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Depuis l'enfance , visites régulières d'une entité .

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Membre 52ans Posté(e)
Oncle_Julien Membre 314 messages
Forumeur survitaminé‚ 52ans
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Episode 14

Déjà deux semaines que les cours ont repris. Me voilà enfin au collège. Pour l'enfant que je suis encore, c'est un peu la "Grande Ecole". Isabelle est avec moi. Nous sommes dans la même classe. Assis l'un à côté de l'autre. Nous sommes inséparables. Comme je porte les cheveux longs aussi, on nous appelle "Les Jumeaux". Cela nous amuse beaucoup. Le soir, nous sommes soit chez moi, soit chez elle pour faire nos devoirs.

Les jours et les semaines s'écoulent ainsi, dans la sérénité d'une enfance insouciante et heureuse. Ce lundi soir nous sommes chez moi. Il est 17 h. Nous prenons notre goûter. Maman nous laisse seuls à la maison. Elle a une course importante. Nous sommes assis dehors sur les marches de l'escalier. Un coup de tonnerre. Le ciel se couvre rapidement. Un éclair violent. Un nouveau coup de tonnerre assourdissant. Voilà les premières gouttes.

Nous rentrons rapidement. Nous sommes dans le salon à regarder par une des portes fenêtres. C'est un véritable déluge. Soudain, au-dessus de nos têtes, un bruit de pas. Fort. Puissant. Nous nous regardons. Je suis couvert de frissons. Isabelle me montre son bras. La chair de poule. La racine de nos cheveux nous piquent. Qui peut donc bien se promener dans le grenier alors que nous sommes seuls dans la maison. Nous prenons peur.

Isabelle est une fille courageuse. Nous n'avons tous deux que douze ans. << Viens ! >> me fait elle en m'entraînant par la main dans le couloir sombre. Nous restons devant la porte de l'escalier. Isabelle ouvre d'un coup sec. Je suis mort de trouille. Pas elle. Elle me tient la main avec une telle force. Nous montons les marches qui mènent au grenier. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises. En apnée, retenant nos respirations, nous écoutons.

Il n'y a plus le moindre bruit. Peu désireux de jouer davantage avec nos émotions, nous redescendons. A peine au bas de l'escalier, la porte refermée, le bruit des pas reprend. Des pas plus sonores et plus rapides que la fois précédente. Les coups de tonnerre sont assourdissants. Les éclairs illuminent le couloir avec de fulgurantes lueurs instantanées. Cette fois nous partons à toutes jambes. Je sais où sont les parapluies. Dans le placard du hall d'entrée.

Je prête mon anorak à Isabelle. Je mets une veste. Nous sortons sur le perron du salon. Le balcon nous protège de la violence de la pluie. Il y a de telles bourrasques que nous sommes rapidement trempés malgré tout. Nous n'osons plus rentrer. L'orage semble redoubler de violence. Enfin maman revient. La voiture entre dans le jardin. << Mais que faites-vous dehors ? >> nous demande t-elle. Nous prétextons un jeu. Nous n'évoquons pas la présence entendue au grenier.

Une fois à l'intérieur, rassurée par la présence de maman, Isabelle me propose de monter au grenier. Nous remontons. Il n'y a évidemment personne. Tout est en ordre. Les coffres, la vieille armoire, les vieilles commodes, les malles, le guéridon et la grande cage à perroquet vide. Nous nous regardons. Nous n'avons pas besoin de parler. Nous nous comprenons. Nous redescendons. Isabelle met son index sur ses lèvres en faisant << Chut ! >>. Pas un mot...

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  • 10 mois après...
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Oncle_Julien Membre 314 messages
Forumeur survitaminé‚ 52ans
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Episode 15

Ce mercredi, il est 17 h lorsque nous sommes tous deux dans ma chambre. En cette lointaine époque, c'est le jeudi qui est la journée sans école. Comme tous les élèves consciencieux, Isabelle et moi, nous faisons nos devoirs immédiatement au retour de cours. Nous sommes seuls dans la maison. Maman est chez la mère d'Isabelle. Il y a des problèmes de rétention d'eau sur les terrains mitoyens de nos propriétés. Avec les pluies incessantes de ces derniers jours, les sous-sols dégorgent d'eau.

