Aller au contenu

Handicap: un statut pour des "assistants sexuels"


Elsa

Messages recommandés

Annonces
Maintenant
  • Réponses 93
  • Créé
  • Dernière réponse
Invité s
Invités, Posté(e)
Invité s
Invité s Invités 0 message
Posté(e)

Certain avis me révolte mais ce n'est rien comparer

au mépris que m'inspire ces -1 distribué par un lâche

qui n'assume pas!

ça je suis entierement d'accord avec toi mais il faut avouer que c'est pas un sujet facile à débattre et sujet à controverse mais je trouve que c'est bien que chacun donne son avis et surtout les premiers concernés et méme si des gens sont pas d'accord ou choqués ça a le mérite de faire avancer les choses en informant les gens qui ne sont pas forcément au courant.thumbsup.gif

:plus: oui d'ailleurs, je n'étais pas au courant mais même si je suis pour, je comprends aussi le contre, en effet, ce n'est pas un sujet facile.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité som28
Invités, Posté(e)
Invité som28
Invité som28 Invités 0 message
Posté(e)

quelqu'un peut m'expliquer ce que c'est cette histoire de -1 ????:mouai:

Encéphale : je ne penses pas que ce soit de la caricature de dire que beaucoup de clients des prostituées sont mariées, frustrés...mais bon, peut être que toi et arsenic vous sentez vous concernés ! :D

Sans rire, si vous ne vvoyez pas la différence entre le besoin que peut avoir un handicapé, et le désir, parfois pulsionnel, des clients des prostitués, franchement !

En plus, encéphale, je vous rappelle que pour l'instant, les clients des prostitués ne sont pas pousuivi pénalement ; on peut presque en déduire qu'on a le droit d'aller voir une prostitués ; partant de ce principe, pourquoi l'interdire aux handicapés??(, si je prends votre principe de "2 poids, 2 mesures !)

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 112ans Posté(e)
Encéphale Membre 4 476 messages
Baby Forumeur‚ 112ans‚
Posté(e)

Ceci dit là ou je diverge avec encéphale c'est que je rappelle que la prostitution est légal donc reconnus.

Le métier de prostitué n'est pas reconnu, elles ne payent pas d'impots etc....

Là différence majeur entre un handicapé et un moche ( biggrin.gifbiggrin.gif ) c'est que le moche lui a la capacité physique et mental de trouver une prostitué c'est pas le cas de la majorité des handicapé.

Les ''assistants sexuels'' auraient des avantages que les prostitués n'ont pas alors que pourtant elles font la même chose, il y a un traitement inégalitaire entre la libido des handicapés et celle des non handicapés, les ''prestations'' des assistants sexuels sont même remboursé par la sécurité social aux Pays-Bas...

Sans rire, si vous ne vvoyez pas la différence entre le besoin que peut avoir un handicapé, et le désir, parfois pulsionnel, des clients des prostitués, franchement !

Il n'y a pas de différence entre le désir sexuelle d'un handicapé et d'un non handicapé, pourquoi le ''droit à la sexualité'' ne s'appliquerait qu'au handicapé ?

En plus, encéphale, je vous rappelle que pour l'instant, les clients des prostitués ne sont pas pousuivi pénalement ; on peut presque en déduire qu'on a le droit d'aller voir une prostitués ; partant de ce principe, pourquoi l'interdire aux handicapés??(, si je prends votre principe de "2 poids, 2 mesures !)

Les handicapés ne sont sur le plan légal pas plus interdit de prostitué qu'un non handicapé.

Je ne suis pour ma part pas opposé à ça, je trouve juste hypocrite de dire que la prostitution c'est mal sauf quand sa concerne les handicapés.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 44ans Posté(e)
Ligie Membre 244 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
Posté(e)

J'ignorais totalement l'existence des assistants sexuels jusque très récemment.

Ca ne me choque pas de créer un statut particulier et d'autoriser les assistants sexuels, mais à condition que ce soit bien cadré. D'après ce que j'ai lu, ça marche assez bien dans les pays où ça a déjà été mis en place.

Je ne sais pas ce que ça vaut, mais le dernier livre de Régine Deforges traite du sujet: Toutes les femmes s'appelent Marie

C'est d'ailleurs grâce à la promo de ce livre que j'ai entendu parler du problème, je ne sais pas s'il en parle bien mais il a au moins le mérite de sensibiliser l'opinion (enfin l'opinion des lecteurs du livre).

