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Honnêtement, que vous inspire ma préface ?


alexisdespa

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Membre, Posté(e)
alexisdespa Membre 15 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour,

Je réalise une expérience littéraire sous forme d'un roman à épisodes sur un blog. J'ai déjà posté la préface et le premier chapitre, mais les réactions sont tellement contraires (et tellement fougueuses dans les deux sens !) que j'aimerais obtenir des avis plus nombreux et plus diversifiés.

Voici la préface en question.

Si vous pouviez me dire ce que vous inspire cette préface : continuer la lecture, refermer sec le livre... et pourquoi ? Un tout grand merci !

Préface

Vous vous retrouverez peut-être dans ces quelques lignes parce qu'elles seront si douces qu'elles vous rappelleront ces rares moments où vous vous sentiez bien avec vous-même ; elles vous rappelleront peut-être votre enfance, peut-être un amour perdu, un espoir caché, un instant abandonné. Vous rencontrerez peut-être dans ces quelques paragraphes cette partie de vous-même que vous dissimulez parce que vous n'avez pas le courage de la vivre, parce qu'elle vous fait peur, que vous ne savez pas la contrôler. Vous n'avez pas le courage de lui dire oui et de vous enfermer dans votre chambre, le soir, de vous regarder dans le miroir comme on regarde à travers soi, heureux d'être vous et d'avoir vécu ce que vous vivez chaque jour. En assumant qui vous êtes jusqu'au plus profond des recoins cachés, des petites cellules quasiment invisibles qui vous rendent vous, sans complaisance.

On dit souvent « je suis ce que je lis » parce qu'indubitablement les lectures influent sur nous au jour le jour autant que notre éducation, que notre conjoint, que nos collègues, que nos amis. Ce que nous lisons façonne nos points de vue et jusqu'à notre manière d'être et de parler. Mais on dit tout aussi bien « je lis ce que je suis » pour signifier que le sens d'un mot correspond à l'interprétation que l'on donne à ce mot, interprétation personnelle de ce sens car chaque signifiant est lié à la structure profonde de notre être, de notre existence, de notre passé et de notre expérience. Chaque mot, chaque phrase de n'importe quel texte littéraire rebondit sur chacun de nos souvenirs, puisant en lui une puissance et une orientation singulière. Mais si moi je vous disais, dans la même lignée de ce qui vient d'être expliqué, que j'écris ce que je suis et que j'écris ce que je lis, me comprendriez-vous ? Non je ne suis pas un écrivain inné. Non les mots que j'utilise ne tombent pas du ciel et la syntaxe qui est la mienne n'est en réalité que le doux équilibre de toutes les syntaxes des textes que j'ai lus dernièrement et toutes mes idées ne sont pas des esquisses pures de mon imagination, sinon des réalisations spontanées de sentiments et d'opinions emmagasinés depuis quelques temps pour certaines, depuis des dizaines d'années pour d'autres. De telle sorte que, si moi j'écris ce que suis et ce que je lis, et que vous, de votre côté, vous lisez ce que vous êtes et vous êtes ce que vous lisez, finalement vous êtes un peu de ce que je suis, tout en l'adaptant à votre propre microcosme spirituel. Et vous le lecteur, et moi l'écrivain, nous nous trouvons dans une symbiose particulière que vous seul finalement pouvez saisir, car moi je n'ai pas de retour de vos réflexions et même s'il y a retour, à travers une lettre, un commentaire, un coup de fil, ce retour ne sera que le pâle reflet de cette symbiose.

Mais si jamais plus aucun livre ne correspond à notre personnalité, à notre émotion, notre intimité, si plus aucun roman ne répond aux attentes de notre structure, que faire ? Si toutes nos tentatives de lectures sont déçues et que tous ces textes couronnés des plus grands prix littéraires nous paraissent tous aussi ternes les uns que les autres. Si ces lectures nous font l'impression de divertissements télévisés et que chaque phrase nous paraît factice, que la tête même de l'auteur ne nous revient pas et qu'on a ce sentiment douloureux que le métier d'écrivain n'existe plus et que ceux qui se proclament de la sorte sont marqués par un tel désir de réussite, d'argent, de marginalité ou de notoriété que nous ne parvenons plus du tout à lire leurs textes. Si enfin, il nous semble que les derniers grands écrivains décèdent et que ceux qui restent s'adressent à des téléspectateurs plutôt que des lecteurs, que faire ? Faut-il se plaindre et se réfugier dans les auteurs anciens, les classiques, les antiques, source pourtant épuisable et répétitive de l'histoire littéraire ? Faut-il cesser de lire et se tourner vers autre chose ou vers rien ? Le grand néant de la lecture comme aboutissement d'une société pourrie de l'intérieur et qui atteint son dernier stade de dégénérescence. Ou peut-on alors, simplement et tendrement, décider de prendre la plume et de parer soi-même à ce grand néant ?

