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Le libre-échange.


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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Le libre-échange.

Le libre-échange est un système de commerce international reposant sur l'absence de barrières douanières et non douanières à la circulation des biens et des services. Au sens strict, la notion ne s'étend pas aux mouvements de travailleurs ou de capitaux.

Le fondement de ce système repose dans les théories économiques classiques de la division du travail et de l'avantage comparatif et sa finalité est d'augmenter la richesse de chacune des nations qui y concourent.

Place du libre-échange dans le commerce international

Historiquement, le libre-échange est une rareté exceptionnelle. Chaque État se définit notamment par ses frontières et l'existence de taxes et toutes sortes de règlements propres concernant l'importation et l'exportation, érigeant autant de barrières. La pensée économique rudimentaire animant les dirigeants des anciens États les conduit à toujours préférer, entre deux biens similaires, celui produit par leur nation à celui d'importation.

Forcer les étrangers à ouvrir leur commerce, abaisser leurs barrières et leurs droits de douanes, tout en tâchant de conserver les siennes, est une politique ordinaire des relations internationales, éventuellement appuyée par la menace militaire ou obtenue à l'issue d'une guerre. Du fait de ces pratiques, le commerce international peut consister pour une part notable en contrebande, contournement illégal des règles sur les importations, d'autant plus rentable que ces règles sont plus coûteuses.

Le libre-échange n'est donc en pratique que le fruit rare et limité (ne portant en général que sur certains biens) d'accords internationaux, par lesquels les états acceptent de réduire en tout ou partie les traitements spécifiques qu'ils appliquent aux marchandises étrangères et qui les handicapent sur leur marché.

  • traités inégaux imposés à une nation plus faible par une nation plus forte, forçant la première à admettre les biens produits par la seconde ;
  • traités bilatéraux de réciprocité commerciale entre deux pays amis, pour une quantité plus ou moins étendue de biens ;
  • et, dans le cadre de la mondialisation moderne, des accords multilatéraux négociés au niveau de l'organisme mondial ad hoc : l'OMC ;
  • zones de libre-échange, lorsque le traité de libre échange implique plusieurs pays et s'étend à l'ensemble des biens (avec éventuellement des exceptions pour certains biens).

Cette présentation fait apparaître la protection nationale comme la norme et le libre-échange comme l'exception, ce qui est conforme à la vérité historique. Mais les accords de libre échange ne sont nécessaires que parce que les États ont d'abord érigé des barrières. En ce sens, le libre-échange est au contraire l'état naturel de l'économie, avant toute intervention étatique.

Pour Cordell Hull, le ministre de Franklin Delano Roosevelt en très grande partie à l'origine du retour au libre-échange après la Seconde Guerre mondiale, il s'agit du principe de non-discrimination appliqué au commerce de biens et de services.

L'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), signé en 1947, met en place au sortir de la guerre la matrice d'un commerce international conforme au principe du libre-échange. En 1995, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) succède au GATT.

Le libre-échange est-il historiquement un facteur de croissance ?

Au XIXe siècle

Selon Paul Bairoch (Mythes et paradoxes de l’histoire économique, 1994), le libre-échange a constitué une exception dans l’histoire économique du XIXe siècle, la règle restant le protectionnisme. Si la pensée économique s’est clairement orientée vers le libre-échangisme tout au long du siècle, le monde industrialisé de 1913 est semblable à celui de 1815 : « un océan de protectionnisme cernant quelques îlots libéraux. », à l’exception notable du Royaume-Uni, et d’une courte parenthèse libre-échangiste en Europe entre 1860 et 1870. En revanche, « le tiers-monde était un océan de libéralisme sans îlot protectionniste », les pays occidentaux imposant aux pays colonisés et même à ceux politiquement indépendants des traités dits « inégaux » contraignant à l’abaissement des barrières douanières.

Finalement seul le Royaume-Uni aurait profité du libre-échange car il disposait d’une avance technologique antérieurement acquise qui lui permettait de s’imposer sur les marchés mondiaux. Au contraire, le reste de l’Europe a vu la Grande Dépression (1873-1896) éclater au moment même où les droits de douanes étaient au plus bas, puis le retour au protectionnisme aurait entraîné un retour de la prospérité.