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Fuel4Life Membre 10 926 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Les handicapés veulent des « aidants sexuels »

Sexe et handicap. Hier à Utopia-Tournefeuille, un film a levé les tabous et ouvert le débat.

zoom.png 200905181487_w350.jpg

Rencontre entre Annie Doat, sexopédagogue, et Michel Destarac, devant le cinéma. Photo DDM. Didier Pouydebat. Rencontre entre Annie Doat, sexopédagogue, et Michel Destarac, devant le cinéma. Photo DDM. Didier Pouydebat. Partager Moment de grande intensité hier, au cinéma Utopia de Tournefeuille, où l'on projetait « L'Amour sans limites ». Pudiquement mais sans détour, ce documentaire, réalisé par la Cinq, aborde la question de la sexualité dans le handicap et donne la parole à des « aidants sexuels ». En Allemagne, en Suisse, au Pays-Bas, en Belgique, des professionnels reconnus par la loi assistent les personnes handicapées dans leur sexualité. Ces personnes rémunérées peuvent intervenir dans tous les cas de figure, pour des couples handicapés ou des personnes seules, de l'aide à la masturbation jusqu'à l'acte sexuel. En France, ce type de professionnels n'existe pas officiellement. Ce qui n'empêche pas les handicapés d'avoir des besoins sexuels auxquels on ne peut répondre.

Projeté hier matin dans le cadre de la Fête du sourire organisée durant toute la semaine par l'Association des Paralysés de France, le film « L'Amour sans limites » n'a pas attiré les foules mais il a permis de parler du sujet franchement. Il y avait dans la salle des éducateurs, des parents, des habitués d'Utopia et des adultes en fauteuils, parfois très jeunes.

Parmi eux, Michel Destarac, un Toulousain d'une quarantaine d'années, handicapé moteur de naissance, heureux de pouvoir enfin parler de sexe sans tabou. « Bien sûr que nous avons des désirs comme tout homme et femme ! Mais nous avons parfois de grosses difficultés à les mettre en œuvre sur le plan de la motricité », dit Michel. « Ce n'est pas parce qu'on a un corps déformé qu'on n'a pas droit à une vie sexuelle. Il faudrait former des personnes qui puissent intervenir pour nous aider à pallier à notre déficience motrice. La loi française doit évoluer sur ce plan-là aussi. Car l'isolement et la solitude sont démultipliés lorsqu'on est handicapé ». L'Association des paralysés de France milite dans ce sens. Mais, estime (ci-contre) Annie Doat, sexopédagogue, cette évolution passera probablement par la législation européenne.

« On ne sait pas gérer le problème »

Installée dans la région toulousaine, Annie Doat travaille pour une grande association humanitaire, qu'elle préfère ne pas citer par pudeur. Car évoquer la sexualité des handicapés met beaucoup de gens mal à l'aise. Depuis 8 ans, Annie Doat travaille sur cette réalité.

Diplômée de sexologie, elle met en place des formations sur le thème de la sexualité dans des institutions qui accueillent des déficients mentaux et des handicapés moteurs. La plupart du temps « rien n'est fait » dit-elle. « On ne sait pas gérer le problème. Or ce n'est pas parce qu'on est handicapé qu'on n'a pas de sexualité. Dans l'éducation à la vie affective et sexuelle des adolescents aussi tout est à faire ». Cette sexopédagogue forme les salariés -« c'est encore très tabou », dit-elle - à accompagner les personnes handicapées. « Dans les institutions, la sexualité est interdite, déniée. Personne n'est formé pour répondre à cela. Nous voulons mettre en place un projet européen pour qu'il y ait une reconnaissance des « aidants sexuels ». Il faut faire évoluer les décrets autour du proxénétisme ».

source

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Bubon baveux de Belzébuth, 38ans Posté(e)
casdenor Membre 11 203 messages
38ans‚ Bubon baveux de Belzébuth,
Posté(e)

Le métier de prostitué n'est pas reconnu, elles ne payent pas d'impots etc....

Sisi, elles payent des impôts. L'hypocrisie est que cela ne leur permet pas la retraite ou l'assurance maladie, mais elles payent bien des impôts, d'ailleurs, aujourd'hui même, le sénat a pu remarquer que l'état pourrait être condamné pour proxénétisme, vu qu'il tire des revenus de la prostitution.

