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Les mentalités ont-elles vraiment évolué ?


Badboy_

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Membre, Délinquant du forum, Posté(e)
Badboy_ Membre 3 158 messages
Délinquant du forum,
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Tu penses que c'est le fait que nous soyons surpeuplés et les uns sur les autres qui aggravent les choses ?

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
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Tout comme le nucléaire a également ouvert de nouvelles perspectives sur l'énergie et pourront à terme développer des énergies propres et extrêmement efficientes. Evidemment qu'il ne faut pas s'arrêter aux seules centrales nucléaires actuelles en matière de développement technologique.

Fondamentalement, la technique n'a ni a être sacrée, ni à être méprisée. La technique, comme son nom l'indique, n'est qu'outil pour parvenir à atteindre un objectif. Dès lors, c'est l'objectif qui doit être jugé à sa juste valeur et non nécessairement l'outil. Si je prend un marteau pour fixer une étagère pour entreposer des livres, l'usage de l'outil est bénéfique. Mais si je compte m'en servir pour écraser le crâne de mon prochain, là par contre...

Et le problème se situe là : au lieu de juger de la pertinence de l'objectif, beaucoup préfèrent condamner l'outil. Va-t-on accuser le marteau et non moi d'avoir écrasé le crâne de mon prochain ? Evidemment que non. Alors pour quel motif doit-on condamner la recherche sur les OGM par exemple ? Si l'objectif de cette recherche est par exemple d'offrir à une entreprise une position économique dominante et potentiellement néfaste comme Monsanto, là il est évident qu'on doit critiquer cet usage. Mais si par exemple, une recherche sur les OGM permet de réellement favoriser la pousse d'une plante céréalière avec des besoins en eau diminués pour offrir à des populations vivant dans un climat difficile une source d'alimentation stable (et ce sans l'objectif de se faire un paquet de fric en brevetant le procédé, je tiens à préciser), alors cette recherche répond à une réelle problématique avec le potentiel de résoudre une insuffisance alimentaire dans tel ou tel pays.

La technique sans morale n'a pas de sens en réalité. Et c'est là qu'on peut reprocher à certain technophiles disons aveugles de toujours faire preuve d'un excès de confiance. Tout comme la morale méprisant la technique n'est qu'obscurantisme.

Ensuite, la technique est, par définition, évolutive. Elle passe par des stades différents pour parvenir à un mieux. Et chaque stade répond à une problématique mais en génère également.

Si on prend l'histoire de l'électricité, les premières centrales électriques furent au charbon. Extrêmement polluantes, elles n'en furent pas moins indispensables au début pour produire l'électricité, qui permettra de concevoir de nouveaux outils, y compris dans la production même d'électricité, etc. Au point qu'elles n'ont plus de sens aujourd'hui, au regard des techniques de loin plus efficientes disponibles. C'est là toute la raison d'être de la technique : répondre à une nouvelle problématique, une limite qu'on doit franchir, dépasser. Et ces limites peuvent aussi bien être pratiques (comment mieux se protéger d'une tornade par exemple) qu'éthiques (comment moins polluer avec une centrale électrique par exemple).

D'ailleurs, il n'est pas rare que les considérations éthiques et pratiques se confondent.

Dès lors, je vois mal comment l'homme peut se passer de la technique d'une quelconque manière. Même au regard de l'impact écologique par exemple de certaines technologies, c'est justement par elles qu'on peut parvenir à un mieux et même protéger l'environnement par exemple.

Je pense la même chose, suis pas limité.Un astrophysicien célébre disait, allons y mais allons y lentement ( étudions les conséquences avant , principe de précaution)

Il refusa la direction des centrales nucléaires aux USA car seul le profit comptait

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Tout comme le nucléaire a également ouvert de nouvelles perspectives sur l'énergie et pourront à terme développer des énergies propres et extrêmement efficientes. Evidemment qu'il ne faut pas s'arrêter aux seules centrales nucléaires actuelles en matière de développement technologique.

Fondamentalement, la technique n'a ni a être sacrée, ni à être méprisée. La technique, comme son nom l'indique, n'est qu'outil pour parvenir à atteindre un objectif. Dès lors, c'est l'objectif qui doit être jugé à sa juste valeur et non nécessairement l'outil. Si je prend un marteau pour fixer une étagère pour entreposer des livres, l'usage de l'outil est bénéfique. Mais si je compte m'en servir pour écraser le crâne de mon prochain, là par contre...