On peut ainsi distinguer deux exemples opposés. Les États-Unis qui ont pratiqué un protectionnisme sans concessions ont connu des taux de croissance parmi les plus élevés au monde après la guerre de Sécession (qui oppose d’ailleurs un Sud libre-échangiste au Nord protectionniste). À l’opposé le tiers-monde n’a pu se développer et certains pays ont souffert du libre-échangisme imposé par les puissances occidentales. L’Inde par exemple, colonie britannique, a vu disparaître un artisanat textile très développé à cause du commerce imposé par la Grande-Bretagne qui avait renoncé à certaines de ses cultures en faveur du développement de l’industrie cotonnière.

On peut toutefois faire plusieurs objections à cette analyse :

  • Les pays protectionnistes ont pour la plupart tenté d’accroître le plus possible la taille de leur marché, ce qui revient finalement à agrandir les espaces géographiques où les produits voyagent sans entraves. L’Allemagne s’est constituée sur la base d’une union douanière, le Zollverein, mise en place en 1834, tandis que les États-Unis n’ont cessé d’agrandir leur territoire tout au long du XIXe siècle.
  • Le Royaume-Uni aurait été le seul à profiter du libre-échange, mais il est aussi le seul à l’avoir réellement pratiqué sur une longue période.
  • Le Japon a connu un développement économique précoce et rapide après que les occidentaux lui ont imposé l'ouverture aux échanges. Mais, contrairement aux pays colonisés, il restait un pays autonome, capable de gérer sa politique et notamment d'importer les techniques modernes.

De plus, la description du monde par Paul Bairoch ci-dessus, même si elle est très fortement partagée par l'opinion publique française, semble marquée par le désir de voir le libéralisme partout, notamment là où il n'y a que du protectionnisme. On peut par exemple remarquer que des barrières douanières caractérisent le protectionnisme : elles n'existent pas dans un océan de libéralisme mais bien dans un océan de protectionnisme. De même le commerce imposé n'est pas une forme de libre-échange, le libre-échange étant caractérisé par le libre consentement des parties.

Au XXe siècle

Selon Emmanuel Todd, le libre-échange est pour les anglo-saxons ce que sont les services publics pour les Français.

Au XXIe siècle

Tant dans le cadre des différentes organisations supranationales que dans leurs relations bilatérales, les États s'efforcent, lorsqu'ils souhaitent dynamiser les échanges, de supprimer les barrières douanières (à travers des unions douanières et des accords de libre-échange) mais aussi les barrières non douanières. Celles-ci comprennent les obstacles techniques (aussi appelés entraves techniques). Dans ce domaine, l'Union européenne applique deux méthodes : la reconnaissance mutuelle (principe « Cassis de Dijon ») et l’harmonisation européenne.

Certains acteurs économiques et politiques considèrent cependant que le libre-échange tel qu'il est pratiqué au début du XXIe siècle nuit à l'économie nationale et souhaitent réintroduire un certain degré de protectionnisme.

source.

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alandick Membre 2873 messages
Forumeur alchimiste‚ 48ans
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moi j'attend qu'on parle du libre échangisme :D

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Alandick tu sors...>>>>>>>>>>>> :D

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alandick Membre 2873 messages
Forumeur alchimiste‚ 48ans
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Put*n , viré dès le premier court d'éco .... laugh.gif

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Invité David Web
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economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
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Le libre-échange absolu n'est que purement théorique et idéaliste: dès qu'un pays est protectionniste, tous les autres sont désavantagés.

Donc il est peu problable que le libre-échange absolu soit un jour atteint sauf si les pays se laissent faire ( peu probable).

Le protectionnisme n'est qu'un rééquilibrage du commerce: la concurrence avec la Chine est trop déséquilibrée avec un libre-échange.

Il faut donc opter pour le protectionnisme pour rééquilibrer nos chances.

A part si biensur, vous préférez désindustrialisez totalement la France et voir demain, toute la production, base de la croissance, etre réalisée en Chine notamment ou au Vietnam, puisque les indistries en Chine y délocalisent.

Un extrait de l'excellent livre "Inevitable protectionnisme":

"

Non, le libre-échange ne profite pas à tout le monde. Oui, il faut réinstaurer des règles pour en gommer les excès aux frontières de l'Europe. Premier extrait d'Inévitable protectionnisme, le livre de Franck Dedieu, Benjamin Masse-Stamberger et Adrien de Tricornot.

