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Effondrement d'un immeuble au Bangladesh: le bilan s'aggrave


PASDEPARANOIA

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

159 personnes sont mortes dans l'effondrement d'un immeuble de huit étages, qui abritait des ateliers de confection à Savar, au Bangladesh. Des ouvriers s'étaient publiquement inquiétés la veille de fissures.

2412261_des-proches-de-victimes-laissent-eclater-leur-chagrin-apres-l-effondrement-d-un-immeuble-le-24-avril-2013-savar-une-ville-a-la-peripherie-de-dacca.jpgSAVAR (Bangladesh)- Le bilan s'alourdit après l'effondrement d'un immeuble de huit étages au Bangladesh mercredi. Alors qu'il abritait des ateliers de confections, l'effondrement du batiment réveille la polémique autour de la sécurité des travailleurs du textile au Bangladesh.

afp.com/Munir Uz Zaman

L'effondrement d'un immeuble au Bangladesh mercredi a fait au moins 159 morts et un millier de blessés. Le bâtiment abritait des ateliers de confection et relance ainsi la polémique sur la sécurité dans l'industrie textile fournissant l'Occident.

L'immeuble de huit étages Rana Plaza s'est effondré comme un château de cartes mercredi, à Savar, une ville à la périphérie de Dacca. Seul le rez-de-chaussée est resté intact et la scène évoquait les conséquences d'un puissant séisme. Des ouvriers du textile travaillant au sein du bâtiment s'étaient publiquement inquiétés la veille de fissures mais leurs responsables ont ignoré les mises en garde, leur enjoignant d'embaucher normalement le jour suivant.

Jour de deuil national

"Le bilan est désormais de 159 morts", a déclaré jeudi Wali Asraf, un responsable des secours, ajoutant que de nombreuses personnes coincées sous les gravats continuaient d'appeler à l'aide. "Les secouristes progressent prudemment pour les extraire". Le précédent bilan faisait état de 152 morts, en majorité des femmes. Quelque 1000 personnes étaient par ailleurs soignées à l'hôpital, selon Hiralal Roy, un médecin urgentiste de l'hôpital Enam, proche du lieu du drame. Les drapeaux étaient en berne jeudi, déclaré jour de deuil national en hommage aux victimes de cet accident, le pire de l'industrie au Bangladesh.

Munis de découpeuses et de foreuses, les pompiers et des membres de l'armée ont réussi à extraire au moins six personnes en vie au cours de la nuit après avoir fait passer des vivres et de l'oxygène dans des trous improvisés entre les gravats.

Cet accident relance la polémique sur les conditions de sécurité et de travail dans le secteur textile au Bangladesh, le deuxième plus important au monde, qui fournit nombre de marques occidentales à bas prix. En novembre 2012, un incendie dans une usine textile fournissant notamment la chaîne américaine Walmart avait fait 111 morts à la périphérie de Dacca. Selon des ouvriers, leurs responsables leur avaient demandé de rester à leur poste en affirmant qu'il ne s'agissait que d'un exercice d'alerte incendie.

L'"échec des marques à faire de la sécurité une priorité"

Selon Tessel Pauli, une porte-parole de Clean Clothes Campaign, une association de défense des travailleurs du textile basée à Amsterdam, cet accident est "symptomatique" des problèmes dans ce secteur au Bangladesh. "Ces accidents montrent un échec des marques (étrangères) à faire de la sécurité une priorité. Ils savent ce qui doit être fait et ne le font pas", a-t-elle dénoncé mercredi.

Selon l'Association des fabricants et exportateurs de textile au Bangladesh (BGMEA), les ateliers de confection situés dans l'immeuble employaient plus de 2600 ouvriers. La chaîne britannique de vêtements à bas prix, Primark, a indiqué que l'un de ses fournisseurs était basé au Rana Plaza.

Walmart a de son côté dit enquêter pour savoir si elle avait des fournisseurs basés au Rana Plaza. La marque espagnole Mango et l'italien Benetton ont affirmé qu'aucun de leurs fournisseurs bangladais n'était impliqué. Un responsable de la police, Monir Hossain, a indiqué qu'une enquête avait été ouverte à l'encontre du propriétaire du bâtiment, un membre du parti au pouvoir, pour violation des règles de construction.

Mustafizur Rahman, le responsable d'une unité de police spécialement chargée du secteur industriel, a par ailleurs affirmé à la presse que les propriétaires des ateliers situés dans l'immeuble avaient délibérément ignoré un appel de fermeture lancé par les autorités et demeuraient invisibles depuis la catastrophe.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/effondrement-d-un-immeuble-au-bangladesh-le-bilan-s-aggrave_1243998.html

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Invité Capitan
Invités, Posté(e)
Invité Capitan
Invité Capitan Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour,

On ne peut que déplorer ce fait avec tristesse, ainsi que l'irresponsabilité du propriétaire !

Mais malheureusement, pas grand chose de surprenant, dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Quand on achète des fringues à 1 € on ne se demande pas comment elles sont fabriquées...

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Membre, 46ans Posté(e)
epmd71 Membre 10 304 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)

quelle horreur

j'aimerais qu'on ce soucis aussi de ces gens dans les pays riches

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Mais c'est le cas.

Des milliers d'ouvriers manifestent contre leurs conditions de travail horribles, et le gouvernement a dépêché la police qui tire sur la foule. Ces fous demandent l'arrestation du proprio de l'usine qui a fait 290 morts en s'effondrant.

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Membre, 46ans Posté(e)
epmd71 Membre 10 304 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)

ce mouvement est peux entendus alors quelle dommage

ça intéresses pas les médias et notre gouvernement

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Ben, faut vendre de la sappe, c'est bon pour le moral.

