l'alphabet des écrivains et de leurs oeuvres

aya Membre 2 715 messages
Parle à ma main !‚ 29ans
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En "G", Anna Gavalda

Ensemble c'est tout

Non, Paulette Lestafier n'était pas folle du tout. Elle savait que ses bleus énormes qui ne partaient jamais allaient lui causer bien des ennuis un jour...

Elle savait comment finissent les vieilles femmes inutiles comme elle. Celles qui laissent venir le chiendent dans leur potager et se tiennent aux meubles pour ne pas tomber. Les vieilles qui n'arrivent pas à passer un fil dans le chas d'une aiguille et ne se souviennent même plus de comment on monte le son du poste. Celles qui essayent tous les boutons de la télécommande et finissent par débrancher l'appareil en pleurant de rage.

Des larmes minuscules et amères.

La tête dans les mains devant une télé morte.

Alors quoi? Plus rien? Plus jamais de bruit dans cette maison? Plus de voix? Jamais? Sous prétexte qu'on a oublié la couleur du bouton? Il t'avait mis des gommettes pourtant, le petit... Il te les avait collées les gommettes! Une pour les chaînes, une pour le son et une pour éteindre ! Allons, Paulette! Cesse de pleurer comme ça et regarde donc les gommettes !

Arrêtez de me crier dessus vous autres... Elles sont parties depuis longtemps, les gommettes... Elles se sont décollées presque tout de suite... éa fait des mois que je cherche le bouton, que j'entends plus rien, que je vois juste les images avec un tout petit murmure...

Criez donc pas comme ça, vous allez me rendre sourde encore en plus...

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Kinwena Membre+ 4 724 messages
Patate fossilisée‚ 30ans
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En h, Nathaniel Hawthorne... Auteur de La lettre écarlate (The Scarlett Letter) ou de la nouvelle "The May Pole of Merry Mount" ( :snif: )

Une petite phrase extraite de La lettre écarlate:

"Personne ne peut longtemps présenter un visage à la foule et un autre à lui-même sans finir par se demander lequel est le vrai."

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aya Membre 2 715 messages
Parle à ma main !‚ 29ans
Posté(e)

En "i", Jacques Izoard

België

Je me souviens de ma mémoire,

des roses rouges dans mes cheveux

et d'une histoire dans l'histoire

qui ne finissait pas bien.

Je me demande avec angoisse

nagerais-je dans toutes les ourthes ?

Mémoire affilée, à ciseaux ouverts

avec tes veines métalliques

et tes amours boréales,

tu me fais perdre la raison.

O mémoire à chaux et à sable !

Mais liquide amitié languide

vient soudain laper le lait,

vient caresser à douceur

dormeur, logeur, voleur.

On se pâme avec délicatesse !

On déchire la soie ¿

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grododo Membre 2 344 messages
Forumeur alchimiste‚ 33ans
Posté(e)

je vais donner un auteur que j'ai dans ma bibliotheque mais que je n'ai pas encore lu...desolee sinon j'avais personne! :snif:

alexandre Jardin et "le zebre"

Ce livre raconte l'histoire d'un homme qui va mettre tout en oeuvre pour reconquérir l'amour de sa femme. Il va user des plus ingénieux strastagémes pour la reconquérir et faire renaître de cette manière la flamme de leur amour

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)

J'ai commencé à lire Fanfan d'Alexandre Jardin et j'ai laissé tomber car j'ai trouvé cela un peu trop mièvre. J'avoue que je ne retenterai pas un autre roman. En revanche, je trouve que c'est génial tout ce que fait cet écrivain pour sensibliliser les jeunes à la littérature.

En K, je propose moi aussi un auteur que je n'ai jamais lu : Joseph Kessel.

Je vous propose le classique des classiques : Le Lion.

Le Lion est le roman qui apporta la gloire internationale à l'écrivain-voyageur. Au coeur de la savane, entre les animaux sauvages et les hommes passionnés, un drame se joue. La petite fille se lie d'amitié avec le lion du Kilimandjaro. Une histoire de confiance et d'amour se noue.