La convergence des salaires : un conte de fées

Depuis le début des années 1980, les tenants du libre-échange dérégulé tiennent à peu près ce langage : avec l'élévation planétaire du niveau de vie, les écarts de salaires vont progressivement se réduire, et, par les forces magiques du laisser-faire, laissez-passer, les délocalisations cesseront. Il s'agit là d'une fable, un véritable conte de fées.

854993.jpg

Même les plus crédules et les plus convaincus commencèrent à se poser des questions en entendant la sentence du jeune patron d'Adidas, Herbert Hainer. Elle tient en quelques mots, prononcés dans un entretien donné le 28 juillet 2008 à l'hebdomadaire WirtschaftsWoche : "Les salaires chinois deviennent trop élevés." Il en profitera pour annoncer son intention de se retirer progressivement du pays. Le "décret Hainer" choque les esprits par sa brutalité, mais il ouvre surtout la voie à une nouvelle vague de délocalisations, une globalisation 2.0 commandée par un cynisme comptable inouï. La course au moins-disant social ne souffre aucune limite morale ou géographique. Dorénavant, les premiers bénéficiaires du libre-échange tout juste "émergés" vivent sous la menace d'une délocalisation chez le voisin plus pauvre "en voie d'émergence". La peur de perdre son emploi ne concerne plus seulement les riches, mais aussi les pauvres. Le super-low cost menace le low cost. Pour les thuriféraires de la mondialisation, les nouvelles usines d'Adidas implantées au Laos sortiront de la pauvreté des contrées lointaines jusqu'alors ignorées. Ce n'est pas totalement faux, mais cette "translation" de la mondialisation vers les ultra- pauvres, ce dumping social généralisé met à bas toute la thèse du rattrapage. Déjà, il se fait moins rapidement que par le passé. De 1975 à 1990, l'écart de salaires entre riches et pauvres de la planète diminuait de 4 % par an. Depuis le milieu des an-nées 2000, il ne se réduit plus que de 2 %. C'est comme si les salariés, tout juste sortis de la pauvreté, se retrouvaient eux aussi écrasés par un plafond de rémunération. [...]

Les Roumains en sentent déjà les effets. En avril 2008, les ouvriers de l'usine automobile Dacia (groupe Renault) à Pitesti obtiennent, après une grève historique, une augmentation de leurs salaires de 28 %. Les assembleurs de la fameuse Logan font naître un espoir dans tous les ateliers de Renault, à Moscou comme à Bursa (Turquie). En fait, à compter de ce jour et pour une raison simple comme la concurrence libre et non faussée, ils travailleront avec la peur au ventre : "En Roumanie et dans les autres pays de l'Est, témoignait en 2008 un syndicaliste du BNS (Blocul National Sindical) à Bucarest, les patrons de l'industrie commencent à trouver les salaires trop élevés et menacent d'aller investir ailleurs." Et, en effet, les futures usines Renault installées à Tanger projettent d'inonder de Dacia les marchés espagnols et français, avec pertes et profits pour les ateliers roumains : la main-d'oeuvre marocaine devrait coûter moins cher.

En Europe, les délocalisations "nouvelle génération" se dirigent généralement vers l'Est. Les patrons de la République tchèque font froidement les calculs. Le sidérurgiste Alcoa y a réduit sa production pour investir en Roumanie, où la main-d'oeuvre est 17 % moins chère. En Turquie, avant les révolutions arabes du printemps 2011, les industriels regardaient plutôt du côté de l'Egypte. Pour fabriquer des pneumatiques, un ouvrier coûtait en 2009 seulement 1 350 dollars par an sur les bords du Nil, contre 5 400 dollars pour son homologue de Bursa, au sud d'Istanbul. Le conglomérat industriel turc Sabanci Holding préfère bâtir en Egypte ses nouvelles usines destinées à l'exportation et reléguer ses bases en Turquie pour alimenter le marché local. Les Turcs risquent eux aussi de tomber au champ d'honneur du libre-échange, joliment baptisé par les managers le level playing field, littéralement, le terrain de jeu aplati.

L'Amérique du Nord connaît également des délocalisations en cascade. L'accord de libre-échange dit Alena, signé en 1993 entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, a d'abord fait les affaires des patrons américains et des salariés mexicains, comme l'attestent les régions industrielles sorties de terre au sud de la frontière. Et puis, quand les salaires mexicains en sont venus à augmenter, les actionnaires, les comparant avec les standards chinois (environ quatre fois moins chers), ont décidé de déménager une seconde fois. A la mondialisation win-win succède la globalisation lose-lose.

