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Etats-Unis: Obama pris dans le scandale de l'espionnage généralisé


eklipse

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
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08 JUIN 2013 | PAR IRIS DEROEUX

New York, correspondance

« Ils peuvent presque vous observer formuler vos idées au fur et à mesure que vous les tapez sur votre clavier »,a déclaré celui par qui tout est arrivé : un agent du renseignement américain anonyme, se disant « désenchanté », qui a décidé de livrer à la presse des secrets jusqu'ici bien gardés.

Jeudi, le quotidien américain The Washington Post et le journal britannique The Guardian révélaient l’existence d’un programme de surveillance dont le public n’avait jamais entendu parler : Prism. Ce programme permet à deux agences fédérales, la National Security Agency (NSA, l’Agence de sécurité nationale) et le FBI, de collecter secrètement des informations échangées par des utilisateurs du Web, en comptant sur la coopération de neuf sociétés internet, dont Microsoft, Google, Facebook, Apple, Skype ou Youtube (Twitter n'en fait pas partie).

Le programme aurait été lancé en 2007, à la toute fin du mandat de George W. Bush, au moment où les réseaux sociaux étaient en plein boom et la NSA soucieuse de ne pas en perdre une miette. Puis il fut conservé et développé sous l’administration Obama. L’argument ? La lutte anti-terroriste, Prism devant servir à détecter toute menace potentielle à la sécurité intérieure.

obama-fiscal-cliff.jpeg18-1280x960.jpgObama a justifié vendredi l'existence de tels programmes.

L’État fédéral s’est donc mis en quête d’informations (lesquelles ? Ce n’est pas très clair) en épluchant les boîtes mails, les services de discussions en ligne (chat), les chaînes vidéos et les outils de transfert de dossiers… Il suffit de puiser dans les serveurs de sociétés internet, toutes basées dans la Silicon Valley en Californie, par lesquelles transitent des internautes du monde entier. Le renseignement américain ne nie absolument pas l’existence de ce programme. L'affaire prend d'ailleurs une nouvelle dimension puisque le journal britannique The Guardian a révélé vendredi que le Royaume-Uni avait bénéficié de ce programme : le GCHQ, l'agence officielle chargée des écoutes, pouvait accéder au programme Prism depuis au moins 2010.

Les autorités américaines, malgré l'ampleur des protestations, ont décidé d'assumer. Vendredi midi, lors d’une conférence de presse, Barack Obama a insisté sur le fait que les données ainsi collectées appartenaient « seulement à des étrangers, résidant hors des États-Unis », que le programme était efficace pour lutter contre le terrorisme et surtout « légal ». Arguant qu'un « compromis » était nécessaire entre sécurité nationale et protection de la vie privée, le président américain a insisté : ces programmes « ne sont pas secrets dans le sens où, dans le cas des appels téléphoniques, tous les membres du Congrès ont été informés. Les commissions ad hocdu renseignement sont pleinement informées au sujet de ces programmes, qui ont été autorisés par de larges majorités couvrant les deux partis depuis 2006 ».

En effet, Prism semble être un pur produit du Patriot Act, ce paquet de lois visant à améliorer la sécurité du pays par tous les moyens, voté à la suite des attaques du 11 septembre 2001. Il a été mis en place grâce au « FISA Amendment Act », un amendement voté à plusieurs reprises par le Congrès, la dernière fois en 2012, complétant une loi de 1978 qui encadre le dispositif de surveillance américain à l’étranger. D’où son nom, FISA pourForeign Intelligence Surveillance Act. Il permet aux agences fédérales d’obtenir du tribunal, dit FISA Court, une ordonnance leur donnant le droit de surveiller des étrangers, sans mandat, même si la communication ou l’email sont interceptés sur le sol américain.

Prism trouverait encore sa base légale dans la Section 215 du Patriot Act. Elle permet au gouvernement d’obtenir sur ordre secret d’un tribunal des documents appartenant à des entreprises, à partir du moment où ceux-ci s’avèrent « pertinents et utiles dans le cadre d’une enquête liée à la sécurité nationale ». C’est donc via cette Section 215 que les agences ont exigé de Microsoft, Google et consort que ces sociétés leur ouvrent leurs portes.