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grododo Membre 2 344 messages
Forumeur alchimiste‚ 33ans
Posté(e)

il donne envie Kessler!

alors pour le L je propose un livre que j'ai trouve passionnant puisqu'il offre une vision qui mele science, decalage et humour sur la prehistoire:

Roy Lewis "Pourquoi j'ai mange mon pere"

Ce roman vous convie à l'hilarante évolution de pithécanthropes entre deux feux, pétris de culture et qui font référence aux classiques, de La Bible à Shakespeare, en passant par Tristan et Iseult. Vous les verrez prendre feu dans des débats passionnés et passionnants sur l'évolution de l'espèce, jouer parfois un peu trop avec le feu, mais finalement se découvrir tout feu tout flamme à la vue de jeunes femmes " aux fesses d'hippopotame " ! Ce texte est avant tout une réflexion sur notre monde, servie par une écriture d'une grande force comique. Le décalage constant entre la situation (préhistorique) et l'énonciation (contemporaine) invite à une réflexion sur la science, L'humanité, l'altérité ou encore la guerre.

passionnant et tordant!! un savoureux melange qui ne laisse pas de glace! :snif:

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aya Membre 2 715 messages
Parle à ma main !‚ 29ans
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En "M", Toni Morrison

Extrait de Love

Les jeunes¿ Doux Jésus¿ Est-ce qu'on appelle toujours ça s'enticher ? Ce coup de hache magique qui fait disparaître le monde, laissant seul le jeune couple tout tremblant ? Quel que soit le nom qu'on donne à ça, ça saute sur tout, ça prend le plus gros fauteuil, la plus grosse part du gâteau, ça dirige les choses partout où ça va, que ce soit dans une noble demeure ou dans un marécage, et cet égoïsme lui donne toute sa beauté. Avant d'en être réduite à mon petit chantonnement, j'ai vu toutes sortes d'unions. Souvent, des histoires de deux nuits qui voudraient durer toute une saison. Certaines, le genre raz de marée, prétendent avoir seules le droit au vrai nom, même si tout le monde se noie dans leur sillage. Les gens sans imagination nourrissent ça avec le sexe, ce clown de l'amour. Ils ne connaissent pas les vraies unions, les meilleures, quand on sait limiter les pertes et que tout le monde y trouve son compte. Il faut une certaine intelligence pour aimer ainsi ¿ doucement, sans béquilles. Mais le monde est un tel trésor, c'est peut-être pour cela que les gens essaient toujours de ne pas être en reste, de mettre sur la scène tout ce qu'ils ressentent, juste pour prouver qu'ils peuvent aussi inventer des choses : de belles choses effrayantes, comme les luttes à mort, comme l'adultère, ou comme mettre le feu aux draps. Ils échouent, bien sûr. Le monde est vainqueur chaque fois.

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)

Je vais mettre sur ma liste le livre de Roy Lewis car il a l'air très intéressant. Merci Grododo :snif:

En N, je propose Gérard de Nerval et je vous offre à lire un poème que je trouve magnifique : "El desdichado"

El Desdichado

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,

Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,

Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,

Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phoebus ?... Lusignan ou Biron ?

Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;

J'ai rêvé dans la Grotte où nage la Sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :

Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée

Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

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Kinwena Membre+ 4 724 messages
Patate fossilisée‚ 30ans
Posté(e)

En effet, Chirona, superbe :snif:

En O, Ovide, et ses Métamorphoses (ça devient une manie, de citer des bouquins pas lus :snif:)

Et un petit extrait de La Faim:

"Elle cherchait la Faim : elle la vit dans un champ pierreux, d'où elle s'efforçait d'arracher, des ongles et des dents, de rares brins d'herbe. Ses cheveux étaient hirsutes, ses yeux caves, sa face livide, ses lèvres grises et gâtées, ses dents rugueuses de tartre. Sa peau sèche aurait laissé voir ses entrailles ; des os décharnés perçaient sous la courbe des reins. Du ventre, rien que la place ; les genoux faisaient une saillie ronde énorme, et les talons s'allongeaient, difformes, sans mesure..."

