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Le service civique, choix "contraint" de jeunes diplômés


January

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January Modérateur 62 580 messages
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Instauré par la loi du 10 mars 2010, le service civique concerne les jeunes âgés de 16 à 25 ans, et consiste à travailler de six à douze mois dans une entreprise certifiée par l'Etat, pour un montant mensuel de 573 euros.

Depuis sa création, il a séduit plus de 46 000 personnes.

Ce statut a été conçu pour favoriser l'engagement des jeunes dans des tâches dites d'intérêt général. Un objectif affiché par l'Agence du service civique, présidée par Martin Hirsch, ancien haut-commissaire aux solidarités actives sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Mais depuis sa création, le statut mobilise une population relativement diplômée, comme en témoignent les seuls chiffres communiqués par l'agence. En 2012, près de 42 % des jeunes engagés étaient détenteurs d'un niveau équivalent ou supérieur à bac + 2, et 17,4 % d'entre eux possédaient un diplôme allant de la licence au doctorat.

"UN CHOIX FORCÉ"

Un phénomène qui s'explique par la difficulté des jeunes fraîchement diplômés à rapidement trouver un emploi en adéquation avec leur aspirations professionnelles. En 2011, 5,3 % des allocataires bénéficiant des indemnités chômage étaient titulaires d'un bac + 5.

Un chiffre qui cache une autre réalité : ces diplômés sont de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir occuper un emploi correspondant à leurs diplômes. En 2007, près de 35 % des jeunes en possession d'un master occupaient un poste de niveau inférieur à celui que leur diplôme leur permettrait d'espérer, estime le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Cereq).

A l'image d'Hélène, juriste de 26 ans, diplômée d'un master en droits de l'homme. Si la jeune femme évoque une "expérience indispensable" qu'elle a su valoriser avant d'obtenir un contrat à durée indéterminée (CDD), Hélène qualifie le service civique de "choix forcé" :

"J'ai effectué un service civique d'un an, non pas par choix mais parce que je ne trouvais pas de 'vrai' travail. J'avais déjà une certaine expérience liée à de nombreux bénévolats et stages, mais ce n'était pas suffisant pour décrocher un premier CDD. Il s'agit d'un 'choix forcé'
par l'exigence des employeurs, qui hésitent toujours à donner leur chance aux jeunes diplômés, et par la crise, qui a considérablement réduit le nombre d'offres d'emploi dans le secteur associatif."

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