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1963-1982 : Quand la France déportait en Creuse des petits Réunionnais


Invité Magus

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Invité Magus
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Quand la France déportait en Creuse des petits Réunionnais





    Il s'agissait alors de repeupler les campagnes. Plus de 1 600 enfants ont été arrachés à leurs parents contre leur gré. Lundi, la nation se souvient.

Lire la suite de l'article

forum Source: Le Point


Pour aller plus loin : Ivan Jablonka, Enfants en exil, transfert de pupilles réunionnais en métropole (1963-1982), éd. du Seuil, Paris 2007.
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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 117 messages
Forumeur confit,
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Déportation et voilà la grande accusation lancée ?

C’est à peine si la torture n’est pas évoquée ?

Pour obtenir des dédommagements de tous ordres, certains ont quand même une sacrée disposition pour se présenter comme des victimes institutionnelles.

Bah, il faut bien tenter, on ne sait jamais, cela peut rapporter quelque chose ?

De plus, cela permet de faire un article croustillant pour le Point... tout bénéf!

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Invité Long Nao
Invités, Posté(e)
Invité Long Nao
Invité Long Nao Invités 0 message
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Tentative de minimisation à peine visible...

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Membre, Posté(e)
shyiro Membre 15 609 messages
Maitre des forums‚
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Déportation et voilà la grande accusation lancée ?

C’est à peine si la torture n’est pas évoquée ?

quel autre mot pour designer des deplacements forcés d'une population d'une colonie vers une autre colonie ou d'une colonie vers la metropole ?

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Visiblement, même après avoir payés un lourd tribu à la France, ces citoyens ne le sont toujours pas à part entière pour certains. Ce ne sont pas des victimes, ce sont des petits malins qui veulent un chèque... Wouah... Dans le mépris, c'est très fort.

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 599 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

Peut être qu'avec l'exposé des motifs de l'Assemblée Nationale :

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

En 1963, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre-mer (BUMIDOM) était créé. Cet organisme s’était vu confier comme mission de solutionner le problème démographique et social dans les départements ultramarins en organisant, favorisant et développant la promotion d’une émigration massive vers le territoire métropolitain.

Parmi les transferts de populations organisés, plus de 1 600 jeunes réunionnais, reconnus pupilles, ont quitté leur département d’origine et leurs familles entre 1963, date de la création du BUMIDOM, et 1982, date de sa dissolution.

I] Une politique de migration forcée et de rupture identitaire

Le choix d’une politique de migration forcée comme solution aux problèmes démographiques et économiques de La Réunion s’est très tôt attirée les critiques ou réserves des administrations en charge. En cause, l’écart entre les problèmes identifiés et les bénéfices résultant de cette politique mais également les conséquences affectives et personnelles de ces éloignements forcés.

Ainsi dès 1968, la DDAS de la Creuse demande un arrêt du programme en raison des difficultés d’adaptation des jeunes réunionnais.

En 1972, le préfet de Lozère souligne que les pupilles « positionnés » par l’administration l’ont été sur des secteurs économiques obérant leurs chances d’insertion professionnelle. Ceci plaçant le programme en échec patent vis-à-vis de ses objectifs affichés.

En 1975 enfin, c’est le directeur général de la santé qui s’étonne auprès du préfet de La Réunion que l’on entende solutionner le problème démographique réunionnais via la migration de quelques centaines d’enfants.

Dénoncée dès les années 70 à La Réunion comme une politique de déportation à travers laquelle de jeunes enfants seraient arrachés à leurs familles, la politique migratoire incarnée par le BUMIDOM est portée devant les tribunaux en janvier 2002. Jean-Jacques Martial, qui a quitté La Réunion en 1966, dépose plainte contre l’État pour « enlèvement et séquestration de mineurs, rafle et déportation ». Cette plainte et toutes celles qui l’ont suivie furent repoussées en raison de la prescription des faits.

Malgré cela, l’affaire se fait connaître dans l’opinion publique hexagonale sous le nom d’ « affaire des Réunionnais de la Creuse » et un rapport de l’inspection générale des affaires sociales est rendu en octobre 2002 à la demande d’Elizabeth Guigou, ministre de l’Emploi et de la Solidarité. Les conclusions de ce rapport, si elles ont contribué à replacer le débat, laissent ouvertes de nombreuses questions.

