Les plus beaux poèmes

Invité Kida
Invité Kida Invités 0 message
Posté(e)

Puisque...

Ton visage au bout des doigts

Je prends la forme de l'avenir

C'est un chemin tout droit

C'est un grand sourire

On n'a rien à perdre même si l'inconnu

Peut nous surprendre au coin de la rue

Puisque c'est l'amour

Prenons l'amour

Comme on prendrait le droit de vivre

Et si c'est un rêve

Faisons d'un rêve

La réalité d'aimer

De flamme ou de pluie

De corps ou d'esprit

Et sans jamais compter les jours

De joie et de peine

Prenons ceux qui viennent

Puisque c'est l'amour

S'il y a des pierres sur le chemin

Il suffira de leur parler

De les prendre en mains

Les apprivoiser

On a vu des pierres se changer en or

Des cailloux devenir des trésors

Quand l'un s'en ira

L'autre l'attendra

On s'aimera chacun son tour

Les coeurs se reprennent

Au bord de la haine

Puisque c'est l'amour

Même les blessures s'effacent

Les heures brisées se remplacent

Vouloir... Il suffit de vouloir

Non rien n'est classé ni rompu, ni perdu

Tant qu'on a gardé l'espoir

Puisque nous nous aimons.

Modifié par Kida

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sadsky Membre 1 139 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Le Désir de peindre

Malheureux peut-être l'homme, mais heureux l'artiste que le désir déchire!

Je brûle de peindre celle qui m'est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu'elle a disparu!

Elle est belle, et plus que belle; elle est surprenante. En elle le noir abonde: et tout ce qu'elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintille vaguement le mystère, et son regard illumine comme l'éclair: c'est une explosion dans les ténèbres.

Je la comparerais à un soleil noir, si l'on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière et le bonheur. Mais elle fait plus volontiers penser à la lune, qui sans doute l'a marquée de sa redoutable influence; non pas la lune blanche des idylles, qui ressemble à une froide mariée, mais la lune sinistre et enivrante, suspendue au fond d'une nuit orageuse et bousculée par les nuées qui courent; non pas la lune paisible et discrète visitant le sommeil des hommes purs, mais la lune arrachée du ciel, vaincue et révoltée, que les Sorcières thessaliennes contraignent durement à danser sur l'herbe terrifiée!

Dans son petit front habitent la volonté tenace et l'amour de la proie. Cependant, au bas de ce visage inquiétant, où des narines mobiles aspirent l'inconnu et l'impossible, éclate, avec une grâce inexprimable, le rire d'une grande bouche, rouge et blanche, et délicieuse, qui fait rêver au miracle d'une superbe fleur éclose dans un terrain volcanique.

Il y a des femmes qui inspirent l'envie de les vaincre et de jouir d'elles; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.

Charles Baudelaire (1821- 1867)

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razihel Membre 597 messages
Forumeur forcené‚ 34ans
Posté(e)

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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Kamiyu Membre 6 messages
Baby Forumeur‚ 34ans
Posté(e)

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur ?

é bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un coeur qui s'ennuie,

é le chant de la pluie !

Il pleure sans raison

Dans ce coeur qui s'écoeure.

Quoi ! nulle trahison ?...

Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine

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Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 32ans
Posté(e)

Alexandrins

Clark Ashton Smith

Sachant l'ennui du jour, de la nuit, et des rêves,

La lourde vanité des joies et des douleurs;

Le frêle amour, laissant ses immenses langueurs,

Les désespoirs si longs, et les délices brèves;

Sachant que le ver, dans les sots cerveaux qu'il teint,

A prospéré, est mort joint à sa grise amante;

Sachant que pour jamais une ombre croupissante

Reste dans le tombeau la nuit et le matin;

Sachant la feuille qui vacille, et flambe, et tombe,

La douce mort des fleurs et des soirs étoilés—

Oui, sachant tout cela, les coeurs trop désolés

Ont soif du seul sommeil qui remplit toute tombe.

Modifié par Criterium

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Sheren Membre 82 messages
Forumeur en herbe‚ 22ans
Posté(e)

Exil

O mon pays, tu me manque déja,

moi qui ai passer mon enfance dans tes villes,

toi qui m'a soutenu aux moments difficiles,

toi ma mère et mon père a la fois.

je n'ai jamais oublier les douces fleurs du printemps,

ni le parfum, si doux, dont tu te revetait chaque jour,

differant mais semblable pourtan,

dont les essence de l'ambre et de l'eau se melait.

o ma patrie ma france, chaque jour est suplice,

chaque loin de toi j'oubli de ton delice

mon coeur ne bat plus, mon ame est vide sans toi

pays cheri de tous, de mon corps tu est roi.

c'est de moi

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wolfs Membre 36 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

<h1 align="center">La mort du loup

</h1>Les nuages couraient sur la lune enflammée

Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée

Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.

Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,

Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,

Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,

Nous avons aperçus les grands ongles marqués

Par les loups voyageurs que nous avions traqués.

