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LeBreton66 Membre 549 messages
Forumeur forcené‚ 32ans
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Dans cinq mois aura lieu l’élection présidentielle. C’est le vote décisif du moins, et là est l’erreur, si l’on appauvrit la démocratie au seul mécanisme du vote.Sous la Vème République, le Président est doté de pouvoirs supérieurs à celui de nos rois dans l’ancienne France. Souligner ce fait c’est éclairer l’enjeu. Pendant toute cette période, la mauvaise foi sera la règle. L’opposition ne trouvera rien à mettre au crédit du président sortant. Pour ce dernier, la crise économique servira d’alibi aux erreurs inhérentes à l’action humaine en général, à l’action politique en particulier.

Pourtant « en laissant aux vestiaires » ses préférences et convictions, on peut au-delà du quinquennat sortant dessiner un état de la France, résultat des trente à quarante dernières années. Le diagnostic sur la France d’aujourd’hui est relativement aisé à tracer. Les gouvernements successifs ont globalement parlant escamoté les questions majeures, creusé des déficits abyssaux, persisté dans des politiques économiques erronées. Le trait commun a été une confiance immodérée dans les vertus de l’Etat providence. Ce n’est pas manquer à l’exigence d’honnêteté scientifique que de parler des promesses déçues de l’étatisme.

Les chemins de la médiocrité ont été trop souvent empruntés. Le résultat est à la mesure du refus d’affronter des réalités qui n’échappent pourtant à aucun individu lucide. La violence est partout. Il n’est plus possible d’occulter les chiffres de la criminalité. Des comportements, hier légitimement considérés inadmissibles, ont été banalisés. La crise de l’autorité est éclatante. L’analyse sur les responsabilités mériterait d’être approfondie. Quand, dans un tribunal, des magistrats acceptent de juger dans les cris et insultes, quand un professeur tolère l’humiliation dans sa classe, quand un militaire se déguise en civil pour marcher dans la rue, quand un ecclésiastique cache son état, quand un président de la République se fait cracher sur la figure, ils autorisent de ce fait aux comportements non civilisés de s’exprimer et aux instincts les plus médiocres de s’épanouir.

Par un paradoxe, seulement apparent, et dans un même mouvement, l’intolérance s’est accrue et la liberté d’expression et de penser se heurte à des interdits qui affaiblissent la si nécessaire et féconde concurrence des idées.

La protection sociale est passée presque tout entière comme prérogative de l’Etat affaiblissant grandement la solidarité, traditionnellement portée aux plus faibles. Il est vrai que lorsque la fiscalité tourne à la spoliation, on s’estime libéré du devoir d’entraide puisque la justification sans cesse répétée de cette fiscalité est la justice sociale. Le chômage tourne depuis plus de trente ans entre 8 et 12% de la population active. La dette publique atteint des sommets ou des gouffres… Cette liste, loin d’être exhaustive, ne retient que quelques éléments parmi les plus significatifs.

Et pourtant… Dans la totalité de l’histoire « du cher et vieux pays » jamais le revenu par tête d’habitant n’a été aussi élevé. Jamais l’espérance de vie aussi grande. Jamais les loisirs aussi développés. Jamais les transports aussi aisés. Jamais l’accès à la culture aussi facile. Jamais la condition faite aux jeunes aussi propice. Tous ces jamais et bien d’autres sont bien sûr des moyennes cachant des disparités qu’il serait vain de nier. Les êtres humains en général, et les Français en particulier, on le sait, ont la mémoire courte. Mais quand même… Un exemple.

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