Animés par cette saine émulation dont nous sommes tous deux coutumiers, nous terminons deux devoirs de mathématiques. Nous prenons ainsi de l'avance sur les cours de vendredi matin. Concentrés, nous voilà absorbés dans la résolution de quelques équations. Soudain, la porte de l'armoire s'ouvre dans un bruit sinistre. Pourtant, lorsque je l'ouvre, elle ne grince jamais. Nos crayons aux coins des lèvres, nous observons ce nouveau phénomène. La porte de mon armoire reste entrebâillée.

Nous ne bougeons pas. La douleur dans le cou nous oblige à cesser de rester retournés pour voir. Il ne se passe plus rien. Isabelle est comme moi. Elle ne supporte pas que la porte ou le tiroir d'un meuble restent ouverts. Elle se lève pour aller la fermer. Elle revient s'assoir sans un mot. Nous nous regardons. << Tu crois que ça recommence ? >> me demande t-elle d'une voix sourde. Je ne sais quoi répondre. Il est préférable de nous replonger dans nos devoirs. La même chose se reproduit.

Cette fois la porte s'ouvre presque complètement. << Ecoute ! >> me fait Isabelle en posant sa main sur ma bouche. Nous entendons nettement un bruit de respiration. Un peu comme celle d'une personne essoufflée. Nous nous levons pour tenter de localiser ce souffle. Il semble venir du coin où se trouve la chaise à bascule. Pourtant, si le bruit est bien celui d'une respiration, il n'est pas réellement localisable. Nous ne ressentons aucun vent, aucun déplacement d'air. Nous nous regardons.

Cette fois, ce sont mes pulls qui sont parterre, devant l'armoire ouverte. Je les ramasse. Ils sont restés parfaitement pliés, comme maman les a rangé. C'est comme si ces vêtements avaient été déposés au sol par une volonté. Isabelle ferme la porte de l'armoire en donnant un tour de clef. Clef qu'elle dépose sur le bureau où nous faisons nos devoirs. Nous recommençons à travailler en échangeant les résultats de nos calculs. On a trouvé les mêmes réponses. De quoi nous rassurer.

Cette fois, c'est un bruit sourd. Il semble provenir de l'intérieur de l'armoire. Nous nous levons. Isabelle colle son oreille sur les trois côtés de l'armoire. Elle me regarde en haussant les sourcils. << Rien ! >> fait elle. Je colle mon oreille pour constater le silence le plus total. Nous n'avons pas d'animal domestique. Nous retournons nous assoir. Maman entre dans la chambre. Elle propose de ne pas travailler trop longtemps. Nous méritons bien de nous reposer un peu. Il est déjà 18 h30. Il pleut.

Je raccompagne Isabelle sous le grand parapluie. Nos papas bavardent ensemble. Ils ont ouvert un grand regard métallique. Ils nous explique le souci d'évacuation. Probablement une accumulation de feuilles mortes qui bouchent l'accès au collecteur d'eaux usées. Isabelle me propose de venir chez elle demain après-midi. Je lui promets d'être là pour 14 h. Nous sommes entrain de recomposer un puzzle de 5 000 pièces. Nous adorons cette occupation. Pas d'ordinateur en ce temps là...

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  • 1 an après...
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Oncle_Julien Membre 314 messages
Forumeur survitaminé‚ 52ans
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Episode 16

J'arrive chez Isabelle pour 14 h. Elle m'attend devant l'aquarium dans le salon. Sa maman est au téléphone. Elle me fait un coucou de la main et un grand sourire. Isabelle m'attrape par le bras. Elle m'entraîne dans le couloir. Nous montons l'escalier qui mène à sa chambre. << Tu sais que j'ai entendu la même chose dans mon armoire hier soir ! >>. Je la regarde. Nous entrons dans sa chambre. Nous restons debout devant l'armoire. Je pose mon oreille contre la porte. Aucun bruit. 