Depuis hier, ces dernières se fendent d’ailleurs de communiqués de presse expliquant qu’elles n’ont pas donné un accès illimité à leur serveur, mais seulement obéit à des « requêtes de la justice »…Apple souligne même n’avoir jamais entendu le nom Prism.

suite

http://www.mediapart.fr/journal/international/080613/etats-unis-obama-pris-dans-le-scandale-de-lespionnage-generalise

Capture_decran_2013-06-08_a_12.51.23.pngLe mode d'emploi de la NSA pour expliquer le programme Prism à ses agents.

Sauf que ces arguments risquent de ne pas suffire. D’abord, parce que les documents récupérés et publiés par le Washington Post(notamment cet incroyable Pdf de la NSA sur Prism, destiné à circuler en interne, aussi coloré qu’un livre pour enfant) indiquent que Prism permet aussi de collecter des données privées appartenant à des citoyens américains, sur le sol américain, à partir du moment où ceux-ci font partie du cercle élargi de relations d’étrangers étant surveillés. Autrement dit, les Américains comme les étrangers ont de quoi s’indigner. Les révélations du Washington Post pourraient être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elles surviennent après une série de scandales portant sur le fonctionnement opaque de l’administration Obama, particulièrement friande de surveillance. Les dernières en date sont une affaire de “fadettes” – mise sous surveillance téléphonique touchant des journalistes d’Associated Press, dévoilée le 13 mai (lire à ce sujet l’article de Thomas Cantaloube). Il y a eu ensuite la découverte d’un autre programme secret de surveillance à grande échelle de la NSA. Il concerne cette fois-ci des communications téléphoniques, et fut révélé par The Guardian mercredi.
Interrogé par Mediapart, l’ancien journaliste du New York TimesChris Hedges ne s’embarrasse même plus du point d’interrogation.« Oui, c’est pire que sous George W. Bush », résume-t-il. Selon cet intellectuel des plus critiques vis-à-vis du fonctionnement de l’État américain, qu’il a notamment décortiqué dans ses ouvrages, L’Empire de l’illusion ou La Mort de l’élite progressiste, la guerre contre la terreur a donné naissance à « une guerre contre les libertés civiques, et contre tous ceux qui pourraient éventuellement dénoncer les crimes de l’élite au pouvoir ».
google-data-center-street-view.jpgUn data center de la firme Google.© dr

Il n’est pas le seul à faire ce constat… David Talbot, fondateur du site politique américain Salon, se fend d’un long éditorial où il dénonce « cet état sécuritaire engorgé par les dépenses de la guerre contre le terrorisme, qui a empiété si profondément sur nos libertés civiques que nous devons nous réveiller et nous battre maintenant. Autrement elles seront perdues à jamais ».

Il souligne encore que, « ce ne sont pas seulement les BradleyManning (jeune soldat dont nous avons fait le portrait, ici,aujourd'hui en procès, accusé de « collusion avec l’ennemi » et risquant la prison à perpétuité pour avoir transmis des documents secrets de l’armée américaine à WiliLeaks – ndlr) et Julien Assange qui souffrent de cet Etat ‘secret’, c’est aussi des hackers et des journalistes en lien avec le réseau des Anonymous ou WikiLeaks, qui sont sujets au harcèlement du FBI, aux détentions dans les aéroports, aux arrestations ». Indigné, David Talbot en profite pour annoncer le lancement d’un nouveau site d’enquête, nommé Open America, afin d’encourager les révélations de ce genre.

Peut-on attendre de ces affaires qu’elles fassent chanceler l’administration Barack Obama ou qu’elles infléchissent un tant soit peu sa politique de lutte antiterroriste ? « Je peux vous garantir que ça ne changera rien, tranche Chris Hedges. Entre autres, parce que ces programmes sont soutenus par les membres des deux partis au Congrès. Personne dans les hautes sphères du pouvoir ne s’y oppose aujourd'hui. »

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Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
Posté(e)

Ils nous espionnent ! OH MON DIEU. C'est une violation de la vie privée, non on va tous ...

Euh...

Bah rien...

J'ai rien a cacher donc je m'en fout en fait.

