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La BCE se déchire sur la stratégie pour sauver l'euro


Aaltar

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
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La BCE se déchire sur la stratégie pour sauver l'euro

Le chef économiste de la Banque centrale européenne, Jürgen Stark, a démissionné vendredi. Comme d'autres officiels allemands, il est opposé au rachat de dette des États en difficulté. L'euro s'est effondré à 1,3650 dollar.

Le feu gagne la caserne de pompiers. La Banque centrale européenne (BCE), qui lutte depuis dix-huit mois pour éteindre l'incendie ravageant les pays endettés de la zone euro, se déchire maintenant au grand jour. Le chef économiste de l'institution, Jürgen Stark, a démissionné vendredi avec fracas de son poste… trois ans avant la fin de son mandat ! Officiellement pour des raisons personnelles, cette démission marque le spectaculaire désaccord de l'économiste avec la stratégie de la BCE, dont il est un membre influent du directoire. Après le départ retentissant d'Axel Weber en mai dernier, Jürgen Stark est le deuxième Allemand de poids à claquer la porte de la banque basée à Francfort. La réaction des marchés a été à la mesure du choc: l'euro a chuté, atteignant un plus bas depuis février à 1,3650 dollar et les obligations d'État italiennes se sont envolées à 5,37 %.

Cette dernière réaction n'est pas anodine: c'est probablement la décision de voler au secours de l'Italie et l'Espagne, prise le 8 août dernier en pleine tempête financière, qui a achevé de diviser le conseil de la BCE. Jürgen Stark était notoirement opposé à cette action, rejoint en cela par le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, ou encore le Néerlandais Klaas Knot.

«Depuis mai 2010, les Allemands sont contre le rachat de dette souveraine par la BCE», rappelle Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities. Cette décision de politique non conventionnelle consiste pour la banque centrale à acheter sur le marché des obligations d'État, afin de soutenir leur cours et permettre aux pays attaqués de continuer à emprunter. Mais ce faisant, la BCE rompt avec deux dogmes intangibles aux yeux de l'orthodoxie allemande: elle donne l'impression de cautionner les dérives budgétaires des États et surtout, en monétisant la dette, elle rajoute des liquidités sur le marché, prenant le risque de générer des tensions inflationnistes, alors même que son unique mandat consiste à lutter contre l'inflation.

Conscient des reproches qui lui sont faits, le président de la BCE s'était vivement emporté jeudi: «Nous avons assuré la stabilité des prix de manière impeccable -impeccable!- et j'aimerais bien entendre des félicitations pour une institution qui a apporté pendant treize ans la stabilité des prix à l'Allemagne», a martelé Jean-Claude Trichet. Un éclat de voix inhabituel qui a peut-être précipité le départ de Jürgen Stark.

Colère contre la Grèce

Au-delà des querelles internes à la BCE, cette démission est un signe supplémentaire du désarroi des Européens face à la crise de la dette. «L'histoire s'accélère, mais l'Europe n'a toujours pas résolu la question principale : comment couper la contamination qui vient de Grèce et qui gangrène tous les autres pays ?», résume Bruno Cavalier.

Au plan politique, les tensions s'accroissent. Lundi, le président de la Commission, José Manuel Barroso, se rendra à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel. Il s'agit officiellement d'un «échange de points de vue privés». Mais, selon un sondage de la chaîne de télévision ZDF, trois Allemands sur quatre sont aujourd'hui opposés à un élargissement du plan de sauvetage pour les pays surendettés de la zone euro.

Or ils ne sont pas les seuls. Après les Pays-Bas, qui évoquaient ouvertement jeudi la sortie de la Grèce de l'euro, les Finlandais dénonçaient vendredi le manque de discipline budgétaire dans l'Union. Le premier ministre, Jyrki Katainen, estime que ses concitoyens sont «troublés par l'injustice provenant du fait que tout le monde dans l'union monétaire n'applique pas les règles du jeu acceptées». Et le parti des Vrais Finlandais, qui talonne désormais la Coalition nationale pro-européenne, veut aussi qu'Athènes sorte de la zone euro, estimant que ce sont les autres membres de l'Union, aux finances plus saines, qui vont payer les pots cassés. Helsinki a «crevé de faim pour sortir de la crise sans aide», d'où son ressentiment résume un politologue. Mais la Grèce est aussi un obstacle pour l'Irlande, qui s'inquiète par ricochet de ne plus pouvoir revenir sur les marchés à cause d'Athènes.