C'est pourquoi je vous demande de profiter de cette place géniale qui est la vôtre, de saisir ce moment délicieux où un texte littéraire vous prend aux tripes et que vous avez l'impression, sûrement infondée, de rentrer en adéquation parfaite avec votre écrivain préféré, ce moment où vous avez l'intime conviction que celui que vous lisez parvient parfaitement à rendre compte de vos sentiments, de vos idées, ou plus généralement de la condition humaine. Je vous demande de ne pas lire ce que je vous propose ici comme ce que vous avez lu jusqu'à présent ; je vous demande d'ouvrir vos multiples potentialités et de permettre à toutes ces cellules qui vous constituent de profiter du texte ; de permettre à tout votre esprit de considérer ce texte. Car si le texte est mauvais, autant que tout votre être en soit persuadé. Et s'il est bon, que vous puissiez jouir de son infinie profondeur.

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Invité Cinetix
Invités, Posté(e)
Invité Cinetix
Invité Cinetix Invités 0 message
Posté(e)

Ce que je reprocherais à cette préface, c'est d'une certaine manière de dire "tout et rien à la fois". Il y a une sorte de lyrisme excessif dans les notions, des superlatifs redondants qui privent le texte de sa profondeur. Il faudrait une thèse clairement défendue, avec une progression dans l'argumentation.

J'espère que tu ne prendras pas mal cette critique, j'essaie humblement d'apporter mon aide. Personnellement, je ne me suis jamais essayé à l'écriture, je n'en connais donc pas bien les difficultés. Quoi qu'il en soit bon courage pour la poursuite de ce roman :blush:

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Membre, Posté(e)
alexisdespa Membre 15 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Merci pour cette honnêteté Cinetix,

L'effet "tout et rien à la fois" est voulu. Mais j'admets volontiers qu'ils soit déconcertant ! A partir du premier chapitre, il disparait progressivement.

Pour le style "trop de superlatif", j'en prends bonne note ! C'est vraiment ça que je recherche.

Merci donc,

Alexis

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Membre, Posté(e)
wiki Membre 134 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Si vous êtes écrivain, alors je suis le pape... Dans l'océan de la littératture on n'entend rien du clapotis de votre petit vague-à-l'âme !... C'est votre désir d'écrire qui est immense , pas votre talent hélàs ! Vous dialoguez avec votre journal intime, pas avec le lecteur ! Très peu de choses sont immédiatement intelligibles dans ce que vous dites parce que vous ne savez pas écrire. Vacuité du raisonnement, vacuité du style .Je vous cite : " je vous demande d'ouvrir vos multiples potentialités et de permettre à toutes vos cellules qui vous constituent de profiter du texte "... De quelles cellules, de quelles potentialités parlez-vous ? Le savez-vous vous même ? Servez-vous uniquement de vos cellules grises et laissez les milliards d'autres exercer leurs fonctions respectives à l'intérieur de votre corps ... Je ne sais pas... vouliez-vous dire " ouvrez grand votre imaginaire et permettez à tous vos sens de ressentir ces lignes " ? Je ne sais pas quoi comprendre en fait de vos longues phrases et de votre V N I ( Vocabulaire Non Identifié )...En plus vous faites un peu partout des fautes d'orthographe ( exemple : " votre être en soit " = en soi ! ) Les correcteurs en ligne sont disponibles . Utilisez-les car vous ne maîtrisez pas bien l'orthographe française pour un écrivain...

Vous dites pourtant vous-même : que faire face au néant de la mauvaise littérature qu'on nous sert si souvent aujourd'hui ? En vous lisant, je ne suis pas convaincu que vous apportez aujourd'hui un quelconque talent pour le dénoncer, désolé ! A ce sujet, souvenez-vous du fameux paradoxe du Crétois qui dit que tous les Crétois sont des imbéciles .... Je pense même que vous agrandissez ce néant que vous déplorez par votre manque de talent !

Si vous trouvez que mon jugement est sévère, dites-vous bien que c'est dans votre intérêt si vous comptez poursuivre dans l'écriture. Je ne suis ni très grand lecteur, ni écrivain, ni éditeur. Mais comme vous j'aime cette " profondeur"( je vous cite) que l'utilisation littéraire de la langue française permet. Et si vous voulez acquérir dans ce domaine du talent , participez à des ateliers d'écriture. Revisitez vos classiques préférés . Faites des exercices de style , employez des mots simples mais choisis et bien placés dans vos phrases. Plus une phrase est courte meilleure est sa compréhension. Inspirez-vous des grands écrivains ( Zola, Flaubert, Maupassant , Maurice Genevoix-- romans excellents: la dernière harde et Raboliot ,Gilbert Cesbron, Alain Fournier, Balzac, Hervé Bazin, jean Giono, Lucien Bodard-- La vallée des roses, excellent roman sur la Chine, j'en passe et des meilleurs ...) . Et pour finir je vous fais cadeau de cette citation de Boileau : " ce qui se conçoit bien s'énonce clairement " .

