Aller au contenu

Lapidation de Sakineh, qui faut-il croire ?


dihyia

Messages recommandés

Membre, Posté(e)
dihyia Membre 9 023 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

j'ai trouvé ce texte ds la tribune de genève mais bizarrement le nom de l'auteur n'y est pas ! ?

depuis le début de l'histoire, je me posais bcp de questions non pas que je pensais que les iraniens étaient incapables de lapider Sakineh mais parce que si cela avait dû se faire, la lapidation aurait eu lieu avant que l'occident aie le temps de lever le petit doigt !

Le bruit court dans les rédactions depuis hier: Sakineh Mohammadi Ashtiani, l'iranienne condamnée à mort, devrait être lapidée aujourd'hui.

Sakineh lapidée?

«La République islamique d'Iran prévoit d'exécuter Sakineh Mohammadi Ashtiani très prochainement. La sentence sera appliquée mercredi 3 novembre, selon le Comité International contre la Lapidation. Cette date n'a pas été officiellement confirmée par les autorités mais une lettre de la Cour Suprême de Téhéran, envoyée il y a quelques jours à la prison de Tabriz, demanderait une exécution "rapide" de Sakineh. «Les exécutions capitales ont lieu seulement le mercredi, s'ils veulent l'exécuter dans la semaine, ils le feront demain» déclare la rédactrice Maria De França de La Règle du jeu.»

Aujourd'hui l'Iran dément formellement cette affirmation. Bernard Kouchner la dément aussi. Soit elle était réellement en danger, et la fuite de l'information fait reculer l'Iran. Soit l'information est inexacte et l'on se demande bien pourquoi elle circule. C'est très gênant. Mais peut-être vaut-il mieux pour Sakineh qu'elle ne soit pas oubliée.

J'ai replongé dans cette affaire, et hormis l'émotion suscitée il me paraît aujourd'hui difficile de faire la part des choses. Les versions diffèrent et les recherches que j'ai menées sur le net ne m'ont pas permis de trouver un historique du cas de Sakineh, avec des pièces datées et validées. Car il faudrait pour bien faire que les pièces, s'il y en a, soient traduites et que des personnalités reconnues pour leur objectivité en confirment la valeur. On pourrait aller plus loin: faire d'abord vérifier que ce ne sont pas de fausses pièces. Ce qui pose une question: pourquoi faut-il douter par principe de l'Iran?

Refuser la lapidation

Et pourquoi ces précautions aujourd'hui, alors que j'ai écrit en septembre un billet de soutien à Sakineh?

D'abord, et afin d'éviter tout malentendu, la question de la lapidation est un problème majeur. Cette barbarie devrait être proscrite. J'en avais fait un billet suite à la position de Hani Ramadan il y a deux ans et demi.

J'ai fait d'autres billets sur ce sujet et écrit et composé une chanson

, lapidée en 2007. La lapidation est à tous points de vue inacceptable.

L'autre aspect du cas de Sakineh est la peine de mort, qui peut être considérée comme une sanction légitime selon la loi du talion (oeil pour oeil, dent pour dent, vie pour vie) ou comme un assassinat d'Etat qui interdit toute rédemption au criminel. Je soutiens la deuxième hypothèse.

Connaître ce dossier

Ensuite il y a les charges pesant sur Sakineh. L'adultère: personne ne l'a remis en question. Sa condamnation pénale appartient à chaque pays, que l'on soit d'accord ou non. Il est malvenu d'invoquer la «liberté» des femmes d'avoir une relation adultère quand en même temps on considère les hommes adultères comme des salauds. Mais un tel point vaut-il la peine de mort? Assurément non!

Enfin il y a l'accusation d'assassinat contre son mari, ou de complicité d'assassinat. Ce n'est pas clair: l'a-t-elle empoisonné ou non avant que son amant ne l'achève? Cette charge était-elle portée contre elle dès le début de l'affaire en 2006 ou seulement récemment comme j'ai pu le lire dans la presse mais sans élément qui puisse le vérifier? On se base sur les propos d'un avocat réfugié en occident: mais était-il l'avocat de Sakineh, si oui jusqu'à quand, et quelles pièces a-t-il fourni à l'appui de ses dires? Je n'ai rien vu.

Donc on doit croire. Mais croire qui? Ceux qui disent que son procès est truqué ou ceux qui disent le contraire? De même est-il exact, comme paru dans un quotidien ce matin, que l'amant meurtrier ait été libéré?

Y voir clair

Il serait bienvenu que quelqu'un puisse refaire l'historique sur la base de documents authentiques afin d'y voir plus clair. Je n'y suis pas parvenu.

Alors oui, dénonçons inlassablement la lapidation, pour ce qu'elle a de barbare, et qui pénalise bien plus les femmes que les hommes. Refusons la peine de mort au nom de la possibilité pour un humain de s'amender sincèrement et de payer une dette, et au nom du refus de l'assassinat d'Etat.

Pour le reste, dans la situation de tension entre l'Iran et plusieurs nations occidentales, je me demande aujourd'hui si le cas de Sakineh ne serait pas manipulé par¿ par ceux qui pourraient en tirer un bénéfice.