(je vous invite à aller lire ce rapport, d'ailleurs, qui montre la complexité de la position abolitionniste française, qui, si elle taxe la prostitution, se retrouve pratiquement hors-la-loi devant elle-même, et si elle ne le fait pas, se retrouve dans un schéma économique problématique)

http://www.senat.fr/rap/r00-209/r00-20915.html

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Arsenic504
Invités, Posté(e)
Invité Arsenic504
Invité Arsenic504 Invités 0 message
Posté(e)

quelqu'un peut m'expliquer ce que c'est cette histoire de -1 ????:mouai:

Y a un gros malin qui s'amusais à mettre des -1 à tout le monde sauf à toi sans jamais intervenir j'ai déjà constater le problème sur d'autre sujet.

Encéphale : je ne penses pas que ce soit de la caricature de dire que beaucoup de clients des prostituées sont mariées, frustrés...mais bon, peut être que toi et arsenic vous sentez vous concernés ! :D

Bah si carrément que c'est une caricature...

Et puis j'te rassure sur ma vie sexuel j'ai déjà beaucoup trop a faire pour en plus devoir aller voir les prostitué wink1.gifbiggrin.gif

Sans rire, si vous ne vvoyez pas la différence entre le besoin que peut avoir un handicapé, et le désir, parfois pulsionnel, des clients des prostitués, franchement !

Justement y en a pas forcément des gens puceau à 40 ans ça existe et c'est pas forcément un choix. Que ce soit féminin ou masculin des gens valide manquent désespérément de sexe tout comme peuvent l'être les handicapé.

Il n'y a AUCUNE différence entre le désir d'un handicapé et celui d'un homme sain ( à l’exception de quelques handicapé moteur peut-être. )

La différence réside dans le fait que les handicapé ont beaucoup plus de difficulté à accéder à la sexualité ce n'est pas qu'ils ont un besoin plus important que celui des homme sain. C'est qu'il peuvent pas toujours l'assouvrir même avec des prostitué comme je l'ai dit généralement il n'ont pas forcément la capacité physique ou mental de le faire.

En plus, encéphale, je vous rappelle que pour l'instant, les clients des prostitués ne sont pas pousuivi pénalement ; on peut presque en déduire qu'on a le droit d'aller voir une prostitués ; partant de ce principe, pourquoi l'interdire aux handicapés??(, si je prends votre principe de "2 poids, 2 mesures !)

Il est parfaitement légal d'aller voir une prostitué en France. Juste le racolage et le proxénétisme qui sont interdit ça tient aussi bien pour les handicapé que les autres.

Le métier de prostitué n'est pas reconnu, elles ne payent pas d'impots etc....

Justement si.

Les ''assistants sexuels'' auraient des avantages que les prostitués n'ont pas alors que pourtant elles font la même chose, il y a un traitement inégalitaire entre la libido des handicapés et celle des non handicapés, les ''prestations'' des assistants sexuels sont même remboursé par la sécurité social aux Pays-Bas...

D'où ma réserve sur le terme "d'assistant sexuel"

Surtout vis à vis des remboursement ça me parait légèrement étrange. Prescription médical : du sexe ? On en arrive à un point extrêmement étrange

Personnellement effectivement un réorientation organisé sur des personne formé et payer par le client ça serait du proxénétisme mais bon.

Ah mon humble avis ça ne devrais pas être rembourser par l'état certaine personne en détresse sexuel et affectueuse fréquente les prostitué et ne se voit pas attribué se droit.

Il n'y a pas de différence entre le désir sexuelle d'un handicapé et d'un non handicapé, pourquoi le ''droit à la sexualité'' ne s'appliquerait qu'au handicapé ?

plus.gif

MAIS il se trouve que les handicapé ne peuvent pas toujours se masturber contrairement à l'individu sain. Ca parait con mais ça fait une sacrée différence.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Fuel4Life Membre 10 926 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Sauf qu'un puceau il a ses jambes et la capacité de se déplacer. Un handicapé il est coincé dans son lit ou dans un foyer et ne peut se déplacer seul. Certains handicapés mentaux ne savent pas se masturber également ce qui ne retirent pas les pulsions sexuelles