Nous avons écouté, retenant notre haleine

Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine

Ne poussait un soupir dans les airs; Seulement

La girouette en deuil criait au firmament;

Car le vent élevé bien au dessus des terres,

N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,

Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,

Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.

Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,

Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête

A regardé le sable en s'y couchant; Bientôt,

Lui que jamais ici on ne vit en défaut,

A déclaré tout bas que ces marques récentes

Annonçait la démarche et les griffes puissantes

De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.

Nous avons tous alors préparé nos couteaux,

Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,

Nous allions pas à pas en écartant les branches.

Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,

J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,

Et je vois au delà quatre formes légères

Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,

Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,

Quand le maître revient, les lévriers joyeux.

Leur forme était semblable et semblable la danse;

Mais les enfants du loup se jouaient en silence,

Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,

Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.

Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,

Sa louve reposait comme celle de marbre

Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus

Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.

Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,

Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.

Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,

Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,

Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,

Du chien le plus hardi la gorge pantelante,

Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,

Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,

Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,

Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,

Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,

Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.

Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.

Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,

Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;

Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.

Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,

Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,

Et, sans daigner savoir comment il a péri,

Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,

Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre

A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,

Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,

Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve

Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;

Mais son devoir était de les sauver, afin

De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,

A ne jamais entrer dans le pacte des villes,

Que l'homme a fait avec les animaux serviles

Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,

Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,

Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!

Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,

C'est vous qui le savez sublimes animaux.

A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,

Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.

--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,

Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.

Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,

A force de rester studieuse et pensive,

Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté

Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.

Gémir, pleurer prier est également lâche.

Fais énergiquement ta longue et lourde tâche

Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,

Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

Alfred de Vigny

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Invité THEO2PHIL
Invité THEO2PHIL Invités 0 message
Posté(e)

Rien n'est précaire comme vivre

Rien comme être n'est passager

C'est un peu fondre comme le givre

Et pour le vent être léger

J'arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière

D'où viens-tu mais où vas-tu donc

Demain qu'importe et qu'importe hier

Le coeur change avec le chardon

Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe

Touche l'enfance de tes yeux

Mieux vaut laisser basses les lampes

La nuit plus longtemps nous va mieux

C'est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne

Mais l'enfant qu'est-il devenu

Je me regarde et je m'étonne

De ce voyageur inconnu

De son visage et ses pieds nus

Peu a peu tu te fais silence

Mais pas assez vite pourtant

Pour ne sentir ta dissemblance

Et sur le toi-même d'antan

Tomber la poussière du temps

C'est long vieillir au bout du compte

Le sable en fuit entre nos doigts

C'est comme une eau froide qui monte

C'est comme une honte qui croît

Un cuir à crier qu'on corroie

C'est long d'être un homme une chose

C'est long de renoncer à tout

Et sens-tu les métamorphoses

Qui se font au-dedans de nous

Lentement plier nos genoux

O mer amère ô mer profonde

Quelle est l'heure de tes marées

Combien faut-il d'années-secondes

A l'homme pour l'homme abjurer

Pourquoi pourquoi ces simagrées

Rien n'est précaire comme vivre

Rien comme être n'est passager

C'est un peu fondre comme le givre

Et pour le vent être léger

J'arrive où je suis étranger

J'ARRIVE OU JE SUIS ETRANGER ( LOUIS ARAGON )

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PUNCHETTE Membre 34 164 messages
Au coeur de la Cité des Papes‚
Posté(e)

Adieu

Adieu mère, adieu père,

Adieu les forêts noires

Où chantent les oiseaux.

Adieu les fleurs de mon jardin,

Adieu soleil qui me chauffe,

Adieu.

Adieu, toi petit chien,

Adieu joli papillon.

Adieu mon ami,

Adieu sympa voisin.

Adieu ami de mon enfance,

Adieu pays qui m'a accueillie.

Adieu maison qui m'a vu grandir,

Adieu livres qui m'ont permis de rêver.

Adieu sable où j'ai joué,

Adieu la mer où je me suis baignée.

Adieu les étoiles et la lune.

Adieu canards que j'ai nourris.

Adieu les enfants du monde.

Adieu.

Adieu gens que j'ai aimé

Adieu les soirées entre amis

Finis les voyages et les rêves.

Adieu ma meilleure amie.

Adieu c'est le mot

Qu'ont utilise dans les

Situations de départ.

Quand on s'en va, ou

Quand on regarde, les

Yeux vers le sol,

Quelqu'un partir.

C'est triste de dire au revoir

C'est dur et parfois

on pleure.

Je pars,

Je m'en vais très loin.

Peut-être reviendrai-je

Un jour.

Ou peut-être pas.

Seul le destin pourra répondre.

