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Que redoute t-on dans la blessure morale ?


SSOMW

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SSOMW Membre 31 messages
Baby Forumeur‚
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Pourquoi redoute t-on la blessure morale ? Quand on nous insulte, qu'est-ce qui fait mal ?

On donne des définition à des mots, on les qualifie comme insultant, et quand autrui les utilisent sur nous, cela nous provoque de la douleur morale. On serait tenté de dire que c'est la définition même de l'insulte qui fait mal, mais on ne peut pas se blesser moralement en s'insultant soi-même. L'insulte nécessite un contexte où c'est autrui qui nous insulte nous. Donc, il y a des conditions nécessaire à la blessure morale : savoir que c'est autrui qui nous insulte et que son insulte nous vise nous. Sans ça, pas de blessure morale. Donc finalement, ce qui blesse c'est notre savoir ? On peut alors dire que c'est des connaissances en nous qui crée la blessure (la définition de l'insulte + savoir que l'insulte est déclarée par autrui + qu'elle vise soi), donc c'est nous-même qui nous blessons ? Ce qui serait logique étant donné que autrui, dans la blessure morale ne nous touche pas, il produit une parole, une information, un symbole, on peut même dire une commande d'entrée qui est ensuite comme décodée par notre psychisme, notre raison et qui amène ensuite à produire la blessure morale ?

En gros, puisque dans la blessure morale, autrui n'entre en contact avec nous que symboliquement, une insulte aurait comme commande d'entrée "tape-toi", et cette commande serait alors respecté par le psychisme, comme conditionné par la raison, le savoir, le contexte ?

Cela ce prouve quand on voit que certaines personnes sont plus réactifs aux insultes qu'aux autres. Et la blessure est différente pour soi en fonction de la personne qui déclare l'insulte. Il y a donc bien dans la blessure morale nécessité de conditions qui la précèdent.

Pour des compliments également, on en est plus réceptif en fonction de la personne. Et justement, si on redoute la blessure morale, d'une certaine manière, est-ce que l'on cherche à fuir l'inhibition du ressenti ? Est-ce que se faire insulter amène à moins jouir par ailleurs du compliment (puisqu'on finit, en redoutant la blessure morale, par se méfier de ce qu'on reçoit d'autrui) ?

Ou, à l'instar de la blessure physique, la blessure morale détruit t-elle quelque chose ? Et si oui, où ? Dans le psychisme ? La blessure morale nuit t-elle physiquement aux organes affectifs, système limbique & co ? (Ce qui ne serait plus seulement de l'inhibition).

Dans les deux cas, finalement, ce qu'on redoute dans la blessure morale, c'est la perte de quelque chose. On parle couramment de perte de fierté. La fierté est-elle ce qui permet d'être heureux, ou l'incarne t-elle dans ce genre de discours ? Si non, si il n'y a aucune destruction de ce qui existe concrètement en soi, comme par exemple notre capacité à ressentir l'insulte ou le compliment, si se faire insulter n'empêche pas techniquement d'être heureux, pourquoi craindre l'insulte, pourquoi même être blessé par la blessure morale ? Je dis bien techniquement, on sait bien que objectivement, être insulté, c'est être rejeté, et c'est donc ne plus pouvoir profité d'autrui. En étant insulté, on pense que cela dégrade notre valeur par rapport aux autres, et donc on peut se retrouver à lancer à notre tour une insulte, pour prouver notre valeur aux autres. Le rejet ayant objectivement des conséquences défavorisantes. C'est une forme d'explication mais cela ne suffit pas, puisque, dans le cadre de la blessure morale, il y a justement blessure, qu'on aurait souhaité éviter. Ou alors peut-on l'interpréter comme une auto-flagellation dans un but objectif (en oubliant le contexte, en pensant se battre toujours pour le même objectif), si la blessure morale, c'est se faire mal soi-même sans être touché par autrui ? La forme la plus accrue de dévalorisation de soi-même pouvant alors se délocaliser justement en blessure physique, dans le cadre de l'automutilation du dépressif, qui serait alors une tentative d'évitement de la blessure morale qui nuisent aux organes affectifs la délocalisant, trompant ainsi la raison.