La mise à mort des classes moyennes

Dans les pays développés, l'avancée universelle du libre-échange s'est accompagnée, en guise de laissez-passer, d'une autre promesse : au grand jeu de l'ouverture des frontières, il n'y aurait, comme à la foire, que des gagnants. L'enrichissement des pays du Sud, désormais partie prenante de la grande roue de la mondialisation, ne se ferait pas au détriment des salariés du Nord. Ces derniers pourraient en effet se spécialiser dans des activités à haute valeur ajoutée bien rémunérées et, en tant que consommateurs, bénéficier de produits à prix cassés. Tout serait dès lors "pour le mieux dans le meilleur des mondes".

Hélas, des failles se font jour dans cette brillante construction. Les catégories les moins qualifiées, en concurrence directe avec les ouvriers chinois ou mexicains, expérimentent les premiers combien la réalité est éloignée de la promesse. Selon la formule du célèbre économiste américain Paul Samuelson, libéral devenu sceptique, "pouvoir acheter de l'épicerie 20 % moins cher chez Walmart ne compense pas nécessairement la perte d'un salaire". Les sociaux-libéraux, au pouvoir dans de nombreux pays occidentaux durant les années 1990, viennent alors à la rescousse pour remplir les blancs de la théorie : l'Etat, prêchent-ils, a un rôle à jouer qui consiste, d'une part, à indemniser les perdants le temps de la mutation et, d'autre part, à miser sur l'éducation et la recherche afin que les pays riches conservent aussi longtemps que possible leur avantage compétitif. A long terme, grâce au libre jeu du marché, les salaires finiront par converger pour donner naissance au "monde plat" prophétisé par Thomas Friedman.

"A long terme, nous serons tous morts", rappelait cependant Keynes dans des circonstances historiques similaires aux nôtres. A partir des années 1990, les grains de sable s'accumulent dans la rutilante machinerie conçue par les architectes démiurges du libre-échange : chômage de masse, crises à répétition, etc. Au tournant du millénaire, l'Occident est le théâtre d'un bouleversement décisif dont nous ne faisons encore qu'entrevoir les conséquences : le basculement des classes moyennes occidentales dans le camp des perdants du libre-échange. Un temps, celles-ci demeurent figées dans l'ignorance de leur propre sort : les surendettements privés (immobilier en particulier) et publics avaient pour vocation de leur masquer la réalité de ce délitement. [...]

En France, [...] c'est un sociologue, Louis Chauvel, qui a clairement indiqué ce que beaucoup ressentaient sans oser le formuler. Pour ce professeur à Sciences po [...] : "Les nouvelles générations issues des classes moyennes mettent en évidence des problèmes nettement plus profonds et tout à fait réels : pour elles, le déclassement n'est pas simplement scolaire, mais aussi social. Pour la première fois en période de paix, la situation globale de la jeune génération est moins favorable que celle de ses parents, et cette situation pourrait perdurer."

Consommateurs, salariés et... schizophrènes

Le dernier argument auquel s'accrochent les partisans du libre-échange dérégulé est qu'il a permis aux consommateurs des pays riches de profiter à prix cassés des tee-shirts, jouets, gadgets électroniques et autres écrans plats importés depuis les pays à bas coûts salariaux. Aux Etats-Unis, les working poors (travailleurs pauvres) et les chômeurs remplissent leurs cabas chez Walmart, n° 1 de la grande distribution et objet de nombreuses controverses ces dernières années, en particulier pour ses pratiques sociales. En Europe, également, de nombreux consommateurs se réjouissent de dépenser moins grâce au made in China. D'une certaine manière, les citoyens des pays développés se trouvent placés devant une contradiction : tout-puissants dans les rayons des supermarchés, ultra-vulnérables à l'usine ou au bureau. Schizophrénie ? L'idée, en tout cas, a fini par s'imposer qu'ils ne pouvaient pas gagner sur les deux tableaux. "

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Perception présente :

Le libre-échange apparait peu populaire en 2011 dans les enquêtes d'opinion. Près de 65% des Français, Italiens, Espagnols, Allemands sont favorables à un certain protectionnisme (relèvement des taxes douanières vers les pays tels que la Chine et l'Inde) selon des sondage IFOP de 2011 commandés par une association.