Et le problème se situe là : au lieu de juger de la pertinence de l'objectif, beaucoup préfèrent condamner l'outil. Va-t-on accuser le marteau et non moi d'avoir écrasé le crâne de mon prochain ? Evidemment que non. Alors pour quel motif doit-on condamner la recherche sur les OGM par exemple ? Si l'objectif de cette recherche est par exemple d'offrir à une entreprise une position économique dominante et potentiellement néfaste comme Monsanto, là il est évident qu'on doit critiquer cet usage. Mais si par exemple, une recherche sur les OGM permet de réellement favoriser la pousse d'une plante céréalière avec des besoins en eau diminués pour offrir à des populations vivant dans un climat difficile une source d'alimentation stable (et ce sans l'objectif de se faire un paquet de fric en brevetant le procédé, je tiens à préciser), alors cette recherche répond à une réelle problématique avec le potentiel de résoudre une insuffisance alimentaire dans tel ou tel pays.

La technique sans morale n'a pas de sens en réalité. Et c'est là qu'on peut reprocher à certain technophiles disons aveugles de toujours faire preuve d'un excès de confiance. Tout comme la morale méprisant la technique n'est qu'obscurantisme.

Ensuite, la technique est, par définition, évolutive. Elle passe par des stades différents pour parvenir à un mieux. Et chaque stade répond à une problématique mais en génère également.

Si on prend l'histoire de l'électricité, les premières centrales électriques furent au charbon. Extrêmement polluantes, elles n'en furent pas moins indispensables au début pour produire l'électricité, qui permettra de concevoir de nouveaux outils, y compris dans la production même d'électricité, etc. Au point qu'elles n'ont plus de sens aujourd'hui, au regard des techniques de loin plus efficientes disponibles. C'est là toute la raison d'être de la technique : répondre à une nouvelle problématique, une limite qu'on doit franchir, dépasser. Et ces limites peuvent aussi bien être pratiques (comment mieux se protéger d'une tornade par exemple) qu'éthiques (comment moins polluer avec une centrale électrique par exemple).

D'ailleurs, il n'est pas rare que les considérations éthiques et pratiques se confondent.

Dès lors, je vois mal comment l'homme peut se passer de la technique d'une quelconque manière. Même au regard de l'impact écologique par exemple de certaines technologies, c'est justement par elles qu'on peut parvenir à un mieux et même protéger l'environnement par exemple.

Les comités d'éthique sont en général totalement incapables d'imposer quoi que ce soit à ceux dont les pratiques sont outrageusement dangereuses. Je pense qu'il faut partir du principe de précaution suivant : quand on dit OUI à un instrument technique, à une innovation ou un phénomène particulier, on dit en même temps OUI à toutes ses conséquences et à toutes les façons possibles de l'utiliser qui auront cours tôt ou tard. Avec ce que nous savons de la nature humaine, nous avons toutes les raisons de nous méfier de la technique.

La règle des marchés est simple : tant qu'il y a une demande, tout est bon, et au besoin nous créerons cette demande par le biais de la télévision et des techniques de marketing. Prenons le cas simple de Mc Donalds par exemple, n'est-il pas hypocrite de dire que les gens sont libres d'y aller ou non quand par ailleurs les techniques de marketing tentent de forcer la pulsion d'achat (p.ex. en séduisant les enfants avec un clown nommé Ronald)?

De façon générale, nous mettons sur le marché des produits sans être assurés que sur le long terme ou le moyen terme leur utilisation ne pose pas un problème en soi (p.ex. l'amiante, les OGM, le médicament MEDIATOR, etc..), nous développons les techniques de manipulation et de ventes inédites, et nous renvoyons derrière les gens à leurs responsabilités (leur pseudo-liberté) inexistantes dans le processus en cause. Concernant la télévision par exemple, comment veux-tu en développer une utilisation vertueuse quand tout est fait pour fidéliser le client à des séries B intellectuellement très pauvres auxquelles il deviendra parfois dépendant? Quelle utilisation vertueuse de l'automobile sans création de particules fines? etc...

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 583 messages
80ans‚ Talon 1,
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L'humain a toujours été en perpétuelle évolution. Sinon, nous n'aurions pas d'électricité, pas d'eau potable, pas de voiture, pas d'avions, pas de bâteaux, pas de supermarchés etc...

