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Progrès de la science et risque de dérives. L'eugénisme à portée de tous.


Invité

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Constantinople Membre 18 329 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Je sais par expérience que dés que la science ou la technologie offre des possibilité à l'homme, quel que soit le risque, il finit toujours pas les exploiter. Imaginez en plus dans une société ayant perdu toute cohérence d'un système moral quelconque et où on fait passer des caprices égocentriques de type consommation, pour de l'égalité entre les hommes.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 765 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Je trouve qu'on joue l'apprenti sorcier.

J'entends par là que la richesse de l'humanité n'est pas dans une norme imposée à tous mais dans la différence.

Et que certaines 'faiblesses' peuvent constituer des moteurs puissants.

Je comprends que des parents soient tentés d'éradiquer des risques de 'dégénérescence génétiques sévères' et par la même occasion tentés de choisir les caractéristiques de leurs enfants.

Mais je me demande si en procédant ainsi, on ne retire pas sa part d'humanité à l'humanité.

Nous pouvons optimiser en laboratoire les futurs enfants selon des 'normes' qui nous apparaissent les plus pertinentes.

Mais je ne serai pas surpris qu'en procédant ainsi à grande échelle, on sous estime des mécanismes importants liés à la présence de notre diversité.

J'ai apprécié "Bienvenue à Gattaca" qui était à l'époque un film de sciences fiction.

Quand on commercialisera l'embryon parfait à la carte, une page de notre humanité aura été tournée.

Pour le meilleur ou pour le pire ?

Va savoir.

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Membre, Posté(e)
Constantinople Membre 18 329 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Ceci dit il faut être réaliste : les progrés manifeste de la science de ces 60 dernieres années nous ont déja plongé dans une "post humanité". Ne serait ce que par des choses simples aujourd'hui rentrées dans les moeurs,la pilule, l'avortement : elles ont radicalement changé l'homme et son rapport à la famille et la maternité, sans parler de ses conception du couple et de l'amour. Des nouvelles notions sont apparues aprés cela, comme le droit de la femme à disposer de son corp, le choix de se marier sans pour autant procréer, d'attendre le "meilleur moment" pour avoir un enfant, etc...Ce qu'on considère aujourd'hui comme une norme intégrée dans l'homme, choisir ou non d'avoir un enfant, le droit de la femme de gérer son corps comme elle l'entends, seraient apparus paru tout aussi science-fictionnesque il y a un siècle que le paramétrage génétique de son futur enfant aujourd'hui.

Ce n'est que pour parler de cela, mais d'une maniére générale l'impact de la technologique, de la science et de la medecine (moyens de déplacement, de communications, d'outils médicaux...) sur la nature profonde de l'humanité telle qu'elle se concevait elle même est déjà gigantesque. Il y a fort à parier que les innovations applicables en terme de génétique seront intégrées de la même manière. Les gens qui par valeur personnelle ou religieuse s'opposeront à ces mouvements societaux apparaitront rapidement comme des huluberlus déconnectés de la société en mouvement.

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Invité
Invités, Posté(e)
Membre, 76ans Posté(e)
Rato Membre 555 messages
Baby Forumeur‚ 76ans‚
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Quel est le message Rato ? Si c'est pour montrer que la lecture de l'adn n'est pas à la portée de tous, c'est gagné :D. Sinon, je n'ai pas compris. Enfin bref, dans tous les cas j'ai rien compris^^

Je n'ai pas trop de temps, je t'expliquerai plus tard.... Mais en attendant, vas sur pubmed

Cdt. J.

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Membre, Aux grands mots les grands remèdes, Posté(e)
Fafaluna Membre 7 395 messages
Aux grands mots les grands remèdes,
Posté(e)

Je trouve qu'on joue l'apprenti sorcier.

J'entends par là que la richesse de l'humanité n'est pas dans une norme imposée à tous mais dans la différence.

Et que certaines 'faiblesses' peuvent constituer des moteurs puissants.

