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Les idées vecteurs de mouvement politique


HollowX

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Membre, Posté(e)
HollowX Membre 42 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Est ce que les idées sont bien à l'origine de mouvement politique ? (nationaliste, écologie, socialisme, républicain)

Et si oui, est ce qu'une idée peut être plus soutenue et sponsorisée plus ardemment que d'autres au niveau financier ?

Tout ça m'amène à penser que le "Pouvoir Au Peuple" par le suffrage universel est une grosse arnaque. Si tout s'achète. Si la politique s'achète... j'ai l'impression qu'on me trompe.

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Membre, Posté(e)
Lineole Membre 715 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Le politique est l'organisation de la cité. Anthropologiquement, il n'implique pas d'idées ou de pouvoir.

Originellement, il repose sur la survie du groupe et le devoir, conféré aux plus âgés, de transmission et d'organisation auprès du groupe.

Le pouvoir politique apparaît par trois possibles situations. (Je ne les détaille pas ici tout de suite).

IL implique un basculement dans une hiérarchie, avec donc une domination de haut en bas.

Ce n'est pas lié à une idée mais au confort matériel d'être en haut plutôt qu'en bas. De se servir d'autres humains comme d'objets, de réifier les relations.

Et le pouvoir politique n'a pas changer depuis ses origines...

Les idées politiques (la réflexion politique et morale), essentiellement, cherchent deux choses :

1. Comment justifier la domination existante ?

2. Quel changement est possible ?

Plus on avance dans l'histoire des idées, et plus on passe de 1 vers 2.

a) Parce que les moyens matériels permettent le confort avec de moins en moins de réification humaine

b) Parce que l'éducation rend de plus en plus visible et injustifiable cette réification...

Mais le changement matériel n'étant pas (encore) suffisant, le pouvoir et la hiérarchie résistent pour conserver des intérêts qui n'ont pas changé depuis 12.000 ans.

Et les idées politiques conservent donc largement leur fonction 1, de justification. Par des finasseries de plus en plus subtiles évidemment... Pour se renouveler et fuir toujours plus loin en avant (jusqu'à utiliser par exemple la génétique pour expliquer que des enfants sont violents par nature et pourraient être détecter, etc. d'où ce que Foucault appelle la biopolitique, pour un biopouvoir !).

La critique la plus radicale, le déplacement total en 2, se trouve réalisée depuis l'écologie politique (mais pas complètement dés l'origine cependant).

L'être humain est en effet dé-centré de l'organisation du monde, de la cité, qui n'est plus seulement humaine !

L'Homme est de la nature et celle-ci, même, ne peut plus être réifiée. L'Homme n'est donc plus réifié, il est réapproprié à lui-même.

Les idées sont donc vectrices des mouvements, totalement. Mais la structure sociale limite et encadre strictement ces mouvements et donc ce qu'ils peuvent exprimer et faire de leurs idées.

C'est une lutte permanente...

Et en démocratie, le problème est que l'inertie est donc grande, tant les conditions matérielles déterminent les changements d'intérêts, de confort, et les possibilités de passer vers 2, le changement.

Pire, SI les conditions matérielles s'affaiblissent à nouveau, il y a régression, vers 1 : oligarchie plus ou moins totalitaire.

La mécanique est assez simple en fait.

Et oui ! Les plus possédants d'intérêts, vont acheter le plus possible la conservation de leurs places... C'est à ça que sert les grandes accumulations financières ! A rien d'autres tant elles sont très au-delà des nécessités d'appropriation du confort lui-même. Elles servent à s'approprier, en permanence, les moyens du maintiens de l'appropriation du confort le plus grand...

De fait, la robotisation change totalement la donne du pouvoir. Car L'être humain ne va plus être un objet nécessaire... Très bientôt.

Et là ! Je vous laisse cogiter les possibles ;)

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Membre, 155ans Posté(e)
chapati Membre 6 957 messages
Baby Forumeur‚ 155ans‚
Posté(e)

Ça s'améliore un peu, votre babil, à part l'épisode de propagande pro-ecolo presentée comme allant de soi (mais bon, vu que je suis assez ecolo aussi, ça ne me chagrine qu'au niveau des forces politiques telles qu'elles sont actuellement).

Un point néanmoins :

Les idées politiques (la réflexion politique et morale), essentiellement, cherchent deux choses :

1. Comment justifier la domination existante ?

2. Quel changement est possible

(...)

