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Et si les victimes devenaient partie prenante dans les décisions de justice ?


January

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Autant le condamner à mort alors ?

ps: je parle quand même d'accorder une seconde chance avec un suivi sérieux.

Non la condamnation à mort est un absurdité barbare: La perpétuité laisse une infime chance aux criminels et à la société de se réconcilier. Comme le dit Titnath c'est rarement incompressible et au bout de 30 ans on peut peut être avoir une personne "lavé" de ses crimes et des victimes "soulagées". Mais la seconde chance quand on a 70 ans, est ce vraiment encore une chance?

C'est donc un constat d'échec... Mais pour moi ces gens auraient leur place 4 jours sur 7 dans un hôpital psychiatrique pour permettre à la science de comprendre comment on peut en arriver là.

Il y a quand même un truc choquant, quand un type est condamné à PERPETUITE par un jury populaire, c'est qu'ils ont jugé que cet individu avait commis des choses tellement monstrueuses qu'il ne devaient plus JAMAIS être remis dans la société. Donc au nom de quoi quelques jugeaillons qui bien souvent n'étaient pas au procès et ne connaissent rien ou presque de l'individu s'octroient-ils le droit d'aller à l'encontre de la décision du jury. J'estime que si le type commet la moindre infraction une fois élargi, leur responsabilité devrait être mise en cause et il devraient en répondre devant un tribunal.

Je ne suis pas favorable au jury populaire.

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Membre, ♪ ♫ ♪ ♫, Posté(e)
Herman1 Membre 11 499 messages
♪ ♫ ♪ ♫,
Posté(e)

Non la condamnation à mort est un absurdité barbare:

C'était ironique...

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

C'était ironique...

Je m'en doutais au vu du contexte mais je tenais à affirmer mon opposition tout en m'interrogeant sur ces 3 cas entre la France et la Belgique où on ne voit pas tellement de porte de sortie...

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Membre, ♪ ♫ ♪ ♫, Posté(e)
Herman1 Membre 11 499 messages
♪ ♫ ♪ ♫,
Posté(e)

Je m'en doutais au vu du contexte mais je tenais à affirmer mon opposition tout en m'interrogeant sur ces 3 cas entre la France et la Belgique où on ne voit pas tellement de porte de sortie...

Je m'interroge aussi , si ça peut te rassurer. Surtout par rapport au suivi après la sortie, qui n'est souvent pas effective, voir jamais! Et ça c'est un problème. D'ailleurs, je pense que ce suivi, devrait être durant l'incarcération.

Mais bon, on va me répondre que ça a un cout, etc....

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

C'est effectivement ça... Dans un monde idéal, on réalise que 80% des prisonniers sont issus de milieu défavorisé et que si nous avions une meilleure répartition des richesses doublé d'un véritable désir de créer de l'emploi et de gagner sa croute honnêtement on ferait des économies sur l'entretient des prisons... Les autres 20% sont des malades mentaux qui n'ont pas plus leur place en prison mais dans un hôpital psy pour tenter de se faire soigner. ça implique de transférer les fonds vers les hôpitaux, embaucher médecins et infirmières pour faire un véritable travail d'analyse sur cette population.

A défaut d'argent on ouvre des prisons et on fait de la répression. Une partie des prisonniers en sortira traumatisé et l'autre partie en sortira encore plus fort...

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

- puissent consulter l'intégralité d'un dossier

- être partie prenante dans les débats contradictoires

- aller en appel

- participer aux décisions d'exécution et de réduction des peines

Pour ma part c'est non partout excepté pour l'appel, mais sérieusement encadré alors sinon on retombe dans "justice Vs vengeance".

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Membre, Bubon baveux de Belzébuth, 38ans Posté(e)
casdenor Membre 11 203 messages
38ans‚ Bubon baveux de Belzébuth,
Posté(e)

À part le dernier point, je peux comprendre qu'on veuille les autres, en particulier l'appel d'ailleurs. Je ne savais pas non plus qu'il n'était pas autorisé.

Et franchement, quand on lit ce sujet, on se rend compte, encore une fois, que la peinture civilisée craque bien vite, et la barbarie des "bonnes gens" n'en apparaît que plus terriblement.

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Membre, Dégonfleur de baudruches, 68ans Posté(e)
Dinosaure marin Membre 24 125 messages
68ans‚ Dégonfleur de baudruches,
Posté(e)

La possibilité d'appel me parait le seul point qui puisse être discuté.