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)

En P, je propose le grand Jacques Prévert et ses inoubliables "feuilles mortes".

Les Feuilles mortes

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,

Des jours heureux quand nous étions amis,

Dans ce temps là, la vie était plus belle,

Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Tu vois je n'ai pas oublié.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Les souvenirs et les regrets aussi,

Et le vent du nord les emporte,

Dans la nuit froide de l'oubli.

Tu vois, je n'ai pas oublié,

La chanson que tu me chantais...

C'est une chanson, qui nous ressemble,

Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

Nous vivions, tous les deux ensemble,

Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

Et la vie sépare ceux qui s'aiment,

Tout doucement, sans faire de bruit.

Et la mer efface sur le sable,

Les pas des amants désunis.

Nous vivions, tous les deux ensemble,

Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

Et la vie sépare ceux qui s'aiment,

Tout doucement, sans faire de bruit.

Et la mer efface sur le sable

Les pas des amants désunis...

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aya Membre 2 715 messages
Parle à ma main !‚ 29ans
Posté(e)

En "Q" Raymond Queneau

Zazie dans le métro

Doukipudonktan, se demanda Gabriel excédé. Pas possible, ils se nettoient jamais. Dans le journal, on dit qu'il y a pas onze pour cent des appartements à Paris qui ont des salles de bain, ça m'étonne pas, mais on peut se laver sans. Tous ceux-là qui m'entourent, ils doivent pas faire de grands efforts. D'un autre côté, c'est tout de même pas un choix parmi les plus crasseux de Paris. Y a pas de raison. C'est le hasard qui les a réunis. On peut pas supposer que les gens qui attendent à la gare d'Austerlitz sentent plus mauvais que ceux qu'attendent à la gare de Lyon. Non vraiment, y a pas de raison. Tout de même quelle odeur. Gabriel extirpa de sa manche une pochette de soie couleur mauve et s'en tamponna le tarin. "Qu'est-ce qui pue comme ça ?" dit une bonne femme à haute voix. Elle pensait pas à elle en disant ça, elle était pas égoïste, elle voulait parler du parfum qui émanait de ce meussieu. "éa, ptite mère, répondit Gabriel qui avait de la vitesse dans la repartie, c'est Barbouze, un parfum de chez Fior. éa devrait pas être permis d'empester le monde comme ça, continua la rombière sûre de son bon droit. Si je comprends bien, ptite mère, tu crois que ton parfum naturel fait la pige à celui des rosiers. Eh bien, tu te trompes, ptite mère, tu te trompes. T'entends ça ?" dit la bonne femme à un ptit type à côté d'elle, probablement celui qu'avait le droit de la grimper légalement. "T'entends comme il me manque de respect, ce gros cochon ?"

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Kinwena Membre+ 4 724 messages
Patate fossilisée‚ 30ans
Posté(e)

En R, J.K. Rowling... J'ai vraiment besoin de dire ce qu'elle a écrit? :snif:

Avec en chtit extrait la première phrase du premier Harry Potter (comme ça, pas de spoiler :snif:)

"Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu'ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux."

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)

En S, je propose William Shakespeare et son sublime Roi Lear. Si vous ne l'avez pas lu, je vous le conseille, c'est grandiose et il y a des scènes très émouvantes.

Le Roi Lear est une pièce de théâtre de Shakespeare considérée comme baroque. Désignée comme tragédie, elle est rédigée par le maître en 1604 et jouée en 1606 (sources : Wikipédia)

Le Roi Lear, décide de diviser son royaume en trois parts égales qui correspondent au nombre de ses filles, Régane, Goneril et Cordélia. Mais avant de léguer sa terre, le vieil homme demande à sa descendance de lui exprimer son amour. Alors que les deux premières n'hésitent pas à jouer la carte de la flatterie hypocrite, Cordélia se montre réservée même si elle aime profondément son père. Ce dernier, énervé et plein d'orgueil face à ce refus d'exprimer ses sentiments, la chasse ; elle part donc pour la France, pour se marier au roi français, seul à paraître apprécier son honnêteté. Est banni aussi un autre proche du Roi, le comte de Kent. Mais au fur et à mesure de la tragédie, le roi se rend compte de la fausseté de Régane et Goneril. Parallèlement se dresse une seconde « intrigue » toujours sur le même thème de l'amour filial.