Je n'ai aucune sympathie pour une théocratie, pour les religieux qui veulent diriger entièrement la vie des gens. La dictature religieuse n'est jamais qu'une dictature. Les mollahs ne sont pas mes amis. Ahmadinejad niant la shoah se range du côté des fascistes en tant que dirigeant politique du régime iranien.

Mais on parle régulièrement d'une intervention militaire contre ce pays, à cause du nucléaire possiblement militaire qui y serait développé. Alors je me dis, bêtement peut-être, que tout ce qui peut justifier dans l'opinion publique une telle intervention est bon à prendre. Et je me demande, toujours bêtement, si le cas de Sakineh ne ferait pas partie d'une campagne visant à préparer une intervention. Personne n'en voudrait aux avions alliés d¿aller bombarder un pays aussi barbare!

Avoir des certitudes est plus agréable que douter. Mais dans cette affaire je n'ai aucune certitude sur la légitimité ou non des accusations contre Sakineh. Je suis obligé de croire. Et croire ne me suffit pas. J'aimerais croire Sakineh innocente. Je préfère certainement l'imaginer martyre. Mais si ce n'était pas le cas? Quelle preuve formelle, indiscutable, avons-nous d'une version ou de l'autre? Je n'en ai pas trouvée. Quelqu'un peut-il m'éclairer?

le 03/11/2010

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, , 60ans Posté(e)
Afarensis Membre 3 752 messages
60ans‚ ,
Posté(e)
Et je me demande, toujours bêtement, si le cas de Sakineh ne ferait pas partie d'une campagne visant à préparer une intervention. Personne n'en voudrait aux avions alliés d'aller bombarder un pays aussi barbare!

je vois mal l'occident tirer profit de cette affaire. Bombarder l'iran est une connerie fondamentale qui scellerait nos destins à tous. Je gage sur les esprits éclairés qui nous gouvernent pour ne pas tomber dans le piège tendu par amadinejhad. ça fleure la provoc depuis le début et s'il n'y avait pas un danger de djiahd planétaire au motif de persécution du monde arabo musulman derrière, ce serait déja fait.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité croissant
Invités, Posté(e)
Invité croissant
Invité croissant Invités 0 message
Posté(e)

Pour le reste, dans la situation de tension entre l'Iran et plusieurs nations occidentales, je me demande aujourd'hui si le cas de Sakineh ne serait pas manipulé par¿ par ceux qui pourraient en tirer un bénéfice.

Je n'ai aucune sympathie pour une théocratie, pour les religieux qui veulent diriger entièrement la vie des gens. La dictature religieuse n'est jamais qu'une dictature. Les mollahs ne sont pas mes amis. Ahmadinejad niant la shoah se range du côté des fascistes en tant que dirigeant politique du régime iranien.

Mais on parle régulièrement d'une intervention militaire contre ce pays, à cause du nucléaire possiblement militaire qui y serait développé. Alors je me dis, bêtement peut-être, que tout ce qui peut justifier dans l'opinion publique une telle intervention est bon à prendre. Et je me demande, toujours bêtement, si le cas de Sakineh ne ferait pas partie d'une campagne visant à préparer une intervention. Personne n'en voudrait aux avions alliés d'aller bombarder un pays aussi barbare!

Avoir des certitudes est plus agréable que douter. Mais dans cette affaire je n'ai aucune certitude sur la légitimité ou non des accusations contre Sakineh. Je suis obligé de croire. Et croire ne me suffit pas. J'aimerais croire Sakineh innocente. Je préfère certainement l'imaginer martyre. Mais si ce n'était pas le cas? Quelle preuve formelle, indiscutable, avons-nous d'une version ou de l'autre? Je n'en ai pas trouvée. Quelqu'un peut-il m'éclairer?

le 03/11/2010

Dihyia, je commence à avoir des doutes comme toi, concernant cette affaire, et finalement me sens toute naïve, d'avoir foncé bêtement dans cette histoire sans mettre en doute les sources de cette info(je suis impulsive, un de mes plus grand problème, mince, va falloir tenter de changer cela, hum...pas gagné, misère de misère )

D'ailleurs je voudrais mettre en parallèle une autre histoire, si tu me permets.

Voilà je trouve très étonnant, voir gonflé que certains Américains dénoncent publiquement et médiatisent l'excécution de Sakineh en Iran, accusée par ces derniers d'adultère et d'avoir aidé son amant à assassiner son mari.

Alors que l'Etat de virginie(Etats-Unis) a lui même exécuté par injection létale une femme en septembre, accusée, elle aussi d'avoir commandité le meurtre de son mari et le fils de ce dernier.

Certes, exécuter autrui par injection létale, c'est moins "cruel", que de l'exécuter par lapidation, m'enfin le résultat dans les deux cas est le même, la MORT.

Et puis, j'avais lu quelque part, que la justice Iranienne allait finalement pas lapider sakineh, mais la pendre...là aussi où trouver les vraies infos, sur cette nébuleuse affaire??

Nous manipule t'on encore une fois??