Pas mieux!plus.gifplus.gif

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Membre, Posté(e)
Ivan-Vassilievitch Membre 41 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour,

L'eugénisme à la portée de tous

J’ouvre à la discussion ce sujet éthique et sociétal qui se pose aujourd'hui. Ce n’est plus de la science fiction, le "bébé à la carte" c'est possible, et je crois que le sujet est suffisamment grave pour qu’il suscite notre réflexion.

Aujourd’hui, grâce aux avancées de la recherche, il est possible de séquencer l’ADN foetal par une simple prise de sang de la femme enceinte, avant la 12e semaine de grossesse (et donc dans le délai légal d’une IVG). C’est un progrès indéniable dans le repérage de la trisomie 21. Finie l’amniocentèse, il n’y a plus de risque pour le foetus.

MAIS cette avancée médicale pose de sérieuses questions quant aux risques de dérives :

Ce séquençage de l’ADN ne permet pas seulement de détecter les maladies graves et incurables, il permet en réalité de déterminer toutes sortes d’anomalies génétiques. On peut aujourd’hui avoir accès à des informations telles que le risque de développer certains cancers, risque de diabète, risque de maladies neurologiques, etc.

Par une simple prise de sang, il est donc possible de sélectionner des embryons présentant le meilleur potentiel génétique santé théorique (ce qui correspond à la définition de l’eugénisme).

De nombreuses questions en découlent :

==> Les parents doivent-ils avoir accès à la carte génétique de leur enfant à naître ? Doit-on leur ouvrir la possibilité de choisir un "bébé à la carte"?

==> Le corps médical doit-il s'imposer une "communication sélective", c'est-à-dire limiter l’accès à ces informations aux parents ? Et dans ce cas : où placer le curseur??

==> Et si le test est effectué via internet, hors cadre médical et que les parents souhaitent une IVG, comment mettre en place cette approche sélective ? Faudra-t-il interdire l’accès aux sites proposant de tels tests hors contrôle médical français ?

==> Et enfin, faut-il chercher à éradiquer le handicap ? Que deviendra le regard sur le handicap dans une société qui a le choix de l’éradiquer ?

Bonne discussion à tous.

Pour en savoir plus : http://www.vidal.fr/...mite_d_ethique/

Comment osez-vous vous opposer au PROGRES?

Espèce de réac'! :D

Je me demande d'ailleurs dans quelle mesure cette avancée scientifique ne risque pas de remettre carrément en question l'IVG ?!...

Cette avancée scientifique est la conséquence logique de l'IVG. A partir du moment où l'on commence à supprimer des enfants sous prétexte que leurs parents n'en veulent pas, ça ouvre la porte à la même suppression pour des raisons aussi stupides. La suppression ou la sélection.

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Membre, 76ans Posté(e)
Rato Membre 555 messages
Baby Forumeur‚ 76ans‚
Posté(e)

Bonjour,

Je reviens sur ce sujet intéressant mais très mal connu puisque très complexe. On trouve malheureusement des gens qui pour vendre du papier racontent n’importe quoi.

Ce fil commence par :

L'eugénisme à la portée de tous

J’ouvre à la discussion ce sujet éthique et sociétal qui se pose aujourd'hui. Ce n’est plus de la science-fiction, le "bébé à la carte" c'est possible, et je crois que le sujet est suffisamment grave pour qu’il suscite notre réflexion.

‘’Le bébé à la carte’’ et bien non ce n’est pas possible, pourquoi ?

J’ai pu lire sur ce fil plusieurs fois que le séquençage apportait tous les éléments pour faire à peu près ce qu’on veut avec le génome, c’est bien sûr totalement faux.

Qu’est-ce que le séquençage ? C’est tout simplement une photo du génome d’une personne, d’un animal même très simple, d’une plante, bref de quelque chose de vivant. Pour un humain, ce séquençage donne la photo de quelques trois milliards de lettres donc voici un exemple :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/variation/tools/1000genomes/

(Puis Tools -> Sequence Test View)

mais ne donne en aucune façon le rôle de chaque élément.