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité yakiba
Invités, Posté(e)
Invité yakiba
Invité yakiba Invités 0 message
Posté(e)

et en attendant les prostituées sont des personnes aussi et rien ne dit qu'elles accepteront de faire ces prestations à des handicapés,elles ont leurs limites aussi et ça on oubli de le dire!whistling1.gif

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Fuel4Life Membre 10 926 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

"Les assistants sexuels sont des hommes et des femmes ont un emploi principal (kinésithérapeute, masseur, infirmière, ou encore travailleur du sexe) mais ils ont appris à accompagner la sexualité des personnes handicapées." (cf dossier déjà cité)

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Arsenic504
Invités, Posté(e)
Invité Arsenic504
Invité Arsenic504 Invités 0 message
Posté(e)

Sauf qu'un puceau il a ses jambes et la capacité de se déplacer. Un handicapé il est coincé dans son lit ou dans un foyer et ne peut se déplacer seul. Certains handicapés mentaux ne savent pas se masturber également ce qui ne retirent pas les pulsions sexuelles

C'est un peu exactement ce que je dit :

Il n'y a AUCUNE différence entre le désir d'un handicapé et celui d'un homme sain ( à l’exception de quelques handicapé moteur peut-être. )

La différence réside dans le fait que les handicapé ont beaucoup plus de difficulté à accéder à la sexualité ce n'est pas qu'ils ont un besoin plus important que celui des homme sain. C'est qu'il peuvent pas toujours l'assouvrir même avec des prostitué comme je l'ai dit généralement il n'ont pas forcément la capacité physique ou mental de le faire.

Après j'ai dit "peut être" pour les handicapé moteur car je ne sais absolument pas les effet que ça a sur un individus. Donc bon p'tet que ça peut affecter la libido, franchement j'en sais rien. Si on peut m'éclairer je suis preneur.

"Les assistants sexuels sont des hommes et des femmes ont un emploi principal (kinésithérapeute, masseur, infirmière, ou encore travailleur du sexe) mais ils ont appris à accompagner la sexualité des personnes handicapées." (cf dossier déjà cité)

C'est le cas de pas mal de prostitué

Certaine sont même étudiantes et payent leurs étude comme ça.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)

Les handicapés veulent des « aidants sexuels »

Sexe et handicap. Hier à Utopia-Tournefeuille, un film a levé les tabous et ouvert le débat.

(...)

Diplômée de sexologie, elle met en place des formations sur le thème de la sexualité dans des institutions qui accueillent des déficients mentaux et des handicapés moteurs. La plupart du temps « rien n'est fait » dit-elle. « On ne sait pas gérer le problème. Or ce n'est pas parce qu'on est handicapé qu'on n'a pas de sexualité. Dans l'éducation à la vie affective et sexuelle des adolescents aussi tout est à faire ». Cette sexopédagogue forme les salariés -« c'est encore très tabou », dit-elle - à accompagner les personnes handicapées. « Dans les institutions, la sexualité est interdite, déniée. Personne n'est formé pour répondre à cela. Nous voulons mettre en place un projet européen pour qu'il y ait une reconnaissance des « aidants sexuels ». Il faut faire évoluer les décrets autour du proxénétisme ».

source

On ne considère pas le désir sexuel comme un besoin de manger, de boire, d'uriner, etc. parce que c'est une fonction biologique dont l'insatisfaction n'empêche pas de vivre. C'est plutôt une affaire de bien-être. On ne peut pas pallier tous les handicaps, on ne peut pas assurer absolument le bien-être complet d'un handicapé, même si on fait de son mieux. Il faut savoir l'accepter.

Non, on ne sait pas gérer ça, les soignants et les travailleurs sociaux qui s'occupent des handicapés ne sont pas formés à les masturber. En quoi c'est choquant ? C'est quand même une pratique très intime, ce n'est pas évident à intégrer comme un soin ordinaire.

Personnellement, je vois bien quand je fais une toilette à un patient ou une personne âgée combien il est difficile pour il/elle de supporter un attouchement aussi intime et moi je dois dédoubler mon moi, en quelque sorte, pour faire du corps de l'autre une sorte d'objet, sans pour autant chosifier la personne (c'est compliqué), afin de ne pas sexualiser tout ça et ne pas trop rendre la personne mal à l'aise ni moi mal à l'aise. Ce n'est pas quelque chose de simple. Je ne sais pas si je pourrais aller aussi loin que masturber la personne. Peut-être qu'on a encore trop de tabous encrés à l'égard du sexe.

