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..............L’Algérie a la veille de l’élection Présidentielle


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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)

Hier soir sur Arte une émission "paroles d'Algérie" donnait un peu la température dans ce pays à la veille des élections présidentielles ...

loin de donner des explications cette émission suscite des questions

Pourquoi alors que le président Bouteflika semble diminué au point de n'être qu'un paravent est donné gagnant de ces élections ?

Pourquoi ,alors que tous les intervenants sont unanimes sur la corruption qui mine le pays et l'oligarchie mise en place ,ne pas profiter de ces élections pour mettre en place un semblant de changement ?...

pourquoi ,lorsque le chômage endémique qui touche principalement les jeunes (70 pour cent de la population )ceux ci annoncent qu'ils ne voteront pas ? ...

la gérontocratie au pouvoir en Algérie a t'elle peur de sa jeunesse et se sent donc obligé de la subventionner avec l'argent du pétrole ?

mais peut être que le "statu quo" est préférable à quelque chose qui pourrait faire exploser la cocotte minute ...

"

Les images défilent à travers le pare-brise d'une voiture. Parti avec autorisationréaliser un documentaire sur les jeunes en Algérie, Bruno Ulmer s'est vu au finalinterdire sur place de mener son projet à bien. Alors il est revenu avec une discrète caméra qui plonge parfois subitement dans la boîte à gants à chaque rencontre avec un barrage de gendarmes ou de policiers. Alger, Annaba, Blida, Oran, Ouargla, Tizi Ouzou sont ainsi traversées, au ras du bitume. Cet itinéraire volé offre un contraste qui n'en est que plus cruel avec le témoignages d'Algériens dont la parole, elle, est libre.

A l'approche de l'élection présidentielle du 17 avril, pour laquelle le président sortant Abdelaziz Bouteflika, élu depuis 1999, sollicite un 4ème mandat, l'inquiétude est un peu plus vive, les silences un peu plus lourds. A leur manière, avec des mots simples et directs, les algériennes et les algériens filmés par Bruno Ulmer contestent le bilan de ces quinze dernières années sans acrimonie. Sans illusions non plus sur les autres candidats potentiels. Comme si la résignation les avait submergés. L'étudiant de Tizi Ouzou décrit ainsi le malaise des jeunes: « On n'arrive plus à se situer. On ne sait plus si c'est le jour qui tombe ou si c'est le jour qui se lève ». Un autre à Alger se demande s'il ne ferait pas mieux d'arrêter de seposer des questions. « Mangeons notre pain et taisons-nous »."

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Membre, paradoxe sur pattes, 56ans Posté(e)
koadeg Membre 4 391 messages
56ans‚ paradoxe sur pattes,
Posté(e)

Egalement au "Téléphone sonne" hier soir sur France Inter. Les intervenants n'étaient pas tendres avec l'ex-futur président ni avec leur pays. Selon eux Bouteflika est un opportuniste arrivé comme un libérateur contre un extrémisme musulman alors que celui ci était en bout de course.

De ses mandants, ils n'ont retenu que des magouilles financières et un abêtissement du peuple jusqu'à en faire des assistés. Dénonçant notamment le parallèle entre les réserves naturelles de l'Algérie pouvant en faire un pays de premier plan et le fait que l'économie repose sur plus de 75 % (je ne me rappelle plus le chiffre exacte) d'importation, entrainant un appauvrissement de la population et un assistanat.

Quant à cette élection, ils la dénonce comme biaisée d'avance : 1/ organisée par les adjoints du président qui ont tout intérêt à garder une marionnette au pouvoir (alors que du propre aveu de Bouteflika, il avait dit ne pas se représenter) 2/ par la peur de la population qui n'ose même pas afficher sur les 6 panneaux, les autres élus : on se retrouve donc avec 6 portraits du président actuel, ne laissant aucune chance à ses opposants !

Le téléphone sonne, mercredi 16/04/14

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