Enfin voilà ce qui c'est passé dans l'Etat de Virginie, affaire qui m'a beaucoup intéressée, et je pense que mes sources sont exacts.

Peine de mort : Teresa Lewis, 41 ans, exécutée par injection létale le 23 septembre 2010

Par Pierre Haski | 24/09/2010 | 07H08

Si le nombre d'exécutions capitales a diminué sur la dernière décennie, la peine de mort est pratiquée par 35 Etats américains sur 50.

Il n'y a pas eu de miracle. A 21h13 (heure locale) jeudi soir, Teresa Lewis, une femme de 41 ans, souffrant de retard mental, reconnue coupable d'avoir commandité les meurtres de son mari et du fils de celui-ci, a été exécutée d'une injection mortelle à la prison de Greensville, dans l'Etat de Virginie. Elle est la première femme exécutée aux Etats-Unis depuis cinq ans, et en Virginie depuis¿ 1912.

Le cas de Teresa Lewis avait mobilisé les militants abolitionnistes aux Etats-Unis, qui espéraient que la Cour suprême américaine, ou le gouverneur de Virginie, annulent cette exécution capitale à la dernière minute. En vain. A la Cour suprême, seuls deux des neuf juges ont voté pour empêcher l'exécution.

Les circonstances du meurtre du mari et du fils de ce dernier étaient particulièrement sordides : souhaitant se débarrasser de son mari, elle avait séduit un homme dans un supermarché pour l'amener à tuer, et avait encouragé sa fille de 16 ans à coucher avec un complice du meurtre. Une nuit, elle avait laissé la porte de la caravane dans laquelle ils vivaient ouverte, pour permettre aux assassins de passer à l'acte.

Les deux meurtriers ont été condamnés à la prison à vie, et l'un d'eux s'est suicidé dans sa cellule.

Mais ce ne sont pas les faits, reconnus par Teresa Lewis, qui ont fait débat. C'est le principe de la peine capitale elle-même, et l'état mental de cette femme au quotient intellectuel de 72, soit à la limite de la maladie mentale. Or la Cour suprême des Etats-Unis a décidé en 2002 d'interdire la mise à mort de personnes mentalement déficientes.

Le gouverneur de Virginie a publié un communiqué expliquant que les experts n'avaient pas conclu que Teresa Lewis souffrait de maladies mentales, et qu'elle avait reconnu les faits.

La peine de mort dans 35 Etats sur 50

La Virginie est le deuxième Etat des Etats-Unis pour le nombre d'exécutions capitales. La peine de mort est pratiquée au niveau fédéral et par 35 Etats sur 50.

Le nombre d'exécutions capitales, qui avait repris dans les années 80 après un long moratoire, est en nette diminution aux Etats-Unis sur la dernière décennie. Même si on a constaté une légère reprise dans la dernière période. (Voir le graphique ci-dessous ; source : Wikipédia)

Au niveau mondial, seuls dix-huit pays ont procédé à des exécutions en 2009, même si on compte parmi eux les pays les plus peuplés au monde, comme la Chine, l'Inde et les Etats-Unis. L'Iran est également l'un des pays où la peine de mort est régulièrement appliquée.

Selon l'ONG Ensemble contre la peine de mort, qui organise du 4 au 10 octobre « sept jours contre la peine de mort » avec un focus particulier sur les Etats-Unis, les principaux « exécuteurs » en 2009 ont été la Chine avec plus de 5000 exécutions par balle et injection létale, l'Iran avec 388 exécutions par pendaison, l'Arabie saoudite avec « au moins » 69 exécutions « par décapitation puis crucifixion », et les Etats-Unis avec 52 exécutions par injection létale et chaise électrique.

http://www.rue89.com/2010/09/24/peine-de-m...n-letale-168051

Tous trois ont plaidé coupables. Mais les deux meurtriers ont été condamnés à la prison à vie, alors que Teresa Lewis, considérée par le juge comme l'instigatrice des meurtres, "la tête du serpent", s'est vue condamnée à mort. Depuis, les avocats de Teresa contestent la justice de la sentence. Depuis 2002, il est inconstitutionnel d'exécuter les déficients intellectuels. Et Teresa Lewis se trouve à la limite du retard mental. Avec de grosses difficultés d'apprentissage et un quotient intellectuel de 72 (le seuil de déficience reconnue par la loi étant de 70), Teresa est à peine capable de faire ses courses ou de gérer son argent.

Ses avocats considèrent donc qu'elle est incapable d'avoir conçu un tel plan. Son amant, en revanche, qui voulait devenir tueur à gages, d'une intelligence au-dessus de la moyenne, a écrit dans une lettre, adressée en 2003 à une amie : elle était "exactement ce que je recherchais, une salope qui s'était mariée pour l'argent à qui j'allais faire facilement tourner la tête". Depuis, il s'est suicidé en prison.

Autre élément qui jette un doute sur la responsabilité de Teresa : à l'époque du crime, ébranlée par la mort de sa mère, elle était dépendante des antidouleurs, et avalait plus de 600 comprimés par mois, ce qui l'abrutissait encore plus, et peut par ailleurs expliquer son manque de remords et d'empathie, qui firent, en 2003, si mauvaise impression au juge.