Pour mon compagnon, déjà l'idée que je lave des sexes masculins l'insupporte, jamais il ne me laisserait exercer une activité professionnelle où il y aurait de la sexualité avec un autre.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité yakiba
Invités, Posté(e)
Invité yakiba
Invité yakiba Invités 0 message
Posté(e)

Les handicapés veulent des « aidants sexuels »

Sexe et handicap. Hier à Utopia-Tournefeuille, un film a levé les tabous et ouvert le débat.

(...)

Diplômée de sexologie, elle met en place des formations sur le thème de la sexualité dans des institutions qui accueillent des déficients mentaux et des handicapés moteurs. La plupart du temps « rien n'est fait » dit-elle. « On ne sait pas gérer le problème. Or ce n'est pas parce qu'on est handicapé qu'on n'a pas de sexualité. Dans l'éducation à la vie affective et sexuelle des adolescents aussi tout est à faire ». Cette sexopédagogue forme les salariés -« c'est encore très tabou », dit-elle - à accompagner les personnes handicapées. « Dans les institutions, la sexualité est interdite, déniée. Personne n'est formé pour répondre à cela. Nous voulons mettre en place un projet européen pour qu'il y ait une reconnaissance des « aidants sexuels ». Il faut faire évoluer les décrets autour du proxénétisme ».

source

On ne considère pas le désir sexuel comme un besoin de manger, de boire, d'uriner, etc. parce que c'est une fonction biologique dont l'insatisfaction n'empêche pas de vivre. C'est plutôt une affaire de bien-être. On ne peut pas pallier tous les handicaps, on ne peut pas assurer absolument le bien-être complet d'un handicapé, même si on fait de son mieux. Il faut savoir l'accepter.

Non, on ne sait pas gérer ça, les soignants et les travailleurs sociaux qui s'occupent des handicapés ne sont pas formés à les masturber. En quoi c'est choquant ? C'est quand même une pratique très intime, ce n'est pas évident à intégrer comme un soin ordinaire.

Personnellement, je vois bien quand je fais une toilette à un patient ou une personne âgée combien il est difficile pour il/elle de supporter un attouchement aussi intime et moi je dois dédoubler mon moi, en quelque sorte, pour faire du corps de l'autre une sorte d'objet, sans pour autant chosifier la personne (c'est compliqué), afin de ne pas sexualiser tout ça et ne pas trop rendre la personne mal à l'aise ni moi mal à l'aise. Ce n'est pas quelque chose de simple. Je ne sais pas si je pourrais aller aussi loin que masturber la personne. Peut-être qu'on a encore trop de tabous encrés à l'égard du sexe.

Pour mon compagnon, déjà l'idée que je lave des sexes masculins l'insupporte, jamais il ne me laisserait exercer une activité professionnelle où il y aurait de la sexualité avec un autre.

plus.gifune amie aide soignante en hospice m'avait dit la méme chose
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Fuel4Life Membre 10 926 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

L'absence de satisfaction du désir sexuel entraine des troubles du comportement et une augmentation de l'agressivité auto-agressive et hétéro-agressive.

La difficulté ou la méconnaissance à se mastuber peut entraine une compulsion avec utilisation d'objets non prévus à cet effet, entrainant des mutilations ou des blessures graves.

La sexualité est un droit fondamental, hors beaucoup de personnes institutionnalisées en sont privées physiquement ou par règlement de l'institution.

Tout cela doit changer. La sexualité des personnes handicapées doit être débattue et les aidants sexuels reconnus légalement afin qu'un cadre et des formations leur soit proposé.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Arsenic504
Invités, Posté(e)
Invité Arsenic504
Invité Arsenic504 Invités 0 message
Posté(e)

La sexualité est un droit fondamental

Là dessus j'ai un doute phénoménal.... Faudrait pas dire n'importe quoi même quand c'est pour la bonne cause.

D'autant plus, que il est absolument pas interdire d'avoir de rapport sexuel avec un handicapé du coup le droit des handicapé d'avoir des relation sexuel existe déjà et le problème des assistants sexuel ne changera absolument rien à ce fait . CEPENDANT la société n'as pas de devoir de fournir une sexualité à qui que ce soit.