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Membre, Posté(e)
alexisdespa Membre 15 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour,

Je suis surpris d'une telle réaction et à la fois, il est vrai, je devais m'y attendre. Je ne plaide pas pour un texte simple, limpide, épuré, j'assume au contraire mes phrases, mon style complexe, s'il en est.

Mais permettez-moi tout de même de rire à propos des soi-disant fautes d'orthographe et des correcteurs orthographiques. Si la faute de distraction existe (et elle existe malgré mes nombreux relecteurs), l'exemple que vous me donnez me fait sourire. Je replace donc la phrase en contexte :

Car si le texte est mauvais, autant que tout votre être en soit persuadé.

Il me semble, à la vue d'un Bescherelle type, que ce verbe au subjonctif est correctement utilisé :

Subjonctif présent

je sois

tu sois

il soit

nous soyons

vous soyez

ils soient

Que vous confondiez un pronom réfléchi et un verbe conjugué au subjonctif me réconforte quant à votre analyse totale de mon texte. :-)

Votre dévoué,

Alexis

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Membre, Posté(e)
wiki Membre 134 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonsoir,

" Avant de dire qu'un texte est con , il faut d'abord regarder le contexte " Jacques Prévert

Donc j'ai lu plus de pages de vous sur votre blog , et je comprends votre surprise car ne connaissant pas votre travail à part cette préface c'était en effet inutile de vous faire part de mon intérêt pour votre travail sans un gros préjugé c'est clair.

Je suppose qu'une préface est un exercice moins spontané et facile à faire que l'histoire que vous racontez . Le style n'est pas le même. Il est beaucoup plus fluide et on sent que vous le maîtrisez .

Je ne vous cache pas que comme lecteur, j'aime moins la narration à la première personne . Je préfère quand le narrateur livre sa vision " par derrière " ses descriptions ou ses personnages.

Mais je vous encourage à continuer. Par exemple une biographie romancée d'Edith Piaf ! Je pense que vous en auriez le talent et aussi des lecteurs ! Je vous promets de suivre vos prochains épisodes et , si vous le souhaitez, de vous livrer mes impressions , cette fois sans préjugés ! lPs: la vallée des roses de lucien Bodard:sensuel,bien écrit, à lire !

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Membre, La main qui mord, 44ans Posté(e)
Ame errante Membre 11 839 messages
44ans‚ La main qui mord,
Posté(e)

Bonjour,

J'espère que ça ne va pas choquer, mais.... j'ai eu le sentiment de lire une pub pour une crème amincissante.

Car comme il a été dit plus haut, beaucoup trop de superlatifs, beaucoup trop de "je vous ai compris, j'ai la solution"

Un peu comme connaitre chaque lecteur intimement, cette universalité je trouve ça gênant.

D'autant plus que si, effectivement, les écrits touchent vraiment les gens, autant leur laisser la surprise plutôt que de faire de la surenchère, même si tu es sûr de toi.

Autant donc qu'ils s'en prennent plein la gueule avec une agréable surprise, car dans le cas contraire ils vont se dire qu'on les a aguiché pour rien...

Un peu plus de modestie, car tant de prétention dans la préface ne me donne pas envie d'aller plus loin...

:blush:

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VIP, Gonade Absolutrice, Posté(e)
yop! VIP 20 446 messages
Gonade Absolutrice,
Posté(e)

éa va pas être sympa à lire pour ma part non plus... :snif:

Vous vous retrouverez peut-être dans ces quelques lignes parce qu'elles seront si douces qu'elles vous rappelleront ces rares moments où vous vous sentiez bien avec vous-même ; elles vous rappelleront peut-être votre enfance, peut-être un amour perdu, un espoir caché, un instant abandonné. Vous rencontrerez peut-être dans ces quelques paragraphes cette partie de vous-même que vous dissimulez parce que vous n'avez pas le courage de la vivre, parce qu'elle vous fait peur, que vous ne savez pas la contrôler. Vous n'avez pas le courage de lui dire oui et de vous enfermer dans votre chambre, le soir, de vous regarder dans le miroir comme on regarde à travers soi, heureux d'être vous et d'avoir vécu ce que vous vivez chaque jour. En assumant qui vous êtes jusqu'au plus profond des recoins cachés, des petites cellules quasiment invisibles qui vous rendent vous, sans complaisance.