Erreurs courantes au sujet du libre-échange

Aujourd'hui, s'il existe un fort consensus entre de nombreux économistes de différentes tendances en faveur du libre-échange, le grand public est en général méfiant, voire hostile, envers cette notion. L'économiste John Kay estime que les personnes ont tendance à s'estimer capable de raisonnements économiques sans en avoir les compétences. Ce type de considérations n'est pas du tout partagé, par exemple, par les syndicats, qui voient dans le libre-échange une course au « moins-disant social », des risques de dumping social, et une guerre économique accrue entre les travailleurs du monde entier.

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slanny Membre 5248 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

:D :o°

145687112511educationeconomie.jpg

Ce qui est bien avec cette image, c'est qu'elle dévoile le véritable de sens du sigle ENA, école d’où sortent nombre de nos politiciens les plus adorés ^^

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getalife Membre 1417 messages
Forumeur alchimiste‚ 33ans
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Je suis d'accord avec John Kay, les gens sont globalement incultes en économie, surtout en France, et les politiciens sont à l'image des gens. Ils se prononcent contre le libre-échange parce qu'ils ne considèrent que ses effets visibles : les délocalisations par exemple. Mais ils ne voient pas les bénéfices du libre-échange qui sont bien plus grands.

Il faut arrêter de considérer le commerce international comme un commerce entre pays ... les pays ne commercent pas. Il n'y a que des échanges entre personnes. En ce sens, il n'y a aucune différence entre l'échange à l'intérieur d'un pays et l'échange avec l'étranger. L'échange lorsqu'il est libre est toujours volontaire. Il est dans l'intérêt des deux parties. Sinon il n'aurait pas lieu.

Réfléchissez à ceci ... faut-il interdire le soleil parce qu'il concurrence nos marchands d'éclairage ? Faut-il interdire les potagers chez les gens parce qu'ils concurrence les producteurs de légumes ? Faut-il interdire aux hommes d'avoir une femme ou une petite amie car elle concurrence les prostituées ? on pourrait aller loin comme ça ... Toute concurrence nuit au producteur qui la subit ... ET ALORS ? Le producteur n'est pas là pour faire joli mais pour satisfaire les besoins de ses clients ... Si les clients ne veulent plus de ses produits, le producteur n'a plus de raison d'être. Ce n'est pas à l'état d'intervenir pour le maintenir artificiellement en vie. Qu'elle soit nationale ou étrangère, la concurrence est TOUJOURS une bonne chose pour la société en général.

Certains diront : oui, mais quand tout sera produit en Chine, il nous restera plus rien et on sera pauvre ... Mais si on est pauvre, avec quoi on va payer les chinois qui nous vendent leurs marchandises ? S'ils nous échangent leurs marchandises contre rien du tout, alors tant mieux, ça voudrait dire qu'ils nous les donne gratuitement ... mais je ne crois pas que les chinois fassent dans la charité donc ils échangent bel et bien leur marchandises ... contre quoi ? contre des moyens de paiements, c'est à dire des euros qu'ils dépenseront pour acheter nos produits. La boucle est bouclée.

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Difficultés de perception des coûts et bénéfices

En général, les coûts associés au libre-échange sont concentrés et très visibles : délocalisations, licenciements. Les gains, eux, sont diffus et peu visibles : en améliorant la productivité de l'économie, le libre échange permet d'augmenter le pouvoir d'achat de la population entière, et entraîne des embauches dans les secteurs gagnants. L'aversion au risque explique l'attention excessive portée aux pertes, et le sophisme de la vitre brisée de Frédéric Bastiat illustre la difficulté à appréhender les effets multiples d'une même cause. Toutefois, le problème d'indemnisation des perdants (plus généralement, de la répartition des gains du libre échange) est bien réel.

Confusion court terme et long terme

Les ajustements imposés par le libre-échange sont immédiatement visibles, en particulier les pertes brutes d'emplois. La tendance est d'extrapoler ces ajustements à l'infini, et de conclure que presque tout le travail va disparaître. En fait, l'analyse économique montre que la réallocation des facteurs de production ne survient qu'une seule fois (jusqu'au nouvel équilibre), tandis que les gains d'efficacité sont, eux, permanents. Ainsi, l'augmentation de la demande globale rendue possible par l'augmentation du pouvoir d'achat peut entraîner des embauches dans tous les secteurs en développement de l'économie. Toufefois, le problème des coûts d'ajustement est lui aussi bien réel, et si le « contexte institutionnel » est trop défavorable, ces coûts peuvent absorber une bonne partie des gains à l'échange.

les gens sont globalement incultes en économie, surtout en France, et les politiciens sont à l'image des gens.