<< Viens ! >> me fait Isabelle. Nous allons sur le petit balcon de sa chambre. Le ciel est gris et bas. Là-bas à une centaine de mètres, ma maison. << Il y a qui dans ta chambre ? >> me demande Isabelle. Je sais qu'il n'y a personne puisque maman est partie chez ma tatie. Je ne vois rien. Isabelle va chercher la paire de jumelles dans son bureau. Elle observe. Elle me tend l'appareil oculaire. Je scrute. Nous nous donnons la paire de jumelles plusieurs fois en regardant longuement. 

<< Là ! Regarde ! >> s'écrie Isabelle en me tendant les jumelles. Cette fois je vois distinctement. On dirait une silhouette vêtue d'un manteau ample. Ça disparaît vers la porte. Isabelle reprend l'appareil. Elle scrute les portes fenêtres du salon. Les portes qui donnent sur le perron en demi lune. << C'est en bas maintenant ! Regarde. Vite ! >> lance Isabelle. Je reprends les jumelles. Effectivement il y a une ombre qui tremble devant la cheminée. J'ai beau scruter je ne discerne qu'une ombre. 

La maman d'Isabelle vient nous rejoindre pour nous proposer un chocolat chaud et des petits gâteaux à 16 h. Nous acceptons volontiers. << Vous regardez quoi ? >> demande t-elle. Isabelle répond : << La maison à Julien ! >>. Elle tend les jumelles à sa maman qui regarde longuement. Elle ne remarque rien d'étrange. Isabelle et moi, nous savons que les grandes personnes ne voient pas les choses extraordinaires autour d'elles. Celles qui arrivent quelquefois. Surtout celles qui nous arrivent à nous. 

Sa maman nous laisse. Nous cessons d'observer. Nous voilà assis au bureau d'Isabelle. Nous continuons à assembler les pièces que nous trouvons. C'est un puzzle de 500 pièces. La Joconde. Nous avons déjà trouvé toutes les pièces du cadre. Celles à bords droits. C'est les plus faciles à découvrir. Soudain, provenant de l'armoire d'Isabelle, le même coup sourd que dans la mienne hier. Nous sommes les meilleurs amis du monde depuis tout petit. Depuis l'école maternelle.

Ces phénomènes nous rapprochent encore davantage. Ils font de nous des complices. Isabelle me dit : << C'était les mêmes bruits hier soir ! >>. Nous restons silencieux. Tous nos sens aux aguets. Un second bruit. Comme un coup caverneux. Nous nous regardons. Je dis : << Il faudra qu'on en parle à nos parents ! >>. Isabelle pose sa main sur ma bouche en s'écriant : << Non t'es fou ! C'est notre secret ! Si on en parle ça va s'arrêter. Ou alors empirer ! >>. Je la regarde. Elle a raison. 

La maman d'Isabelle vient nous rejoindre. Nous descendons avec elle. Des chocolats fumants et des petits gâteaux secs nous attendent. Isabelle me fait du pied sous la table à chaque fois que je parle. Elle a trop peur que j'évoque nos "visiteurs". Depuis l'enfance, nous avons développé une véritable télépathie. C'est bien pratique pour avoir les mêmes réflexes aux mêmes moments. La maman d'Isabelle nous raconte l'époque où elle avait 12 ans comme nous. Au collège...

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Membre 20ans Posté(e)
Philippe546 Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 20ans
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J'ai lu ce qui vous est arrivé et je n'ai pas été surpris, c'est quelque chose qui arrive régulièrement, parfois on le voit dans les films et on pense que ce n'est pas réel, j'espère que tu as réussi à le surmonter et à vivre en paix.

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