Source : le Figaro

Ca commence... ça peut aller très vite...

Et comme le Figaro ne semble pas avoir pris ses anti dépresseurs ce matin :

«Les marchés financiers sont au bord du précipice »

INTERVIEW Fabrice Cousté de CMC Markets stigmatise l'absence de solidarité des pays de la zone euro pour sauver la Grèce. Il n'exclut pas un retour vers les plus bas de mars 2009 d'ici la fin de l'année et s'attend à une ruée vers les obligations d'État.

Lefigaro.fr - Le CAC 40 a perdu près d'un quart de sa valeur en deux mois. Jusqu'où cette chute peut-elle nous mener ?

Fabrice Cousté - Si l'on en croit l'analyse technique on peut aller toucher les plus bas de mars 2009 voire encore plus bas. La crise que nous connaissons actuellement est en effet plus grave que celle d'il y a trois ans, car cette fois-ci il ne s'agit pas de la faillite d'une ou de plusieurs banques mais de la faillite d'un ou plusieurs États, donc des problèmes d'une toute autre ampleur, au niveau de leur résolution économique et surtout politique.

Comment expliquez-vous cette chute vertigineuse ?

Comme en 2008, les marchés financiers se sont disloqués pendant l'été. Il n'y a en ce moment que de rares acheteurs et beaucoup d'acteurs de marché profitent de tout rebond pour solder davantage de positions. Autre nouveauté : la microéconomie n'est plus un soutien. Les investisseurs ne regardent en effet plus la santé des entreprises mais uniquement les statistiques ou informations macroéconomiques. Depuis l'été, le flux de nouvelles, constamment négatives, souligne que les problèmes sont structurels et alimente un climat anxiogène sur les marchés qui sont au bord du précipice. Les dirigeants politiques ne semblent pas en être conscients.

Dès lors quelle stratégie doivent adopter les investisseurs d'ici la fin de l'année ?

Certains titres «refuge» comme Essilor, Sanofi, Air Liquide ou L'Oréal sont à garder en portefeuille. Mais la volatilité demeure élevée et le risque de nouvelle correction également. C'est pourquoi je conseille aux investisseurs particuliers de découvrir les techniques pour apprendre à couvrir leur portefeuille avec des options ou des CFD (contrat entre deux investisseurs qui se mettent d'accord pour s'échanger la différence entre le cours d'ouverture et de clôture d'un support) afin d'amortir le choc en cas de poursuite de la baisse. Dans la panique, les investisseurs particuliers vendent souvent trop tard.

L'adoption sous condition du deuxième plan d'aide à la Grèce par les Sages allemands n'est-il pas de nature à rassurer les investisseurs ?

C'est un soulagement. Pourtant il s'agit d'un «Oui… mais ». Tant qu'il y aura un «mais » dans les annonces sur la crise de la dette, les marchés financiers continueront à broyer du noir car ces conditions empiètent sur la réactivité nécessaire face à une situation d'urgence. Ils sanctionnent la politique des «petits pas» des États et de l'absence totale de solidarité au sein de la zone euro. Les marchés financiers n'exigent plus seulement des paroles d'intention mais des certitudes à long terme. Ce que les responsables politiques sont incapables de leur apporter étant donné leurs échéances à court terme.

Etes-vous inquiets pour la zone euro ?

Oui je le suis. Certes, contrairement aux Anglo-Saxons, nous ne ressentons pas au sein de la zone euro de haine contre la monnaie européenne. Maintenant si les dirigeants politiques ne prennent pas la mesure de la crise dans laquelle nous nous trouvons, une explosion de la zone euro est inévitable. Dès lors, deux scénarios seront envisageables : soit une sortie des États les plus fragiles de la zone euro comme la Grèce et par effet de contagion le Portugal, l'Espagne voir l'Italie, soit une sortie des États qui ne veulent pas payer pour les autres comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Autriche.