==> Les parents doivent-ils avoir accès à la carte génétique de leur enfant à naître ? Doit-on leur ouvrir la possibilité de choisir un "bébé à la carte"?

Oui, les parents pourraient avoir la ‘’carte’’ du génome de leur bébé, ils ne pourront rien en faire sauf peut-être la faire encadrer et l’accrocher au mur de sa chambre

Pour avoir une idée de la complexité de tout ça, il faut d’abord comprendre ce qu’est un être humain : je pense qu’on peut le diviser en trois parties, la mécanique, c’est-à-dire les muscles, les articulations qui permettent à ‘’presque’’ tout le monde de se mouvoir et de faire des tâches comme le travail manuel, le sport etc, puis il y a les fonctions organiques, la respiration, la digestion, on peut aussi noter les 5 sens, puis en dernier ce que j’appellerais la partie intellectuelle et cognitive, perception, langage, raisonnement, décision etc… Et bien on peut raisonnablement penser que tout cela est asservit au fonctionnement des gènes dont on ignore (presque) tout.

Si toutes les parties mécaniques et organiques sont les plus simples à aborder et à comprendre, la dernière partie de l’individu reste une énigme totale. Comment trouver dans ces quelques trois milliards de lettres les combinaisons qui feront qu’un enfant préférera le rouge plutôt que le bleu, et là je me place dans un cas simple, mais ou va se nicher la préférence pour Mozart plutôt que pour un chanteur de rock. Là aussi ça reste simple, mais si on pousse plus loin, comment avoir un enfant avec un QI de 160 en faisant un assemblage de gènes spécifiques ? Là c’est pour l’instant inenvisageable. Je sais à peu près le temps qu’il faut (plusieurs années) pour trouver dans l’immensité du génome le gène qui sera responsable de la mauvaise synthétisation de l’insuline, ou pour mon cas de la fibriline, imaginer le travail pour modifier les capacités intellectuelles qui reposent sur le fonctionnement de sans doute des milliers de combinaisons, et en admettant qu’on les identifie, comment toutes les modifier sans risques qui pourraient faire d'énormes dégâts?

Je pense que beaucoup pense que le séquençage donne le fonctionnement de tout ça, et bien c’est totalement faux.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)
J’ai pu lire sur ce fil plusieurs fois que le séquençage apportait tous les éléments pour faire à peu près ce qu’on veut avec le génome, c’est bien sûr totalement faux.[/size][/size]

(...)

Je pense que beaucoup pense que le séquençage donne le fonctionnement de tout ça, et bien c’est totalement faux.

Rato, je ne crois pas que quiconque ait écrit ici qu'on pouvait faire ce qu'on veut avec le génome. Le séquençage de l'ADN permet d'avoir des informations sur des maladies incurables mais aussi sur les risques d'en développer certaines autres. Des informations utiles pour la médecine prédictive. Mais ce sont aussi des informations qui - dans la mesure où elles parviennent aux parents quand ils peuvent encore avorter - peuvent conduire à une forme de "sélection d'embryons à moindre risque".

Ce sont des questions qui se posent aujourd'hui (pas seulement dans ma tête, elles se posent aussi à l'ensemble du corps médical) et je ne comprends pas cette volonté de chercher à tout prix à les occulter.

Personnellement je n'ai jamais nié la complexité du corps humain, ni celle de l'interprétation du génome. J'ai meme soulevé le fait que le séquençage donnait des infos sur des risques de développer des maladies qui dépendront aussi du comportement de l'individu et de son environnement. Que faire de ces infos ? Comment vont-elles être accueillies par les parents ?

Je pense que le séquençage à bas prix est un tournant auquel on doit se préparer.

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Membre, Posté(e)
Constantinople Membre 18 329 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Cette avancée scientifique est la conséquence logique de l'IVG. A partir du moment où l'on commence à supprimer des enfants sous prétexte que leurs parents n'en veulent pas, ça ouvre la porte à la même suppression pour des raisons aussi stupides. La suppression ou la sélection.