Ça ne me choque, ni ne m'offusque, c'était évident et c'est normal. Si ils veulent lutter contre le crime, il faut qu'ils aient toutes les clés en main.

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

Avant de réagir comme une dinde, lis tout l'article !

La guerre contre la terreur a donné naissance à « une guerre contre les libertés civiques, et contre tous ceux qui pourraient éventuellement dénoncer les crimes de l’élite au pouvoir ».

Parce que tu crois quand le Soldat Manning a fait passer sur le Net des vidéos, où l'on voyait des militaires Américain trier sur des civiles Iraquiens, donc commettre des exactions, ou d'autres hackers qui dénoncent les crimes de certains gouvernants, élites criminels, ces derniers sont des terroristes ! Au contraire, ils dévoilent des dérives, crimes qu'on cache au peuple.

Ce que tu ne comprends pas Suri, c'est qu'il y a des criminels parmi les élites aussi, et qui du haut de leur "tour d'ivoire", veulent pouvoir tout contrôler grâce à la cyber surveillance, et empêcher qu'on dévoile leur exactions, ou mauvaises intentions. En accusant quiconque chercherait à dévoiler un sombre desseins, de traitre, terroriste, et j'en passe, ou le neutraliser avant qu'il dévoile quoique ce soit.

Ce système peut entrainer moult dérives, croire que tous ceux qui nous dirigent sont des anges bienveillants, c'est ce leurrer !

Assange est bien placé pour le savoir, il craint de se faire extrader vers les Etats-unis s'il sort de l'ambassade d'equateur, car il a dévoilé des documents et dit "qu'il est victime d'une machination orchestrée par les Etats-Unis, qui ne lui ont pas pardonné d'avoir publié en 2010 des centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques secrets américains. Selon lui, s'il était renvoyé en Suède, ce ne serait qu'une première étape vers une extradition aux Etats-Unis, où il serait jugé pour vol et divulgation de secrets d'Etat."

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

"Elles surviennent après une série de scandales portant sur le fonctionnement opaque de l’administration Obama, particulièrement friande de surveillance. Les dernières en date sont une affaire de “fadettes” – mise sous surveillance téléphonique touchant des journalistes d’Associated Press"

Qu'on m'explique pourquoi, on met sur surveillance des journalistes, ils mettent en péril la sécurité de l'Amérique ?

08/06/2013, 13:35Par LA GARNIENe nous leurrons pas ce qui est collectée sur vous sur moi sur nous sur eux sur notre vie, nos desirs, nos doutes et nos certitudes est le pétrole du futur...

C'est avec ça que la société de demain (oui demain) sera triée parfaitement entre ceux qui agissent (qui tiennent le manche, euh, la gachette) et ceux qui subissent.... Premiere fonction de toutes ces données : le recrutement.... Non désolé, vous avez lutté une fois contre les ogm, vous avez signé une fois une pétition contre monsanto, c'est tout le secteur de l'agro industrie (cargill, dupont de nemours etc...) qui est fermé à jamais à vos enfants si ils ne témoignent de leur rupture avec vous dans plusieurs conversations avec leurs amis, et encore...

Vous faites déjà partie du monde d'en bas qui n'est pas le monde de demain même si il en fait partie...

TOUS COUPABLES ! COUPABLES D'ETRE LIBRE DE CETTE DICTATURE.... C'est aussi simple que ça...

Et avec l'accord qui va se négocier de marché unique USA-Europe cet été, tout ceci est valable pour nous et pour vos, pour nos enfants...

Ca l'est déjà, qui dira pourquoi l'état français avec une police politique la plus sophistiqué d'europe est si investit dans orange ou dailymotion...

Nous échangeons notre liberté contre une sécurité illusoire, la monnaie d'échange est la propagande et la peur... Nous serons tous perdants mais nons enfants ne saurons même plus ce qui a été perdu puisque c'est le sens même du mot liberté qui est en péril...

Chaque jour cette dictature capitaliste US affirme sur tous les tons et partout : la sécurité est plus importante que la liberté....

Aussi incroyable que cela puisse paraitre ça marche....