Cette prétendue évolution de l'homme est un leurre, une vanité. Nous sommes en tous points les mêmes que les Cro-magnons. L'humain a moins évolué, depuis qu'il est apparu, qu'une vache. Et les outils et instruments qu'il a inventés lui permettent de modifier son environnement, et donc de ne pas évoluer. Mais la compréhension du monde a évoluée. Donc notre mentalité. Le besoin d'être intégré dans la communauté était primordial. Il semble que maintenant "les autres" soient une gêne. L'autre est devenu un ennemi dont nous ne pouvons nous passer. C'est dû à la concurrence, à ce que les humains se comparent sans cesse et cherchent à surpasser les autres en quelque chose. Ceci pour satisfaire le besoin d'être admiré. Tous les sports sont devenus des compétitions. Toute réussite sociale se fait au détriment d'un adversaire, d'un concurrent. Les téléréalités sont de parfaits exemples de la vanité humaine.

"La chute est plus terrible que le coup." Montaigne

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Membre, 59ans Posté(e)
essayeur Membre 3 422 messages
Baby Forumeur‚ 59ans‚
Posté(e)

Soignez votre dépression les mecs, parce que là vous assombrissez le réel... nous n'avons plus rien à voir avec les Cro-Magnon, l'écriture et la fiction, depuis l'invention des romans, ont démultiplié les expériences vécues : je vis plusieurs vies en une seule, je suis plusieurs personnes à la fois, mes désirs sont formulables et ne se limitent pas à un borborygme quand j'ai envie de sexe ou que j'ai faim... d'ailleurs même la relation sexuelle et affective a évolué, or c'est symboliquement la représentation de la société des hommes.

Quant au matérialisme, je vais être un peu provoquant, mais qu'y a-t-il de plus sain que consommer ?

Consommer c'est vivre, et penser que toute personne qui consomme est forcément "décérébrée par la pub", déjà ça révèle un grand mépris pour les autres car les gens savent prendre ce qu'ils veulent ou non dans les publicités, la plupart d'entre nous zappe directement.... par ailleurs il a toujours existé des modes : à l'époque de Stendhal, les jeunes allaient parader dans des bars avec de beaux chevaux anglais, comme il le raconte dans La Chartreuse de Parme, oui il y a TOUJOURS eu ce côté m'as-tu-vu chez les êtres humains, même à l'époque romaine, et il y a fort à parier que Cro-Magnon paradait lui aussi d'une manière ou d'une autre, puisque la "parade" est un mode de séduction qu'on trouve chez les singes, chez les oiseaux, partout.

Que l'homme parade avec des objets matériels qu'il a créés, n'est pas avilissant, il faut oublier les traces de religiosité débile : vivons dans l'immatériel... la pureté n'est pas de ce monde et l'immatériel ça va un moment, mais quand on a besoin de se laver on préfère une douche, quand on a besoin de se déplacer, on préfère une voiture. C'est pas plus compliqué que ça. Nous devons être fiers de tout ce que nous avons inventé, y compris intellectuellement. Nous sommes jusqu'à preuve du contraire, la seule créature qui avec ses télescopes, regarde jusqu'au bout de l'univers et du temps et se pose les questions sur sa place dan l'univers. Je ne crois pas que Cro-Magnon aurait été intéressé.

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Invité The Black Cat
Invités, Posté(e)
Invité The Black Cat
Invité The Black Cat Invités 0 message
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Les comités d'éthique sont en général totalement incapables d'imposer quoi que ce soit à ceux dont les pratiques sont outrageusement dangereuses. Je pense qu'il faut partir du principe de précaution suivant : quand on dit OUI à un instrument technique, à une innovation ou un phénomène particulier, on dit en même temps OUI à toutes ses conséquences et à toutes les façons possibles de l'utiliser qui auront cours tôt ou tard. Avec ce que nous savons de la nature humaine, nous avons toutes les raisons de nous méfier de la technique.

La règle des marchés est simple : tant qu'il y a une demande, tout est bon, et au besoin nous créerons cette demande par le biais de la télévision et des techniques de marketing. Prenons le cas simple de Mc Donalds par exemple, n'est-il pas hypocrite de dire que les gens sont libres d'y aller ou non quand par ailleurs les techniques de marketing tentent de forcer la pulsion d'achat (p.ex. en séduisant les enfants avec un clown nommé Ronald)?