On peut aussi être blessé par le désaccord (par exemple face à troll), par la négation d'autrui pour une vérité auquel on est attaché. Par l'implication dans notre savoir, quand autrui néantise ce savoir, puisque nous sommes impliqué, une partie de nous est-elle elle aussi néantisé ? Ou est-ce juste une impression parce que on se croit impliqué dans le savoir, comme de manière fictif, voir notre image détruite. Est-ce réellement ce qui se passe au sein de notre psychisme, ou-est juste parce que on croit faire partit du savoir auquel on est attaché qu'on a cette douleur, ou est-ce les deux : parce qu'on se croit attaché à se savoir, on se détruit soi-même par la néantisation par l'autre de ce même savoir ?

Dans les deux cas, des conditions préalables données par notre savoir et la raison sont nécessaires. La volonté serait alors indépendante de la blessure morale, ne la maîtrisant pas, cette blessure serait maîtrisé par la validation objectif, par la raison, par le fait même de savoir qu'on est blessé. On est blessé car on croit l'être, et qu'on ne peut arrêté cette croyance (ça me fait penser à cette scène de Matrix, où Néo saigne du nez après avoir sauté d'un immeuble alors qu'il sait qu'il est dans la matrice).

Donc, c'est la raison qui dirige notre bonheur ou notre malheur moral ? Et notre volonté ne tente alors que de se satisfaire à la raison ? La raison est-elle simplement alors la fixation de notre volonté. On décide par la prise de conscience qu'une chose soit vraie, on place alors un devenir, qu'on stocke ensuite dans la mémoire. La raison serait alors une fragmentation de la volonté ? La blessure morale dans le cadre du désaccord, remettant en question une de nos conceptions serait alors une refragmentation de la volonté ou la destruction du fragment dont on ne peut désimbriquer facilement sans se diviser soi-même (un peu comme les Horcruxes dans Harry Potter). La blessure morale serait alors le déchirement forcé d'avec ce à quoi on s'est imbriqués par le passé, d'avec ce qui nous a passionnés. Ou peut-être est-ce une vision des choses trop simpliste ?

Peut-t-on dans ce cas, ne plus être blesser moralement en tout simplement changeant notre conception du monde, en imbriquant notre volonté dans l'inatteignable par autrui, puisque ce qui est atteignable est altérable par la néantisation (ce qui, entre parenthèse, expliquerait la séparation contemporaine entre science et peuple au profit d'une vulgarisation plus idéale. Et entre science et politique, ce genre de lien ayant amenant par exemple au nazisme construit sur des bases darwinistes ou encore au communisme totalitaire, imposant un savoir, les découvertes de Karl Marx, comme règle de vie et d'organisation du pays, le savoir s'imposant alors à l'esprit, comme un moyen de manipulation de masse, puisque le savoir détermine les conditions d'accès au bonheur et de fuite du malheur). Si la blessure morale est un simple conditionnement, il suffit alors de savoir se maîtriser pour ne plus être blessé, maîtriser la commande d'entrée qui produit la blessure. Ou on peut essayer de ne jamais rien qualifier de dégradant : en supprimant le concept même d'insulte de notre raisonnement, on supprime la blessure morale. Mais cet acte, supprime t-il pas du même coup le compliment ? Pour se valoriser, il faut quelque chose pour comparer. C'est bien connu, on rabaisse les autres pour se valoriser soi.

D'un point de vue assez fataliste, moralement, la souffrance serait dans ce cas nécessaire au bonheur et comme le dit Nietzsche dans le Gai Savoir, plaisir et déplaisir serait liés et "celui qui voudrait goûter de l’un autant qu’il est possible, serait forcé de goûter aussi de l’autre autant qu’il est possible" (ou n'est-ce là qu'un moyen de mieux accepter la douleur ?)

Ou a t-on une capacité affective propre qui peut être abîmé par la blessure morale ? La blessure morale serait dans ce cas au contraire ce qui peut dégrader le compliment.

Ou encore, l'un et l'autre n'ont aucun rapport et la blessure morale ne serait qu'une illusion amenant à "se taper soi-même" sans raison ? Ou plutôt donc, par une fausse raison ?

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existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
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Je pense qu'il faut prendre aussi la capacité (réelle ou imaginaire) d'autrui à nous punir, lui-même directement ou indirectement, par l'influence qu'il peut avoir sur les autres. En d'autres termes, la capacité d'autrui (réelle ou imaginaire) à nous nuire ou à amener les autres à nous nuire ou à nous rejeter. Ces éventualités étant souvent imaginées inconsciemment, elles ne sont pas nécessairement réalistes, et donc le trouble émotionnel qui y est lié peut être démesuré par rapport à la capacité de nuire d'autrui.