Et les idées politiques conservent donc largement leur fonction 1, de justification.

La gauche est quand même supposée vouloir faire autre chose que "justifier la domination existante", pour reprendre vos termes...

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Membre, Posté(e)
Lineole Membre 715 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Ah le vouvoiement et l'enfance maintenant... Tu ne sais vraiment plus où tu en es ! :smile2:

Heureusement que tout le monde ici n'en est pas encore comme toi au bavoir de la maison de retraite...

A ton âge, il est normal d'oublier de relire avant de s'oublier. Mais allez, on fait des efforts !

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Membre, Posté(e)
voileux Membre 7 446 messages
Mentor‚
Posté(e)

Les idées vecteurs de mouvements politiques, depuis plus de 50 ans ce sont toujours les mêmes partis politiques qui sévissent en France avec une constante dettes en hausse ,chômage sans cesse en progression, marasme qui atteint des sommets, les pauvres sont toujours plus pauvres et le riches plus riches...Donc cela ne prouve qu'une chose, les politiques présents ne sont que des incompétents et souvent des escrocs , mais aussi ceux qui élisent ces tâches sont en dessous de tout...

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Membre, Posté(e)
Lineole Membre 715 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

La dette est une construction politique des élites européennes, qui ont fabriqué un consensus sur la nécessité de domestiquer les structures démocratiques après le risque que 68 avait leur avait fait courir, de renversement des hiérarchies. Un mouvement très large que les intellectuels de la déconstruction socio-culturel participait à alimenter fortement.

En 1973 pour la France, le gouvernement limite la possibilité pour la France d'emprunter à sa propre banque nationale ! Interdisant de fait la création monétaire nationale au-delà d'un seuil très réduit (20 milliards). Alors qu'auparavant la BdF pouvait créer autant d'argent qu'elle voulait, avec une maîtrise de l'inflation possible par divers mécanismes de politique économique (grands travaux public, valorisation de l'épargne des ménages les plus faibles, obligations, etc.).

Le but annoncé ? Maîtriser l'inflation, qui en réalité n'en a cure, elle reste d'ailleurs autour de 8 %, ne variant que peu avec les chocs pétroliers.

La réalité ? Permettre l'endettement de l'état, et donc la justification d'augmentations d'impôts à venir. Car il s'agit de planifier le détournement de fonds colossaux au profit de patrons en difficulté surtout dans la sidérurgie et l'équipement naval. 200 Milliards d'argent public vont être ainsi détournés en subventions puis nationalisation, entre 1975 et 1988. Et ce n'était qu'une mise en bouche, un test du modèle de détournement.

La dette va commencer à croître, permettant / imposant une imposition de plus en plus importante pour siphonner les fruits de la croissance qui arrivait trop semble-t-il dans les poches de monsieur tout le monde... Il faut ainsi arrêter cette redistribution des richesses, cette mobilité sociale qui devient dangereuse et inacceptable pour l'esprit d'élite (qui n'a jamais cessé, même sous ses dehors évidemment débonnaires).

10698138.jpg

Mais c'est en 1993 que le traité de Maastricht ... Va interdire la création monétaire aux états, pour en laissé le volant aux banques ET à la BCE qui ne pourra prêter elle qu'aux banques privées, pour que celles-ci puissent bénéficier d'une assurance collective européenne de leur capitalisation (la garantie sur les fonds que l'Europe peut prélever à tout moment sur les populations de l'Europe, ce qui a été fait en 2007 / 2008).

Mais la BCE prête à des taux très bas et les banques peuvent, elles prêter à 2 ou 3 ou + % de plus aux états... Au passage c'est donc de l'argent public siphonné vers les poches des actionnaires et des grands salariés de ces banques..

La dette est donc une fiction, du moins en terme de besoin, car c'est maintenant une réalité, même si totalement construite pour et par le détournement de l'argent public, le vol direct des contribuables.

Le marché européen n'a pas servi qu'à cela pour les banques, les grandes entreprises et les élites, mais je ne voulais que préciser ce point ici puisqu'il a été abordé par voileux.

A voir pour celles et ceux qui aiment comprendre et veulent revoir un cher disparu ! :

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Membre, 155ans Posté(e)
chapati Membre 6 957 messages
Baby Forumeur‚ 155ans‚
Posté(e)

Ah le vouvoiement et l'enfance maintenant... Tu ne sais vraiment plus où tu en es ! :smile2:

Heureusement que tout le monde ici n'en est pas encore comme toi au bavoir de la maison de retraite...