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Membre, 118ans Posté(e)
nerelucia Membre 12 886 messages
Baby Forumeur‚ 118ans‚
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Avouez que c'est inouï, notre indifférence, imaginez ça en France.

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  • 2 semaines après...
Membre, 49ans Posté(e)
Frelser Membre 5 508 messages
Forumeur inspiré‚ 49ans‚
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800 morts dans l'immeuble martyr du Bangladesh : l'industrie textile sous les projecteurs

Par Pierre Magnan | Publié le 08/05/2013 à 15H30, mis à jour le 08/05/2013 à 15H30

Bangladesh-etiquettes.jpg

Etiquettes découvertes dans les décombres des ateliers textiles qui se sont effondrés au Bangladesh © AFP/MUNIR UZ ZAMAN L’effondrement de l’immeuble Rana Plaza au Bangladesh, qui abritait des ateliers textiles, a fait au 8 mai 2013 plus de 800 morts selon le dernier bilan des autorités. Il fait de cet effondrement la pire catastrophe industrielle du pays et rappelle le bilan des grandes catastrophes minières (Courrières en France, 1906, 1099 morts).

Cet immeuble de neuf étages, situé à une trentaine de km de Dacca, la capitale, abritait cinq ateliers de confection fournissant notamment les marques britanniques Primark (Associated British Foods) et espagnole Mango.

«Selon le Clean Clothes Campaign, un groupe de défense des ouvriers du textile basé à Amsterdam, le britannique Bonmarché, l'espagnol Corte Inglès et le canadien Joe Fresh ont également confirmé avoir travaillé avec ces ateliers», précisait le journal Métro. D'autres marques ont démenti avoir des sous-traitants dans ces locaux. Un porte-parole de la firme italienne Benetton a déclaré qu'aucun des ateliers de l'immeuble effondré n'était à ce jour un fournisseur. La marque de Carrefour a aussi démenti, tout en affirmant mener une enquête approfondie. Même réponse chez l'Américain Wall Mart.

Lorsqu'il s'est effondré comme un château de cartes au matin du 24 avril, plus de 3.000 ouvriers étaient au travail alors que des fissures avaient été constatées la veille sur le bâtiment. Une douzaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête, dont le propriétaire de l'immeuble et les propriétaires des ateliers de confection.

Ateliers de misère

Ce drame a braqué les projecteurs sur les «ateliers de misère» du secteur textile, pilier de l'économie du Bangladesh , où des ouvriers payés parfois moins de 30 euros par mois travaillent à des cadences infernales dans des conditions de sécurité largement insuffisantes. En novembre dernier, un incendie dans une usine textile près de Dacca avait déjà fait 111 morts. Le pays est le deuxième exportateur mondial de textile (80 % de ses exportations) et cette branche occupe plus de 40 % de la main-d'œuvre du pays. Mercredi 8 mai, le pays a annoncé avoir fermé dix-huit usines textiles pour des raisons de sécurité.

Craignant que les marques occidentales ne se détournent de leurs fournisseurs bangladais, le gouvernement a annoncé lundi la mise en place d'une nouvelle commission d'enquête censée inspecter les milliers d'usines textiles à la recherche d'éventuels défauts de construction.

Au Bangladesh même, la colère a été palpable. Plusieurs milliers de travailleurs brandissant des banderoles et des drapeaux rouges ont scandé «Pendez les tueurs, pendez les propriétaires d'ateliers» lors de défilés pacifiques organisés dans la capitale, Dacca.

Le drame a eu un écho mondial, la production du pays étant essentiellement destinée à l'exportation vers les pays développés. Au Vatican, le pape François a condamné le «travail d'esclave» des victimes de l'accident, ajoutant sa voix à celle d'organisations de défense des ouvriers qui dénoncent depuis des années leurs conditions de travail.

Dans les pays où des marques ont reconnu sous-traiter dans l'immeuble effondré, les réactions ont aussi été nombreuses.

Source : Geopolis. Lire la suite de l'article ici...

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  • 11 mois après...
Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 542 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

Un an après l’effondrement des ateliers du Rana Plaza, qui avait causé la mort de plus d’un millier d’ouvriers, la situation n’a pas radicalement changé dans le secteur du textile au Bangladesh. Les familles des victimes n’ont pas encore été correctement indemnisées, et la plupart des marques occidentales nient ou dissimulent leur implication. Sous la pression des syndicats, un salaire minimum a néanmoins été créé, même s’il reste nettement inférieur à leurs revendications.

Les meurtriers du prêt à porter

Avant même que l’effondrement des ateliers du Rana Plaza, à Dacca, ne tue plus d’un millier d’ouvriers, d’autres drames avaient mis en lumière les conditions de travail dans les usines de confection bangladaises. Comment le pays en est-il arrivé à une telle situation ?

[...]

Dans les neuf étages de Tazreen s’entassaient trois mille salariés, majoritairement des jeunes femmes venues des campagnes les plus pauvres en quête d’un gagne-pain pour leur famille. A raison de 3 000 takas par mois, l’équivalent de 30 euros, elles confectionnaient dix heures par jour et six jours sur sept des vêtements destinés à des marques prestigieuses, parmi lesquelles Disney, Walmart et le groupe français Teddy Smith. Les produits hautement inflammables avaient été stockés au rez-de-chaussée, à côté de la cage d’escalier, au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires. Les issues de secours ayant été verrouillées pour empêcher tout vol de marchandise, conformément aux usages en vigueur, les victimes piégées par les flammes sont mortes brûlées vives ou défenestrées. Leur patron, M. Delwar Hossain, n’a jamais été inquiété par la justice et court toujours. Son appartenance au BGMEA aurait-elle joué un rôle dans la garantie de son impunité ?

Article complet, Le Monde Diplomatique http://www.monde-diplomatique.fr/2013/06/CYRAN/49152

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