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lilouuche Membre 25 messages
Forumeur balbutiant‚ 34ans
Posté(e)

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là

Et tu marchais souriante

épanouie ravie ruisselante

Sous la pluie

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest

Et je t'ai croisée rue de Siam

Tu souriais

Et moi je souriais de même

Rappelle-toi Barbara

Toi que je ne connaissais pas

Toi qui ne me connaissais pas

Rappelle-toi

Rappelle-toi quand même ce jour-là

N'oublie pas

Un homme sous un porche s'abritait

Et il a crié ton nom

Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie

Ruisselante ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras

Rappelle-toi cela Barbara

Et ne m'en veux pas si je te tutoie

Je dis tu a tous ceux que j'aime

Même si je ne les ai vus qu'une seule fois

Je dis tu a tous ceux qui s'aiment

Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi Barbara

N'oublie pas

Cette pluie sage et heureuse

Sur ton visage heureux

Sur cette ville heureuse

Cette pluie sur la mer

Sur l'arsenal

Sur le bateau d'Ouessant

Oh Barbara

Quelle connerie la guerre

Qu'es-tu devenue maintenant

Sous cette pluie de fer

De feu d'acier de sang

Et celui qui te serrait dans ses bras

Amoureusement

Est-il mort disparu ou bien encore vivant

Oh Barbara

Il pleut sans cesse sur Brest

Comme il pleuvait avant

Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé

C'est une pluie de deuil terrible et désolée

Ce n'est même plus l'orage

De fer d'acier de sang

Tout simplement des nuages

Qui crèvent comme des chiens

Des chiens qui disparaissent

Au fil de l'eau sur Brest

Et vont pourrir au loin

Au loin très loin de Brest

Dont il ne reste rien.

de jacques prévert

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toto51 Membre 1 147 messages
Pourfendeur d'idées reçues‚ 27ans
Posté(e)

Green de Verlaine + la chanson qu'en a fait Léo Ferré

Voici des fruits des fleurs des feuilles et des branches

Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous

Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches

Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux

J'arrive tout couvert encore de rosée

Que le vent du matin vient glacer à mon front

Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposés

Rêve des chers instants qui la délasseront

Sur votre jeune sain laissez rouler ma tête

Toute sonore encore de vos derniers baisers

Laissez là s'apaisez de la bonne tempête

Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

A la fois si violent et si doux... Splendide.

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toto51 Membre 1 147 messages
Pourfendeur d'idées reçues‚ 27ans
Posté(e)

Ou encore cette chanson-poème de Ferré, texte obscur mais ô combien enivrant...

La mémoire et la Mer

La marée je l'ai dans le coeur

Qui me remonte comme un signe

Je meurs de ma petite soeur

De mon enfant et de mon cygne

Un bateau ça dépend comment

On l'arrime au port de justesse

Il pleure de mon firmament

Des années-lumière et j'en laisse

Je suis le fantôme Jersey

Celui qui vient les soirs de frime

Te lancer la brume en baisers

Et te ramasser dans ses rimes

Comme le trémail de juillet

Où luisait le loup solitaire

Celui que je voyais briller

Aux doigts du sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer

Que nous libérions sur parole

Et qui gueule dans le désert

Des goémons de nécropole

Je suis sûr que la vie est là

Avec ses poumons de flanelle

Quand il pleure de ces temps-là

Le froid tout gris qui nous appelle

Je me souviens des soirs là-bas

Et des sprints gagnés sur l'écume

Cette bave des chevaux ras

Au ras des rocs qui se consument

é l'ange des plaisirs perdus

é rumeurs d'une autre habitude

Mes désirs dès lors ne sont plus

Qu'un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis

Avec ses pâleurs de rescousse

Et le squale des paradis

Dans le milieu mouillé de mousse

Reviens fille verte des fjords

Reviens violon des violonades

Dans le port fanfarent les cors

Pour le retour des camarades

é parfum rare des salants

Dans le poivre feu des gerçures

Quand j'allais géométrisant

Mon âme au creux de ta blessure

Dans le désordre de ton cul

Poissé dans les draps d'aube fine

Je voyais un vitrail de plus

Et toi fille verte mon spleen

Les coquillages figurants

Sous les sunlights cassés liquides

Jouent de la castagnette tant

Qu'on dirait l'Espagne livide

Dieu des granits ayez pitié

De leur vocation de parure

Quand le couteau vient s'immiscer

Dans leur castagnette figure

Et je voyais ce qu'on pressent

Quand on pressent l'entrevoyure

Entre les persiennes du sang

Et que les globules figurent

Une mathématique bleue

Dans cette mer jamais étale

D'où nous remonte peu à peu

Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là

Sous l'arc copain où je m'aveugle

Ces mains qui me font du flafla

Ces mains ruminantes qui meuglent

Cette rumeur me suit longtemps

Comme un mendiant sous l'anathème

Comme l'ombre qui perd son temps

é dessiner mon théorème

Et sur mon maquillage roux

S'en vient battre comme une porte

Cette rumeur qui va debout

Dans la rue aux musiques mortes

C'est fini la mer c'est fini

Sur la plage le sable bêle

Comme des moutons d'infini

Quand la mer bergère m'appelle

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