Mais si toutes les justices pénales limitent cette possibilité au procureur c'est justement parce qu'au pénal on estime que c'est la société toute entière qui poursuit quelqu'un qui a troublé l'ordre et la sécurité publique.

Donc c'est la société toute entière qui est "victime".

En conséquence, je réponds "non" à toutes les questions.

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Membre, 47ans Posté(e)
jimmy45 Membre 11 263 messages
Maitre des forums‚ 47ans‚
Posté(e)

Il y a quand même un truc choquant, quand un type est condamné à PERPETUITE par un jury populaire, c'est qu'ils ont jugé que cet individu avait commis des choses tellement monstrueuses qu'il ne devaient plus JAMAIS être remis dans la société. Donc au nom de quoi quelques jugeaillons qui bien souvent n'étaient pas au procès et ne connaissent rien ou presque de l'individu s'octroient-ils le droit d'aller à l'encontre de la décision du jury. J'estime que si le type commet la moindre infraction une fois élargi, leur responsabilité devrait être mise en cause et il devraient en répondre devant un tribunal.

La philosophie derrière la justice c'est qu'on ne peut pas considérer une décision de justice comme la vérité absolue. On s'appuie au contraire sur le fait que ces décisions sont arbitraires donc que l'on peut faire des erreurs, il est aussi possible qu'elles soient malhonnêtes.

Voilà pourquoi on donne la possibilité pour les parties prenantes de demander des recours aux décisions qui sont prises.

La réduction des peines est une carotte nécessaire pour pouvoir garder les prisonniers tranquilles.

Si tu les prives de toute espoir. Soit ils se suicident. Soit ils foutent une merde pas possible vu qu'ils n'ont plus rien à perdre.

Pour la sûreté des gardiens et des prisonniers eux-même, pour apaiser les relations qu'ils peuvent avoir, cette carotte est absolument nécessaire.

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Membre, 31ans Posté(e)
RaphStaf Membre 2 937 messages
Baby Forumeur‚ 31ans‚
Posté(e)

Si c'était les victimes, la peine de mort serait remi au gout du jour ... laugh.gif

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Membre, Posté(e)
Niglos Membre 10 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Cela a sans doute été dit (je n'ai pas pris le temps de tout lire), mais il faut bien comprendre quelque chose. Le procès pénal oppose le prévenu (présumé innocent) à la société (D'ailleurs, si vous consulter des références de dossiers pénaux, vous verrez bien qu'ils sont généralement intitulés M. X contre Ministère Public). La victime, n'a donc qu'un rôle secondaire, et n'intervient en réalité qu'à travers la constitution de partie civile, et ne peut prétendre qu'à des dommages et intérêts. Cela ne veut pas dire qu'elle est déconsidérée ou mésestimée, mais elle n'est que partie civile, et non pénale, si vous voulez.

Il y a eu de nombreuses avancées concernant les droits des victimes, comme le droit à l'accès au dossier pendant l'instruction, la Civi, et autres, mais, il demeure que le procès pénal a pour but de sanctionner un mal fait à la SOCIÉTÉ et non à la VICTIME (rôle du procès civil d'indemnisation, comme je l'ai dit). Le procureur de la République (et ses substituts) sont les représentants de la société, et font des réquisitions en son nom.

Ainsi, la possibilité d'interjeter appel pour la victime, reviendrait à lui donner un rôle qui n'est pas le sien dans le procès pénal (mais qui est le sien dans un procès civil portant sur l'indemnisation de son préjudice). Comme cela a été dit, la justice a évolué et n'est aujourd'hui plus de l'ordre de la vengeance, publique ou privée, mais est neutre, le juge, juge en fait et en droit, mais indépendamment de toute considération personnelle, autrement, ce ne serait pas juger, mais préjuger.

En ce qui concerne l'exécution des peines par contre, la chose est plus compliquée. D'une part, ce ne sont en effet pas les mêmes juges (encore heureux, impartialité objective s'il vous plaît ?), mais ils ont connaissance du dossier. Là encore, la question se pose sur la place de la victime. On ne peut certes pas lui donner un pouvoir décisionnel, mais une voie consultative ? Je ne sais pas. Mais elle n'a en l'état quasi aucun droit en exécution des peines, et cela devrait faire l'objet d'interrogations.

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