Regardez pépère, il va nous servir cette sauce là pour baisser les salaires, tondre les épargnants, raboter les retraites et détruire la sécurité sociale...

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
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http://www.youtube.com/watch?v=XNrRgXqkyaU




Et bien sûr, quelle belle démocratie, l'Amérique, un étudiant qui demande qu'on ne le taze pas, pour une question dérangeante en 2007 !





3912679639.jpg




L'empire de l'illusion - La mort de la culture et le triomphe du spectacle, un essai-enquête du journaliste américain Chris Hedges. L'auteur, ancien correspondant de guerre pour le New York Times, prix Pulitzer, est désormais journaliste indépendant.

"La culture de l'illusion est une forme de pensée magique grâce à laquelle des prêts hypothécaires sans valeur se
transforment en richesse, la destruction de notre assise
manufacturière se transforme en possibilité de croissance,
l'aliénation et l'anxiété se transforment en conformisme
pétulant, et un Etat qui mène des guerres illégales et
administre des colonies pénitentiaires où l'on pratique
ouvertement la torture à l'étranger devient la plus grande
démocratie du monde." Avec son bonheur de façade et ses
émotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprise
sur les Etats-Unis. D'un salon de l'industrie de la pornographie
à Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par les
campus universitaires et les séminaires de développement
personnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes qui
empêchent de distinguer le réel des faux-semblants et
détournent la population des enjeux politiques réels. Le
portrait qui s'en dégage est terrifiant: régie par les intérêts de la
grande entreprise, la culture américaine se meurt aux mains
d'un empire qui cherche à tirer un maximum de profit de
l'appauvrissement moral, intellectuel et économique de ses sujets

.
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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Personnellement, je trouve ça très dérangeant et ce n'est pas une question d'avoir "quelque chose à cacher " ou pas :

c'est quand même inquiétant qu'un individu pourrait se trouver sur des listes spéciales parce qu'il consulte des médias alternatifs sur internet par exemple .

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Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
Posté(e)

consulter des médias alternatifs ça n'est pas du terrorisme, ce n'est pas un crime, ce n'est pas "quelque chose à cacher."

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Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
Posté(e)

Avant de réagir comme une dinde, lis tout l'article !

La guerre contre la terreur a donné naissance à « une guerre contre les libertés civiques, et contre tous ceux qui pourraient éventuellement dénoncer les crimes de l’élite au pouvoir ».

Parce que tu crois quand le Soldat Manning a fait passer sur le Net des vidéos, où l'on voyait des militaires Américain trier sur des civiles Iraquiens, donc commettre des exactions, ou d'autres hackers qui dénoncent les crimes de certains gouvernants, élites criminels, ces derniers sont des terroristes ! Au contraire, ils dévoilent des dérives, crimes qu'on cache au peuple.

Ce que tu ne comprends pas Suri, c'est qu'il y a des criminels parmi les élites aussi, et qui du haut de leur "tour d'ivoire", veulent pouvoir tout contrôler grâce à la cyber surveillance, et empêcher qu'on dévoile leur exactions, ou mauvaises intentions. En accusant quiconque chercherait à dévoiler un sombre desseins, de traitre, terroriste, et j'en passe, ou le neutraliser avant qu'il dévoile quoique ce soit.

Ce système peut entrainer moult dérives, croire que tous ceux qui nous dirigent sont des anges bienveillants, c'est ce leurrer !

Assange est bien placé pour le savoir, il craint de se faire extrader vers les Etats-unis s'il sort de l'ambassade d'equateur, car il a dévoilé des documents et dit "qu'il est victime d'une machination orchestrée par les Etats-Unis, qui ne lui ont pas pardonné d'avoir publié en 2010 des centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques secrets américains. Selon lui, s'il était renvoyé en Suède, ce ne serait qu'une première étape vers une extradition aux Etats-Unis, où il serait jugé pour vol et divulgation de secrets d'Etat."

Assange à dévoilé des documents secrets militaires et mis en péril supplémentaire la vie de ces milliers de soldat son cas ne m'intéresse en rien.