Légaliser l'avortement parce qu'il s'agissait d'un problème de santé publique est compréhensible. ce qui l'est moins c'est qu'on est passé d'un extrême à l'autre : aujourd'hui, il n'y plus aucune limitation autre que temporelle, et médicalement, une femme enceinte n'est pas considérée différemment que si elle portait une carotte en son sein, c'est à dire un amas de cellule certainement pas promis à devenir une vie à part entière. on est déja au delà de 200 000 chaque année...Au final avoir un enfant ou s'en débarrasser est vu comme un choix, un luxe, et pas comme une chose naturelle...Le foetus n'est pas vu comme une vie ne devenir ayant donc quelques droits, mais comme une extension appartennant totalement ax parents, du moins à la mére, ayant droit de vie et de mort sur lui sans aucune restriction. Du coup, décider qu'il vive, meure, aie des yeux bleux et des cjeveux blonds, quelle différence ?

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Membre, 76ans Posté(e)
Rato Membre 555 messages
Baby Forumeur‚ 76ans‚
Posté(e)

Rato, je ne crois pas que quiconque ait écrit ici qu'on pouvait faire ce qu'on veut avec le génome. Le séquençage de l'ADN permet d'avoir des informations sur des maladies incurables mais aussi sur les risques d'en développer certaines autres. Des informations utiles pour la médecine prédictive. Mais ce sont aussi des informations qui - dans la mesure où elles parviennent aux parents quand ils peuvent encore avorter - peuvent conduire à une forme de "sélection d'embryons à moindre risque".

Ce sont des questions qui se posent aujourd'hui (pas seulement dans ma tête, elles se posent aussi à l'ensemble du corps médical) et je ne comprends pas cette volonté de chercher à tout prix à les occulter.

Personnellement je n'ai jamais nié la complexité du corps humain, ni celle de l'interprétation du génome. J'ai meme soulevé le fait que le séquençage donnait des infos sur des risques de développer des maladies qui dépendront aussi du comportement de l'individu et de son environnement. Que faire de ces infos ? Comment vont-elles être accueillies par les parents ?

Je pense que le séquençage à bas prix est un tournant auquel on doit se préparer.

Par une simple prise de sang, il est donc possible de sélectionner des embryons présentant le meilleur potentiel génétique santé théorique (ce qui correspond à la définition de l’eugénisme).

Nous pouvons optimiser en laboratoire les futurs enfants selon des 'normes' qui nous apparaissent les plus pertinentes.

Et ça, c'est quoi???

Non, on ne peut pas par une simple prise de sang ''choisir son enfant''

En ce qui concerne le dépistage des maladies incurables et très invalidantes, oui, je suis totalement pour et donc de laisser la décision aux parents d'avorter

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Nous pouvons optimiser en laboratoire les futurs enfants selon des 'normes' qui nous apparaissent les plus pertinentes.

Et ça, c'est quoi???

Au temps pour moi, je n'avais pas relevé cette remarque de zenalpha. Effectivement on n'en est pas là.

Mais je pense que Zenalpha réagissait à la question "Où placer le curseur ?". En effet, à partir de quel seuil de risque peut-on considérer qu'il est préférable d'avorter ? Qui et comment vont se décider ces nouvelles normes chiffrées ?

Non, on ne peut pas par une simple prise de sang ''choisir son enfant''

Supposons que je sois enceinte de 10 semaines et que les résultats du séquençage de l'adn de mon enfant indiquent un risque qu'il développe une sclérose en plaques à l'âge adulte.

Je suis en droit de mettre fin à la grossesse si je ne veux pas prendre ce risque pour lui (sachant qu'un risque n'est pas une certitude).

C'est de ce choix dont je veux parler, pas de celui de trifouiller le génome de mon enfant. J'ai le choix de ne mettre au monde que des enfants "à moindre risque".

Derrière ce nouveau choix possible, pointent des risques de dérives et se posent de nouvelles questions éthiques.