Il semble donc logique de conclure que Teresa n'est pas l'instigatrice du crime, mais une simple complice. Hélas, elle a accepté de renoncer à un procès et a donc été jugée non pas par un jury populaire mais par un juge. «Il serait extrêmement injuste que celle qui parmi les trois est la moins dangereuse pour la société, qui n'est pas davantage coupable soit la seule à mourir pour ce crime. Son exécution fera davantage de mal que de bien à l'image de la peine capitale», a déploré Richard Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine de mort.

http://www.lepost.fr/article/2010/09/22/22...n-virginie.html

Dans cette histoire, une femme (avec 72 de QI) est diabolisée, et elle seule est excécutée et pas ses complices(qui eux ont tué), je trouve que cela est une réelle injustice!! et un crime!!

D'ailleurs je suis contre la peine de mort! (que se soit pour les hommes ou pour les femmes)

Conclusion, certains Américains dénoncent au Monde entier que l'Iran veut exécuter une femme! par lapidation (enfin par lapidation, cela reste à être vérifiée!!) , or ils font la même chose!!

En virginie, la justice Américaine a exécuté une femme pour avoir soit disant commandité le meurtre de son mari.

Avant de donner des leçons aux autres, certains Américains feraient mieux de balayer devant leur porte!!

Mon humble avis

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité croissant
Invités, Posté(e)
Invité croissant
Invité croissant Invités 0 message
Posté(e)

J'ai trouvé quelques infos...sincèrement je sais pas quoi penser...cela devient confus dans ma tête...

IMPOSSIBLE D'AVOIR ACCéS AU DOSSIER

Que reproche-t-on exactement à Sakineh Mohammadi Ashtiani ? Difficile de le savoir : les avocats eux-mêmes ont un accès limité au dossier, et les versions officielles iraniennes sont contradictoires. "Il y a un vrai manque de transparence dans la justice iranienne, il est très difficile de connaitre les détails du dossier" : Delphine Minoui n'a pu avoir de contacts qu'avec les avocats de la condamnée. Marc Semo, chef de la rubrique internationale de Libé, explique qu'aucun journaliste de la rédaction, non plus, n'a pu avoir accès au dossier de la justice iranienne. Obtenir des informations sur le sujet est d'autant plus difficile que peu de journalistes sont présents sur place. Les journalistes d'origine franco-iranienne, comme Delphine Minoui, et Armin Arefi, ont dû quitter le pays il y a plusieurs années. La rédaction en chef de l'AFP à Paris, refuse de donner les contacts de la rédaction de Téhéran, par mesure de sécurité. Les seules sources auxquelles ont accès les journalistes sont les avocats, le fils de Sakineh, et l'opposition iranienne en exil.

"Les autorités iraniennes multiplient les déclarations contradictoires", souligne Minoui. "Dans une récente interview, Ahmadinejed affirme que Sakineh n'a jamais été condamnée à la lapidation, alors que les autorités judiciaires ont dit exactement l'inverse précédemment". Autre exemple: le 9 juillet, alors que la communauté internationale se mobilise, l'ambassade d'Iran à Londres annonce que la lapidation est finalement suspendue. Le lendemain, le chef du bureau des droits de l'homme de la justice iranienne déclare que sa peine est seulement en cours de révision. Son avocat doute alors de la décision de la clémence, d'autant qu'il n'a pas été, alors, mis au courant lui-même de cette décision.

Conséquence de ce manque de transparence de la justice iranienne, les raisons des condamnations restent relativement floues. Selon plusieurs sources, il y a eu deux procès. Lors du premier, le 15 mai 2006, Sakineh Mohammadi-Ashtiani a été condamnée pour avoir eu "une relation illégale" avec deux hommes après la mort de son mari, selon l'AFP, et selon Amnesty international. Selon les sources d'Armin Arefi, elle a été condamné à ce moment là pour adultère, (avant la mort de son mari). Une chose est certaine : elle a, pour cette accusation, été condamnée à 99 coups de fouet. La sentence a été exécutée.

Puis, lors d'un autre procès, en septembre 2006, un tribunal a rouvert son dossier, pour le même adultère (ou pour un autre, selon les sources). C'est lors de ce second procès qu'elle a été condamnée à la lapidation, selon l'AFP. Selon les sources d'Armin Arefi, en revanche, elle aurait d'abord été condamnée à 10 ans de prison, peine qui ensuite a été transformée, par un troisième tribunal, en lapidation.

Pourquoi cette aggravation de la peine, en quelques mois ? Vraisemblablement parce qu'au-delà des condamnations pour adultère ou "relation illégale", a surgi, dans des circonstances floues, une accusation pour complicité de meurtre, sur la personne de son mari. Lors du second procès de septembre 2006, un "troisième" procès aurait eu lieu devant un autre tribunal, suite à la mort de son mari, l'accusée étant alors poursuivie pour complicité de meurtre. Selon les sources d'Armin Arefi, elle aurait alors été acquittée. C'est un cousin de la famille qui a alors été reconnu coupable du meurtre.