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katy321 Membre 13 messages
Baby Forumeur‚
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(réponse hors sujet en partie: moralisatrice) Si on faisait de telles analyses sur les problèmes vraiment importants, ce serait déjà un grand pas pour l'humanité mais bon chacun son...'truc' ;-)

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

katy, tu oublies la partie psychologique dans les "problèmes vraiment importants".

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SSOMW Membre 31 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

(réponse hors sujet en partie: moralisatrice) Si on faisait de telles analyses sur les problèmes vraiment importants, ce serait déjà un grand pas pour l'humanité mais bon chacun son...'truc' ;-)

Il n'y a pas sujet plus important dans le cadre de notre société contemporaine artificielle issus d'une répartition des taches sensé comblé tous nos besoins. Dans des pays pauvres, le simple fait d'être nourris est un bonheur. Dans nos pays développés, la souffrance existe encore concrètement alors que la plupart des gens sont bien nourris, elle est morale. Et la fuite de cette blessure morale détermine peut-être la plupart de nos actes, voir tous du point de vue épicurien considérant que le bonheur est l'absence de souffrance. La question est de savoir, pourquoi manger à notre faim ne suffit pas ? La réponse se situe peut-être dans cette problématique.

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
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C'est certain. La considération exagérée de notre existence personnelle et de ce qui la menace hypothétiquement est une cause de mal-être.

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SSOMW Membre 31 messages
Baby Forumeur‚
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La question est justement de savoir si cette considération exagérée est réelle, apporte ou non des conséquences réelles, irréversibles, au sein du psychisme, rendant tout "retour à la réalité concrète" anéantissant pour l'individu, car déjà trop imbriqué depuis l'enfance au contexte contemporain.

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Membre, 57ans Posté(e)
alcina Membre 5 752 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
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La blessure morale ne passe pas que par les mots elle peut aussi passer par l'attitude (l'ignorance entre autre) surtout quand cette ignorance faite à notre encontre vient des personnes pour qui on avait de l'amitié et ou de l'amour.

Dans ce cas là qu'elle est la plus grande blessure au moral, celle faite par des mots ou celle faite par une attitude.

Au moins avec celle des mots la personne sait que tu existe et te donne une certaine importance même si cette importance passe par l'insulte, mais au moins même si c'est négatif pour elle tu es vivant.

L'ignorance elle ne te donne rien, ni attention, ni mot. Tu n'es rien pour celui qui t'ignore tu n'as aucune importance ni bonne ni mauvaise. Tu n'existe tout simplement pas pour lui.

Je suis à côté du sujet, c'est ça?

Merci.

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Membre, Posté(e)
SSOMW Membre 31 messages
Baby Forumeur‚
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Le rien, c'est quelque chose. Si la personne ne dit rien, c'est qu'elle dit quelque chose : rien. C'est donc également une blessure morale par le langage (couplé à une situation où il faut parler, le rien donne du sens). J'ai pris l'insulte pour exemple, la communication peut se faire par d'autres moyen telle l'attitude évidemment. Mais ça reste du domaine symbolique. Après, on peut toujours ouvrir une problématique autour du ton, qui n'est plus alors du symbolique, mais une perception concrète d'une réalité. Le ton permet d'affirmer la définition symbolique, je ne pense pas qu'il est une autre fonction réelle. Quoi que le cri peut s'avérer réellement dérangeant au bout d'un moment...mais je ne crois qu'on puisse parler de blessure morale si il n'y pas le sens. Si un animal nous poussent son cri de manière intempestif, on est dérangé, mais ça ne peut mener à la blessure morale.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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On donne des définition à des mots, on les qualifie comme insultant, et quand autrui les utilisent sur nous, cela nous provoque de la douleur morale. On serait tenté de dire que c'est la définition même de l'insulte qui fait mal, mais on ne peut pas se blesser moralement en s'insultant soi-même.

Bon philosophons un peu...

D'abord l'insulte n'est pas forcément perçue comme une blessure, mais bien souvent comme un manque de respect, de sang froid, de bassesse et / ou de faiblesse.

En gros, puisque dans la blessure morale, autrui n'entre en contact avec nous que symboliquement, une insulte aurait comme commande d'entrée "tape-toi", et cette commande serait alors respecté par le psychisme, comme conditionné par la raison, le savoir, le contexte ?

Tu peux répéter la question ?

Bon j'ai passé tout le reste de ta dissertation, j'ai lu mais franchement, ça ne m'inspire qu'une chose : blablabla...

Tu veux parler de blessures morales, de ceux qui aussi te caresse le poil dans le bon sens, spa trop mon truc, mais bon....