En ce qui concerne le dépistage des maladies incurables et très invalidantes, oui, je suis totalement pour et donc de laisser la décision aux parents d'avorter

moi de même.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
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Bonjour Théia,

Je ressuscite ton sujet de discussion qui me semble poser des questions éthiques intéressantes. Je pense comme de nombreux intervenants que sélectionner systématiquement les gènes à la naissance serait dangereux, mais remarquons que le cas du handicap est particulier. Je considère que dans ces cas là, le droit à l'information et le choix des parents doit primer sur le reste. J'aurai trois remarques sous forme de questions :

1- Non seulement il y a la question de savoir où placer le curseur (c'est à dire de déterminer quels caractères/maladies/handicaps potentiels anticiper), mais même si on arrivait à trancher cette question et faire "une liste", alors il y aurait un autre problème. Car si j'ai bien compris les bases de la génétique, certains traits génétiques (dont certains pouvant causer des maladies) seraient théoriquement susceptibles, selon l'environnement, de s'exprimer ou de se révéler tantôt favorables, tantôt défavorables. Après tout, il y a bien une raison si la sélection naturelle a sélectionné certains caractères, non? Par exemple : certains traits génétiques qui permirent à certains aïeux de mieux résister à la famine peuvent apparaître, dans un contexte d'opulence et de malbouffe, comme des responsables du diabète non-insulinodépendant ou de l'obésité. Autre exemple : il semblerait que certaines maladies mentales à base génétique comme la bipolarité seraient à rapprocher d'un fort potentiel créatif. Ne nuirait-on pas alors à la diversité humaine au nom d'arbitraires et changeantes conditions sociales?

2- Puisqu'on ne parle que de risque potentiel, je trouve gênant de devoir faire entrer le hasard dans une prise de décision éthique, surtout quand il est question d'une vie humaine. Admettons qu'un embryon aie 60% de chances de donner naissance à un enfant malade et qu'une IVG est pratiquée : n'y aurait-il alors que 60% de chances qu'on ait agi de façon juste ou morale?

3- Question pour les spécialistes : si le risque n'est que potentiel, la potentialité du risque est-elle uniquement fonction de l'environnement ou aussi de l'interaction avec d'autres gènes? Et dans ce premier cas, à partir de quel moment considérera-t-on qu'un aménagement spécifique de l'environnement où l'enfant grandira est possible et souhaitable? Tous les paramètres susceptibles d'influencer l'expression ou non d'un trait génétique sont ils connus et/ou maîtrisables?

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Membre, 76ans Posté(e)
Rato Membre 555 messages
Baby Forumeur‚ 76ans‚
Posté(e)

Supposons que je sois enceinte de 10 semaines et que les résultats du séquençage de l'adn de mon enfant indiquent un risque qu'il développe une sclérose en plaques à l'âge adulte.

La question est mal posée, il n’est pas question de risque mais de certitude. L’analyse, et non le séquençage de l’ADN, montre l’existence ou non d’un marqueur qui donne cette certitude. La décision de garder ou non cet enfant ne peut reposer que sur la certitude de l’existence d’une maladie incurable et invalidante

Pour Quasi Modo,

L’ADN est acquis dès la fécondation, c’est ‘’l’assemblage’’ aléatoire du génome de la mère et du père. L’ADN résultant ne bougera pas pendant la vie de ce nouvel être humain qui sera unique. Il n’est donc pas question de pourcentage de risque d’avoir une maladie, soit l’anomalie génétique existe dès la fécondation soit elle n’y est pas. Les circonstances de vie, n’y changeront rien

Mais la difficulté c’est de décoder le génome, c’est-à-dire que dans les trois milliards de lettres trouver qui fait quoi. Il est peut-être possible que dans un avenir très lointain on connaisse le rôle de toutes les séquences, mais on est très loin de ça aujourd’hui. Je ne sais où en est cette connaissance, mais c’est très peu. Je le répète, il ne faut pas confondre séquençage et décodage

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
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L’ADN est acquis dès la fécondation, c’est ‘’l’assemblage’’ aléatoire du génome de la mère et du père. L’ADN résultant ne bougera pas pendant la vie de ce nouvel être humain qui sera unique. Il n’est donc pas question de pourcentage de risque d’avoir une maladie, soit l’anomalie génétique existe dès la fécondation soit elle n’y est pas. Les circonstances de vie, n’y changeront rien