Je le sais bien qu'il y a des criminels dans l'élite aussi, la même proportion qu'ailleurs d'ailleurs. Mais ce cyber regard, et non pas contrôle on ne contrôle pas on analyse ici reste nécessaire pour prévenir de la criminalité, ceux qui sont recherchés avec ce système ne sont pas les hackeurs, se sont les criminels et autres, de plus il faut aux officiers de police américain des bases solides pour vous arrêter nous ne sommes pas dans les experts.

Et ça là:

"La guerre contre la terreur a donné naissance à « une guerre contre les libertés civiques, et contre tous ceux qui pourraient éventuellement dénoncer les crimes de l’élite au pouvoir »."

Ce n'est qu'une élucubration journalistique diabolisante.

Il existe en effet des criminels dans les gouvernements, (souvent pas ceux qu'on pense d'ailleurs.. ) mais que pouvons nous y faire, c'est le travail de la justice que de justement faire son devoir, d'où l’intérêt de la séparation des pouvoirs.

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

Ce n'est qu'une élucubration journalistique diabolisante.

Bien sûr !

Sous Sarkozy de nombreux journalistes ont subi des écoutes, fadettes, ont eu leurs locaux cambriolés, vols d'ordinateurs, je ne sais pas ce qui se passe exactement aux States, mais le fait que des médias dénoncent cette cyber surveillance sous Obama à leur encontre, n'est pas de "l'élucubration", mais une réalité, apparemment des dirigeants n'ont pas envie qu'on divulgue aux citoyens certaines informations, transgressions, viles actions, qu'ils ont commises.

C'est toi qu'est naïve, grosse nuance.

Assange à dévoilé des documents secrets militaires et mis en péril supplémentaire la vie de ces milliers de soldat son cas ne m'intéresse en rien.

Il a aussi permis de voir les exactions et crimes, tortures commis par des soldats Américains, dénoncer cela ! C'était courageux de sa part d'oser montrer cela.

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

consulter des médias alternatifs ça n'est pas du terrorisme, ce n'est pas un crime, ce n'est pas "quelque chose à cacher."

C'est bien ce que je dis .

Mais si un gouvernement a envie de contrôler ses opposants, qu'est-ce qui l’empêche de le faire avec ce programme ?

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
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"Une nouvelle illustration vient d’en être donnée lundi 13 mai : l’agence Associated Press (AP) a révélé que, sans même l’en avertir, le Département de la Justice a saisi deux mois de relevés de communications de vingt lignes téléphoniques attribuées à des journalistes, dont des lignes mobiles et d’autres privées. Autrement dit, le ministère la Justice a eu accès aux factures détaillées (les « fadettes ») de plusieurs journalistes de l’agence, qui permettent d’avoir accès aux appels passés et reçus des reporters et donc à leurs sources."

"Les organisations de défense de la liberté de la presse ont toutes condamné cette action du ministère de la Justice. La Newspaper Association of America a déclaré : « Cette action choque la conscience américaine et viole ce droit critique qu’est la liberté de la presse qui est protégé par la Constitution des États-Unis. » En France, Reporters sans Frontières « constate avec regret que l’administration fédérale actuelle n’a pas rompu avec les pratiques en vigueur sous le double mandat de George W. Bush qui ont sacrifié la protection des données privées et surtout le droit des citoyens à être informés, garanti par le Premier amendement. Cette affaire démontre la nécessité d’une loi fédérale en matière de protection des sources. Un principe que 34 États de l’Union reconnaissent, à divers degrés, dans leur législation. »

http://www.mediapart.fr/journal/international/140513/une-affaire-de-fadettes-secoue-ladministration-obama

Pourquoi surveiller des journalistes, y 'a des terroristes parmi eux, faudrait arrêter la mauvais foi, deux secondes !

Si ils surveillent certains journalistes, c'est qu'ils ont peur qu'ils découvrent des choses "répréhensibles".

"L’administration Obama a également continué les poursuites intentées par Bush contre un journaliste du New York Times qui avait dévoilé des écoutes secrètes sur des citoyens américains, et elle a continué à s’en prendre aux « donneurs d’alertes ». Quant à l’acharnement avec lequel elle poursuit Bradley Manning, le soldat qui aurait communiqué à Wikileaks les câbles diplomatiques confidentiels, il n’est plus à démontrer – quand bien même ces informations sont désormais sur tous les ordinateurs du globe et pas franchement de nature à bouleverser la marche du monde."