Citation :

«Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence.»

Merci Aya pour l'extrait de Zazie dans le métro, c'est très drôle.

Modifié par chirona

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aya Membre 2 715 messages
Parle à ma main !‚ 29ans
Posté(e)

En "T", ce cher J.R.R Tolkien ;) (John Ronald Reuel de son prénom :snif: )

Extrait de Bilbo le Hobbit

"Il était étendu là, le grand dragon rouge doré, profondément endormi; un bruit monotone venait de ses mâchoires et de ses naseaux, ainsi que des rubans de fumée, mais dans son sommeil ses feux étaient bas. Sous lui, sous tous ses membres et son immense queue et de tous côtés autour de lui, s'étendant partout sur le sol invisible, était entassé une masse de choses précieuses, or travaillé et or brut, pierres et joyaux, et argent, teintés de pourpre dans la lumière rougeoyante. Smaug était allongé, les ailes repliées, comme une immense chauve-souris, à demi tourné sur le côté, de sorte que le hobbit pouvait voir son long ventre pâle, qu'un long repos sur sa couche somptueuse avait tout incrusté de gemmes et de parcelles d'or. Derrière lui, là où les murs étaient le plus proches, on apercevait vaguement des cottes de mailles, des heaumes et des haches, des épées et des lances suspendus; et là étaient alignés de grandes jarres et des récipients remplis de richesses incalculables."

Citation : «Il n'est pas prudent d'écarter de ses calculs un dragon vivant, quand on est près de lui.»

Chirona, le Roi Lear c'était un des bouquins obligatoires en prépa lsh l'an dernier, je le connais par coeur et ça me rappelle des souvenirs :snif:

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grododo Membre 2 344 messages
Forumeur alchimiste‚ 33ans
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ca va encore etre la galere pour le U!! :snif:

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
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Je viens à ta rescousse Grododo :snif:

En U, je propose Albert Uderzo. Vous choisissez l'album de d'Astérix que vous préférez : n'étant pas fan de BD, je vous laisse le choix... :snif:

Biographie d'Albert Uderzo

Fils d'immigrés italiens, Albert Uderzo est engagé à l'âge de quatorze ans par la Société Parisienne d'Edition. En tant qu'illustrateur, il fera ses débuts dans le magazine 'Junior' en 1945. Dès le début, Uderzo se montre capable d'illustrer tout autant des thématiques réalistes qu'humoristiques. C'est en 1950 qu'il rencontre le scénariste René Goscinny. Toutefois, leurs travaux communs ne paraîtront qu'en 1956 dans le journal 'Tintin' avec 'Les aventures d'Oumpah-Pah le Peau-rouge'. En 1959, il co-fonde le magazine 'Pilote' qui va lancer ses deux plus grands succès : 'Tanguy et Laverdure', scénarisé par Charlier, et 'Astérix', d'après les histoires de Goscinny. Cette bande dessinée présentant avec dérision et affection les clichés régionaux, puis s'étendant au monde entier, connaît avec le temps un succès colossal. En 1979, malgré la mort de Goscinny, il décide de continuer la série et fonde les éditions Albert René. Une dizaine d'albums ont été édités par elles, toujours avec le même succès. Aujourd' hui, 'Astérix' est traduit en 62 langues et a été adapté au cinéma. (sources : Evene.fr)

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aya Membre 2 715 messages
Parle à ma main !‚ 29ans
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En "V" Didier Van Cauwelaert

Extrait de L'évangile de Jimmy

"L'ancien locataire de la Maison-Blanche referme sa serviette en cuir, avec une expression narquoise que George W. Bush trouve aussitôt parfaitement déplacée. Bill Clinton promène un dernier regard autour de lui, pivote en direction de la porte. Il fait trois pas, se retourne et, tout en rouvrant sa serviette, lance d'un ton soigneusement neutre :

- Ah oui, au fait, nous avons cloné le Christ.