Du coup avec ces ventes massives d'actions, vous attendez-vous à une ruée vers les obligations d'État alors que la crise de la dette couve en Europe et aux Etats-Unis ?

Cela semble paradoxal mais oui. Les investisseurs institutionnels préféreront toujours placer leur argent sur des actifs «refuge» et surtout liquides. Pour preuve, les obligations à 10 ans des États-Unis n'ont pas du tout pâti de la dégradation du « AAA » du pays. La ruée sur les obligations d'Etat américaines a même provoqué une baisse de leur rendement à des niveaux historiques. Même constat en Allemagne et en France ou les emprunts d'États n'ont pas souffert de la crise de la dette. Cela signifie que tant que la peur domine, les obligations allemandes, françaises et américaines continueront d'être achetées. Au contraire, les actifs jugés risqués tels que les actions sont pénalisés. C'est une situation qui peut rapidement s'inverser en cas de catalyseur positif. En attendant ce déclic, les investisseurs devraient s'inspirer de la stratégie de la Chine qui continue à diversifier ses investissements entre les États-Unis, l'Europe et l'Afrique.

INTERVIEW Fabrice Cousté de CMC Markets stigmatise l'absence de solidarité des pays de la zone euro pour sauver la Grèce. Il n'exclut pas un retour vers les plus bas de mars 2009 d'ici la fin de l'année et s'attend à une ruée vers les obligations d'État.

Lefigaro.fr - Le CAC 40 a perdu près d'un quart de sa valeur en deux mois. Jusqu'où cette chute peut-elle nous mener ?

Fabrice Cousté - Si l'on en croit l'analyse technique on peut aller toucher les plus bas de mars 2009 voire encore plus bas. La crise que nous connaissons actuellement est en effet plus grave que celle d'il y a trois ans, car cette fois-ci il ne s'agit pas de la faillite d'une ou de plusieurs banques mais de la faillite d'un ou plusieurs États, donc des problèmes d'une toute autre ampleur, au niveau de leur résolution économique et surtout politique.

Comment expliquez-vous cette chute vertigineuse ?

Comme en 2008, les marchés financiers se sont disloqués pendant l'été. Il n'y a en ce moment que de rares acheteurs et beaucoup d'acteurs de marché profitent de tout rebond pour solder davantage de positions. Autre nouveauté : la microéconomie n'est plus un soutien. Les investisseurs ne regardent en effet plus la santé des entreprises mais uniquement les statistiques ou informations macroéconomiques. Depuis l'été, le flux de nouvelles, constamment négatives, souligne que les problèmes sont structurels et alimente un climat anxiogène sur les marchés qui sont au bord du précipice. Les dirigeants politiques ne semblent pas en être conscients.

Dès lors quelle stratégie doivent adopter les investisseurs d'ici la fin de l'année ?

Certains titres «refuge» comme Essilor, Sanofi, Air Liquide ou L'Oréal sont à garder en portefeuille. Mais la volatilité demeure élevée et le risque de nouvelle correction également. C'est pourquoi je conseille aux investisseurs particuliers de découvrir les techniques pour apprendre à couvrir leur portefeuille avec des options ou des CFD (contrat entre deux investisseurs qui se mettent d'accord pour s'échanger la différence entre le cours d'ouverture et de clôture d'un support) afin d'amortir le choc en cas de poursuite de la baisse. Dans la panique, les investisseurs particuliers vendent souvent trop tard.

L'adoption sous condition du deuxième plan d'aide à la Grèce par les Sages allemands n'est-il pas de nature à rassurer les investisseurs ?

