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La crise? La bonne excuse...


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economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Bonjour à tous,

Voilà un excellent article qui montre que, si c'est la crise pour la majorité des gens, la crise c'est aussi une aubaine pour les investisseurs et la finance.

On ne peut pas nous imposer tout au nom de la crise!

C 'est une crise systémique que nous vivons et il faut changer de système économique plutot que de nous faire mal, pour... rien!

"LA CRISE ?... LA BONNE EXCUSE !

de : Patrick MIGNARD

rien.gifLa crise a décidément « bon dos » et en particulier en période électorale quand il s’agit, pour le sortant d’exposer un bilan catastrophique et pour tous, pour faire des promesses mirobolantes mais que l’on ne tiendra pas..

La crise, cette invitée de dernière heure qui permet de dire aux convives déjà à table qu’il n’y a plus rien à manger, mais que la maîtresse de maison n’y est pour rien,… est une aubaine pour les politiciens.

QU’EST-CE QUE LA CRISE ?

A écouter les « experts » en « économie officielle », les faiseurs d’opinions et les commentateurs attitrés des pouvoirs, la crise est une chose qui surgit à l’improviste, imprévisible et imparable. Un monstre froid et impersonnel qui dévaste les édifices sociaux consciencieusement et humainement élaborés par les femmes et hommes au pouvoir…. Ceux la même qui demandent l’adhésion du peuple et qui satisfont, ou auraient bien voulu satisfaire, ses désirs.

L’imprévisibilité de la crise ne peut qu’entraîner le dédouanement du politicien. L’édifice économique et social s’est écroulé, au mieux, a été endommagé par une force incontrôlable… Il faut subir la crise comme on subit un phénomène climatique ou sismique. On peut certes se protéger préventivement pour limiter les dégâts, mais on ne peut pas éviter que le phénomène se produire.

Bien sûr, les experts-économistes officiels ou apparentés, donneurs de leçons, prévisionnistes « extralucides », et surtout les politiciens vont, poussés dans leurs derniers retranchements, trouver quelques « coupables » : les spéculateurs, les traders, les prises de risques insensées, les paradis fiscaux, mais aussi et surtout la « gabegie des dépenses salariales et sociales ». Hormis cette dernière catégorie tous seront dédouanés. La charge reposera sur les « efforts à faire pour le peuple »,… banques, spéculateurs et paradis fiscaux pourront, après avoir été timidement montré du doigt, continuer leurs petites et grandes affaires financières.

Bref la crise c’est le résultat des « comportements collectifs qui ne sont que l’expression des égoïsmes individuels » ; et comme les politiciens ne sont que les représentant du peuple,… ils n’y sont pour rien. CQFD.

Ben voyons !

Le raisonnement est un peu schématique et sommaire, mais c’est l’ossature du discours que l’on entend dans la bouche des politiques et des médias.

LA BOUÉE DE SAUVETAGE

Comme la plupart des citoyens peine pour savoir exactement ce qui se passe, ce qui se joue, quelle est la part de l’inévitable et du provoqué, le degrés d’implication des politiques, des financiers, ils s’en remettent aux discours officiels (de droite comme de gauche) et aux « experts » qu’ils voient à la télévision, entre une série débile et une rencontre sportive.

Ces derniers, une vingtaine, toujours les mêmes, traversent les périodes de calme et d’agitation bardés de leurs certitudes et de leurs statistiques, donnent moult conseils qui n’ont qu’un seul et unique objectif : pérenniser le système marchand. Car, dans leurs explications il ne saurait être question de remettre en cause ses fondements. La crise serait un mal qu’il faut soigner pour rendre le système sain… Les comparaisons avec la médecine ne manquent pas : crise de croissance, cancer, infection, partie saine, thérapie de choc, remède de cheval, trancher dans le vif, métastases….