"Obama est actuellement en difficulté sur deux fronts : la responsabilité de son administration dans les attaques à Benghazi, qui ont coûté la vie de l’ambassadeur américain en Libye, et le fait que la direction des impôts aurait ciblé des groupes conservateurs pour des redressements fiscaux. S’y ajoute désormais cette saisie des « fadettes » de journalistes. L’élément commun à ces trois cas est l’abus de pouvoir et de confiance en soi. C’est un précipité toxique et les commentateurs ont déjà commencé à ressusciter le fantôme de Richard Nixon."

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

C'est bien ce que je dis .

Mais si un gouvernement a envie de contrôler ses opposants, qu'est-ce qui l’empêche de le faire avec ce programme ?

Pour l'instant rien

"Obama est actuellement en difficulté sur deux fronts : la responsabilité de son administration dans les attaques à Benghazi, qui ont coûté la vie de l’ambassadeur américain en Libye, et le fait que la direction des impôts aurait ciblé des groupes conservateurs pour des redressements fiscaux. S’y ajoute désormais cette saisie des « fadettes » de journalistes.

Une affaire de «fadettes» secoue l'administration Obama

http://www.mediapart.fr/journal/international/140513/une-affaire-de-fadettes-secoue-ladministration-obama

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

01net: Que faudrait-il faire contre cette cybersurveillance généralisée?

Caspar Bowden: Je n'ai pas encore parlé de l'aspect le plus inquiétant. Je pense que la raison pour laquelle les autorités européennes ont été si complaisantes, c'est qu'ils ont cru les américains quand ils disent que tout cela est pour lutter contre le terrorisme.

Mais quelque chose qui n'est presque jamais mentionné dans l'analyse juridique ou politique, c'est que la définition de «renseignements étrangers» (depuis la première loi FISA en 1978) couvre « l’information qui concerne une organisation basée à l'étranger politique ou un territoire étranger (!) qui se rapporte à la conduite des affaires étrangères des États-Unis ».

Il s'agit d'une véritable carte blanche pour la surveillance purement politique, sans lien avec la criminalité ou les menaces de sécurité d'origine.

Comme nous l'avons déjà dit, l’article §1881a n’offre aucune protection pour les données de non-Américains, mais en plus l'information qui peut être ciblée pour des raisons politiques est définie de manière plus large pour les non-Américains. C’est une double discrimination en fonction de la nationalité. Ce qui serait incontestablement illégale en vertu de la Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH). Les gouvernements européens sont légalement obligés de protéger leurs citoyens de ce risque. Mais les décideurs européens n'ont pas compris que ce qui est en jeu, ce n’est pas le risque lié à l’interception de communications de données. C’est beaucoup plus que cela. Des sociétés telles que Microsoft ont l'ambition commerciale de gagner des contrats cloud pour des données qui, jusqu’à présent, ne sont jamais sortis de nos pays, même les données administratives sur la vie privée des citoyens.

Je vois trois possibilités pour éviter tout cela.

La première est que l'Europe négocie un traité avec les Etats-Unis qui reconnaisse de manière explicite nos droits de la CEDH. Mais au cours de la dernière décennie, les Etats-Unis ont bloqué des demandes européennes qui étaient beaucoup plus modestes que celle-là.

La deuxième possibilité est que l'Europe décide de développer de manière stratégique une industrie du cloud computing, sérieuse et autonome. A l’instar d’un Airbus, qui a désormais autant de parts de marché que Boeing. Mais Neelie Kroes investi 15 millions d'euros (sic), quand l'industrie du cloud aux Etats-Unis investi des dizaines de milliards de dollars.

