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Anecdotes de la lâcheté(2).


TheGreenMonkey

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Membre, Posté(e)
TheGreenMonkey Membre 113 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Je ne sais plus clairement les circonstances, la mère de Romain avait acheté des gâteaux, elle était pas là mais je ne l'ai pas dit pour qu'on me laisse y aller. Bref, Romain, sa s¿ur, moi, dans l'appart, voilà. Un moment j'vais pisser et en sortant des chiottes je vois la s¿ur qui attend, se dandinant, elle prend ma place, moi la sienne et je reste là comme ça à la regarder, attendant la porte qui se ferme. Mais la porte elle la ferme pas, elle baisse son froc et se met à chier rien que pour mes yeux. Je comprends pas, je me demande quoi faire mais je regarde, et pas l'air désintéressé du tout, j'y mets toute la pupille, le secret de la culotte des filles, pour moi la découverte cette petite. Elle, elle le remarque son effet, elle y va franchement, elle essaye de m'expliquer, en y mettant les doigts, avec des mots d'enfants. Elle en savait pas plus que moi sur son mystère. Seulement elle était bien chienne déjà et une fois fini de chier elle fait « à toi » en se torchant. Moi tout con môme j'l'avais même pas envisagé, on n'anticipe pas encore l'évidence à cet âge. Rougissant monstre de peur, on se découvre soudain une pudeur, la nuque chauffe et je fuis comme ça monstre dans le salon, avec la nuque et la pudeur. Elle m'a suivi de quelques secondes et à peine arrivée, elle crache tout au frangin, mais calme genre anecdote. Lui ça l'marre, pas sensible du tout à sa vengeance. éa paraît plus simple dans l'enfance j'me dis aujourd'hui, juste à la rigolade, à la dérision. L'autre ça la gêne, elle comprend que ce serra rien que pour sa gueule, que l'addition est toujours plus salée pour celui qui agit, moi du coup ça m'file du réconfort, ça m'fait comme un peu de trouille en moins, à m'en faire faire des éloges à ma pudibonderie. C'est tout juste ce dont je me rappelle et je pense souvent à ce que ça aurait pu changer si j'avais ouvert ma cage aussi, quel genre d'addition j'aurai eu pour du courage ? Si le frère aurait été mis au parfum tout pareil, s'il aurait rigolé tout autant, si je serrai en train de l'écrire. Une tare de la lâcheté que de ressasser toujours l'impact des choses qu'on n'a pas faîtes. Oh et puis je me demande si c'est bien ça le plus lâche dans l'histoire, je n'arrive même plus à me souvenir de son prénom, voyez la frousse.

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Membre, 36ans Posté(e)
Ozmaestro Membre 413 messages
Baby Forumeur‚ 36ans‚
Posté(e)

J'ai bien aimé. En fait j'sais pas pourquoi, j'me suis imaginé agent du FBI qui parle à un témoin et là j'ai vu ton bonhomme me parler d'une fille en train d'chier, puis de se poser des questions existentielles. Il me raconte son histoire de gosse, en somme, et ça fini en beauté avec un "voyez la frousse." du genre le mec fini de parler fier de lui, et moi j'suis planté là ne sachant quoi répondre, tu vois.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Comment dire ça ?...

Pour une fois que tu écris un truc chiant... :yahoo:

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Membre, nyctalope, 39ans Posté(e)
Criterium Membre 2 852 messages
39ans‚ nyctalope,
Posté(e)

Mon avis est mitigé. Commencer par le positif ou par le négatif? Allez, par le négatif, comme ça l'on garde le meilleur pour la fin, comme dans nos plats d'enfants, puisque tel est le thème.

Je n'ai pas aimé : le fait que cela soit un paragraphe monolithique (peu aéré), les fautes à la fin du paragraphe ("faites", "serais" qui d'ailleurs devrait plutôt être "aurait été", "aurait été" qui lui par contre aurait dû être "avait été" ou "eut été"), le fait qu'au final le sujet soit littéralement merdique, le ton familier.

J'ai bien aimé : le ton familier (et oui, paradoxe), certaines tournures ("j'y mets toute la pupille" par exemple, ou également le final "voyez la frousse"), et le fait qu'indéniablement, le sentiment soit bien exprimé : l'on sent que ce narrateur, que l'on devine adolescent un peu pervers, est pris au dépourvu, pris au piège, et tu as bien écrit son désarroi. ¿ C'est ainsi également qu'il soit dommage que ce texte ne soit que cela, puisque tu pourrais susciter, langage familier ou pas, des sentiments plus divers que celui-ci qui tombe à l'eau.

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