La morale, les injures, les insultes, les caresses, les courbettes, les hypocrisies pour bien se faire voir, ne sont que le fruit que de ceux qui aiment être admirés pour ce qu'ils ne sont pas.

La vie est autre chose heureusement ou malheureusement, suivant ce qu'on en fait et non ce que pensent les autres de nous.

S'il n'y a point de remède contre la souffrance que peut nous infliger autrui, il n'en reste pas moins qu'il n'y a point non plus de vaccins contre le bonheur que nous apportent bien d'autres et c'est à ceci et non à celà à quoi j'accorde de la valeur...

Bien à toi.

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Membre, Posté(e)
SSOMW Membre 31 messages
Baby Forumeur‚
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La vie est autre chose heureusement ou malheureusement, suivant ce qu'on en fait et non ce que pensent les autres de nous.

Sans autrui pas de langage, pas de sens. Il faut prendre le sujet dans un contexte plus général. Sans autrui, tu ne sais pas ce que tu fais. Tu comprendrais peut-être mieux ce que je dis si tu avais lu mon sujet entièrement, sinon, tu ne fais alors que te parler à toi-même, à ce que tu sais déjà, à tes propres idéaux. Tu ne rentres pas dans le jeu de l'altération caractérisant une discussion.

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Karpov Membre 1 198 messages
Baby Forumeur‚
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Que redoute - on dans la blessure morale ?

ET bien on redoute de souffrir .

Car la souffrance est plus ou moins longue en fonction de la blessure et des prédispositions .

Une insulte , attaque , offense ou autre est une atteinte au coeur de l'individu , c'est une blessure à l'âme .

Et la souffrance engendrée est d'autant plus grande quand l'insulte est gratuiite .

( comme c'est souvent le cas sur les forums , car les gens profitent d'êtres cachés derrière un écran ... )

La sensibilité individuelle joue sur l'intensité du ressenti de la blessure .

Quand on a un minimum de fièreté on ressent mal une blessure à l'âme car notre dignité est alors touchée .

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Invité David Web
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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Le blème vois tu , c'est que je peux exactement te retourner ta vision si personnelle des relations humaines, elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises, elles sont un échange et chacun a sa propre perception et son propre ressenti sur ces échanges.

Tu devrais te relire...;)

Dans les deux cas, finalement, ce qu'on redoute dans la blessure morale, c'est la perte de quelque chose. On parle couramment de perte de fierté. La fierté est-elle ce qui permet d'être heureux, ou l'incarne t-elle dans ce genre de discours ? Si non, si il n'y a aucune destruction de ce qui existe concrètement en soi, comme par exemple notre capacité à ressentir l'insulte ou le compliment, si se faire insulter n'empêche pas techniquement d'être heureux, pourquoi craindre l'insulte, pourquoi même être blessé par la blessure morale ? Je dis bien techniquement, on sait bien que objectivement, être insulté, c'est être rejeté, et c'est donc ne plus pouvoir profité d'autrui.

Vision personnelle et très discutable...

En étant insulté, on pense que cela dégrade notre valeur par rapport aux autres, et donc on peut se retrouver à lancer à notre tour une insulte, pour prouver notre valeur aux autres.

Dégrader notre valeur ????

Le rejet ayant objectivement des conséquences défavorisantes. C'est une forme d'explication mais cela ne suffit pas, puisque, dans le cadre de la blessure morale, il y a justement blessure, qu'on aurait souhaité éviter. Ou alors peut-on l'interpréter comme une auto-flagellation dans un but objectif (en oubliant le contexte, en pensant se battre toujours pour le même objectif), si la blessure morale, c'est se faire mal soi-même sans être touché par autrui ?

T'serais pas un peu mazoschiste sur les bords ? :sleep:

La forme la plus accrue de dévalorisation de soi-même pouvant alors se délocaliser justement en blessure physique, dans le cadre de l'automutilation du dépressif, qui serait alors une tentative d'évitement de la blessure morale qui nuisent aux organes affectifs la délocalisant, trompant ainsi la raison.

Sisi, t'es carrément Mazo....:D

Je continue ? :D

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SSOMW Membre 31 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Oui, la blessure morale issue d'une insulte est certainement du masochisme. Comme je l'ai expliqué, un symbole n'a pas les moyens physique de nous atteindre. Un symbole se décode. Le langage se décode. On ne peut entrer en contact physiquement avec un mot. Mais il peut quand même nous blesser quand on le décode. Le décodage est une action personnelle, et c'est suite à ce décodage que nous sommes blessés. C'est donc nous même qui pouvons pas nous empêcher de nous blesser face à l'insulte.