Mais la difficulté c’est de décoder le génome, c’est-à-dire que dans les trois milliards de lettres trouver qui fait quoi. Il est peut-être possible que dans un avenir très lointain on connaisse le rôle de toutes les séquences, mais on est très loin de ça aujourd’hui. Je ne sais où en est cette connaissance, mais c’est très peu. Je le répète, il ne faut pas confondre séquençage et décodage

Bonjour Rato,

Certaines de mes recherches sur internet m'ont amené à découvrir l'épigénétique qui postule que l'environnement et le hasard (plutôt que non seulement les gènes) joueraient un rôle crucial dans le développement de certains phénotypes. Ce serait une piste de recherche foisonnante depuis peu : il semblerait qu'on redécouvre le rôle de l'environnement. Celui-ci peut difficilement être nié il me semble, quand deux vrais jumeaux, possédant donc le même patrimoine génétique, développeront certains traits différents, comme l'empreinte digitale, l'iris ou la voix. D'après d'autres sources, cela est également vrai de certaines maladies ; l'évidence nous dirait alors effectivement que l'environnement jouerait un rôle clef dans l'expression ou l'inhibition de certaines séquences d'ADN.

D'autant plus que, bien que les rapports du génotype et du phénotype ne seraient toujours pas encore totalement expliqués, nous connaîtrions dors et déjà certains mécanismes épigénétiques comme la méthylation (qui est capable d'inhiber l'expression d'une séquence) ou la modification des histones. Néanmoins, ne semble-t-il pas plus ou moins évident que par exemple, dans le cas du cancer du poumon, qui procéderait dans certains cas d'une prédisposition génétique, la cigarette (facteur environnemental) jouerait un rôle crucial dans son développement? Ou encore la richesse de l'alimentation pourra évidemment influencer sur l'apparition d'un diabète de type 2 (non insulinodépendant) ou de l'obésité, que nous savons parfois provenir du génotype.

Connaissiez-vous ces dernières avancées qui démontreraient le rôle de l'environnement? Que faudrait-il en penser?

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Membre, 76ans Posté(e)
Rato Membre 555 messages
Baby Forumeur‚ 76ans‚
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Si l'on prend comme exemple deux jumaux, l'un qui fume et l'autre qui ne fume pas, le premier est évidemment plus disposé à avoir un cancer du poumon ou gorge, vessie et surement d'autre. Mais je ne suis pas capable de dire quelle part à le génome dans ces pathologies et quelle part ont les circonstances

Je vais me renseigner

Bonne soirée JP

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Invité
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La question est mal posée, il n’est pas question de risque mais de certitude. L’analyse, et non le séquençage de l’ADN, montre l’existence ou non d’un marqueur qui donne cette certitude. La décision de garder ou non cet enfant ne peut reposer que sur la certitude de l’existence d’une maladie incurable et invalidante

Pour Quasi Modo,

L’ADN est acquis dès la fécondation, c’est ‘’l’assemblage’’ aléatoire du génome de la mère et du père. L’ADN résultant ne bougera pas pendant la vie de ce nouvel être humain qui sera unique. Il n’est donc pas question de pourcentage de risque d’avoir une maladie, soit l’anomalie génétique existe dès la fécondation soit elle n’y est pas. Les circonstances de vie, n’y changeront rien

Rato, j'aimerais bien te croire mais ce n’est pas ce qu’affirment les articles en ligne, ceux que j'ai déjà postés, et d'autres encore.

Le décodage du génome permet de faire d’une part des diagnostics (ce que tu appelles les "certitudes"), et d’autre part de détecter des risques de maladies à partir du repérage de mutations génétiques. Ces dernières infos sont du ressort de la médecine prédictive.