Les politiciens d'aujourd'hui regardent d'abord les sondages... ;)

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Mia Bang Membre 59 messages
Forumeur en herbe‚
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Le libre-échange permet de faciliter l'intégration économique, sociale et humaine dans la mesure où, cependant, il ne se limite pas à la libre circulation des biens uniquement.

Il permet également l'accroissement de la richesse à moyen et à long termes. Cependant, à court terme, il se traduit généralement par des sorties d'argent importantes du pays importateur, surtout pour les pays en développement. Ces sorties d'argent conduisent des investisseurs à fabriquer localement ce produit importé.Cette production locale permet de distribuer des salaires, augmentant ainsi la richesse locale.

Toutefois, il conviendrait de se questionner sur l'apport effectif du libre-échange à un pays en développement en regard des règles de l'OMC. Ces dernières ne sont-elles pas prises essentiellement au bénéfice des parties contractantes développées ?

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Toutefois, il conviendrait de se questionner sur l'apport effectif du libre-échange à un pays en développement en regard des règles de l'OMC. Ces dernières ne sont-elles pas prises essentiellement au bénéfice des parties contractantes développées ?

Oui, les règles de l'OMC !

Les traités signés sont accusés de plus favoriser les entrepreneurs des pays riches que les salariés ou les pays pauvres. Comme l’a reconnu lui-même Pascal Lamy, directeur général de l’OMC depuis 2005, au sujet de l'AGCS (accord général sur la commercialisation des services) que promeut l'OMC : « l’AGCS est avant tout un instrument au bénéfice des milieux d’affaires ». C’est ce qu’avait déjà observé dès 1985 la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, organe de l’ONU) affirmant dans un rapport que « la libéralisation des services profitera essentiellement aux multinationales qui dominent le marché mondial ».

Les représentants des grandes puissances, des firmes transnationales, de la finance mondiale, imposent à l’OMC leurs conceptions néolibérales. Il s’agit d’assimiler à des marchandises des secteurs comme les produits agricoles, l’eau, l’éducation, la santé, les services sociaux et notamment les services publics.

L’OMC impose inexorablement aux États de modifier leurs lois, règlements, procédures administratives pour les mettre en conformité avec les règles qu’elle édicte. Mais ces règles édictées par l’OMC, loin de résulter d’un processus démocratique, sont prises dans l’opacité par une minorité de « puissants » (représentants des États les plus riches, des grandes entreprises, des grandes banques), alors que la majorité des États et des populations du monde ne sont même pas consultés ni même réellement informés.

Pour mieux comprendre

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Crumb Membre 2251 messages
j'assume ... pas toujours‚ 86ans
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Le concept de libre échange est une étape de la mise en œuvre de la théologie (sic) néolibérale. Il signifie laisser passer et laisser faire.

La montée en puissance du libre échange implique la suppression d'un jeu coopératif entre les gouvernements, politiques commerciales et réglementations, remplacé par celui de la libre entreprise, libre de charges sociales, libre de normes de production, libre de contraintes dans la gestion de la main d’œuvre. Le tout est justifié par l'argument que le développement du commerce engendré par la libéralisation des échanges profite globalement à tous les pays. Le fait que nous ayons en permanence la preuve que cet argument est un mensonge grossier ne perturbe en rien ceux qui le profèrent. Ils se contentent de répondre que c'est l'application incorrecte du libre échange qui l'empêche de donner toute sa mesure!

Pourtant, il est troublant de constater que le protectionnisme tant décrié et universellement condamnée a été la règle au cours des deux derniers siècles et jusqu'aux années 1980 et que le libre échange a été l’exception car ayant déjà fait la preuve de sa perversité en se transformant rapidement en un échange inégal. Il est également troublant de constater la somme d''analyses critiques sur les prétendus méfaits du protectionnisme et l'absence d'analyses sur les méfaits avérés du libre échange.

Oubliant que ce sont les lois qui ont fait le marché, les néolibéraux croient que l'avenir du marché est dans l'abolition des lois. C'est une folie comparable à celle du gardien de zoo qui ouvrirait la cage des lions sous prétexte qu'en trente ans de carrière il n'a jamais vu un lion agresser qui que ce soit!

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Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Hawley-Smoot

Mwi effectivement le protectionnisme ça fait du bien par là où ça passe, une bonne grosse dépression ça fait toujours plaisir.