De façon générale, nous mettons sur le marché des produits sans être assurés que sur le long terme ou le moyen terme leur utilisation ne pose pas un problème en soi (p.ex. l'amiante, les OGM, le médicament MEDIATOR, etc..), nous développons les techniques de manipulation et de ventes inédites, et nous renvoyons derrière les gens à leurs responsabilités (leur pseudo-liberté) inexistantes dans le processus en cause. Concernant la télévision par exemple, comment veux-tu en développer une utilisation vertueuse quand tout est fait pour fidéliser le client à des séries B intellectuellement très pauvres auxquelles il deviendra parfois dépendant? Quelle utilisation vertueuse de l'automobile sans création de particules fines? etc...

Si vous ne retenez que le mauvais...

Je rappelle dans le même temps, beaucoup de gens ne vont pas à MacDo, que beaucoup regardent des séries de très bonne qualité artistique et scénaristique, que beaucoup d'urbains n'ont pas de voiture ou privilégient le vélo, les véhicules électriques partagés, le covoiturage, etc.

Donc il n'y a jamais de tout bien ou tout mauvais. Et se méfier de la technique n'a aucun sens, alors que l'origine première d'une mal-utilisation de la technique est toujours la même chose : l'Homme. Et bien sûr que les comités d'éthique ont un pouvoir. En France, il suffit de voir le droit pour comprendre que la loi préserve à bien des égards pour des questions éthiques bien des comportements. Evidemment, il existe une différence entre son existence et son application, mais objectivement, le constat est que d'un point de vue réglementaire, la loi n'a pas cessée de se renforcer sur les questions environnementales, médicales, etc. Par exemple l'expérimentation animale recule en Europe pour ne se focaliser d'une part que sur des espèces animales bien spécifiques, comme les souris, mais en même temps, de nouvelles techniques de laboratoire amènent à l'abandon probable à terme de l'expérimentation in vivo au profit du in vitro et in silico.

C'est bien l'une des rares choses bénéfiques de l'Union Européenne (puisqu'elle a impulsée une partie de ces réglementations) a pu nous apporter d'ailleurs. Pour une fois...

Donc on ne peut pas critiquer la technique comme ça. Ça n'a pas de sens. C'est l'humain qu'il faut critiquer, et plus exactement les personnes utilisant à mauvais escient telle ou telle technique. La seule critique qu'on peut exercer sur la technique est sous l'angle... Technique. Autrement dit sur les avantages et inconvénients empiriques de cette dernière.

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
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Si vous ne retenez que le mauvais...

[...]

Donc on ne peut pas critiquer la technique comme ça. Ça n'a pas de sens. C'est l'humain qu'il faut critiquer, et plus exactement les personnes utilisant à mauvais escient telle ou telle technique. La seule critique qu'on peut exercer sur la technique est sous l'angle... Technique. Autrement dit sur les avantages et inconvénients empiriques de cette dernière.

Si tu relis bien je ne retiens pas que le mauvais, j'explique au contraire que toute innovation technique sera utilisée de toutes les façons possibles (bonnes ou mauvaises). Tout ce que fait la technique c'est accroître la puissance de l'Homme, pour le meilleur comme pour le pire. Et ce que nous savons de la nature humaine fait la part belle au pire (un peu comme dans le mariage :sleep:).

Ce serait parfaitement naïf de dire qu'on commercialise les couteaux, et de penser qu'en interdire l'usage en tant qu'arme empêchera en quoique ce soit ceux qui décident de le faire tout de même de le faire en dépit des lois. Je soutiens même au contraire que certaines technologies sont mauvaises pour l'humain en soi, de leur simple usage ou fabrication. C'est un peu trop facile de se décharger sur la responsabilité individuelle de chacun quand tout est fait pour que nous fonctionnions avec nos émotions, nos frustrations, nos pulsions (c'était là mon propos) et non avec une réflexion aboutie. Voyons ne serait-ce que les techniques de vente, si ce sont bien là des techniques, comme passer une musique d'arrière plan qui incite inconsciemment à la consommation, obliger à passer devant certains rayons en premier, jouer sur le forme et les odeurs des emballages des produits, etc..