Je ne sais pas si ce sont les phrases à la rallonge artificielle, les termes relatifs à rien de précis, un mauvais emploi de certains concepts, l'impression que le propos ne se conclut jamais ou encore l'accusation envers le lecteur... mais j'ai le sentiment de lire une sorte de charabia. :blush:

Ce n'est pas complexe, c'est maladroit. Ce n'est pas crypté, c'est fouillis. En gros, pour ce premier paragraphe peu aéré, ça commence hyper mal, à mon avis.

On dit souvent « je suis ce que je lis » parce qu'indubitablement les lectures influent sur nous au jour le jour autant que notre éducation, que notre conjoint, que nos collègues, que nos amis. Ce que nous lisons façonne nos points de vue et jusqu'à notre manière d'être et de parler. Mais on dit tout aussi bien « je lis ce que je suis » pour signifier que le sens d'un mot correspond à l'interprétation que l'on donne à ce mot, interprétation personnelle de ce sens car chaque signifiant est lié à la structure profonde de notre être, de notre existence, de notre passé et de notre expérience.

Chaque mot, chaque phrase de n'importe quel texte littéraire rebondit sur chacun de nos souvenirs, puisant en lui une puissance et une orientation singulière.Mais si moi je vous disais, dans la même lignée de ce qui vient d'être expliqué, que j'écris ce que je suis et que j'écris ce que je lis, me comprendriez-vous ? Non je ne suis pas un écrivain inné. Non les mots que j'utilise ne tombent pas du ciel et la syntaxe qui est la mienne n'est en réalité que le doux équilibre de toutes les syntaxes des textes que j'ai lus dernièrement et toutes mes idées ne sont pas des esquisses pures de mon imagination, sinon des réalisations spontanées de sentiments et d'opinions emmagasinés depuis quelques temps pour certaines, depuis des dizaines d'années pour d'autres. De telle sorte que, si moi j'écris ce que suis et ce que je lis, et que vous, de votre côté, vous lisez ce que vous êtes et vous êtes ce que vous lisez, finalement vous êtes un peu de ce que je suis, tout en l'adaptant à votre propre microcosme spirituel. Et vous le lecteur, et moi l'écrivain, nous nous trouvons dans une symbiose particulière que vous seul finalement pouvez saisir, car moi je n'ai pas de retour de vos réflexions et même s'il y a retour, à travers une lettre, un commentaire, un coup de fil, ce retour ne sera que le pâle reflet de cette symbiose.

" Dis-moi ce que tu lis, je te dirais qui tu es ! "

Est-il vraiment besoin d'un tel laïus pour une préface ?

J'ai aussi l'impression que tu développes tes propres réflexions en écrivant, au fur et à mesure. Ce qui donne cette impression d'empilement, que tu découvres la vie sous nos yeux.

Beaucoup de répétitions, un propos qui n'avance pas. C'est mon avis personnel autant que critique, là. :bo: Je suis peut-être trop exigeant.

D'autant plus que cette section n'est pas du tout aéré, mise en forme, ce qui accentue la sensation d'étouffer sous une logorrhée qui n'en finit pas. Un flot ininterrompu.

Ce n'est pas inintéressant dans le fond (tu exposes ta vision de la lecture et de l'écriture) mais tu devrais te relire et reformuler toi-même ton propos passé la profusion de mot du premier jet.

Mais si jamais plus aucun livre ne correspond à notre personnalité, à notre émotion, notre intimité, si plus aucun roman ne répond aux attentes de notre structure, que faire ? Si toutes nos tentatives de lectures sont déçues et que tous ces textes couronnés des plus grands prix littéraires nous paraissent tous aussi ternes les uns que les autres. Si ces lectures nous font l'impression de divertissements télévisés et que chaque phrase nous paraît factice, que la tête même de l'auteur ne nous revient pas et qu'on a ce sentiment douloureux que le métier d'écrivain n'existe plus et que ceux qui se proclament de la sorte sont marqués par un tel désir de réussite, d'argent, de marginalité ou de notoriété que nous ne parvenons plus du tout à lire leurs textes. Si enfin, il nous semble que les derniers grands écrivains décèdent et que ceux qui restent s'adressent à des téléspectateurs plutôt que des lecteurs, que faire ? Faut-il se plaindre et se réfugier dans les auteurs anciens, les classiques, les antiques, source pourtant épuisable et répétitive de l'histoire littéraire ? Faut-il cesser de lire et se tourner vers autre chose ou vers rien ? Le grand néant de la lecture comme aboutissement d'une société pourrie de l'intérieur et qui atteint son dernier stade de dégénérescence. Ou peut-on alors, simplement et tendrement, décider de prendre la plume et de parer soi-même à ce grand néant ?

