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Le Japon annonce l'arrêt total de sa production nucléaire d'ici 30 ans


eklipse

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)
Le Monde.fr avec AFP | 14.09.2012 à 10h16 • Mis à jour le 14.09.2012 à 10h48

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Le gouvernement japonais a annoncé, vendredi 14 septembre, l'arrêt progressif de la production nucléaire sur trente ans, dix-huit mois après l'accident de Fukushima qui a provoqué une catastrophe sans précédent dans le monde depuis Tchernobyl, il y a vingt-cinq ans.

Le Japon devient ainsi le troisième pays, après l'Allemagne et la Suisse, à faire part de son intention de stopper ses réacteurs depuis l'accident du 11 mars 2011 à Fukushima Daiichi, consécutif à un puissant séisme et au passage d'un tsunami géant sur la région.

"Le gouvernement va instaurer toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro pendant les années 2030", a énoncé le gouvernement dans un document consacré au nouveau plan énergétique à établir. Il a édicté trois principes pour parvenir à cet objectif : ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après quarante ans d'activité et, enfin, n'accepter le redémarrage des tranches suspendues qu'après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc.

CHANGEMENT DE DONNE

Avant l'accident, l'énergie nucléaire représentait près de 30 % de la consommation de courant au Japon. Et les autorités prévoyaient d'augmenter cette part à 53 % d'ici à 2030. Mais cette catastrophe, qui a poussé une centaine de milliers d'habitants à fuir leur domicile, souvent sans perspective claire de retour, a complètement modifié la donne. Le sentiment anti-nucléaire a fortement augmenté parmi la population et des manifestations sont régulièrement organisées contre l'exploitation de l'atome.

Lire (en édition abonnés) : Au Japon, la contestation de l'atome prend une ampleur inédite

La production nucléaire a fortement baissé depuis, et seuls deux des 50 réacteurs de l'Archipel sont actuellement en activité, dans le centre du Japon. Les 48 autres sont arrêtés, soit à cause d'un séisme, soit en raison des mesures de sécurité supplémentaires exigées par les autorités après l'accident.

Mais les compagnies d'électricité, soutenues par une bonne partie des milieux d'affaires, réclament à cor et à cri de pouvoir redémarrer des tranches arrêtées. Elles doivent en effet faire tourner leurs centrales thermiques à plein régime pour compenser le manque énergétique et doivent importer massivement des hydrocarbures, ce qui a plongé la balance commerciale dans le rouge. Les autorités risquent donc de faire face à d'importantes oppositions avant de parvenir à l'objectif qu'elles viennent de fixer.

"NOUVEAU PLAN ÉNERGIE"

Depuis des mois, les autorités planchaient sur un "nouveau plan énergie" pour le Japon, qui a dû fortement augmenter ses importations de gaz naturel depuis l'accident pour compenser la baisse de production nucléaire. La semaine dernière, le Parti démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) de M. Noda a publié un programme énergétique qui devrait servir de canevas aux décisions du gouvernement.

Le programme du PDJ suggère, outre l'arrêt de la production nucléaire d'ici 2030, que le Japon développe davantage les énergies renouvelables, prenne des mesures d'économie d'énergie, exploite les ressources des mers entourant l'archipel et se fournisse à un prix raisonnable en GNL (gaz naturel liquéfié) et autres énergies fossiles, y compris les gaz de schiste.

http://www.lemonde.fr/japon/article/2012/09/14/le-japon-annonce-l-arret-progressif-de-sa-production-nucleaire-sur-30-ans_1760288_1492975.html

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Membre, 46ans Posté(e)
epmd71 Membre 10 304 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
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a méditer en France

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
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Carrément, du gaz de schiste... ça donne trop envie.

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Membre, 40ans Posté(e)
MoiToad Membre 2 028 messages
Baby Forumeur‚ 40ans‚
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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
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Sans doute, sauf que l'eau est moins problématique au Japon de part notamment une pluviométrie supérieure à la moyenne mondiale. De là à la polluer et la gaspiller pour du gaz de schiste, ça fait toujours un peu chier...

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Membre, Vox forumi, Vox déi, viocs ahuris, 30ans Posté(e)
KamatisFantasia Membre 2 110 messages
30ans‚ Vox forumi, Vox déi, viocs ahuris,
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Vu ce qu'on voit en Pennsylvanie en ce moment je pense que les idées de gaz de schistes vont être abandonnées ^^' Par contre il est en effet préférable pour le japon de stopper le nucléaire ... Zone sismique oblige... Puis il on jamais eu vraiment beaucoup de chance avec l'atome ....

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
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Pour le coup oui, on est forcément toujours un peu étonné qu'un pays au coeur d'une zone sismique et qui a inventé le nom de tsunami puisse bâtir des centrales nucléaires au bord de la mer... Même si la catastrophe était d'une rare violence et que personne ne pouvait prévoir ça...

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Membre, 44ans Posté(e)
carnifex Membre 5 710 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
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Les gisements économiquement exploitables d’uranium et de thorium étant finis, il faudra bien se passer un jour du nucléaire, comme c’est le cas pour les carbones fossiles.