A ton âge, il est normal d'oublier de relire avant de s'oublier. Mais allez, on fait des efforts !

Et moi qui essayais d'être aimable...

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 77 429 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Bien sûr que c'est une arnaque, mais pour l'instant personne n'est prêt à passer à autre chose.

Surtout la clique qui en vit bien.

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Membre, 155ans Posté(e)
chapati Membre 6 957 messages
Baby Forumeur‚ 155ans‚
Posté(e)

Bref, on reste dans le "tous pourris" et yaka voter FN ca nous changera.

Rien de neuf :dort:

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Membre, Posté(e)
voileux Membre 7 446 messages
Mentor‚
Posté(e)

La dette est une construction politique des élites européennes, qui ont fabriqué un consensus sur la nécessité de domestiquer les structures démocratiques après le risque que 68 avait leur avait fait courir, de renversement des hiérarchies. Un mouvement très large que les intellectuels de la déconstruction socio-culturel participait à alimenter fortement.

En 1973 pour la France, le gouvernement limite la possibilité pour la France d'emprunter à sa propre banque nationale ! Interdisant de fait la création monétaire nationale au-delà d'un seuil très réduit (20 milliards). Alors qu'auparavant la BdF pouvait créer autant d'argent qu'elle voulait, avec une maîtrise de l'inflation possible par divers mécanismes de politique économique (grands travaux public, valorisation de l'épargne des ménages les plus faibles, obligations, etc.).

Le but annoncé ? Maîtriser l'inflation, qui en réalité n'en a cure, elle reste d'ailleurs autour de 8 %, ne variant que peu avec les chocs pétroliers.

La réalité ? Permettre l'endettement de l'état, et donc la justification d'augmentations d'impôts à venir. Car il s'agit de planifier le détournement de fonds colossaux au profit de patrons en difficulté surtout dans la sidérurgie et l'équipement naval. 200 Milliards d'argent public vont être ainsi détournés en subventions puis nationalisation, entre 1975 et 1988. Et ce n'était qu'une mise en bouche, un test du modèle de détournement.

La dette va commencer à croître, permettant / imposant une imposition de plus en plus importante pour siphonner les fruits de la croissance qui arrivait trop semble-t-il dans les poches de monsieur tout le monde... Il faut ainsi arrêter cette redistribution des richesses, cette mobilité sociale qui devient dangereuse et inacceptable pour l'esprit d'élite (qui n'a jamais cessé, même sous ses dehors évidemment débonnaires).

10698138.jpg

Mais c'est en 1993 que le traité de Maastricht ... Va interdire la création monétaire aux états, pour en laissé le volant aux banques ET à la BCE qui ne pourra prêter elle qu'aux banques privées, pour que celles-ci puissent bénéficier d'une assurance collective européenne de leur capitalisation (la garantie sur les fonds que l'Europe peut prélever à tout moment sur les populations de l'Europe, ce qui a été fait en 2007 / 2008).

Mais la BCE prête à des taux très bas et les banques peuvent, elles prêter à 2 ou 3 ou + % de plus aux états... Au passage c'est donc de l'argent public siphonné vers les poches des actionnaires et des grands salariés de ces banques..

La dette est donc une fiction, du moins en terme de besoin, car c'est maintenant une réalité, même si totalement construite pour et par le détournement de l'argent public, le vol direct des contribuables.

Le marché européen n'a pas servi qu'à cela pour les banques, les grandes entreprises et les élites, mais je ne voulais que préciser ce point ici puisqu'il a été abordé par voileux.

A voir pour celles et ceux qui aiment comprendre et veulent revoir un cher disparu ! :

Je partage tes propos, avec une légère nuance sur l'abandon de la planche à billet, (je n'ai pas retrouvé la démonstration) un économiste a mis en ligne , le processus avec des baignoires en expliquant que la dette , provoque inlassablement la dette, alors qu'avant nous maitrisions le processus... Je n'ai pas les connaissances nécessaires dans ce domaine, j'ai la notion de gestion ,mais pas au niveau de l'état, cela explique mon courroux quand on perçoit qu'il y a 4 ans ,un sans expérience et sans aucun diplôme exerçait comme ministre de l'industrie (Estrosi) C'est rejeté avec mépris toute l'industrie ouvrier technicien et ingé et l'ensemble des cadres et patrons...

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