Passée l'arrogance du premier paragraphe qui traite le lecteur de lâche, de couard, on s'attaque ici à l'ensemble de la littérature moderne qui est pourtant loin d'être vide de grands talents.

Et si prendre la plume à son tour n'était qu'une arrogance de plus ? Si c'était dévaloriser à son tour la littérature que de le faire pour cette seule raison de la frustration (et non d'espoir d'excellence, apparemment) ?

C'est pourquoi je vous demande de profiter de cette place géniale qui est la vôtre, de saisir ce moment délicieux où un texte littéraire vous prend aux tripes et que vous avez l'impression, sûrement infondée, de rentrer en adéquation parfaite avec votre écrivain préféré, ce moment où vous avez l'intime conviction que celui que vous lisez parvient parfaitement à rendre compte de vos sentiments, de vos idées, ou plus généralement de la condition humaine. Je vous demande de ne pas lire ce que je vous propose ici comme ce que vous avez lu jusqu'à présent ; je vous demande d'ouvrir vos multiples potentialités et de permettre à toutes ces cellules qui vous constituent de profiter du texte ; de permettre à tout votre esprit de considérer ce texte. Car si le texte est mauvais, autant que tout votre être en soit persuadé. Et s'il est bon, que vous puissiez jouir de son infinie profondeur.

C'est tellement ampoulé que je ne suis même plus sûr de ce que tu proposes ici ?

Lire ? Ecrire ? Les deux ? Jouer au blackjack ? Faire l'amour ?

De lire différemment, il me semble, mais en quel honneur ? Pour quelle raison ? D'autant plus que tu sembles t'adresser à des gens qui ressentent déjà des émotions littéraires, dont de vrais lecteurs.

Le propos, à trop vouloir en faire, devient incohérent et paradoxal. Tu sembles perdu, noyé, dans tes idées et leur formulation. Et ce faisant, tu m'as perdu -moi le lecteur- avec elles. :coeur:

J'espère que cette analyse ne vous heurtera pas trop mais écrire, c'est apprendre la confrontation avec les lecteurs. Rien n'est acquis, même si on pense avoir le livre parfait en soi.

Trop de gens imaginent que le cheminement est simple pour eux, alors qu'il critique précisément cette facilité à autrui.

Les bons points ?

Tu essayes de nous présenter ton projet en nous livrant aussi un peu de ton intimité (mais en préjugeant trop de celle des lecteurs).

Tu tentes de susciter l'envie (mais par la dévalorisation d'autrui).

Tu oses au moins écrire et confronter à lecture, ce qui n'est pas si évident et qui est un pas important.

Bienvenue dans la mare cruelle du lectorat sans pitié (dont tu fais partie vu tes propres jugements sur la littérature actuelle) ! :coeur: Et bon courage, ce n'est que le début !

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Membre, Posté(e)
alexisdespa Membre 15 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Waouw ! Eh bien je ne m'attendais pas à autant d'acharnement dans la dévalorisation d'un texte !

En même temps, et cela je vous le concède, c'est une critique argumentée, voire justifiée par certains endroits.

Le style que vous déplorez (des phrases trop longues avec trop de superlatifs et peu d'aération), il est en effet tout à fait mien, mais je ne changerai pas pour autant. Ce style peut plaire. Il me plait à moi par exemple : j'aime Proust et Proust est tout ce que vous décrivez.

Concernant le manque de modestie, vous me concéderez, je l'espère, que le monde artistique n'en contient quasiment pas et n'en a jamais fait son fer de lance !

Je vous remercie toutefois sincèrement car ces critiques m'apportent un certain éclairage et surtout, parce que vous avez pris le temps de me l'expliquer.

A bientôt peut-être,

Votre dévoué,

Alexis

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VIP, Gonade Absolutrice, Posté(e)
yop! VIP 20 446 messages
Gonade Absolutrice,
Posté(e)
Waouw ! Eh bien je ne m'attendais pas à autant d'acharnement dans la dévalorisation d'un texte !

Ni acharné, ni malveillant. :coeur: J'essaye de cerner ce qui fait que je n'ai pas du tout accroché à cette préface, voire pire, que je l'ai détestée.

Le style que vous déplorez (des phrases trop longues avec trop de superlatifs et peu d'aération), il est en effet tout à fait mien, mais je ne changerai pas pour autant. Ce style peut plaire. Il me plait à moi par exemple : j'aime Proust et Proust est tout ce que vous décrivez.

Oui, Proust joue avec ça mais c'est un sport de haut vol que de garder le fil d'une idée, d'un courant, de ne pas embrouiller le lecteur et de l'amener jusqu'au point sans qu'il ait lâché ou ait la sensation de n'avoir rien compris.