Et si c'est pas du protectionnisme, c'est quoi?

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economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Et si ça c'est pas du protectionnisme, c'est quoi?

"

Le Brésil démontre à nouveau les bienfaits du protectionnisme

Le terme « protectionnisme » reste encore un peu radioactif dans le débat public de notre pays. Il suscite encore trop souvent des caricatures totalement abusives. Pourtant, l’exemple de l’Amérique Latine en démontre tous les jours davantage les vertus

The Economist avocat du protectionnisme

C’est un des immenses paradoxes de l’hebdomadaire libéral britannique. Bien qu’il ait été fondé par opposition à des lois protectionnistes et qu’il soit un avocat infatigable et dogmatique du libre-échange, il donne sans cesse des exemples des bienfaits du protectionnisme. Dans un récent papier sur les pratiques protectionnistes du Brésil à l’égard de la Chine, il est à nouveau revenu sur les mesures prises par Dilma Rousseff vis-à-vis du marché automobile.

Suite à une augmentation de la part des véhicules importés de 16 à 23% du marché, le Brésil avait décidé d’imposer des droits de douane de 30% pour tous les véhicules extérieurs au Mercosur. Dans ce nouveau papier, l’hebdomadaire libéral détaille davantage les mesures prises. Tout d’abord, ces taxes s’ajoutent, portant jusqu’à 55% les droits de douane sur les véhicules importés !

Ensuite, le Brésil a l’intelligence d’imposer ce taux en fonction de la part de composants issus du pays (65%) pour éviter que les constructeurs se contentent d’assembler des pièces venant de Chine. Mieux, depuis l’annonce de ces mesures, pas moins de trois constructeurs étrangers (BMW, Jaguar Land-Rover et JAC, un constructeur chinois) ont annoncé la construction d’une usine au Brésil pour contourner ces droits de douane, ce qui va apporter de la croissance au pays.

Leçons pour la France et l’Europe

Bref, loin de parvenir à démontrer que le libre-échange est la seule solution, l’ensemble du papier de The Economist est un plaidoyer involontaire pour le protectionnisme. Encore mieux, Brasilia parvient à restreindre les importations chinoises tout en ayant un excédent commercial avec ce pays, du fait des exportations de matières premières. En fait, comme un écho à notre campagne présidentielle, le gouvernement brésilien veut protéger son industrie.

C’est le déficit commercial sur les produits industriels et le fait que la croissance de la production industrielle soit plus basse que celle du PIB qui pousse les dirigeants brésiliens à vouloir rééquilibrer leurs échanges. Dilma Rousseff et son équipe ne considèrent pas normal que le pays dépende tant d’importations, facteur de déséquilibres économiques. C’est ainsi qu’elle a aussi pris des mesures pour pousser Foxconn à produire des Ipad localement en taxant ceux venant de Chine.

Sachant que le PIB de la France est encore supérieur au PIB du Brésil et bien plus que celui de l’Argentine, qui pratique largement le protectionnisme, il serait parfaitement possible pour Paris de prendre des mesures similaires, non seulement pour protéger nos industries encore présentes, mais aussi pour permettre une réindustrialisation dans des domaines où nous ne sommes plus présents. C’est aussi ce que continuent à faire les pays asiatiques, notamment dans l’automobile.

Naturellement, les tenants du libre-échange vont peindre ce débat en noir et blanc entre les méchants protectionnistes et les gentils libre-échangistes. Pourtant la réalité démontre chaque jour davantage qu’un protectionnisme intelligent est un préalable indispensable à la croissance."

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Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
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L'axiome clé du protectionisme:

Une balance commerciale négative est mauvaise.

Je ne comprends pas comment une balance commerciale négative peut être mauvaise.

Sinon le protectionnisme fonctionne très bien si on est les seuls à le faire (mais il se fait toujours au dépend de quelqu'un).

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economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

L'axiome clé du protectionisme:

Une balance commerciale négative est mauvaise.

Je ne comprends pas comment une balance commerciale négative peut être mauvaise

Tu as surement des explications

Sinon le protectionnisme fonctionne très bien si on est les seuls à le faire (mais il se fait toujours au dépend de quelqu'un).

Sinon le libre-échange fonctionne très mal si on est les seuls à le faire.

Tous les Etats sont protectionnistes: il est temps de sortir du rêve que le libre-échange peut être appliqué partout en même temps.

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