On a toujours une petite crise sous le coude, ou quelque chose qui y ressemble, pour tout justifier… surtout l’injustifiable :

puce-8130d.gif "crise de la dette souveraine" au sujet de laquelle les pouvoirs interviennent, non pour améliorer la condition des peuples, mais rassurer les marchés financiers spéculateurs,

puce-8130d.gif « crise du système des retraites par répartition », pour justifier le recours à la capitalisation et donc a une gestion spéculative des retraites (rôle des fonds de pensions),

puce-8130d.gif « crise du système de santé » ce qui permet de liquider le service public de la santé et de développer le secteur privé essentiellement intéressé par l’argent,… dégradation de l’hôpital public !

puce-8130d.gif ….. et ainsi pour tous les secteurs (éducation, justice, énergie,…)

La crise est une aubaine pour « remettre les pendules à l’heure » et nier les contradictions qui minent les rapports sociaux, accroissent les inégalités et détruisent le tissu social (exclusion, chômage, inégalités,…). L’imagerie maritime est elle aussi largement utilisée : nous sommes sur le même bateau, la solidarité s’impose et pour éviter la catastrophe il faut que celles et ceux qui rament (pardon, les forces vives !) redoublent d’effort !.

Quiconque remet en question cette délirante explication est immédiatement qualifié de naufrageur.

La crise économique est une chose trop sérieuse pour être laissée au peuple… Il faut des gens compétents pour l’éradiquer.

LA DÉMOCRATIE FACE A LA CRISE

Dans un système qui se dit démocratique, il est facile pour le pouvoir de se défausser sur les citoyens,… de même qu’il est difficile aux citoyens d’accuser le pouvoir.

Pourquoi ?

Parce que le pouvoir a une légitimité qu’il tient du peuple, ce qui veut dire que le pouvoir, et ses décisions, sont en principe l’expression du peuple. On comprendra que le peuple peut difficilement aller à l’encontre de « ses propres décisions », incarnées par le pouvoir qui est issu de lui…. Alors que dans un système totalitaire, donc sans légitimité populaire, le peuple peut toujours accuser le pouvoir d’agir à l’encontre de ses intérêts,… cela n’est plus possible dans un système qui se dit démocratique, et qui l’est aux yeux du peuple.

Pour rompre ce paradoxe il faut aller au-delà des évidences citoyens/pouvoir et faire de la crise quelque chose d’extérieur, une sorte de chose naturelle à laquelle se heurte la collectivité : le peuple et ses dirigeants.

C’est tout le sens de la conception libérale de l’économie. En effet, si le substrat économique de la société est déconnecté du politique, du social bref… de l’humain, s’il est considéré comme quelque chose de « naturel », donc d’insensible aux humains,… alors de fonctionnement économique de la société échappe à tout contrôle (un peu comme un raz de marée, une irruption volcanique ou un tremblement de terre). Conséquence : personne ne peut-être tenu pour responsable : c’est la loi du marché,….Seuls les experts peuvent analyser le phénomène et préconiser les mesures à prendre.

La démocratie existe, puisque le pouvoir est élu, mais les mesures à prendre échappent au peuple qui doit s’en remettre aux spécialistes.

Le tour de passe-passe est ainsi complet, l’illusion démocratique est assurée, et l’action « rationnelle » garantie par les experts. La crise n’est désormais plus qu’un dysfonctionnement du système qu’il s’agit de réparer pour retrouver tout son équilibre et sa fonctionnalité. Les mesures à prendre son impératives et ne peuvent qu’être acceptées par le peuple puisque ce sont ses représentant qui les cautionnent et les préconisent.

Il se peut même, que le peuple, dans son incohérence, son inconscience et son irresponsabilité exige des mesures qui vont à l’encontre des intérêts du système… et donc, officiellement, de ses propres intérêts. Il s’agit donc, pour rétablir la vérité, soit de convaincre, soit de réprimer les récalcitrants, forcément irresponsables.

Les politiques peuvent même, corriger les décisions aberrantes du peuple et faire l’inverse de ce qu’il a prévu (cas du Traité Constitutionnel Européen refuse par les citoyens français), ou bien encore refuser un référendum populaire sur les mesures à prendre (cas de la Grèce), ou bien faire prendre les décisions par des technocrates sans légitimité (cas général de l’Europe), ou bien …. A quoi d’ailleurs, à ce stade, sert la légitimité ?

On peut même changer le personnel politique ce qui donnera l’impression du changement.

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en France et en Europe.