Enfin, la troisième possibilité, c'est que l'UE offre une immunité juridique et des récompenses financières pour ceux qui indiquent l’existence d’une surveillance qui ne respecte pas le droit communautaire. Ce peuvent être des ingénieurs ou des avocats qui travaillent pour l'industrie américaine ou le gouvernement. En devenant des dénonciateurs, ils prendraient d'énormes risques, de sorte que les récompenses devront être importantes. C'est une méthode utilisée dans de nombreuses régions du monde, y compris aux États-Unis, pour lutter contre la corruption publique et l'évasion fiscale. Pourquoi ne pas l’utiliser pour faire respecter la protection des données et le respect des droits de l'homme européens? Les récompenses pourraient être payées grâce aux amendes infligées aux sociétés, et cette méthode pourrait fournir un moyen de dissuasion contre un crime qui est pratiquement indétectable. Ces trois possibilités ne sont pas mutuellement exclusives. Combinées, elles permettraient de créer une industrie européenne du cloud computing qui soit florissante, compétitive et qui respecte la protection des données.

Comment les Etats-Unis légitiment la cybersurveillance mondiale

La loi américaine FISAAA autorise, de facto, une cybersurveillance globale des données du cloud, selon une récente étude du Parlement européen. 01net a interrogé l'un des co-auteurs, Caspar Bowden, pour une explication en détail.

http://www.01net.com...lance-mondiale/

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Membre, Posté(e)
Jobalex Delta Membre 115 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Et alors ? Je veut dire cool on et espionné, et alors ? Sa ne va rien changer de le savoir.

Ces êtres humains me feront toujours autant marré. laugh.gif

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Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
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Merci, en effet.

Par contre .. *marrer* x)

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Membre, Posté(e)
Celsius. Membre 224 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Et alors ? Je veut dire cool on et espionné, et alors ? Sa ne va rien changer de le savoir.

Ces êtres humains me feront toujours autant marré. laugh.gif

autruche_politique-.jpg

L'information est toujours une base pour la réflexion ...

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Et alors ? Je veut dire cool on et espionné, et alors ? Sa ne va rien changer de le savoir.

Ces êtres humains me feront toujours autant marré. laugh.gif

Un anarchiste qui s'en fout du respect de la vie privée qui est pourtant l'une des plus grandes libertés individuelles laugh.gif

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)
10 juin 2013

photo_1370881337935-10-0.jpg

Se faire espionner sur Facebook et Google par les services secrets américains est-il si grave ?

Le titre de ce billet est volontiers provocateur, alors que le scandale de la surveillance a repris de l'ampleur avec les révélations d'Edward Snowden. Cet ancien associé de la CIA a décidé de sortir de l'ombre dans une interview publiée le 9 juin, qui explique pourquoi il avait transmis aux journalistes du Guardian et du Washington Post ses informations sur les pratiques de surveillance téléphonique et de surveillance du Net par les services de renseignement américains.

"Je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde avec ce système énorme de surveillance qu'il est en train de bâtir secrètement", .

Des propos qui recoupent les milliers de réactions et de commentaires postés depuis les Etats-Unis depuis l'éclatement de l'affaire Verizon (opérateur téléphonique dont les communications des abonnés sont surveillées par la National Security Agency).

Ces discussions sur le bien-fondé et le rôle de cette surveillance généralisée des interfaces de communication (téléphonie, Facebook, Google, Skype, Youtube...) viennent en écho aux interrogations qui émergent dans de nombreux articles ou billets de blogs : vous pouvez lire à titre d'exemple le débat sur le site du New York Times consacré à l'équilibre nécessaire entre sécurité et liberté, ou cette comparaison entre les lois de l'administration Obama et la société décrite dans 1984 de George Orwell. Lundi 10 juin, ce sont près de 4 000 messages qui sont laissés sur le populaire espace de discussion Reddit, en réaction à l'interview d'Edward Snowden au Guardian, où il explique ses révélations par son refus de vivre dans une société "où tout ce que font les gens est enregistré et surveillé".

suite

http://rezonances.blog.lemonde.fr/2013/06/10/est-ce-si-grave-de-se-faire-espionner-sur-facebook-et-google-par-les-services-secrets-americains/

http://www.youtube.com/watch?v=oKCkWUOm-b0

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Membre, Mi-Ficus, Mi-santhrope, 49ans Posté(e)
H25 Membre 1 722 messages
49ans‚ Mi-Ficus, Mi-santhrope,
Posté(e)

Obama est gentil, Obama est drôle, Obama est vraiment sympa!

Donc ça passe comme une lettre à FedEx...

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