On ne doit pas s'arrêter et relire. C'est ce que j'ai fait dans ton premier paragraphe.

Si tu veux aller dans cette voix, il faut perfectionner encore ta mécanique, je pense.

Concernant le manque de modestie, vous me concéderez, je l'espère, que le monde artistique n'en contient quasiment pas et n'en a jamais fait son fer de lance !

éa dépend des milieux. Les auteurs que je lis sont pour quelques uns très humbles et modestes, sans pour autant manquer de caractère. Tout le monde n'est pas un gros con comme Sollers. (avis personnel) :coeur:

Je vous remercie toutefois sincèrement car ces critiques m'apportent un certain éclairage et surtout, parce que vous avez pris le temps de me l'expliquer.

C'était le but. Il faut bien s'entraider ! :blush:

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Membre, 38ans Posté(e)
AphroBeat Membre 215 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)

Désolé, j'ai pas lu, j'aime pas lire des gros blocs de texte sur un écran

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Membre, Posté(e)
alexisdespa Membre 15 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Yop ! ,

C'était le but. Il faut bien s'entraider !

J'accepte en effet cette entraide, même si elle pourrait à long terme me casser le moral ;-)

Aphro : désolé mais on ne peut pas s'arrêter à quelque chose d'aussi simpliste que la forme du texte. Dans ce cas, on ne lit pas non plus les gros pavés, parce que ça décourage, etc...

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Membre, nyctalope, 40ans Posté(e)
Criterium Membre 2 874 messages
40ans‚ nyctalope,
Posté(e)

é mon tour de répondre ; j'avais lu ta préface et un peu de ton blog le premier jour où tu as posté un sujet en faisant la réclame, avant celui-ci ¿ mais je n'avais toujours pas pris le temps de déposer un petit mot sur ce que cela m'évoque. Or, le retour ¿ qu'il soit bon ou mauvais ¿ est à mon sens la chose la plus importante que l'on puisse adresser à l'auteur d'un texte, bien au-delà d'un pâle ¿j'aime' ou ¿j'aime pas', et c'est pour cela que je tâche souvent de faire de tels retours.

:blush:

Chaque paragraphe de ta préface m'évoque quelque chose de différent ; et clairement, ils ne se valent pas. Le premier paragraphe en l'occurrence est très mauvais et rebute le lecteur là où tu pensais sans doute l'hameçonner ¿ c'est du au fait qu'il écrit selon le procédé de la rhétorique hypnotique ; on voit que tu as voulu y semer une graine de bien-être qui germerait dans l'esprit du lecteur qui suivrait tes lignes une à une. Cependant, je pense ne pas trop m'avancer si je dis que tu ne connais pas beaucoup ¿ ou plutôt selon une vision assez extérieure ¿ l'hypnose et ses procédés. Plus concrètement, il manque une induction, une phase d'osmose avec le lecteur (quelque chose qui fasse qu'il soit intimement persuadé de l'effet de tes phrases, de leur pro-férence comme on dit) : les pieds sont mis dans le plat, et cela provoque donc l'effet contraire, une intrusion. Tu voulais instiller un peu de magie dans cette phrase : "Vous vous retrouverez peut-être dans ces quelques lignes parce qu'elles seront si douces qu'elles vous rappelleront ces rares moments où vous vous sentiez bien avec vous-même" mais tu n'as pas réussi et elle acquiert un côté plus repoussant que 'connectant'. En conclusion, ce premier paragraphe est donc tout simplement à proscrire.

Le second paragraphe détaille ta vision comme quoi l'on est ce que l'on a lu, ce que l'on lit, bref que l'interaction y compris livresque provoque le changement. Comme c'est à mon avis vrai et que tu exposes là une pensée personnelle (au demeurant je ne trouve pas qu'elle soit formulée de manière ampoulée, mais que c'est le fait qu'elle soit mise à cette place ¿ au début d'un texte juste après un mauvais premier paragraphe ¿ qui lui donne ce côté qui n'a pas manqué d'en irriter beaucoup ici). é mon avis, tu gagnerais à mettre ce texte soit ailleurs dans la préface, soit tout simplement dans un autre billet de blog qui aurait pour sujet d'expliciter un peu plus profondément ta philosophie de l'écrit.