Après c'est certain que personne ne dira jamais consciemment : oui, j'ai acheté ce produit parce qu'il y avait une musique de fond qui me plaisait. Exactement comme vous ne vous direz jamais que trop tard que vous êtes de mauvaise humeur à cause du temps qu'il fait et que c'est la raison de cela que vous vous êtes disputé, ou vous ne vous direz jamais que vous êtes détendu parce que les lumières qui vous éclairent sont blanches (dans les hôpitaux). C'est juste hypocrite et paradoxal de la part du système, d'une main de renvoyer la balle à chacun et à sa responsabilité, et de l'autre main de tout faire pour que les raisonnements construits ne voient jamais le jour, de tout faire pour que nous fonctionnions par pulsions animales débridées, tout faire pour que nous soyons complexés, frustrés, tous victimes des autres et piétinant presque comme des enfants.

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Invité The Black Cat
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Invité The Black Cat
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Posté(e)

Si tu relis bien je ne retiens pas que le mauvais, j'explique au contraire que toute innovation technique sera utilisée de toutes les façons possibles (bonnes ou mauvaises). Tout ce que fait la technique c'est accroître la puissance de l'Homme, pour le meilleur comme pour le pire. Et ce que nous savons de la nature humaine fait la part belle au pire (un peu comme dans le mariage :sleep:).

Ce serait parfaitement naïf de dire qu'on commercialise les couteaux, et de penser qu'en interdire l'usage en tant qu'arme empêchera en quoique ce soit ceux qui décident de le faire tout de même de le faire en dépit des lois. Je soutiens même au contraire que certaines technologies sont mauvaises pour l'humain en soi, de leur simple usage ou fabrication. C'est un peu trop facile de se décharger sur la responsabilité individuelle de chacun quand tout est fait pour que nous fonctionnions avec nos émotions, nos frustrations, nos pulsions (c'était là mon propos) et non avec une réflexion aboutie. Voyons ne serait-ce que les techniques de vente, si ce sont bien là des techniques, comme passer une musique d'arrière plan qui incite inconsciemment à la consommation, obliger à passer devant certains rayons en premier, jouer sur le forme et les odeurs des emballages des produits, etc..

Après c'est certain que personne ne dira jamais consciemment : oui, j'ai acheté ce produit parce qu'il y avait une musique de fond qui me plaisait. Exactement comme vous ne vous direz jamais que trop tard que vous êtes de mauvaise humeur à cause du temps qu'il fait et que c'est la raison de cela que vous vous êtes disputé, ou vous ne vous direz jamais que vous êtes détendu parce que les lumières qui vous éclairent sont blanches (dans les hôpitaux). C'est juste hypocrite et paradoxal de la part du système, d'une main de renvoyer la balle à chacun et à sa responsabilité, et de l'autre main de tout faire pour que les raisonnements construits ne voient jamais le jour, de tout faire pour que nous fonctionnions par pulsions animales débridées, tout faire pour que nous soyons complexés, frustrés, tous victimes des autres et piétinant presque comme des enfants.

Grossière exagération fondée sur un pessimisme notoire. Et puis c'est drôle, j'ai toujours trouvé la musique de magasin chiante à en crever.

Les techniques de vente permettent seulement de maximiser les chances d'achat de tel ou tel produit. Mais croyez-le, bien des individus ne fonctionnent pas à l'impulsion uniquement, au contraire. Penser que nous ne fonctionnons plus qu'à coup d'émotions et d'une part bien naïf (nous n'avons jamais su nous en passer et fort heureusement) et d'autre part il y a aussi de la logique dans l'attitudes des individus. Bon nombre de gens font des courses selon des critères qui n'ont rien d'émotionnels : budget alloué, priorité à certains produits spécifiques, etc.

Penser que nous consommons de façon impulsive, voire anarchique, est absurde. Au contraire de votre approche, il suffit d'étudier les données macro-économique doublées d'analyses psychosociologique pour comprendre que l'attitude des consommateurs est loin d'être aussi bête que vous le prétendez. Exemple : depuis que la crise a commencé, la consommation a globalement peu progressé (elle a même reculée par rapport à un plus haut atteint en 2010), la raison d'argent l'emportant sur l'impulsivité. Il faut également prendre en compte de nouveaux facteurs l'emportant dans l'approche de la consommation : sélection selon l'origine, la qualité, l'impact écologique, etc.

