garantit en rien la probité des activités financières. Plus encore, le développement de la finance islamique a permis l’essor du salafisme à travers le monde, notamment à travers le soft power saoudien qui contribue actuellement à l’édification de la Grande mosquée de Lyon après avoir bâti des quartiers commerciaux privés d’alcool aux environs de Tunis.

Purement profane, la finance islamique n’en est pas moins politique, en tant que nerf de la guerre culturelle que les Frères musulmans et leurs rivaux salafistes mènent aux quatre coins du monde. Au grand regret de Yassine Essid, la frange archéo-moderniste des sociétés musulmanes épouse les mécanismes du marché en même temps qu’elle idéalise l’ère ommeyyade, pourtant marquée par le sectarisme, les guerres et la fitna (discorde) au cœur de la communauté des croyants. Quand le djihad rencontre Mc World, islamistes “modérés” à la Erdogan et traders sans-frontiéristes communient de conserve sur les décombres des Etats-nations. Questions à l’auteur de ce bel essai victime d’une conjuration du silence.

Daoud Boughezala. Pourquoi déniez-vous tout caractère islamique à l’interdiction du prêt à usure (ribâ) que la tradition musulmane condamne pourtant aussi fermement que l’inceste ?

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yassine-essid-finance-islamique.jpg

http://www.causeur.fr/finance-islamique-yacine-essid-37729.html

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Membre, 44ans Posté(e)
hanss Membre 49 594 messages
Maitre des forums‚ 44ans‚
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T'as des sacrés journées on dirait rien que t'ouvres des topics sur les muzz.

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