Une chose est sûre, "les circonstances des procès sont très floues", souligne Minoui. "Il n'y avait aucun témoin, ce qui est contraire à la loi islamique", souligne Arefi. " Son avocat, interviewé par Libération, souligne : "Il n'y a évidemment rien de vrai là dedans, aucune preuve, aucun aveu, mais , quand l'affaire a été rejugée, trois des cinq juges l'ont déclarée coupable, avec, pour seule base, leur intime conviction. C'était, tous les trois, des religieux fanatiques". La condamnée, d'ailleurs, aurait signé le document lui signifiant sa condamnation à mort sans comprendre la sentence, car le mot lapidation avait été employé en arabe, alors qu'elle parle l'azeri, un dialecte turc. Elle raconte qu'elle «s'est évanouie» dans sa cellule au moment où elle a appris sa sentence.

C'est début août, que les autorités iraniennes ressortent du chapeau cette accusation de complicité de meurtre, alors qu'elles ne l'évoquaient pas début juillet. Mossadegh Kahnemoui, haut responsable judiciaire iranien, lance : «cette femme, en plus d'un double adultère, a été également reconnue coupable de complot pour tuer son mari». Selon les autorités iraniennes, citées par l'AFP, elle aurait été condamnée pour cela à 10 ans de prison.

Le même jour, la condamnée dément ces accusations, dans une interview au Guardian, recueillie par le biais d'un "intermédiaire", dont le nom n'est pas précisé. "Ils mentent, ils sont embarrassés par l'intérêt international porté à mon cas et ils essaient désespérément de distraire l'attention et de troubler les médias pour pouvoir me tuer en secret. J'ai été déclarée coupable d'adultère et acquittée du meurtre. L'homme qui en réalité a tué mon mari a été identifié et incarcéré, mais il n'est pas condamné à mort". Elle ajoute : "C'est parce que je suis une femme, et ils pensent qu'ils peuvent tout faire eux femmes dans ce pays". Un démenti confirmé également par Amnesty international et par ses avocats, selon l'AFP.

"Son fils craint que la justice iranienne ne rouvre le dossier pour complicité de meurtre, et y rajoute des éléments, afin de troubler la communauté internationale qui se mobilise", souligne Arefi. Une crainte d'autant plus fondée que son nouvel avocat iranien a été cambriolé, et que le dossier Mohammadi-Ashtiani lui a été volé.

LES CONFESSIONS FORCéES: LE TOURNANT MéDIATIQUE

Le mercredi 11 août, nouvelle offensive des autorités iraniennes. Lors d'une émission qui a pour objet de dénoncer la propagande occidentale, la condamnée est interviewée. Elle est recouverte d'un tchador, qui ne laisse entrevoir qu'un ¿il et son nez. Elle parle en azéri et ses propos sont traduits en persan. Dans cette vidéo, elle reconnait qu'un homme avec lequel elle était en relation lui avait proposé de tuer son mari, et qu'elle avait laissé cet homme commettre le meurtre devant ses yeux.

Les confessions forcées de Sakineh

Or, il s'agit d'aveux sous la contrainte. Selon son deuxième avocat, Houtan Kian, interviewé par le Guardian, : "elle a été frappée violemment et torturée jusqu'à ce qu'elle accepte d'apparaitre face à la caméra". Son ex-avocat, Mostafaie, explique également à la BBC depuis la Norvège que les aveux ont été extorqués sous la contrainte. Pour l'ONG, cette vidéo "ne montre rien de plus que l'absence de preuve contre Sakineh".

C'est cette vidéo qui va lancer une plus grande prise de conscience de la situation de la condamnée, analyse Semo. En France, notamment, c'est à partir de cette date que la presse commence à évoquer son cas. Le premier article dans Le Monde apparait ainsi le 14 août : "L'Iranienne condamnée à la lapidation forcée à faire des aveux". Dans Libé, un premier article sur le sujet avait été publié la veille.

L'affaire prend évidemment une autre dimension quand Bernard-Henri Lévy s'empare du combat : il lance un appel et une pétition sur son site, La Règle du jeu, le 15 août. Le lendemain, l'appel fait la Une de Libération. S'ensuite une large mobilisation. Manifestations, multiples lettres de stars publiées sur La Règle du jeu, prises de position de Rama Yade, Carla Bruni-Sarkozy, Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy...

"MOBILISATION CONTRE-PRODUCTIVE" ?

"A partir de là, Sakineh est prise en otage d'un combat idéologique que se livrent par médias interposés Iran et occident" regrette Minoui. Si la cause de celle qui est devenue "Sakineh" fait l'unanimité, la tonitruante entrée en lice de BHL suscite mécaniquement des réticences. "Il ne se lance que dans des causes consensuelles", lance ironiquement un journaliste de Libération, qui ne veut pas être cité (BHL est actionnaire du journal). "On a l'impression qu'il s'est saisi de la cause de Sakineh davantage pour une cause idéologique qu'humanitaire. On connait ses positions concernant Israël, et sa position ferme face à l'Iran", ajoute (toujours en off) une autre journaliste, d'un autre journal.