Enfin je rejoins essayeur sur un point : cette critique de la consommation me paraît à bien des égards stupide. Comme si les tendances et la marchandisation étaient choses nouvelles. Mais c'est un fait : on a toujours consommé et toujours fonctionné au gré de tendances et modes, justifiées aussi bien par des principes nobles que futiles. Et puis ça n'a rien d'hypocrite : la plupart savent comment fonctionne le commerce.

Peut-être serait-il sage d'être moins "pédant" à l'avenir concernant vos contemporains en les traitant presque de moutons impulsifs, surtout quand les données macroéconomiques et sociales tendent à prouver une situation bien plus contrastée.

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CAL22 Membre 891 messages
Baby Forumeur‚
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Soignez votre dépression les mecs, parce que là vous assombrissez le réel... nous n'avons plus rien à voir avec les Cro-Magnon, l'écriture et la fiction, depuis l'invention des romans, ont démultiplié les expériences vécues : je vis plusieurs vies en une seule, je suis plusieurs personnes à la fois, mes désirs sont formulables et ne se limitent pas à un borborygme quand j'ai envie de sexe ou que j'ai faim... d'ailleurs même la relation sexuelle et affective a évolué, or c'est symboliquement la représentation de la société des hommes.

Quant au matérialisme, je vais être un peu provoquant, mais qu'y a-t-il de plus sain que consommer ?

Consommer c'est vivre, et penser que toute personne qui consomme est forcément "décérébrée par la pub", déjà ça révèle un grand mépris pour les autres car les gens savent prendre ce qu'ils veulent ou non dans les publicités, la plupart d'entre nous zappe directement.... par ailleurs il a toujours existé des modes : à l'époque de Stendhal, les jeunes allaient parader dans des bars avec de beaux chevaux anglais, comme il le raconte dans La Chartreuse de Parme, oui il y a TOUJOURS eu ce côté m'as-tu-vu chez les êtres humains, même à l'époque romaine, et il y a fort à parier que Cro-Magnon paradait lui aussi d'une manière ou d'une autre, puisque la "parade" est un mode de séduction qu'on trouve chez les singes, chez les oiseaux, partout.

Que l'homme parade avec des objets matériels qu'il a créés, n'est pas avilissant, il faut oublier les traces de religiosité débile : vivons dans l'immatériel... la pureté n'est pas de ce monde et l'immatériel ça va un moment, mais quand on a besoin de se laver on préfère une douche, quand on a besoin de se déplacer, on préfère une voiture. C'est pas plus compliqué que ça. Nous devons être fiers de tout ce que nous avons inventé, y compris intellectuellement. Nous sommes jusqu'à preuve du contraire, la seule créature qui avec ses télescopes, regarde jusqu'au bout de l'univers et du temps et se pose les questions sur sa place dan l'univers. Je ne crois pas que Cro-Magnon aurait été intéressé.

C'est étonnant cette vision persistante sur cro-magnon. Cro-magnon c'est homo sapiens il y a environ 20 mille ans. C'est nous avec moins de culture mais avec les mêmes interrogations métaphysiques, le langage articulé et effectivement parures et bijoux.

L'homme avait certainement des interrogations métaphysiques il y a 500 mille ans. Et déjà des parures.

Alors homo sapiens, pour cibler, n'a que peu changé en 200 mille ans. Seule la culture s'est considérablement développée. L'homme a conquis la planète en tous milieux mais se retrouve confronté a sa responsabilité égalant sa maitrise : j'ai conquis, exploité et peut-être déréglé. Comment je répare?

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
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Grossière exagération fondée sur un pessimisme notoire. Et puis c'est drôle, j'ai toujours trouvé la musique de magasin chiante à en crever.

Les techniques de vente permettent seulement de maximiser les chances d'achat de tel ou tel produit. Mais croyez-le, bien des individus ne fonctionnent pas à l'impulsion uniquement, au contraire. Penser que nous ne fonctionnons plus qu'à coup d'émotions et d'une part bien naïf (nous n'avons jamais su nous en passer et fort heureusement) et d'autre part il y a aussi de la logique dans l'attitudes des individus. Bon nombre de gens font des courses selon des critères qui n'ont rien d'émotionnels : budget alloué, priorité à certains produits spécifiques, etc.

Je crois que 10 ou 20 % des produits achetés le sont au dernier moment et de façon impulsive. C'est connu et reconnu.