Même si cette dernière peut permettre de facilité l'accès des handicapé à la sexualité

J'tenais juste à rectifier ce point.

Le reste je ne dit pas le contraire

Mais je maintiens cependant que d'être payer pour avoir des rapport sexuel est de la prostitution et un cadre à ceci est du proxénétisme.

Même si je comprend l’intérêt de changer le nom pour éviter les amalgames j'aime juste pas la façon de faire qui est de différencier ça totalement de la prostitution pour les personne saine. Et donc la mentalité : "La prostitution c'est mal, sauf pour les handicapé".

Sinon je suis globalement pour une réelle réflexion sur ce problème.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité som28
Invités, Posté(e)
Invité som28
Invité som28 Invités 0 message
Posté(e)

lily : pour Virginia henderson (celle qui a écrit les 14 besoins fondamentaux), le besoins d'exercer une activité sexuelle n'est pas présent pour la bonne et simple raison que ses convictions religieuses lui empechaient. ça n'a rien à voir avec le fait que cela soit "biologique" ou pas ! Dans ces besoins, il y a "se divertir, apprendre, etc...)........... Par contre, un autre théoricien des besoin, Maslox, l'a très bien intégrée dans la prise en compte des besoins, dits fondamentaux : besoin de satisfaire ses désirs sexuels !

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Fuel4Life Membre 10 926 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

...."C'est cette expérience émotionnelle qui est refusée aux handicapé-e-s, aux prisonnier-e-s et à tous ceux qui sont privés d'autonomie. Les personnes handicapées rencontrent mille obstacles au cours de leur vie, mais voilà un droit humain qui peut enfin leur être reconnu. Le droit à la sexualité est une exigence libertaire qui ne peut se réduire ni à la négation de l'autre, ni au harcèlement.

Mais la seule limite qui devrait cerner la sexualité humaine reste le libre

consentement des adultes averti(e)s. Entre droit à la sexualité et exigence

de pudeur, la mise en place d'assistants sexuels formés est une réponse simple, nécessaire et surtout humaine à la privation d'autonomie.

Ce n'est encore que le début de la lutte pour la libération sexuelle."

Source

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)

lily : pour Virginia henderson (celle qui a écrit les 14 besoins fondamentaux), le besoins d'exercer une activité sexuelle n'est pas présent pour la bonne et simple raison que ses convictions religieuses lui empechaient. ça n'a rien à voir avec le fait que cela soit "biologique" ou pas ! Dans ces besoins, il y a "se divertir, apprendre, etc...)........... Par contre, un autre théoricien des besoin, Maslox, l'a très bien intégrée dans la prise en compte des besoins, dits fondamentaux : besoin de satisfaire ses désirs sexuels !

Je sais bien. Mais ce n'est pas pour autant qu'on réussit à combler les 14 besoins de V.H. ou d'autres. On fait ce qu'on peut. Il est évident qu'on priorise les besoins vitaux (c'est-à-dire dont dépend la survie). Si l'insatisfaction sexuelle est à ce point un besoin fondamental, alors il y a le recours à la prostitution, pourquoi mettre les handicapés à part et leur donner un droit sexuel supérieur aux autres ?

En y réfléchissant, je ne pense pas pouvoir être objective. Je crains qu'en en faisant un droit tellement absolu qu'on mette en place de quoi le combler, on "force" les soignants à intégrer cela en plus comme un soin. Que cela soit intégré dans la formation de base, qu'on l'ajoute à la toilette ou à l'aide au repas. Je ne pense être capable dans l'exercice de ma profession de faire une chose pareille. Et je ne sais pas pourquoi car quand il s'agit de procurer du bien-être par la propreté, un massage avec de l'huile ou de la crème, etc. à un patient ou un polyhandicapé, ça ne me pose pas de problème, au contraire.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité yakiba
Invités, Posté(e)
Invité yakiba
Invité yakiba Invités 0 message
Posté(e)

moi je serai curieux de savoir si ceux qui sont pour les "assistants sexuels" seraient prés à le faire eux méme parce que je pense que dans l'idéal tout le monde serait d'accord pour que les "handicapés" aient accés à la sexualitée et au bonheur mais en attendant il faut bien que quelqu'un le fasse et c'est facile de dire qu'on est pour quand c'est pas nous qui le faisons mais quelqu'un d'autre n'est ce pas!sleep8ge.gif

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.


×