Vu les dégâts que l’utilisation de ces ressources font par ailleurs, il me semble sage de se mettre le plus tôt possible à s’en passer.

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

Après avoir exclu pendant des mois une sortie du nucléaire, le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a cédé à la pression d'une partie de l'opinion publique nippone toujours traumatisée par la catastrophe de Fukushimaet annoncé, ce vendredi soir, qu'il souhaitait totalement bouleverser la politique énergétique de l'archipel en organisant l'arrêt définitif de tous les réacteurs du pays d'ici 2040.

Avant le tsunami du 11 mars 2011 et la destruction de quatre réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi, le Japon suivant un ambitieux plan de développement de son parc nucléaire. S'appuyant notamment sur l'expertise de ses géants locaux Toshiba et Hitachi, le pays planifiait de faire passer la part du nucléaire dans son mix énergétique de 28% en 2010 à 50% en 2030, afin notamment de réduire sa dépendance aux énergies fossiles qu'il est contraint d'importer à des prix de plus en plus élevés, depuis des régions parfois instables.

Plus de fermes solaires et de champs d'éoliennes

Selon les termes de la nouvelle politique énergétique proposée par l'exécutif, le pays devra désormais progressivement pousser la part de l'électricité produite dans des fermes solaires ou des champs d'éoliennes, accroître son effort d'économie d'énergie et stabiliser son utilisation du gaz naturel, du charbon et du pétrole dans des centrales conventionnelles. « L'un des piliers clés de cette nouvelle stratégie est de réussir, le plus tôt possible, l'émergence d'une société ne dépendant plus du nucléaire », indique le document qui refuse toutefois de valider un arrêt immédiat des centrales du pays.

Pour organiser une sortie ordonnée du nucléaire, le gouvernement souhaite, en effet, rallumer au plus vite toutes les centrales du pays ayant fait la preuve de leur sûreté et ayant reçu l'agrément de la nouvelle autorité de sûreté nucléaire -une structure indépendante doit bientôt être mise en place -. A l'exception de deux tranches, situées à Ohi dans l'ouest du pays, la totalité des réacteurs de l'archipel sont actuellement, pour des raisons souvent politiques, toujours à l'arrêt et le pays doit importer des quantités massives de gaz naturel pour compenser ce manque de production d'électricité « nucléaire ». S'il arrivait à organiser cette relance, à laquelle vont toutefois s'opposer avec férocité les militants anti-nucléaire, le gouvernement s'engagerait à ne pas prolonger l'exploitation des tranches au-delà de leur durée de vie de 40 ans.

Un coût faramineux

L'annonce du gouvernement va être probablement célébrée comme une grande victoire par les opposants au nucléaire mais elle risque d'être encore combattue par les lobbies industriels, les grands électriciens et une partie des élus de l'archipel qui ne désespèrent pas de pouvoir faire capoter, dans les prochains mois, cette nouvelle stratégie.

Ces derniers jours, ils assuraient qu'un abandon rapide de l'atome était techniquement impossible et intolérable pour les finances du pays. Le seul coût du démantèlement des 50 tranches du pays a été estimé à 180 milliards de dollars sur 40 ans. Et plusieurs électriciens ont déjà indiqué que leurs finances ne pourraient probablement pas survivre à arrêt de leurs centrales, et ce malgré des hausses importantes des factures de courant.

« Nous sommes face à une décision politique prise par un gouvernement sortant qui avait besoin d'arguments pour se présenter devant les électeurs », explique un industriel à Tokyo, qui rappelle que des législatives anticipées devraient être organisées dans les prochaines semaines par une majorité aux abois dans les sondages. « Rien n'est encore inscrit dans le marbre. Beaucoup de choses peuvent encore changer.

Ce n'est pas comparable avec la situation allemande où un plan a été pensé, voté et appliqué ». Dans son communiqué, le gouvernement note lui-même que son projet de sortie du nucléaire à l'horizon de la fin des années 30 fera l'objet d'une « révision permanente ».

Dissensions en Europe à propos du nucléaire

En Europe, la découverte mi août de fissures potentielles sur la cuve du réacteur de Doel, en Belgique, a également relancé le débat sur la sécurité du nucléaire. Les défauts de fabrication sur la cuve du réacteur n'ayant été détectés qu'après trente années de fonctionnement. Cette découverte est intervenue après la réalisation de « stress tests » menés sur les 143 réacteurs de l'Union européenne. Ces test de résistance n'avaient pas révélé ces problèmes sur le réacteur de Doel 3. Rien d'étonnant à cela puisqu'ils visaient à s'assurer de la robustesse des installations en cas d'événements similaires à ceux de Fukushima (tremblements de terre, tsunamis, perte d'alimentation électrique...) selon un article des Echos. Cette découverte a néanmoins mis en valeur les différences d'approche susceptibles d'exister d'un pays à l'autre en matière de sûreté nucléaire et la nécessité de les harmoniser un peu plus en Europe.

Dossier : Fukushima, un an après

Écrit par Yann ROUSSEAU

Correspondant à Tokyo

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202268152963-le-japon-programme-officiellement-l-arret-du-nucleaire-362194.php

C'est une annonce populiste, en raison d'élections proches, mais rien n'est acquis...

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