Delphine Minoui, de son coté, estime que "son combat n'a pas d'impact sur les responsables iraniens. La mobilisation du microcosme parisien est plutôt contre-productive en Iran. Ce qui fait avancer la cause de Sakineh, c'est bien plutôt la mobilisation politique : les déclarations de l'Union européenne, les actions en sous-main du Vatican, reconnu et respecté en tant qu'autorité religieuse par l'Iran, et celles, surtout du président brésilien, puisqu'il se présente comme étant un des rares alliés de l'Iran".

BHL, de son côté (qui n'a pas répondu aux sollicitations d'@si) explique dans un article publié sur La règle du jeu que que la mobilisation en faveur de Sakineh est "symbolique".

Il écrit : "Pourquoi Sakineh, demandent les esprits chagrins ? N'y a-t-il pas, en Iran, ailleurs, beaucoup d'autres Sakineh promises au même sort ? Parce que Sakineh est un symbole, avons-nous, d'une seule voix, répondu. (...) éa lui est tombé dessus comme un destin. C'est une histoire folle qui s'est abattue sur la tête de cette femme simple, presque illettrée, innocente en tous les sens du mot. Et il est clair qu'aujourd'hui, en défendant Sakineh, nous défendons, de fait, les autres Sakineh qui attendent dans les couloirs de la mort iraniens et nous vengeons peut-être aussi celles à qui, hélas, on n'a pas laissé le temps d'attendre et qui sont mortes."

Semo, à Libé, le souligne aussi : "pour la première fois, nous avons un cas emblématique. D'habitude, on apprend trop tard les lapidations, une fois que l'exécution est réalisée". C'est, aux yeux du journaliste, une occasion de rappeler que le prétendu moratoire sur les lapidations, décrété en 2002 par la Justice iranienne, n'a jamais été appliqué. C'est d'ailleurs ce que souligne le journaliste dans son papier accompagnant l'appel de BHL. Ainsi, selon le comité international contre la lapidation, depuis 2002, 23 lapidations ont eu lieu en Iran ; selon Amnesty international, au moins cinq hommes et une femme ont été lapidés depuis cette date. D'autres risquent encore le même sort que Sakineh Mohammadi-Ashtiani : selon le comité, 23 iraniens seraient encore en attente de leur exécution, et selon Amnesty international, ils seraient encore "au moins sept autres femmes et trois hommes".

DIEUDONNé ENTRE EN SCéNE

Dernière offensive iranienne, une nouvelle "confession" le 16 septembre. La condamnée nie avoir été torturée lors de sa première interview télévisée. Et, de nouveau, elle affirme avoir laissé un homme de sa connaissance tuer son mari. Arefi décrypte, sur son blog, cette interview, entrecoupée d'extraits de "journaux occidentaux", dans l'objectif de dénoncer "la propagande occidentale".

Dernier épisode du feuilleton Sakineh, la sortie de Dieudonné, évoquant une "manipulation". L'homme de spectacle controversé, fondateur d'un "parti antisioniste", et, hasard du calendrier, actuellement à l'affiche d'un spectacle à la gloire de "Mahmoud", le président iranien, s'est tout d'abord fendu d'un soutien à la condamnée, allant jusqu'à se rendre en Iran pour implorer la clémence du gouvernement. Très sérieusement, il avait même proposé, à cette occasion, à Bernard-Henry Lévy, de l'accompagner.

Trois jours de séjour à Téhéran plus tard, Dieudonné crie à l'"instrumentalisation". Il déclare avoir pu consulter le dossier judiciaire, et y avoir trouvé "des preuves irréfutables, des preuves matérielles, qui accusent Sakineh, au delà de ses aveux", sans pour autant préciser lesquelles (ni comment il a pu se faire traduire le "dossier judiciaire") . Et de regretter d'avoir signé la pétition lancée par BHL. Et d'accuser alors "l'initiateur de la pétition", sans le nommer, d'"être à la tête d'une propagande anti-iranienne". Dieudonné n'a pas répondu (lui non plus) aux sollicitations d'@si. Arefi se dit "inquiet" de ce type de déclarations, qu'il juge "surréalistes". "Dieudonné ne connait rien au dossier, il se sert de ce dossier pour exister médiatiquement en France." Le journaliste craint qu'il ne sème "la confusion chez les jeunes français pro-palestiniens qui ne connaissent pas la réalité du régime en Iran".

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3376

Purée, complexe affaire, tout le monde s'en mêle, quelle est la vérité...aucune idée finalement :yahoo:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 65ans Posté(e)
pilgrim Membre 1 003 messages
Baby Forumeur‚ 65ans‚
Posté(e)

Elle a quant même tué son mari.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité croissant
Invités, Posté(e)
Invité croissant
Invité croissant Invités 0 message
Posté(e)

Elle a quand même tué son mari, heu vous y étiez là bas, vous avez vu la scène??avez vous pris des photos pour prouver ce que vous avancez, mdr!!

Qu'est ce que vous en savez, il y a tellement d'informations, qu'on sait plus ce qu'a fait Sakineh réellement!!

Et puis imaginons elle a vraiment commandité le meurtre de son mari, et la justice Iranienne veut vraiment la lapider.