Je cite un autre article, de 2012 :

La médecine prédictive <<repose le plus souvent sur l’identification de variations génétiques, qui signalent une susceptibilité individuelle à déclencher une maladie dans un environnement donné. Elle s’applique aux maladies polygéniques (dues à plusieurs gènes) et polyfactorielles (certains facteurs du milieu ambiant influencent leur développement). Il s’agit d’affections relativement communes comme le diabète, l’hypertension, les maladies cardio-vasculaires ou encore la maladie d’Alzheimer.>>

Par exemple :

<<Des études ont par exemple établi que le risque d’être atteint d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge est 2,5 fois plus élevé par rapport à la population générale lorsqu’on est porteur d’une variation particulière (un allèle) dans le gène CFH. Cela permet d’inciter l’individu prédisposé à modifier son mode de vie, en arrêtant de fumer notamment, et de développer une surveillance ophtalmologique accrue afin de diagnostiquer et de traiter au plus tôt la DMLA.>>

Mais la difficulté c’est de décoder le génome, c’est-à-dire que dans les trois milliards de lettres trouver qui fait quoi. Il est peut-être possible que dans un avenir très lointain on connaisse le rôle de toutes les séquences, mais on est très loin de ça aujourd’hui. Je ne sais où en est cette connaissance, mais c’est très peu. Je le répète, il ne faut pas confondre séquençage et décodage

Un exemple, en 2007 : http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/articledossier-as/wl/1248100524676/la-medecine-predictive-pour-quoi-faire/packedargs/currentPos&did/packedvals/1&1248100547100

<<Sur les trois milliards de nucléotides que compte le génome humain, 15 millions varient d'un individu à l'autre. Déjà 3 millions de ces variations, appelées SNP, ont été découvertes. Or, en comparant ces variations entre individus malades et sains, les chercheurs mettent au jour un nombre croissant d'altérations génétiques associées à des maladies. En 2007, plus de 50 gènes ont été découverts, sur lesquels ces variations augmentent le risque de survenue d'une douzaine de pathologies.>>

et nous sommes en 2013... On a déjà bien empiété sur "l'avenir très lointain" dont tu parles.

3- Question pour les spécialistes : si le risque n'est que potentiel, la potentialité du risque est-elle uniquement fonction de l'environnement ou aussi de l'interaction avec d'autres gènes? Et dans ce premier cas, à partir de quel moment considérera-t-on qu'un aménagement spécifique de l'environnement où l'enfant grandira est possible et souhaitable? Tous les paramètres susceptibles d'influencer l'expression ou non d'un trait génétique sont ils connus et/ou maîtrisables?

hello quasi-modo,

Le risque de développer certaines maladies est aussi dépendant de l’influence d’autres gènes, de facteurs environnementaux et comportementaux. Ce qui effectivement ne facilite pas l’évaluation du risque réel.

----

On estime à une centaine d’euros en 2015 le prix du séquençage complet d’un génome. Bien que la complexité du génome ne permette pas encore d’évaluer tous les risques de maladies, le faible cout du séquençage permet à la recherche d’avancer de plus en plus vite. Et ce faible cout a un inconvénient, celui de rendre cette analyse accessible à tous.

Tu soulèves (à juste titre je pense) de nouvelles questions. Le lien que j’ai mis en ligne dans ce post annonce d’autres conséquences possibles, celui du séquençage généralisé au stade embryonnaire (et d’une sélection en fonction des risques) , mais aussi le risque d’utilisation de ces informations par les assurances et les employeurs (avec obligation de souscription à des couvertures particulières en fonction des risques génétiques)

Bref c’est indéniablement une avancée considérable dans le dépistage des maladies graves, mais ce sont aussi de nombreuses questions qui se posent quant à l’utilisation de ces nouvelles informations.

Edit : Il manquait un lien vers une source : Médecine prédictive (Note d'analyse 289 - Octobre 2012)

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Pour un peu mieux comprendre, voici comment se présentent les résultats d'un test proposé directement au public, sans l'intervention de médecins (ici, il s'agit de Direct Consumer Test) :

navigenics-results.jpg

Pour chaque maladie dont le risque est évalué, on a le pourcentage de risque individuel et la moyenne générale.

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(oups !)

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