Penser que nous consommons de façon impulsive, voire anarchique, est absurde. Au contraire de votre approche, il suffit d'étudier les données macro-économique doublées d'analyses psychosociologique pour comprendre que l'attitude des consommateurs est loin d'être aussi bête que vous le prétendez. Exemple : depuis que la crise a commencé, la consommation a globalement peu progressé (elle a même reculée par rapport à un plus haut atteint en 2010), la raison d'argent l'emportant sur l'impulsivité. Il faut également prendre en compte de nouveaux facteurs l'emportant dans l'approche de la consommation : sélection selon l'origine, la qualité, l'impact écologique, etc.

Il est certain que le gel des salaires pratiqué officieusement depuis la crise ne permet pas vraiment une hausse de consommation.

Enfin je rejoins essayeur sur un point : cette critique de la consommation me paraît à bien des égards stupide. Comme si les tendances et la marchandisation étaient choses nouvelles. Mais c'est un fait : on a toujours consommé et toujours fonctionné au gré de tendances et modes, justifiées aussi bien par des principes nobles que futiles. Et puis ça n'a rien d'hypocrite : la plupart savent comment fonctionne le commerce.

Peut-être serait-il sage d'être moins "pédant" à l'avenir concernant vos contemporains en les traitant presque de moutons impulsifs, surtout quand les données macroéconomiques et sociales tendent à prouver une situation bien plus contrastée.

Il n'est pas question de mode ou de tendance mais de techniques de marketing. On les connait bien les discours de ceux qui pensent que la publicité ne les atteint pas : pourquoi donc dépenser autant pour des publicités? Vaste connerie, sincèrement : nous sommes tous conditionnés, voilà la vérité. C'est quand on le réalise qu'on récupère (un peu) de liberté.

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Invité The Black Cat
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Je crois que 10 ou 20 % des produits achetés le sont au dernier moment et de façon impulsive. C'est connu et reconnu.

Donc 80 à 90% ne le sont pas. CQFD

Il est certain que le gel des salaires pratiqué officieusement depuis la crise ne permet pas vraiment une hausse de consommation.

Non seulement c'est faux (les salaires réels n'ont pas cessé d'augmenter, même s'ils ralentissent) mais on s'en fout de toute façon de la cause économique responsable de l'absence de hausse de consommation. C'est bien la preuve que la raison d'argent prédomine dans l'attitude de consommation.

Il n'est pas question de mode ou de tendance mais de techniques de marketing. On les connait bien les discours de ceux qui pensent que la publicité ne les atteint pas : pourquoi donc dépenser autant pour des publicités? Vaste connerie, sincèrement : nous sommes tous conditionnés, voilà la vérité. C'est quand on le réalise qu'on récupère (un peu) de liberté.

Votre raisonnement a la malchance d'être à circuit fermé :

Prétendre ne pas être influencé par la pub

---> Pourquoi donc dépenser autant en pub ?

---> On prend conscience qu'on est conditionné.

---> On prétend donc ne plus être influencé par la pub.

---> Sauf que pourquoi alors ils continuent la pub !?

---> Etc.

C'est pas très sérieux franchement. Ce délire qui consiste à penser que nous sommes conditionnés au point d'être incapable de réfléchir dans notre comportement de consommation (sachant que de votre propre aveu, il n'y a que 20% maximum d'achat compulsif dans un panier de course) en vous croyant vous-même soi-disant éclairé et libéré partiellement de ce conditionnement, c'est juste exagéré.

Soyez rationnel justement. Car là, votre propos est pure doctrine faisant dans le catastrophisme moral et non analyse empirique de la réalité. Oui, les techniques marketing sont largement employées. Mais non, on est très loin d'une majorité d'achats impulsifs (comme vous le prouvez vous-même, ce qui fait perdre de sa superbe à votre démonstration). On est régit par des habitudes comme la disponibilité monétaire, les contraintes géographiques, familiales, professionnelles, etc. Faut arrêter de croire en une espèce de dictature consumériste éliminant la pensée. Au contraire, on a même des associations de consommateurs, je ne sais combien d'association faisant la promotion d'une réglementation environnementale, qualitative, etc. Pour éviter les dérives consuméristes que vous avez raison de craindre, mais qui sont très loin pour le moment du paroxysme que vous semblez croire.

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