Je suis tout à fait l'exposé de yop pour le troisième paragraphe : ce n'est pas une construction en positif que tu nous y proposes, mais une critique ¿ bourrée de tournures négatives et d'adjectifs qualificatifs péjoratifs. Bien que je sois en partie d'accord avec le fond (moi qui lit principalement des classiques, comment ne pas acquiescer en voyant la visibilité obscène qu'acquiert trop souvent le torchon romanesque moderne), le paragraphe ne me plaît pas. Et c'est là que le bât blesse : alors que tu pourrais intéresser des gens ayant la même opinion que la tienne, l'hameçon ne fonctionne pas. é mon avis, c'est d'une part à cause de ces tournures négatives ¿ tu ne proposes rien de concret jusqu'alors ¿ d'autre part à cause des deux premiers paragraphes, mauvais ou peu judicieusement placés, et d'autre part parce que par le fait d'écrire, tu te places parmi les auteurs modernes, aussi petit sois-tu ; dès lors, ta critique ne peut plus être la même, car tu n'es plus un liseur mais un liseur-écriveur. Et l'on veut donc te voir à l'ouvrage et non plus à la critique.

Le quatrième paragraphe débute sur de très obscènes chapeaux de roues ; la flatterie est un très mauvais moyen d'obtenir quelque chose des lecteurs que tu aimerais avoir, car en principe le début du texte a sélectionné ceux qui ont les meilleurs fromages. Et ils ne les lâcheront pas si facilement ; le lecteur ne se sent pas mieux ¿ un peu comme dans le premier paragraphe ¿ mais tu y passes là aussi pour quelqu'un de faux, sans forcément l'être : juste à cause d'un moyen d'expression mal utilisé... Et c'est d'autant plus dommage que ton idée de base ¿ écrire un texte séquentiellement et le continuer ou l'abandonner en fonction de l'avis des blog-lecteurs est une idée intéressante et qui peut très bien marcher (et n'oublie pas de garder à l'esprit que les ¿blog-lecteurs' n'est pas un ensemble de gens se recoupant avec la ¿populace' ¿ j'entends par là ceux que tu fustiges d'apprécier les auteurs et la littérature que tu démolis au chapitre d'avant).

En somme, pour toutes ces raisons, ta préface est mauvais et dessert ton projet, à mon humble avis de petit(e) criterium.

:coeur:

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Membre, Posté(e)
alexisdespa Membre 15 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour Criterium,

Eh bien ! voici une critique bien élaborée et bien justifiée ! Je pense que tu n'as pas raison pour tout et que certainement, moult critiques ci-dessus ressortent du subjectif, tel que :

la flatterie est un très mauvais moyen d'obtenir quelque chose des lecteurs que tu aimerais avoir

Ce n'est pas forcément vrai mais surtout ce n'est pas du tout le but de ce paragraphe et en fait, je ne sens aucune flatterie envers le lecteur dans la totalité de ma préface.

Mais en même temps, je dois t'avouer que j'ai vu quelques éléments très pertinents dans ce que tu dis, très compréhensibles... et je pense pouvoir dire que ta critique va servir à une amélioration de cette préface, même si ceci n'était pas mon but lorsque j'ai décidé de soumettre mes textes au public.

Ainsi, et malgré tout, je te remercie d'avoir pris le temps d'y répondre de façon si complète.

Au risque d'une flagellation encore plus terrible, le premier chapitre ne t'inspire rien de mieux ?

Alexis

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  • 1 mois après...
Membre, Posté(e)
alexisdespa Membre 15 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Voici la suite attendue, afin que vous laissiez libre court à vos critiques, comme d'habitude !

BRUXELLES-LA-MORTE

I

Je me souviens encore de cette matinée automnale où je décidai pour la première fois de ne plus succomber au poids de mon existence. Les rues étaient désertes et le souffle du destin caressait déjà nos maisons ; les écrans des ordinateurs illuminaient les rues d'un brin de paillettes bleutées. Et je me souviens avoir pensé que ce vingtième siècle technologique pouvait se révéler féerique si le c¿ur y mettait du sien. Je sortis de chez moi par une toute petite porte métallique dont les gons grinçaient furieusement, dévalai les quelques marches et me promenai la tête libre, le c¿ur léger, les yeux gais d'une nuit apaisée de rêves vides de sens ; je flottai dans les rues sur la mélodie puissante de La foule de Piaf, dans le rythme des dalles que je ne pouvais toucher qu'avec un seul pied car l'autre en était déjà complètement imbibé. Et dans ces rues désertées par la présence humaine je compris pour la première fois ce que je n'aurais peut-être jamais compris autrement et plus tard : si Edith Piaf chantait la foule ce n'était pas pour nous parler de la foule mais de cette chose qui emplit les rues, les maisons, les villes et les c¿urs : l'Amour. Ca m'est venu comme ça, comme une révélation, comme un éclair d'intelligence en face d'une chanson que j'écoutais depuis des années et qui m'était en réalité complètement étrangère. Elle revoit la ville en fête et en délire suffocant sous le soleil et sous la joie, et elle entend dans la musique les cris les rires, qui éclatent et rebondissent autour d'elle. Or, comment cette enfant, qui venait de la rue et des maisons closes, qui connut les pires maladies physiques et psychiques, pouvait-elle se réjouir en se remémorant un monde factice de rues en fête et de gens en délire ? D'ailleurs, perdue parmi ces gens qui la bousculent, étourdie désemparée, elle reste là, car où voudriez-vous qu'elle aille, elle, si étrangère à tout cela ? C'est seulement quand soudain elle se retourne et qu'il se recule, que la foule vient la jeter entre ses bras. Je réécoutais ces quarante-cinq premières secondes en boucle et je me disais : « mais rien n'est censé dans ce passage ». Ce n'était ni logique, ni approprié, ni merveilleux. Et malgré tout, il y avait quelque chose de transcendant dans cette mélodie, dans ces paroles, quelque chose qui faisait chavirer mon c¿ur, et dans cette chose, je me réfugiais aux moments les plus pénibles.

