Sida l'épidémie


Lex Membre 85 messages
Forumeur en herbe‚
Posté(e)
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Sida l'épidémie s'emballe chez les gays


01 décembre 2004 - 06:00 - Libération

Les chiffres montrent une explosion des contaminations par le VIH consécutives à des pratiques à risque chez les homos français.


«C'est grave», juge Caroline Semaille, responsable de la cellule sida à l'Institut national de veille sanitaire (IVS). «Une catastrophe», ajoute Christian Saout, président de Aides. Quant au ministre de la Santé, Philippe Douste Blazy, vendredi soir devant les états généraux des malades du sida, réunis à l'occasion des vingt ans de l'association Aides, il a pu affirmer : «Le spectre des années noires réapparaît, l'épidémie est de nouveau incontrôlée chez les homosexuels.»

Lassitude. Pour la première fois, un ensemble de données et d'enquêtes concourt pour décrire une situation inquiétante dans la communauté gay en France, vis-à-vis du sida. «C'est d'autant plus grave, poursuit Caroline Semaille, que les homos ont été historiquement les porteurs les plus dynamiques du discours de prévention.» D'abord les données brutes : elles sont inédites, issues pour la première fois du nouveau système de déclaration obligatoire de l'infection à VIH, en France. Un système qui permet de comptabiliser le nombre de nouvelles infections déclarées, mais aussi de déterminer si la contamination est récente ou pas avec un test génétique (plus ou moins 6 mois). Selon l'IVS, «l'épidémie ne recule pas en France, en particulier chez les homosexuels et les femmes d'Afrique subsaharienne. Elle touche toujours l'Ile-de-France et les territoires d'outre-mer».

Il y a autour de 6 000 nouvelles contaminations par an. Et l'IVS ajoute : «Les données épidémiologiques et les enquêtes comportementales indiquent que l'épidémie reste active chez les homosexuels masculins : ils représentent ainsi 22 % des nouveaux diagnostics en 2003-2004, dont la moitié s'est contaminée dans les six derniers mois.» «Ce dernier chiffre est impressionnant, analyse le Dr Semaille, cela montre qu'une bonne partie des contaminations est récente, ce que l'on ne savait pas.»

A ces données brutes, viennent se juxtaposer une série d'études de comportements. Qui confirment le relâchement des pratiques de prévention, mais surtout la multiplication des comportements à risques. On le savait et certains s'en alarmaient depuis quelques années. Avec le temps ­ et l'arrivée des traitements ­, on a assisté à un relâchement. Comme une lassitude, devenue manifeste dès 2000. Les premières études (Baromètre Gay 2001) montraient «une baisse de la prévention, significative avec les partenaires occasionnels, en particulier dans la région parisienne (...) Il n'y a pas à proprement parler passage du non- risque au risque, mais plutôt une banalisation des prises de risque observées chez certains gays». Sida Info Service confirmait : «De plus en plus de gays rejettent le tout capote. Il leur arrive de prendre un risque, ils ne se ruent plus pour faire un test, ils choisissent de ne pas paniquer en se jurant qu'ils ne recommenceront pas.» Les gays auraient en somme adopté des stratégies personnelles par rapport à la prévention.

L'enquête réalisée dans les lieux de rencontre gay en France, pour le Baromètre Gay 2002 (rendue publique cette année), «a souligné la persistance du relâchement de la prévention». 53 % des répondants indiquent avoir eu plus de dix partenaires lors des douze derniers mois. «Avec les partenaires occasionnels, les pratiques à risque concernaient plus de la moitié des répondants pour la fellation avec exposition au sperme. Parmi eux, 92 % ont pratiqué un rapport anal non protégé ; un sur trois ne connaissait pas son statut sérologique.»

«Inhabituel». Aujourd'hui, les épidémiologistes ont le sentiment que le relâchement s'est banalisé. Phénomène d'autant plus lourd de conséquences qu'avec le progrès des traitements, le nombre de séropositifs vivant en France augmente : plus de 100 000. «Ce qui nous inquiète, ce sont des données récentes que l'on a avec d'autres MST (maladies sexuellement transmissibles, ndlr), qui vont toutes dans le même sens», explique l'IVS. «La transmission de la syphilis continue malgré les campagnes d'information. La lymphogranulomatose vénérienne rectale, méconnue en France, est apparue en 2003. Des cas inhabituels de transmission de l'hépatite C ont été observés et les infections à gonocoque ont augmenté en 2003 après deux ans de baisse. Ces indicateurs confirment la reprise des pratiques à risque, insiste le Dr Semaille. Qui ajoute : Les séropositifs prennent plus de risques. Ils ont 2,6 fois plus de risques d'avoir des pénétrations anales que les séronégatifs. Comment ne pas être inquiet ?»




Source: Libération

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naturellevasion Membre 894 messages
Forumeur accro‚
Posté(e)

bonjour,

s'il y a plus de cas de séropositifs (aux anticorps anti-VIH) chez les homosexuels, c'est juste parce que la paroi anale est plus fragile et expose plus la personne à des risques de contamination, c'est tout... un homosexuel n'est pas plus "prédestiné" qu'un hétérosexuel à avoir/transmettre la maladie, on a tous des anus... je dis ça pour tous ces abrutis d'homophobes qui prennent les homosexuels pour des fléaux et qui les tiennent pour (uniques) responsables de la propagation du SIDA.

bref, mettez des préservatifs (c'est valable pour tout le monde, femmes et hommes).

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yves-1902 Membre 5 847 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
Posté(e)

Ca marche bien ton élevage de coccinelles ?

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Bulbi Membre 558 messages
Forumeur forcené‚ 38ans
Posté(e)

erf pas glop ça :/

m'enfin quand tu vois les boulets adeptent du barebacking et qui en font la "promo"

@Yves : Oo

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