C'est un soulagement. Pourtant il s'agit d'un «Oui… mais ». Tant qu'il y aura un «mais » dans les annonces sur la crise de la dette, les marchés financiers continueront à broyer du noir car ces conditions empiètent sur la réactivité nécessaire face à une situation d'urgence. Ils sanctionnent la politique des «petits pas» des États et de l'absence totale de solidarité au sein de la zone euro. Les marchés financiers n'exigent plus seulement des paroles d'intention mais des certitudes à long terme. Ce que les responsables politiques sont incapables de leur apporter étant donné leurs échéances à court terme.

Etes-vous inquiets pour la zone euro ?

Oui je le suis. Certes, contrairement aux Anglo-Saxons, nous ne ressentons pas au sein de la zone euro de haine contre la monnaie européenne. Maintenant si les dirigeants politiques ne prennent pas la mesure de la crise dans laquelle nous nous trouvons, une explosion de la zone euro est inévitable. Dès lors, deux scénarios seront envisageables : soit une sortie des États les plus fragiles de la zone euro comme la Grèce et par effet de contagion le Portugal, l'Espagne voir l'Italie, soit une sortie des États qui ne veulent pas payer pour les autres comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Autriche.

Du coup avec ces ventes massives d'actions, vous attendez-vous à une ruée vers les obligations d'État alors que la crise de la dette couve en Europe et aux Etats-Unis ?

Cela semble paradoxal mais oui. Les investisseurs institutionnels préféreront toujours placer leur argent sur des actifs «refuge» et surtout liquides. Pour preuve, les obligations à 10 ans des États-Unis n'ont pas du tout pâti de la dégradation du « AAA » du pays. La ruée sur les obligations d'Etat américaines a même provoqué une baisse de leur rendement à des niveaux historiques. Même constat en Allemagne et en France ou les emprunts d'États n'ont pas souffert de la crise de la dette. Cela signifie que tant que la peur domine, les obligations allemandes, françaises et américaines continueront d'être achetées. Au contraire, les actifs jugés risqués tels que les actions sont pénalisés. C'est une situation qui peut rapidement s'inverser en cas de catalyseur positif. En attendant ce déclic, les investisseurs devraient s'inspirer de la stratégie de la Chine qui continue à diversifier ses investissements entre les États-Unis, l'Europe et l'Afrique.

Pour ceux qui voudraient gagner du temps : tout est en train de se péter la gueule vitesse grand V et ampleur grand A (ou triple A, c'est de circonstances)

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Membre, 118ans Posté(e)
nerelucia Membre 12 886 messages
Baby Forumeur‚ 118ans‚
Posté(e)

L'euro ! Le dollar aussi se casse la figure et comme le disait un économiste, tant que les chinois ne rehaussent pas le yuan ! Vous pouvez pleurer, vous jeter par la fenêtre, ça fait trente ans que les chinois nous vendent des tee-shirts à 1 euro.

Angela Merkel s'était opposée à Mr Sarkozy dès le début de son mandat, il voulait taxer davantage les importations chinoises, il en avait parlé pendant sa campagne.

Mr Sarkozy est intelligent, Mme Merkel est prudente, elle a 85 ans dans sa tête.

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)
Mr Sarkozy est intelligent, Mme Merkel est prudente, elle a 85 ans dans sa tête.

La France importe, l'Allemagne exporte : 2 optiques, chacun défend son truc et c'est normal

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Membre, Posté(e)
kevinklein Membre 827 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)
Mr Sarkozy est intelligent, Mme Merkel est prudente, elle a 85 ans dans sa tête.

La France importe, l'Allemagne exporte : 2 optiques, chacun défend son truc et c'est normal

Entre la débilité et l'intelligence chacun a fait son choix !

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)

Personne n'est particulièrement débile dans cette histoire, celui qui n'aborde pas les choses d'un autre angle que le tient n'est pas nécessairement un débile qui se trompe.

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)

Aaltar a parfaitement résumé la situation.

Ce n'est ni une question d'intelligence, ni une question de prudence, mais une question d'intérêt qui n'est pas le même entre les 2 pays.

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Eh oui la Chine est en train de nous couler.

Concernant le sujet, ces imbéciles n'ont qu'une seule à faire et le problème est résolu:

- faires des prets sans interets de la BCE à la Grèce et les pays en difficultés.

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