La lapidation est une exécution plus que barbare et inhumaine!!..non??

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 56ans Posté(e)
lolote3 Membre 382 messages
Baby Forumeur‚ 56ans‚
Posté(e)

Si tout a fait. C'est même atroce. De la prison ferme c'est tout ce que cela mériterait, en imaginant qu'elle l'ait bien tué, et aller savoir pour quoi aussi... Si ça se trouve c'était le pire des salaud... enfin bref de toute façon les femmes ont juste le droit de se taire là bas, donc.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité croissant
Invités, Posté(e)
Invité croissant
Invité croissant Invités 0 message
Posté(e)

La lapidation en Iran, au-delà du cas Sakineh

Par Agathe Heintz, publié le 06/11/2010 à 10:30

561420_a-demonstrator-holds-a-picture-of-sakineh-mohammadi-ashtiani-in-front-of-the-iranian-embassy-in-rome.jpg Le sort de Sakineh Mohammadi Ashtiani inquiète le monde entier.

La vie de l'Iranienne Sakineh, condamnée à la lapidation pour adultère, ne tient qu'à un fil. Son cas est devenu emblématique... mais il n'est pas unique. Téhéran a démenti ce jeudi que l'exécution de l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani soit imminente. Le Comité International contre la Lapidation avait affirmé qu'elle devait être pendue mercredi.

Cette mère de famille de 43 ans a été condamnée en 2006 à 10 ans de prison pour participation au meurtre de son mari avec l'un de ses amants, et à l'exécution par lapidation pour adultère Mais devant l'émoi provoqué par l'annonce de sa lapidation, la peine a été modifiée en pendaison.Son cas a suscité des interrogations chez les lecteurs de LEXPRESS.fr, auxquelles tente de répondre Hassiba Hadj Fahraoui, directrice du programme Moyen-Orient à Amnesty International.

Rappel des faits

2005: Arrestation de Sakineh après le meurtre de son mari Ebrahim Qaderzadeh. Elle est déclarée coupable pour sa participation présumée au meurtre et condamnée à 10 ans de prison, la peine maximale. Cette peine sera réduite à cinq ans en 2009, après le réexamen de son dossier par la Cour suprême.

Mai 2006: A l'issue de l'enquête sur le meurtre de son mari, Sakineh est reconnue coupable d'avoir eu des "relations illicites" avec deux hommes. Pour ces faits, elle reçoit 99 coups de fouet en présence de son fils Sajjad.

Septembre 2006: Sakineh est inculpée d'un autre chef d'accusation, celui "d'aldulère en étant mariée". Elle est condamnée à la peine de mort par lapidation, châtiment rendu obligatoire par l'article 83 du code pénal.

Mai 2007: La Cour suprême confirme sa lapidation. Par la suite, la Commission d'amnistie et de grâce rejette à deux reprises sa demande de grâce.

Juin 2010: Mohammad Mostafaei, l'avocat de l'Iranienne, spécialisé dans la défense des droits humains, rappelle sur son blog que sa cliente peut être lapidée à tout moment. Son cas a ensuite fait l'objet d'une large couverture médiatiques à l'étranger.

Alyzaoua: Sakineh est condamnée à mort, mais la lapidation n'existe pas dans le droit iranien.

Si la lapidation n'est pas très répandue en Iran, elle continue d'être pratiquée malheureusement. Et ce, en dépit du moratoire de 2002 qui avait pour vocation d'y mettre fin. Dans le droit iranien, la lapidation est prévue pour un seul "crime": l'adultère commis par une personne mariée. Depuis 1979, 77 exécutions par lapidation ont eu lieu dans le pays. Depuis 2006, cinq hommes et une femme ont été lapidés. Aujourd'hui, 10 hommes et 3 femmes attendent d'être lapidés. Pas Sakineh: les autorités ont finalement décidé de l'exécuter par pendaison.

Madamazur: Pourquoi toute cette mobilisation internationale alors que dans beaucoup d'endroits du monde on assiste à un massacre continuel?

Il est vrai que d'autres pays comme l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan ou encore les Emirats Arabes Unis, pratiquent aussi cette forme d'exécution. Mais dans ces territoires, c'est plutôt le fait de groupes armés et non des autorités comme c'est le cas en Iran. D'autre part, cette mobilisation internationale pour Sakineh est due à plusieurs facteurs: elle n'a pas eu de procès juste et équitable, elle est membre de la minorité azérie, ses enfants sont très actifs pour sensibiliser l'opinion et cette affaire intervient alors que les relations entre certains pays occidentaux et l'Iran sont tendues.

563832_sakineh-paris-iran.jpg T.G./LEXPRESS.fr

Manifestation de soutien à Sakineh en septembre dernier à Paris.

Rachel: Sakineh Mohammadi n'a rien fait de mal. Son fils a bien expliqué qui avait tué son père et pourquoi ils ne l'avaient pas fait accuser, lui et sa soeur (...) La confiance de son fils est la preuve de l'innocence de Sakineh. Que lui reproche-t-on en vérité?