La crise est donc une aubaine pour « resserrer les boulons », liquider les acquis sociaux, liquider les services publics, faire travailler plus pour gagner moins,…

Droite et Gauche s’entendent comme larrons en foire pour gérer ce type de situation et pérenniser ce système qui nous conduit à la catastrophe. Elles agitent l’épouvantail de l’extrémisme de droite pour stabiliser la situation politique, extrême droite qui sera toujours à temps de prendre les commandes si le peuple se rebiffe trop.

mars 2012 Patrick MIGNARD"

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epmd71 Membre 10304 messages
Forumeur alchimiste‚ 41ans
Posté(e)

la crise s'acharne sur les uns (les travailleur)

et fait le bonheur des autres (les riches et les politiques)lazy.giflazy.giflazy.gif

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Rasibus Membre 4080 messages
Forumeur alchimiste‚ 86ans
Posté(e)

Je ne pense pas que "la crise" soit le résultat d'une machination délibérée de gens qui y trouvent leur intérêt.

C'est plutôt la conséquence de l'ignorance des économistes qui la cachent derrière ce mot. Un peu à la manière des météorologues quand ils disent qu'une "perturbation" est venue démentir leurs prévisions...

Or, une crise n'a pas pour origine un caprice de la Nature !

Je pense que les acteurs de l'économie, toutes tendances confondues, considèrent en toute innocence que la prospérité de tous est subordonnée à la prospérité des riches...

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epmd71 Membre 10304 messages
Forumeur alchimiste‚ 41ans
Posté(e)

les riches subissent ils la crise ça j'en suis moins sur?

malgré que je penses que la crise est une excuses pour les politiquesthumbdown.gif

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carnifex Membre 5710 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Bonjour à tous,

Voilà un excellent article qui montre que, si c'est la crise pour la majorité des gens, la crise c'est aussi une aubaine pour les investisseurs et la finance.

C’est la crise.

Il faut donc réformer privatiser, réformer « assouplir » le droit du travail, réformer réduire les droits sociaux, réformer réduire les services publics et réformer privatiser, et ne pas trop augmenter les salaires.

Comme ça, ça ira beaucoup mieux.

Pour qui ?

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economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Je ne pense pas que "la crise" soit le résultat d'une machination délibérée de gens qui y trouvent leur intérêt.

C'est plutôt la conséquence de l'ignorance des économistes qui la cachent derrière ce mot. Un peu à la manière des météorologues quand ils disent qu'une "perturbation" est venue démentir leurs prévisions...

Or, une crise n'a pas pour origine un caprice de la Nature !

Je pense que les acteurs de l'économie, toutes tendances confondues, considèrent en toute innocence que la prospérité de tous est subordonnée à la prospérité des riches...

Non je ne crois pas à un "complot" mais ce sont ceux qui ont causé les crises ( les banques et la finance) qui profitent de la crise.

En effet, il y a plein d'entreprises publiques à vendre en Grèce et en Espagne et les gouvernements sont en train d'extorquer les gens pour rembourser la dette publique qui est par définition irremboursable, aux banques et aux riches.

Mais sur le dos de qui cela se fait?

Sur le dos des classes moyennes, des pauvres et des travailleurs.

Non content d'avoir récupéré des maisons aux Etats-Unis parce que les gens ne pouvaient pas rembourser, les banques investissent dans les dettespubliques pour obtenir des rendements de 6-7 %.

Et ça ça me dégoute!

Ce n'est pas notre crise, c'est celle de la finance

et du libéralisme débridé.

Mais à nouveau le peuple paie pour les conneries d'une minorité, qui a cru que des gens insolvables pouvaient rembourser des prets et qui a cru qu'il était possible d'avoir un rendement annuel de 15 %.

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transporteur Membre 23297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 47ans
Posté(e)

:plus:

On nationalise les pertes et on privatise les profits.

Honteux.

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Invité brindorge
Invité brindorge Invités 0 message
Posté(e)

eh oui les gros de gros planquent leur fric ,dans les futures crises qu,ils vont provoquer, (alimentaires,énergitiques ,finnancieres ) et apres ils viendront pleurer qu,il y a des mouvements nationalistes qui se forment,mais les vrais coupables ce sont eux!!! ceux sont eux et les banquiers, les financiers qui ont construient le nazisme et ses effets désastreux,si nous ne voulons plus jamais connaitre ça ,il faut absolument ,controler avec fermeté la finance mondialiste .

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