Il sort un dossier vert, le dépose au sommet de la pile, et s'en va."

Et une citation pour le plaisir :

«Je m'appelle Jimmy, j'ai 32 ans et je répare les piscines dans le Connecticut. Trois envoyés de la Maison-Blanche viennent de m'annoncer que je suis le clone du Christ.»

(ce jeu est vraiment une idée géniale, ça permet de se replonger dans des bouquins lus quelques années auparavant :snif: )

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Kinwena Membre+ 4 724 messages
Patate fossilisée‚ 30ans
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En W, Oscar Wilde

Avec un extrait de sa nouvelle "Le Fantôme de Canterville", que j'ai adorée: un humour grinçant à souhait :snif:

"- Je crains que le fantôme n'existe bel et bien, dit Lord Canterville en souriant, et qu'il puisse résister aux propositions de vos imprésarios, si entreprenants soient-ils. Il est bien connu depuis trois siècles, exactement depuis 1584, et il fait toujours son apparition avant la mort d'un membre de notre famille.

- Ma foi, il en est de même du médecin de famille, tout bien considéré, Lord Canterville. Mais les fantômes n'existent pas, monsieur et j'imagine que les lois de la nature ne vont pas se trouver suspendus pour l'aristocratie britannique.

- Vous êtes certes fort « nature », en Amérique, répondit Lord Canterville, qui ne comprit pas très bien la dernière observations de Mr. Otis, et si vous ne voyez pas d'inconvénient à la présence d'un fantôme dans la maison, tout va bien. Mais vous voudrez bien vous souvenir que je vous ai averti. »

Quelques semaines après cet entretien, l'acquisition fut effectuée, et à la fin de la saison le ministre et sa famille s'installèrent à Canterville Chase."

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aya Membre 2 715 messages
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En X, Françoise Xénakis

Extrait de Elle lui dirait dans l'île

Le jour tant espéré arrive et elle débarque sur l'île, tenaillée par une peur bestiale au ventre. Elle a tant rêvé cet instant, tant ressassé les moindres mots ; elle a au bord des lèvres, emmagasinés trois ans, des mots d'amour et de désespoir, la peur de ne pas être belle, de ne pas être forte et surtout l'angoisse de ce qu'il sera, lui, dans cet enfer dont elle ne veut pas percevoir la cruauté. L'heure qu'ils vont égrener ensemble, dans cette cellule hors du temps, est un supplice muet : lui, brisé de souffrance, s'efforce de se montrer le plus lâche possible pour qu'elle se détache et refasse sa vie. Elle s'efforce de retrouver dans cet inconnu silencieux et éteint l'homme fougueux qu'elle a aimé. L'île a dressé entre eux un mur qu'ils parviennent péniblement à franchir : leurs mains se rejoignent et se reconnaissent enfin à l'issue de l'entrevue qui scelle à jamais un amour sans lendemain. Trop vite, le gardien la fait sortir et l'accompagne au bateau tandis que, prostré, il se recroqueville dans un coin de sa cellule, enroulé dans la couverture qu'elle a tissée laborieusement avec toutes les robes qu'il lui a connues. Sourd à toute manifestation extérieure, il n'entend pas l'appel et la punition que cette faute engendre sera mortelle. Tandis que ses compagnons d'infortune, submergés de jalousie, s'arrachent les lambeaux de la couverture, il est conduit au supplice et les gardes, ivres de violence, ne comptent pas leurs coups. Sur le chemin du retour, elle pense à tout ce qu'elle lui dira, quand elle reviendra dans l'île...

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
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En Y : Marguerite Yourcenar avec la pièce de théâtre Qui n'a pas son Minotaure ?

Divertissement allégorique, satirique parfois, s'inspire librement de l'aventure de Thésée au Labyrinthe. Les thèmes de l'imposture et de l'erreur, du destin et du salut s'entrecroisent. Thésée aux prises avec le Minotaure combat sans le savoir avec soi-même. Ariane finit par rencontrer un étrange personnage appelé Bacchus-Dieu.

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