Sakineh a été condamnée à la lapidation pour adultère, alors qu'elle était mariée. Elle a été condamnée d'autre part pour relations illicites à 99 coups de fouet. Et bien qu'elle ait été accusée du meurtre de son mari, ses enfants n'ont pas porté plainte contre elle. Cette démarche aurait pu aboutir à sa condamnation à mort. Mais au lieu de cela, elle a été déclarée coupable pour sa participation présumée au meurtre, et condamnée à 10 ans d'emprisonnement, la peine maximale, qui a été finalement réduite à 5 ans en 2009. Ces accusations portées contre elle n'ont pas été vérifiées: ce sont des allégations, car elle a avoué ces crimes sous la contrainte et il n'y a pas eu de procès équitable. Sans compter que son dossier a été volé dans le bureau de son premier avocat, donc il manque des détails...

Nadia: Son seul crime: être née femme!

Nous ne pouvons pas affirmer que le fait d'être une femme ait desservi Sakineh. L'exécution par lapidation en cas d'adultère de l'un des époux est également prévu pour un homme dans le Code pénal iranien. Et si son amant présumé, accusé d'être le complice dans le meurtre de son mari, a été grâcié, c'est parce que les enfants de Sakineh n'ont pas souhaité le faire condamner. Mais il est vrai que la lapidation affecte plus les femmes, car les hommes en Iran peuvent avoir quatre épouses et contracter des mariages temporaires.

Quant à la lapidation, concrètement parlant, elle discrimine aussi la gent féminine. La loi indique que si un condamné arrive à se libérer, il échappe de ce fait à la lapidation. Mais la pratique prévoit que les femmes soient enterrées jusqu'aux épaules et les hommes jusqu'à la taille, ce qui n'est pas équitable.

Tchoukali: Je suis choqué par le commentaire de "Cerveau", qui compare nos pays civilisés avec ce qui se passe en Iran. Je suis désolé mais, personnellement je préfèrerais une mort "plus propre" comme il le dit, à une lapidation.

Les Iraniens eux-mêmes sont opposés à cette pratique. Un bon nombre d'organisations sont très actives pour la dénoncer là-bas. Il ne faut donc pas généraliser et parler d'un clivage entre l'Occident et l'Iran. Le moratoire de 2002 est le signe que même au plus haut niveau de l'Etat la lapidation fait débat. C'est d'ailleurs pour cela que depuis 2006, deux hommes et une femme ont été pendus alors qu'ils avaient d'abord été condamnés à mort par lapidation.

569860_.jpg AFP/HO/Virginia Department of Corrections

Teresa Lewis, exécutée en septembre dernier aux Etats-Unis.

Actarus: Pourquoi un tel soutien à Sakineh et pas à toutes les personnes exécutées dans le monde (...) pourquoi quasiment aucun soutient pour Teresa Lewis.

La situation de Teresa Lewis, une américaine de 41 exécutée pour un double meurtre le 24 septembre dernier, alors qu'elle était déficiente mentale, était tout à fait différente de celle de Sakineh. Même si Amnesty International a condamné son exécution, aux Etats-Unis il existe des garanties judiciaires qu'on ne retrouve pas en Iran. Teresa Lewis a eu un procès équitable, ce qui n'est pas le cas de Sakineh.

Tipotte: Ce serait bien de continuer le combat... Malheureusemant (...) jamais la question de ces châtiments ne sera sérieusement évoquée lors des réunions dipplomatiques internationales, jamais de réelles menaces diplomatiques ne seront prononcées.

Amnesty International reste actif et vise principalement les autorités iraniennes dans le but de trouver une solution. La collaboration d'autres organisations pourrait s'avérer bénéfique également, comme l'Organisation de la Conférence Islamique qui jusqu'à maintenant a gardé le silence. Il serait aussi intéressant d'appeler différentes personnalités musulmanes à s'exprimer contre la lapidation. Enfin, si des pays comme le Brésil (qui a travaillé avec la Turquie sur le dossier nucléaire iranien) et le Venezuela (dont le président Hugo Chavez entretient de bonnes relations avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad) pouvaient s'impliquer davantage, cela pourrait s'avérer très utile.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

  • 1 mois après...
Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)
1291924806

Sakineh est en «parfaite santé» selon Téhéran


le 09/12/2010 à 20h59




Sakineh Mohammadi Ashtiani, une Iranienne condamnée à mort par lapidation pour adultère, est en «parfaite santé» et son dossier suit son cours, a assuré mercredi la justice iranienne, alors que des comités de soutien craignaient une exécution imminente.

«Elle est en parfaite santé et se trouve à la prison de Tabriz», dans le nord-ouest du pays, a déclaré le chef de la justice locale, Malek Ajdar Sharifi, cité par l'agence officielle Irna. «Dans le même temps, son dossier suit son cours au niveau des tribunaux de la province», a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs accusé «les médias hostiles occidentaux (...) de vouloir créer un climat empoisonné contre la République islamique d'Iran» en publiant de «telles informations» comme celle sur l'exécution imminente de Sakineh Mohammadi Ashtiani.


[ Lire la suite de l'Article.. ]

Source: Libération
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×