Moi non plus, je n'ai jamais aimé la foule et les paillettes du succès, je n'ai jamais voulu être une star, adulée, bousculée parmi des gens en furie. Puis j'ai repensé à ce cours que j'avais eu autrefois, un cours de littérature je crois, au cours duquel le professeur avait disserté sur le phénomène de « foule ». A la limite de la psychologie et de la sociologie, l'analyse des phénomènes de foules, de masses, s'était avérée passionnante et je me rappelle avoir parcouru quelques textes d'auteurs renommés, qui exprimaient toute la puissance de la foule, et surtout, son identité. Je me souviens que le professeur nous éclaircissait sur cette identité spécifique, totalement distincte de la somme des identités individuelles qui la composent, et il relevait les points importants dans chacun de ces textes tout en soulevant l'aspect métaphorique de ceux-ci. La foule ne représente-t-elle pas le côté inconscient de chacun d'entre nous ? Ne permet-elle pas de libérer des sentiments inconnus de nos vies banales ? J'étais sortie de ce cours toute songeuse et enivrée en même temps, et lorsque je suis arrivée chez moi, j'avais eu ce sentiment étrange que la foule représentait une entité à part entière mais supérieure à ce qu'on lui attribuait souvent, quelque chose de plus grand, de plus haut de plus important. Et bien que j'écoutais déjà Piaf à l'époque, je n'avais pas relié les deux éléments entre eux. Ce petit matin d'automne pourtant, je le réalisai et je le compris. Emportés par la foule, dit-elle, une foule qui nous traîne, nous entraîne et nous écrase l'un contre l'autre. Qui est l'autre ? Un inconnu ? Non. L'autre c'est celui qu'on attend, c'est l'être aimé s'il n'est pas encore là, c'est l'ami, c'est la mère, c'est la main tendue dans la foule, c'est la main tendue dans le vide, c'est l'Amour. Et si l'un et l'autre ne forment qu'un seul corps, c'est parce que ce corps là est le corps attendu, l'union espérée, le lien qui nous unit à l'Autre. Le flot, c'est ce qui nous pousse enchaînés l'un et l'autre et nous laisse épanouis, enivrés et heureux ; c'est ce qui danse une folle farandole. Oui, ce matin là, dans le néant des rues citadines, la foule m'a sauté au visage, le flot a pénétré mon cerveau et a activé les quelques clés endormies qui permettaient de comprendre la puissance des mots, des mélodies, d'une chanson, qui permettaient de comprendre Piaf et de me comprendre moi.

Ce matin là, il était bien trop tôt pour crier ma révélation au monde, et bien trop tard pour en rêver. Il était précisément ce moment de la journée où les idées jaillissent mais où les actes se reposent, où il serait préférable de dormir aussi parce que des idées, on ne peut rien en faire. Alors je me suis mise à chanter, valser, tourbillonner, je me suis mise à flotter dans cet air léger et à écrire avec ma ronde de pas ce que je voulais dire au monde entier. J'ai traversé les rues emplies du parfum délicat des boulangeries, les senteurs des croissants et des baguettes, et ce parfum là, c'était le parfum de la farandole. Une petite fille arrivait en courant, quelques pièces dans la main, le visage à peine éveillé. Elle me frôla et je sentis sur son passage l'odeur de ses cheveux, l'odeur des draps de l'enfance, du baiser maternel, l'odeur de la paix intérieure. J'hésitai à la suivre dans la boulangerie, à lui parler, à lui faire écouter ma chanson ; mais je me suis dit que rien ne pouvait sembler plus faux que de révéler à l'enfance ce que l'âge mûr construit. Il y avait à la fois un décalage et une complétude dans la présence de cette petite fille à ce moment-là de ma construction personnelle. Alors je me suis écartée, j'ai enlevé mes écouteurs et j'ai continué mon chemin.

© Alexis de Spa

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