II] Une responsabilité républicaine

À la lecture du rapport de l’IGAS, il s’avère impossible de s’assurer de la validité du consentement des parents à l’abandon de leurs enfants. Le choix délibéré mais cohérent avec les pratiques éducatives de l’époque de couper tous les ponts entre les pupilles et leur milieu d’origine, notamment en limitant les vacances et les correspondances, a causé une grande détresse émotionnelle aux familles ainsi « décomposées ». En ne parvenant pas à garantir l’accès à leur patrimoine mémoriel et la construction d’une histoire personnelle, l’État français a renforcé le sentiment d’aliénation de ces enfants, leur conviction d’avoir été à la fois reniés et oubliés.

Nombre d’archives liées à ces enfants ont en effet été détruites, égarées ou non conservées par les services de l’État. Ces enfants et leurs familles, dont la République a choisi d’orienter le destin, se voient donc privées de leur histoire et de leurs identités. Les conséquences affectives et sociales issues des orientations de cette politique n’ont été contrebalancées ni par une aide à la reconstitution mémorielle, ni par une aide au retour.

La France, patrie des droits de l’Homme, dispose aujourd’hui de l’occasion de contribuer à la restauration de ce passé et à la résorption des fractures passées. La déclinaison locale des politiques de l’État a pesé lourdement sur de jeunes enfants. Public qui aurait dû être protégé et tout particulièrement leur identité et leur mémoire. Si le préjudice est inestimable et irréparable, la République doit tenter de réconcilier ses pupilles, ses Réunionnais déplacés, avec leur histoire.

Là, il me semble que c'est clair non, enchantant ?

La source complète/La proposition de résolution : http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1716.asp

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Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
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Ah le passé des pays européens et leur rapport aux autres zones du monde, ainsi qu'aux autre races.

Toujours plein de rebondissement, et surtout de partisanat.

Si l'opération n'est pas de très grande envergure, 1600 sur 19 ans c'est pas énorme. Cela reste horrible, du kidnapping organisé et manifeste. Sans parler de déportation très mal connoté en Français, il s'agît là d'un crime, il faut que ces familles soient dédommagées, qu'elles obtiennent justice.

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 599 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

J'veux pas faire ma ch :p, quoique...

Mais le Littré nous dit : Déportation : acte de déporter du pays.

Même si le mot choque c'est le bon. Sinon quel autre ? Transportation, Expatriation ?

Tant qu'à faire, la suite de la définition du littré : Dans l'ancienne Rome, espèce de bannissement, qui différait de l'exil et qui commençait par l'interdiction de l'eau et du feu, ce qui obligeait le condamné de s'éloigner du lieu dans les limites duquel cette sentence avait toute sa force ; elle était pour toute la vie ; autre différence d'avec l'exil et la rélégation qui pouvaient ne durer qu'un temps.

Aujourd'hui, peine qui consiste à exiler quelqu'un dans un lieu déterminé, et, plus spécialement, à lui faire subir sa détention hors du territoire français. Ils sont condamnés à la déportation.

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Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
Posté(e)

Ah mais sur le fond tu as raison m'as chère mais l'idée c'est que ce mot est TRÈS LOURDEMENT connoté ^^" Donc après c'est vrai que c'est le terme exact.

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 713 messages
Maitre des forums‚
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Quelle honte ! Je savais que le Royaume-Uni avait déporté des enfants britanniques en Australie par le passé, j'ignorais que ça avait eu lieu en France également. Merci pour ces articles en tout cas.

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Membre, Posté(e)
shyiro Membre 15 609 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

J'avais vu un documentaire sur des independantistes indochinois : la france les a fait déporté en Reunion afin de les isoler ... mettez-vous à leur place : ils aiment leur pays, ils luttent pour l'independance de leur pays, et se font déportés de l'autre coté du monde où ils ne connaissent personne ...

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Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
Posté(e)

Pourquoi tu parles de l'indochine encore ? On parle des Réunionnais là. De plus on parle d'une déportation d'enfants arrachés à leur famille pas d'une déportations d'opposant à un régime.

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