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Invité David Web
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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Chouette ! j'peux passer à la suite du coup et te citer :

D'un point de vue assez fataliste, moralement, la souffrance serait dans ce cas nécessaire au bonheur et comme le dit Nietzsche dans le Gai Savoir, plaisir et déplaisir serait liés et "celui qui voudrait goûter de l’un autant qu’il est possible, serait forcé de goûter aussi de l’autre autant qu’il est possible" (ou n'est-ce là qu'un moyen de mieux accepter la douleur ?)

Ou a t-on une capacité affective propre qui peut être abîmé par la blessure morale ? La blessure morale serait dans ce cas au contraire ce qui peut dégrader le compliment.

Ou encore, l'un et l'autre n'ont aucun rapport et la blessure morale ne serait qu'une illusion amenant à "se taper soi-même" sans raison ? Ou plutôt donc, par une fausse raison ?

Donc comme le disait mon vieux père : On ne peut pas tout avoir, même quand on joue à pile ou face, il y a toujours les deux côtés sur la pièce, sinon c'est de la triche... ;)

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Karpov Membre 1 198 messages
Baby Forumeur‚
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L'insulte est du masochisme pour celui qui subit et précisons aussi : du sadisme pour celui qui émmet l'insulte ...

Il a été écrit que l'insulte nous rejette ...

dans un cadre sado - maso, justement , non , ça perdure jusqu'à l'alerte .

ça se voit sur les forums les gens qui se complaisent les rapports d'insultes , ces gens n'alertent jamais les modos ...

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SSOMW Membre 31 messages
Baby Forumeur‚
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Ou veux-tu en venir David Web ? J'ai essayé d'émettre toute les possibilités de réponse concernant la problématique. Ici, il y a trois réponses possibles différentes. Je ne cherche pas à tricher, je cherche la vérité, donc j'étudie toute les possibilités de réponses, c'est comme cela que fonctionne la philosophie. Les différentes réponses se contredisent, mais c'est normal, puisque ce sont des réponses différentes.

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Invité David Web
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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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L'insulte est du masochisme pour celui qui subit et précisons aussi : du sadisme pour celui qui émmet l'insulte ...

Il a été écrit que l'insulte nous rejette ...

dans un cadre sado - maso, justement , non , ça perdure jusqu'à l'alerte .

ça se voit sur les forums les gens qui se complaisent les rapports d'insultes , ces gens n'alertent jamais les modos ...

Non, l'insulte ne nous rejette pas, c'est même le contraire, c'est juste une façon qu'ont bien des gens de s'exprimer quand ils ne trouvent plus arguments pour te répondre calmement ou même en sénervant d'ailleurs ! comme ces rixes dans la rue, où la personne ne sait plus se maitriser et préfère taper sur son interlocuteur que de lui laisser gagner "la partie"...

Que cet adversaire ai raison ou tord, peu importe, tu perds non seulement la partie, mais toute la guerre en te rabaissant à ce genre de sottise, il vaut parfois mieux reculer pour mieux sauter au lieu de s'énerver.

Le cadre sado maso.. etc... je passe....Parlons de maîtrise et de faiblesses, ce serait mieux...

Ou veux-tu en venir David Web ? J'ai essayé d'émettre toute les possibilités de réponse concernant la problématique. Ici, il y a trois réponses possibles différentes. Je ne cherche pas à tricher, je cherche la vérité, donc j'étudie toute les possibilités de réponses, c'est comme cela que fonctionne la philosophie. Les différentes réponses se contredisent, mais c'est normal, puisque ce sont des réponses différentes.

Le blème il est que ta vision des choses est limpide dans ton exposé, tu donnes le choix entre dire que ce que l'on redoute dans la blessure, c'est les coups ou les coups ... évidemment !!! :smile2:

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existence Membre 5 823 messages
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J'ai l'impression qu'en fait SSOMW parle d'une fierté consistant à ne pas accepter chez soi certaines choses ou ne pas accepter d'avoir telle ou telle image, au point de se menacer soi-même de se taper pour s'obliger à y remédier. Bref, une intolérance vis-à-vis de soi-même.

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Invité David Web
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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Je crois surtout qu'il n'est pas besoin d'insulter quelqu'un pour lui infliger une blessure, tout est dans l'intention, des paroles "sobres" peuvent être interprétés comme des insultes alors que des insultes peuvent ne point toucher...

C'est plus de ça dont j'aurais aimé parler...;)

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